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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:23
Il est important de produire des volailles robustes.

Il est important de produire des volailles robustes.

 

IL EST IMPORTANT DE PRODUIRE

DES VOLAILLES ROBUSTES

 

"Fort, capable d'endurance, résiste aux épreuves et à la fatigue, surmonte le froid de l'hiver", telle est la définition du mot ro­buste trouvée dans le dictionnaire, laquelle se rapproche assez bien de l'idée que l'on peut s'en faire de prime abord. Et pourtant, la manière de produire une race de volailles vigoureuses n'est pas chose si aisée à con­cevoir, même si c'est le souhait de la plu­part des éleveurs de volailles.

 

Pour commencer, il serait bon de rappe­ler que la robustesse, comme n'importe quel autre élément de la constitution d'un homme ou d'un animal se forge à partir des os et jamais d'une autre manière ; de plus, parallèlement à l'élevage proprement dit, il convient de tenir compte de l'environne­ment dans lequel évoluent les animaux car, en général, la robustesse chez les volailles est un facteur de sélection naturelle. Le cli­mat joue un rôle primordial sur la résistance des animaux dans la mesure où un certain nombre d'entre elles ne pourront supporter telle ou telle influence climatique au point de mettre leur survie en péril, chose qui semble avoir été négligée par des éleveurs s'occupant de volailles depuis des années. Cela aura peu d'importance si on transpose un sujet ayant connu des conditions de vie difficiles sous un climat plus propice car cela ne peut qu'améliorer sa croissance, même si d'un autre côté cela affaiblira son pouvoir de résistance, et sa constitution ro­buste deviendra alors plus vulnérable, changement que l'on n'aurait pas remarqué dans l'hypothèse où il serait resté sous l'emprise du même climat et dans des con­ditions identiques.

 

Nous ne connaissons pas une seule race qui ne dépende à un degré plus ou moins important du climat dans lequel elle évolue, qu'elle soit qualifiée de forte ou de faible car la main de l'homme a permis aux races prétendues faibles de devenir fortes et ro­bustes, mais seulement après des années d'élevage et d'acclimatation.

Si la différence est minime entre des oeufs couvés de façon naturelle ou artifi­cielle, vous ne pouvez cependant pas tri­cher avec la nature. Tout vient de la consti­tution et, petit à petit, on atteint l'objectif de produire une race robuste capable de se développer et de vivre dans des conditions éprouvantes. Il existe des exceptions mais uniquement lorsque l'homme intervient en sélectionnant les sujets les plus faibles du cheptel. Ceux‑ci qui dans d'autres circons­tances auraient succombé, sont conservées grâce à un plumage, une couleur, ou une autre caractéristique bien particulière. Elles font l'objet de toute l'attention de l'éleveur qui, pourtant conscient d'aller à l'encontre de son intérêt et d'hypothéquer ses chan­ces de réussite dans l'avenir s'obstine avec le fol espoir d'inverser la tendance et voit ainsi, année après année, le pourcentage de volailles faibles devenir plus important pour réaliser enfin que son cheptel ne peut plus être qualifié de robuste et de fort, tout cela parce que dame Nature prend sa re­vanche sur les intrus qui enfreignent sa loi.

 

Il y a une seule et unique manière de pro­duire une race vigoureuse, à savoir l'élimi­nation impitoyable du troupeau de tout ani­mal présentant une constitution déficiente. Cela demande du courage, mais c'est le seul moyen de parvenir à créer un cheptel ou une souche pleine de force, de vitalité et de robustesse.

 

Certaines volailles provenant de souches spécifiques s'acclimateront difficilement, que le climat soit approprié ou non. Des années d'élevage incohérent les auront ren­dues fragiles à tel point qu'il sera pratique‑ment impossible d'espérer de leur part une descendance digne de ce nom ; en effet, dès la naissance, les poussins seront ché­tifs et à supposer que grâce à des soins minutieux ils parviennent à vivre, ils ne pourront qu'engendrer leur propre faiblesse pour aboutir finalement à l'extinction de la race, laquelle à l'origine était robuste.

Un élevage en circuit fermé, dans un mi­lieu confiné présente un grand risque lors­que l'on désire produire des sujets d'une grande vitalié. Mieux vaut laisser circuler un air frais, abondant, tout au long de l'année, été comme hiver. Si une volaille ne bouge pas normalement et semble inoccupée par un jour froid d'hiver, c'est le signe que quel­que chose ne va pas. Un sujet robuste se doit d'être actif. Tout ce qui affaiblit l'orga­nisme des parents conduit dans la majorité des cas à fragiliser encore plus la descen­dance et ceci est particulièrement vrai lors­que la femelle est délicate, soit parce que l'ovule possède peu de vitalité, soit parce que la nourriture qu'elle a pu absorber se ré­vèle être insuffisante. Lorsque les germes parentaux sont possesseurs eux‑mêmes de défauts hérités de la sorte, il devient inutile de continuer à pratiquer un élevage basé sur ce type de sujets. Les tenir dans un espace restreint affaiblira même la constitu­tion d'une race solide. Installez vos volailles dans un endroit suffisamment spacieux où elles pourront vivre et s'ébattre à leur aise.

 

Obtenir des oeufs de manière intensive est une autre cause de constitution fragile et il ne faut jamais avoir recours à une telle méthode quand on veut élever de jolies vo­lailles dotées d'une bonne constitution. Donnez leur une alimentation saine et équi­librée et quand viendra la saison de repro­duction, vous serez en possession d'un grand nombre d'oeufs à couver qui, lors de l'éclosion, ne comporteront qu'une petite minorité de poussins morts dans la coquille.

Pour avoir toujours des volailles en bonne santé, cliquez  ICI

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 16:48
Pour améliorer les résultats

POUR AMELIORER LES RESULTATS

Voyons comment nous pourrons, dans nos volières, nos cours, nos jardins, obtenir des pigeons plus beaux, d'une forme plus agréable et d'une couleur plus flatteuse.

Pour être un bon colombiculteur, il faut quelques qualités indispensables : du juge­ment, de l'esprit de suite, de l'ordre, et quel­ques autres vertus, notamment la persévé­rance. On commencera par se procurer de bons pigeons, là où ils sont, s'assurer que l'on n'a pas reçu des « rossignols », ou des su­jets souffreteux, et par‑dessus tout n'en pas trop acheter, car on en serait vite dégoûté. Lorsque vous serez en possession de vos nouveaux élèves, ne craignez pas de leur donner de la place. Le pigeon n'aime pas à être à l’étroit. Si vous le lâchez, que ce soit lorsqu'il aura des jeunes ; vous aurez moins de chances de le perdre, et s'il s'écarte un peu, il reviendra beaucoup plus volontiers auprès de sa compagne.

Une fois installés, vos pigeons se mettent à repro­duire par couples.. Ils donnent alors des jeunes plus ou moins nombreux, plus ou moins beaux. C'est là que les difficultés commencent. L'éleveur devra, d'un oeil exercé, voir, dès le stade du nid, quels sont les meilleurs d'entre eux, pour éviter de garder, si possible pendant quatre ou cinq mois, des sujets sans grande valeur.

L'élevage des pigeons de couleur est en général plus facile, à ce point de vue, que celui des pi­geons dits de forme.

En effet, le plumage, la couleur, les mar­ques s'accusent dès le cri du nid. La forme est, au contraire, une chose fuyante, on­doyante, et plus assujettie à l'évolution de l'animal. Si l'on n'est pas très exercé, on pourra donc garder quelques semaines de plus, quelques mois peut‑être, un pigeon de forme. Mais on ne saurait jamais assez con­seiller à un éleveur de ne jamais garder pour l’élevage des sujets médiocres. Ceux‑ci, pour la re­production, n'ont jamais rien valu, et ne don­neront que par un grand hasard, dû à quel­que lointain atavisme, de rares sujets passa­bles, qui à son tour, ne produiront plus rien de bon.

Trop d'amateurs conservent avec des sujets de valeur des sujets secondaires. Ils en sont issus, disent‑ils. Ce raisonnement est fallacieux, car si des sujets médiocres, nous le savons trop, proviennent de très bons sujets, ce n'est pas une façon conve­nable de sélectionner que de les conserver. Il vaut mieux compter sur l'hérédité de bons pigeons que sur l'atavisme de médiocres. Une autre raison est qu'un sujet médiocre produit souvent plus qu'un bon sujet, mais des sujets presque toujours plus mauvais que lui‑même. Les mauvais auront donc tôt fait de prendre la place des bons. On peut sans aucun doute attribuer une partie des succès remportés par certains co­lombiculteurs, à une plus grande rigueur et davantage de sévérité dans la sélection. Il convient donc de considérer une fois pour toutes qu'un pigeon médiocre est un péril pour l'élevage.

Si l'on veut obtenir de gros et beaux pi­geons, il faut faire des croisements de sang. La taille aura tendance à augmenter si on fait reproduire, pendant la belle saison seulement. En ne laissant qu'un jeune, il sera nourri presque comme deux. Si on accepte d’obtenir des sujets de taille limitée, on élèvera trop tôt, ou en arrière ­saison, et on laissera toujours deux jeunes. On ne s'arrêtera sur cette pente dangereuse que lorsque quelque si­gne nous montrera que la dégénérescence est là, et qu'il faut la combattre par un renou­vellement de sang.

La ressemblance est une chose essentiel­lement fugace ; c'est cependant un des points les plus dignes d'attention pour l'éle­veur qui veut diriger ses sujets vers un type déterminé qu'il s'est proposé d’obtenir. On a re­marqué maintes fois qu'en ligne directe et immédiate, chez la pigeon, la ressemblance avait une tendance à s'affirmer dans le sexe contraire ou pour mieux dire, qu'en général la pigeonneau mâle ressemblait à la mère, et le pigeonneau femelle au père.

Et comme, en tous cas, si ce n'est pas une loi assez générale, c'est du moins un fait très fréquent, l'éleveur ne devra pas hé­siter, si le type de l'un des deux parents lui convient mieux, à l'accoupler avec le jeune de sexe opposé qui lui ressemble, et à se débarrasser de l'autre type.

Ce faisant, il aura monté la première mar­che de l'escalier qui mène à la salle des ré­compenses. Et les résultats seront, de toutes façons meilleurs, surtout si le type n'est pas très fixé, qu'en accouplant ensemble frère et soeur.

La consanguinité diminue beaucoup la fé­condité, mais tout ce que l'on peut perdre de ce côté‑là (car on ne peut dépasser la limite le la santé), on le regagne sur la qualité et sur le bénéfice qu'il y a à établir un type et aussi bien fixé que possible. On a remarqué, aussi que la tendance des pigeons à res­sembler à leurs grands‑parents était aussi forte que celle qui les amène à ressembler à leurs parents. On aura donc intérêt à addi­tionner ces deux forces dans un élevage bien organisé.

Enfin, rappelons qu’il est toujours préférable de n'élever qu’un très petit nombre de races. Un collectionneur ne saurait être un éleveur et en colombiculture, c'est encore la pratique de l’élevage qui est la plus intéressante.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 17:58
Les maladies respiratoires du canari. Les conduites à tenir.

 

LES MALADIES RESPIRATOIRES DU CANARI

Les conduites à tenir

Les maladies respiratoires du canari sont toujours au premier rang des préoccupations des amateurs et des éleveurs.

Les mesures à prendre sont cependant très différentes suivant qu'il s'agit du possesseur de quelques oiseaux ou d'un éleveur qui fait de la reproduction.

Le premier peut envisager un traitement afin de soulager ses oiseaux, de faire disparaître ­les symptômes, de restaurer le chant . Le traitement est difficile et long ; il conduit dans 80 % des cas à une amélioration ou même à une guérison, et dans 20 % à un résultat insuffisant. Pour l'éleveur qui a des reproducteurs, son intervention dépend du nombre de sujets atteints. Si ce nombre est faible, (moins de 5 %), il faut écarter ces sujets de la reproduction, car ils sont de souche sensible et vont donc donner une descendance en majorité également sensible. Devant un petit nombre d'oiseaux atteints, cette élimination ne pose pas de pro­blèmes trop déchirants.

Si la proportion est élevée tout dépend du courage de l'éleveur et de sa détermination à poursuivre une sélection efficace. L'élimination reste la solution souhaitable, mais, si elle doit conduire à réduire à presque rien l'effectif des reproducteurs ; on comprend les hésita­tions de l'éleveur.

Il y a un autre cas où l'élimination peut être mise en question, c'est celui du sujet atteint qui a une valeur exceptionnelle. Dans ces deux cas, il faut trouver un moyen terme, mais en sachant bien que ce ne sera qu'un pis aller. Le.grand principe restera de ne jamais former de couples de deux sujets atteints, mais toujours d'un sujet atteint, avec un sujet indemne (donc présumé résistant) et de continuer ainsi génération après génération.

Faut‑il traiter ?

A ‑ Les oiseaux atteints - en principe non, sauf pour les soulager et les mettre en meilleure forme si l'on doit quand même les faire reproduire, mais bien savoir que même guéris, ces sujets restent des sujets sensibles, donc des reproducteurs indésirables, même s'ils ne pré­sentent plus de signes de maladie.

B ‑ Les oiseaux indemnes : beaucoup d'éleveurs sont tentés de le faire à titre préventif, pour éviter l'extension des maladies respiratoires. Cela est à proscrire formellement car on risque de masquer des sujets sensibles qu'il aurait fallu éliminer.

Faut‑il assainir le milieu ?

A supposer que l'on puisse trouver des oiseaux indemnes et qu'on les élève dans un milieu strictement isolé, on pourrait créer des lignées indemnes de la maladie, mais dans lesquelles on trouverait des souches sensibles qui, au premier contact avec des oiseaux atteints, mani­festeraient la maladie.

On peut dire qu'un tel isolement n'est pas souhaitable (à supposer qu'il soit réalisable...) et que la sélection de souches résistantes ne peut passer que par le contact avec la maladie, seul capable de révéler les sujets sensibles à éliminer, et les sujets résistants à conserver com­me reproducteurs.

Faut‑il acheter des sujets indemnes ?

La réponse est OUI si ces sujets viennent d'un élevage où il y a au moins une faible propor­tion de sujets atteints. Si tout l'élevage est indemne : danger ! Risque d'acheter des oiseaux non porteurs de la maladie, mais sensibles.

L'élevage idéal est celui qui a 2 à 5 % de sujets atteints, ce qui permet d'assurer que ceux qui n'ont pas de symptômes sont des oiseaux qui résistent, bien que vivant en milieu contaminé.

L'achat de reproducteurs peut être envisagé chaque fois que l'élimination des oiseaux sensibles a conduit à une réduction de l'effectif telle que la production de l'élevage est com­promise. Dans un élevage très atteint, le problème se pose aussi quand on veut accoupler des oiseaux sensibles avec des oiseaux résistants, si le nombre de ces derniers est inférieur à celui des premiers. Lors de cet achat, il faut d'abord s'attacher à trouver des oiseaux indemnes et non un élevage indemne.

MALADIES RESPIRATOIRES ET ACARIASE

Il est étonnant de constater le nombre d'éleveurs qui confondent toujours les deux maladies, et qui s'entêtent à traiter les canaris atteints de troubles respi­ratoires contre l'acariase, alors que cette affection parasitaire est très rare chez ces oiseaux.

D'après nos statistiques, on peut dire que sur 100 canaris présentant des troubles respiratoi­res, il n'y en a qu'un ou deux atteints d'acariase, les autres étant victimes des maladies res­piratoires infectieuses.

Le diagnostic clinique

Du vivant de l'oiseau, les symptômes sont exactement les mêmes et les mouvements de déglutition ou de régurgitation «comme si l'oiseau voulait rejeter quelque chose» ne signi­fient rien : dans les deux cas, il s'agit de mucosités résultant de l'irritation de la trachée et pas spécialement de petits parasites. Malheureusement, l'idée de l'acarien est beaucoup plus évocatrice pour l'éleveur mal informé et c'est celle à laquelle il se range malgré son caractère exceptionnel chez le canari.

Seul l'examen de la trachée sur un oiseau mort, permet de faire la différence ; en cas d'acariase on voit des petits points noirs (1/2 mm) dans la trachée. En cas de maladies respiratoires, il n'y a rien ou de simples mucosités et un peu de congestion.

Les oiseaux autres que le canari

Les autres espèces ne sont pas souvent atteintes par les maladies respiratoires infec­tieuses et l'acariase est presque toujours en cause. Chez ces espèces, c'est donc son traitement qu'il faut faire en premier ; les diamants de gould semblent spécialement sensibles à l'aca­nase.

Les traitements

Avant tout, il convient de réserver les antibiotiques aux seuls traitements d’urgence qui ne concernent que les maladies respiratoires infectieuses.

Dans tous les autres cas, l’aromathérapie qui fait appel aux huiles essentielles aromatiques, est la solution qui s’impose ; elle est même la seule solution efficace contre les acariens.

L’aromathérapie peut également accompagner les traitements antibiotiques ou prendre le relais de ces derniers. Enfin, on peut également y recourir pour des traitements préventifs périodiques car elle stimule efficacement les défenses immunitaires des oiseaux.

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 18:37
Quelle méthode d'alimentation du lapin ?

 

QUELLE METHODE D’ALIMENTATION POUR LE LAPIN  ?

Il n'est pas d'élevage possible d'un animal quelconque sans que soit au préalable réso­lue la question primordiale de son alimenta­tion.

On pourrait dire que cet axiome est particulière­ment exact pour celui‑ci, tant la solution du problème s’avère à la fois délicate et d'une grande importance pour la réussite zootech­nique et commerciale de cet élevage.

Tout problème d'alimentation animale comporte, en effet un double aspect.

Il est tout d'abord un problème de zoo­technie; il s'agit, connaissant les différents éléments que tout être vivant doit trouver dans sa nourriture pour croître, vivre et se reproduire dans des conditions optima, de déterminer quelle est pour une espèce ani­male donnée la proportion de chacun de ses éléments à adopter et quelle quantité de l'en­semble ainsi défini lui est nécessaire chaque jour, compte tenu de son âge, de son état, de son utilisation. Il s'agit, en d'autres termes, d'établir son "équation alimentaire".

Il faut encore, dans l'application pratique de cette "équation", choisir les aliments sim­ples à faire entrer dans le rationnement sans oublier deux points de vue : il faut que ces aliments simples sous le double as­pect de leur volume et des préférences natu­relles de l'espèce soient de nature à satis­faire les exigences digestives et gustatives des animaux. Il faut, en second lieu, que le coût de ces aliments simples soit tel que le prix de revient général de l'alimentation adoptée reste compatible avec l'exploitation que l'on se propose de faire de l'élevage en­visagé.

C'est donc sous ce double aspect qu'il est nécessaire d’étudier le problème de l'alimentation du la­pin, comme celle de tout autre animal, et c'est ainsi que nous procéderons.

Mais ‑ et dès l'abord, nous voici aux pri­ses avec les particularités de cet élevage ‑ il nous faut, avant de rechercher quelles sont les meilleures méthodes d'alimentation mo­derne, effectuer un bref examen de celles précédemment suivies, afin de mettre en lu­mière les limites qu’elles imposent à l'éle­veur soucieux d'efficacité et de productivité.

Ce sont toutes des méthodes d'alimenta­tion dites "naturelles", par opposition à cel­les que l'on peut préconiser aujourd'hui et qui ont le caractère commun de faire appel à des aliments composés et de fabrication "ar­tificielle".

Elles restent encore parfois employées de nos jours. Elles ont pour caractère commun de fournir aux lapins des aliments simples, n'ayant subi que les préparations élémentai­res (cuisson, mélanges). Ces aliments sont choisis et en principe incorporés dans la ra­tion pour que celle‑ci reste équilibrée, c'est­à‑dire que les éléments bio‑chimiques y fi­gurent dans la proportion établie par « l’équation alimentaire ». Néanmoins, dans la plupart des cas, les exigences du rationne­ment et de la commodité conduisent à cher­cher un équilibre de l'alimentation étalé sur une période relativement plus longue que la période idéale, la journée de 24 heures. Au­trement dit, la ration journalière apparaît souvent excédentaire pour certains principes et déficitaire pour d'autres, l'éleveur rétabli­sant l'équilibre le lendemain. En définitive, l'équilibre ne s'obtient que par des séries de déséquilibres quotidiens compensés. De même que la marche d'un homme n'est qu'une série de chutes évitées, de même l'ali­mentation traditionnelle du lapin n'est qu'une suite d'erreurs corrigées.

Ceci peut n'avoir qu'une relativement fai­ble importance dans la mesure où, dans l'ap­plication pratique, l'éleveur s'attache à four­nir à ses sujets une nourriture bien étudiée, saine et suffisamment abondante pour que chaque lapin puisse corriger de lui‑même sur la quantité l'éventuelle insuffisance de la qualité.

Encore faut‑il observer ici qu'il est vrai­ment regrettable de laisser à l'animal le soin de déterminer lui‑même sa propre ration et que cela peut conduire à quelques mécomp­tes...

Mais surtout très vite gagné par la routine, l'éleveur se fie à son "flair" et finit par dis­tribuer les aliments disponibles suivant la saison, sans attacher assez d'importance à l'équilibre de la ration dans laquelle des ali­ments de trop faible valeur nutritive occu­pent rapidement une place trop importante.

Les besoins théoriques, cependant connus, sont perdus de vue, les formules types de repas indiquées par nombre d'ouvrages, bou­leversées par l'absence occasionnelle de tel ou tel élément à laquelle il est remédié par l'introduction d'un remplaçant sans que l'équi­valence nutritive soit respectée.

Cette alimentation, composée d'un nom­bre considérable d'éléments de valeur très inégale, exigerait d'être attentivement étudiée et les principes dégagés scrupuleusement appliqués.

En pratique, ces principes sont l'objet d'une application "pifométrique", si l'on veut ad­mettre cette expression imagée. C'est le rè­gne de l'imprécision et du hasard : l'éleveur fait de son mieux avec les aliments dont il dispose.

On ne saurait, certes, le lui reprocher : il est déjà assez difficile d'établir une ration "d'aplomb" pour un spécialiste habitué, pour que l'on puisse faire grief à un éleveur de ne pas réussir un ensemble "nutritivement" co­hérent avec les éléments disparates dont il dispose.

Et d'assembler alors grains, fourrages verts, foins, racines issues de meunerie, sans qu'un choix raisonné préside à la composition des rations : adieu, alors, la belle équation des besoins théoriques.

Au petit bonheur la chance, au hasard des sarclages du jardin, des restes ménagers, de la réussite des cultures ‑ on a raté le semis de carottes, mais réussi les choux ! ‑ de la hausse du prix de l'avoine et du son, l'éle­vage, et surtout le petit élevage va son train , de petits mécomptes en succès occasionnels, de portées réussies en portées catastrophi­ques, à la merci des maladies, atteintes d'in­suffisance alimentaire chronique, perpétuel­lement au bord de l'avitaminose.

Certes, de nombreux éleveurs, autrefois et aujourd'hui, ont su éviter ces écueils, ils sont parvenus à des résultats souvent remarqua­bles. Mais il n'y sont arrivés que grâce à des qualités qui étaient celles de l'homme et non de la méthode : une grande connaissance pratique du lapin, une grande habitude, une intuition aiguisée leur a fait éviter les pires dangers. Cependant, nous verrons que leurs soins et leurs peines sont payées de résultats inférieurs en moyenne à ceux qu'ils auraient pu en espérer.

En théorie, ce système d'alimentation "na­turelle" est justifié par un certain nombre d’arguments.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:15
Eviter les risques sanitaires

 

EVITER LES RISQUES SANITAIRES

Dans un ‑élevage industriel, il y a un cheptel établi, sans introduction de sujets étrangers ; les animaux qui quittent l'élevage (jeunes pour la consommation, adultes éliminés) n'y revien­nent pas.

En élevage de loisir, au contraire, il y a :

‑ envoi de sujets à l'extérieur (expositions, concours) qui reviennent après contact avec des sujets étrangers ;

‑ achat, chez d'autres amateurs, d'animaux qui sont introduits dans l'élevage ;

Il ne faut pas cacher que cela comporte des risques énormes de contagion et explique les problèmes sanitaires, bien plus graves en petit élevage qu'en élevage professionnel , cela étonne toujours les amateurs qui ont conscien­ce de soigner beaucoup plus attentivement leurs animaux que l'éleveur industriel qui en a plusieurs milliers.

Immunité :

Quand un animal est en contact avec un virus ou un microbe, il peut être malade ou guérir ou ne faire aucune maladie apparente : il devient cependant résistant à cette maladie, car son sang contient des subs­tances de défense, capables de neutraliser ce virus ou ce microbe : ce sont les anticorps. On peut faire apparaître aussi ces anticorps en ino­culant au sujet ce virus ou ce microbe atténués et non dangereux, constituant un « vaccin ». Il ne faut donc pas parler de vaccin ou de vaccination pour tout médicament que l'on applique en piqûre, et il faut alors employer simplement le terme de « traitement injec­table ».

On constate que les animaux vivant dans un milieu donné ont tous acquis une certaine résistance aux microbes existant dans ce milieu ; l'introduction d'un sujet étranger comporte donc toujours un double risque:

1) pour le cheptel de l'élevage, car il apporte des microbes nouveaux ;

2) pour lui‑même, car il arrive dans un milieu où se trouvent des microbes auxquels il n'est pas habitué.

Ce risque n'est pas toujours un risque gra­ve ; tout dépend du pouvoir pathogène de ces microbes.

Transmission de l'immunité :

L'œuf contient les anticorps de la femelle et, pendant 2 à 3 semaines, le jeune est protégé de façon passive contre les microbes habituels. Cela lui donne le temps de produire lui‑même ses propres anticorps (immunité active). Chez le pigeon, les anticorps existent aussi dans le « lait » du jabot des parents.

Parasites et immunité : bien souvent, les parasites produisent aussi une immunité, mais cette immunité n'est pas due à des anticorps du sang ; elle est locale et ne se transmet pas par l'oeuf. C'est le cas pour la trichomonose, la coccidiose.

Transmission des maladies :

Les microbes, les virus, les parasites peuvent pénétrer dans l'organisme par diverses voies :

1) respiratoire : par les poussières, pour l'or­nithose notamment, par les particules liquides rejetées par les malades dans l'air (éternue­ments, respiration) pour les maladies respira­toires ;

2) digestive : en picorant le sol souillé par les excréments ‑ salmonellose, tuberculose, vers, coccidiose, trichomonose ‑ par l'eau de boisson souillée par les malades qui boivent :

maladies respiratoires, trichomonose ;

3) inoculation : par blessures, écorchures même minimes, piqûres d'insectes : variole, myxomatose.

Il est évident que, dans les expositions où les animaux sont séparés, c'est surtout le premier mode de contagion qui intervient (voie respi­ratoire).

COMMENT ÉVITER LES RISQUES :

On ne peut les éviter complètement et même la quarantaine d'un nouveau sujet n'est pas une garantie si elle n'est pas appliquée de façon très stricte, car il peut être porteur de microbes ou de parasites sans être malade. Cette quarantaine est très utile pour un animal revenant d'exposition , elle doit être d'une dizaine de jours au moins. Les autres mesures sont celles qui sont applicables à propos de chaque maladie :

‑ traitement de sécurité systématique de tout nouveau sujet contre les parasistes (vers, coccidies, trichomonas) ;

‑ vaccination régulière (variole, maladie de Newcastle notamment) des sujets de l'élevage et de tout nouveau sujet s'il n'était pas déjà vacciné de façon certaine contre ces maladies ;

‑ maintien des oiseaux en bonne forme : les sujets carencés (en vitamines, en minéraux) sont toujours des proies faciles pour toutes les maladies auxquelles résisteraient des oiseaux en bonne santé : les apports réguliers de vitamines, de minéraux, les traitements anti­parasitaires réguliers sont les mesures qui per­mettent de maintenir cette forme parfaite, facteur de résistance aux maladies, mais aussi de beauté et de performanceS;

POUR EN SAVOIR PLUS, AFIN DE TOUJOURS MIEUX CONDUIRE VOTRE ELEVAGE,  CLIQUER ICI.

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:57
Les anomalies de l'oeuf

 

LES ANOMALIES DE L’OEUF

Œuf sans coquille

L’absence ou la fragilité de la coquille est sans aucun doute l’anomalie la plus fréquente. Vouloir l’attribuer uniquement à un manque de calcium, comme on le fait souvent, est un peu simpliste car on peut observer ces anomalies chez des sujets recevant du calcium à des doses largement suffisantes ; en outre, le traitement calcique ne suffit pas toujours à y remédier. Il semble qu’il y ait des causes physiologiques comme une fatigue de l’appareil reproducteur, une infection de l’oviducte ou des carences diverses en vitamines et phosphore voire en magnésium.

La ponte d’œufs sans coquille peut toujours être observée de façon accidentelle et ne doit inquiéter l’éleveur que si elle se répète souvent. Si tous les sujets d’un élevage présentent cette anomalie, une carence est probable ; il faut alors rectifier l’alimentation, et donner des suppléments de minéraux et de vitamines.

Si un seul sujet pond des oeufs sans coquille, il est préférable de l'isoler car il peut s'agir d'une affection contagieuse locale ; la mise au repos (réduction de la durée de l'éclairement) et un traitement antibiotique sont à tenter ; attention, car certaines affections de l'oviducte peuvent être transmises à d'autres femelles, par le mâle.

Infection de l’oeuf : L’oeuf peut contenir des germes pathogènes provenant de l'ovaire et c'est l'ovule qui est donc infecté avant même qu'il ne quitte l'ovaire. Cela se voit avec certains germes pathogènes dont la transmission peut aussi être héréditaire. C’est ce que l’on peut constater à propos des salmonelles et plus spécialement de la typhose et de la pullorose. Nous voulons surtout parler là d'infections non spécifiques et qui surviennent plus tard, soit dans l'oviducte soit au moment de la ponte ou même après, alors que l'oeuf est complètement formé et pourvu de sa coquille, que certains considèrent, à tort, comme un obstacle infranchissable.

En fait, la coquille est poreuse et dans certaines conditions d'humidité, divers germes souvent banaux et non vraiment patho­gènes pour l'oiseau, peuvent pénétrer dans l'oeuf et s'y développer plus ou moins rapidement. C'est le cas pour le colibacille dont le pouvoir pathogène est très variable selon les souches ; la présence de ce geme dans l'oeuf peut entraîner selon la souche, soit la mort de l'embryon, soit une infection latente qui ne gêne pas l'éclosion mais qui persiste chez le jeune oiseau, d'abord localisée au sac vitellin.

Infection du sac vitellin ‑ Omphalite ‑ Infection ombilicale : on a eu pendant longtemps une idée complètement fausse de l'infection du sac vitellin ; on sait que celui‑ci à l'éclosion, n'est pas totalement résorbé et que peu de temps avant celle‑ci, il rentre dans l'abdomen du jeune oiseau ; il est alors en communication avec l'intestin vers le milieu de celui‑ci, et son contenu assure une première alimentation du jeune. On a voulu attribuer l'infection de ce sac vitellin à la pénétration d'un microbe en général banal, par l'ombilic, peu après l'éclosion.

En fait, grâce aux recherches effectuées en aviculture sur les poussins, on sait maintenant que, presque toujours,l’infection du sac vitellin provient de l'oeuf où ces germes ont pénétré à travers la coquille. La désirifec­tion de l'ombilic longtemps conseillée.bien qu'il fut reconnu qu'elle était illusoire à l'expérience, est donc une mesure pratiquement inutile.

Les précautions, si tant est que l'on puisse en prendre, doivent surtout viser l'oeuf lui‑même; la désinfection des coquilles avant l'incubation peut être salutaire ; il est possible de la faire en trempant les oeufs dans une solution antiseptique qui doit toujours être plus chaude que les oeufs, car dans le cas contraire, la contraction des liquides internes de l'oeuf risquerait de provoquer, à travers la coquille, une aspiration du produit qui peut‑être nocif pour l'embryon. Une solution à1 pour 1000 d'ammoniums quaternaires peut être employée. Les oeufs sont laissés à l'air jusqu'à ce qu'ils soient secs, sans les rincer, ni les essuyer. En cas d'infection du sac vitellin, le traitement des jeunes oiseaux aux antibiotiques est en général aléatoire mais peut cependant être tenté.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 17:51
Bernaches nonnettes

Bernaches nonnettes

 

GENERALITES SUR LES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

Les  aquatiques d'ornement comprennent une quantité d'oiseaux nageurs, parmi lesquels les cygnes, les oies et les canards et assimilés constituent le groupe le plus nombreux, comportant au total plus de 220 espèces. Certaines peuvent être facilement tenues en captivité.

La nature a pris des dispositions spéciales pour permettre aux oiseaux aquatiques de se mouvoir facilement sur l'eau qui est leur élément naturel. Leur corps contient un certain nombre de vides, ce qui réduit leur poids par rapport au volume ; certains os renferment de l'air et ces réservoirs d'air ont un effet pneumatique dont les oiseaux profitent.

Leur tronc a une forme caractéristique, aplati et pourvu d'une large surface portante, il rappelle la coque d'un bateau. Le bréchet se prolonge loin vers l'arrière, et les côtes sont très longues ; leurs pieds sont palmés, ce qui les rend capables de se déplacer rapidement sur l'eau. Leur large bec est aplati et garni sur les côtés de lamelles faisant fonction de passoire, qui leur permet de recueillir leur nourriture dans l'eau. L'eau et la vase passent à travers, et les éléments nutritifs (plantes, coquillages, vers) sont retenus dans le bec avant d’être absorbés.

La couche de graisse sur la poitrine et le ventre constitue une protection contre un trop grand refroidissement du corps. A J'extrémité du dos, quelques centimètres avant l'attache des pennes caudales du milieu. se trouve une glande reconnaissable à un léger renflement, garni d'une courte touffe de plumes. Cette glande est d'une importance essentielle pour les oiseaux aquatiques, car elle sécrète une substance grasse servant à enduire le plumage, le rendre lisse et imperméable., Sous une pression légère, les pores de la glande sécrètent une substance jaunâtre, assez limpide, qui est fortement hydrofuge, et sent l'huile.

Les oiseaux aquatiques enduisent quoti­diennement tout leur corps de cette « huile » qu'ils répartissent avec leur bec sur les plumes sans en oublier aucune.

Le fait que le palmipède ne puisse se baigner pendant quelques jours entraîne l'arrêt du fonctionnement de la glande. Il est donc impératif de permettre aux oiseaux aquatiques de se baigner chaque fois qu’ils en éprouvent le besoin. Un oiseau aquatique d'ornement, qui a été manipulé par l'homme. ira toujours d'abord se baigner, dès qu'il aura retrouvé sa liberté, afin que son plumage soit de nouveau propre et en ordre.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:10
LES NICHEES

LES NICHEES

Une des grandes satisfactions des éleveurs est de voir naître et se développer les lapereaux. Dès que la mise‑bas est accomplie, que le nid contient des petits nés normalement, l'éleveur fonde sur eux de grands espoirs, surtout si les reproducteurs sont qualifiés et en parfaite santé. Il les voit grandir en imagination, se les représente déjà dans une case d'exposition, hautement classés et admirés des visiteurs. Il compte par avance sur le produit d'une vente inté­ressante et édifie ainsi tout un plan d'avenir.

La réalité est souvent moins brillante car, même avec de très beaux sujets, la descen­dance laisse à désirer à différents points de vue et le succès se fait souvent attendre longtemps. Quoi qu'il en soit, les nichées méritent des soins assidus, car c'est d'elles que dépend le peuplement continu du clapier.

La première précaution que prendra l'éleveur, c'est de contrôler le nombre des petits contenus dans le nid. Il procédera à cette opération le premier ou le deuxième jour après la naissance et devra éliminer sans pitié les jeunes en surnombre.

Pour ce faire, il prendra la femelle avec précaution et sans brusquerie, pour la déposer dans un autre endroit. Il sortira les petits du nid et tuera les plus chétifs d'abord, puis d'autres si nécessaire. Il va sans dire que, suivant la température exté­rieure, il faudra agir vite et tout exécuter en un minimum de temps. Les jeunes restants seront replacés dans leur berceau et la mère réintégrée doucement dans son logis. La plupart du temps, elle ne s'aperçoit de rien, surtout si on lui présente un morceau de pain, un brin d'herbe ou une carotte.

Combien une femelle peut‑elle norma­lement élever de lapereaux ? Chez les lapins, comme chez tous les mammifères, certaines femelles donnent du lait en abondance et d'autres beaucoup moins. Si l'on a à s'occuper d'une jeune lapine qui niche pour la première fois, la prudence exige qu'il ne lui soit laissé qu'un nombre limité de jeunes, 4 ou 5, au maximum.

Quand elle aura prouvé ses qualités de bonne nourrice, on pourra, aux nichées suivantes, augmenter le nombre des nour­rissons, en considérant que le chiffre de six ne doit pas être dépassé.

Cependant, une question de race peut entrer ici en considération. Nous estimons que, logiquement, il faut laisser moins de petits aux femelles des grandes races qu'à celles de petites races, cela en vue de favo­riser la croissance des sujets appartenant aux premières. En conséquence, une femelle de petite race, connue comme une bonne laitière, pourrait, à la rigueur, élever 6 ou exceptionnellement 7 petits; mais on se trouvera toujours bien de se contenter d'un nombre de lapereaux limité.

Il est plus avantageux qu'un petit nombre de jeunes arrivent à un développement normal que d'en perdre une partie faute d'une alimentation suffisante. De plus, dans ce dernier cas, les survivants n'ayant pas été abondamment nourris dès le début, risquent de rester chétifs et de ne se développer qu'au ralenti.

Il est ennuyeux de devoir tuer des lape­reaux qui proviennent de reproducteurs de valeur, car il n'existe aucun moyen de déterminer ceux qui sont aptes à devenir des sujets de choix. Pour éviter cette alter­native désagréable, on peut avoir recours à une femelle éleveuse, appartenant à une autre race ou ayant un défaut, qui pourra recevoir une part de la nichée trop nombreuse. Elle devra posséder toutes les qualités d'une bonne éleveuse. Elle aura été couverte un ou deux jours avant celle dont elle devra élever les petits. Le moment venu, les lapereaux de la femelle éleveuse seront  tués et la nichée qu'on désire garder sera partagée entre les deux.

Le nid étant en ordre, l'éleveur laissera la nichée dans la plus grande tranquillité possible et se bornera aux soins journaliers indispensables. En même temps, il observera discrètement et pourra parfaitement se rendre compte de visu si tout se passe nor­malement. Au bout d'un ou deux jours, l'aspect du poil qui recouvre le nid se modifie et indique que la mère allaite ses petits. Si ces derniers sont tranquilles, c'est qu'ils ne manquent de rien. Si, au contraire, ils poussent de petits gémissements ou s'ils sont agités et sursautent nerveusement, c'est qu'ils ont faim, parce qu'insuffisam­ment nourris. Le silence et la quiétude du nid se prolongeront dans la proportion des qualités de la mère.

Il pourra arriver exceptionnellement qu'une odeur nauséabonde révèle la mort d'un lapereau au nid. En pareil cas, l'éleveur devra intervenir au plus tôt ; il enlèvera le petit cadavre en décomposition et remettra tout en ordre comme indiqué précédemment.

Au fur et à mesure de la croissance des jeunes, le nid se découvre. Le 12ème jour, les yeux s'ouvrent et il est prudent de visiter tous les petits pour vérifier s'il n'y a pas des paupières collées. Si le cas se présente, il suffit de laver deux ou trois fois les yeux malades avec de l'eau bouillie.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 18:03
Eléments fondamentaux pour l'élevage des poussins

   ELEMENTS FONDAMENTAUX POUR

L’ELEVAGE DES POUSSINS

Des poussins de bonne qualité, une ali­mentation correcte, une gestion de l'élevage saine, un contrôle sanitaire rigoureux, sont indispensables pour élever des sujets de qualité en claustration. L'époque est loin où les aviculteurs croyaient néces­saires d'élever leurs poulettes sur parcours libres. La tendance moderne est nettement en faveur de l'élevage en claustration. Voici pourquoi:

‑ Les sujets peuvent être surveillés plus attentivement et plus facilement.

‑ Il y a économie de travail, donc de main­-d'oeuvre.

- On a besoin de bien moins de terrain.

- On peut élever des volailles, avec suc­cès, à n'importe quelle époque de l'année.

‑ Les rapaces (et autres nuisibles) ne créent plus de difficulté.

Etant donné les connaissances actuelles en ce qui concerne la nutrition, il n'est plus nécessaire de dépendre de parcours libres pour nourrir des oiseaux. Le nutritionniste avi­cole charge ses formules alimentaires d'élé­ments nutritifs que seuls les parcours libres et herbeux pouvaient nous fournir autrefois. Il n'est même plus besoin de soleil.

Il y a pourtant un élément que les animaux sur parcours libres reçoivent en abondance, et qui manque aux oiseaux élevés en claus­tration, c'est l'air frais. En raison du pro­blème aigu que pose aujourd'hui la C.R.D., ou maladie chronique des voies respiratoi­res, l'air frais est tout à fait essentiel. On sait que les oiseaux élevés sur parcours libre étaient bien plus indemnes d’affections respiratoires que ceux élevés en claustration. La très nette différence d'élevage pro­vient de ce que les volailles sur parcours libre reçoivent abondamment de l'air frais alors que ceux tenus en claustration en sont plus ou moins privés.

 

          FACTEURS CLEFS A CONSIDERER

Quelle que soit la méthode que vous au­rez à employer, il y a certains points fonda­mentaux qu'il vous faudra prendre en considération. Ce sont les suivants :

‑ Choisissez des poussins possédant tou­tes les qualités en vue d’obtenir une performance maxima, ce qui comprend la vigueur et la viabilité aussi bien que les capacités de pro­duction.

‑ Améliorez constamment leurs conditions sanitaires.

‑ Fournissez à vos sujets une tempéra­ture contrôlée.

‑ Procurez‑leur un très large espace vi­tal, c'est‑à‑dire tous leurs aises sous l'éle­veuse, de l'espace au sol, des facilités aux mangeoires et aux abreuvoirs.

- Entretenez correctement la litière.

‑ Aérez intelligemment.

‑ N'utilisez l'éclairage artificiel que si c'est nécessaire.

‑ Distribuez une alimentation bien équili­brée et tenez‑vous en à un programme d'ali‑

mentation «sensé».

‑Vaccinez, et utilisez les médicaments avec beaucoup de précautions.

‑ Utilisez rationnellement la main‑d'oeuvre.

S'il est vrai que l'on peut utiliser avec suc­cès la litière permanente ou litière montée, cela ne veut pas dire que la vieille litière doive être réemployée pour une seconde bande de poussins. La  litière ancienne risque fort de renfermer des coccidies, des oeufs de vers et autres germes nocifs, susceptibles de provoquer des maladies redoutables.

 

CONSEILS D'HYGIENE

- Nettoyer, brosser et désinfecter la pous­sinière, bien avant l'arrivée des poussins.

‑ Nettoyer les abreuvoirs au moins une fois par jour.

‑ Ne pas élever ensemble des oiseaux qui proviennent d'élevages différents: le faire provoquerait des troubles d’origine sanitaire.

En général, la température de démarrage devrait être de 35 degrés dans la zone chauffée, à 3 centimètres au‑dessus de la li­tière. Réduisez la température de 2 degrés par semaine, jusqu'à la sixième semaine, c'est‑à‑dire au moment où l'on arrête complètement le chauffage.

 

LE "SENS AVICOLE"

Un «bon sens avicole » est nécessaire pour savoir régler la température du démar­rage et celles de l'élevage des poussins. Observez attentivement vos oiseaux. Un pépiement de contentement des oiseaux, couchés les uns à côté des autres, indique à l'aviculteur que ses sujets sont confortablement installés. Mais des cris plaintifs et aigus, l'entassement des jeunes oiseaux les uns contre les autres, indiquent à l'aviculteur que ses poussins ont froid.

 

BOIRE A L'AISE

Des expérience ont prouvé que les oiseaux n'aiment pas l'eau plus chaude que la température de la pièce. Cela ne veut pas dire cependant que l'eau, pour les petits poussins, ne doivent pas être réchauffée si nécessaire. Souvenez‑vous, aussi, que les poussins doivent disposer de beaucoup d'abreuvoirs. Et surtout, ne laissez jamais un abreuvoir vide. Et faites «grandir» vos abreu­voirs en même temps que vos poussins. At­tention : remplacez tous vos abreuvoirs en­semble lorsque vous en mettez de plus grands ; sans cela, vos poussins iront, sans se lasser, vers les petits qui seront vides, mais auxquels ils seront déja habitués.

 

MANGER A L'AISE

Comme pour l'espace vital pour boire, que vous leur fournissez en mettant à leur dispisition une bonne longueur d'abreuvoirs, donnez à vos poussins une bonne longueur de man­geoires : cela supprimera l'apparition des «caïds» parmi votre cheptel. Dès lâge de 6 à 12 semaines, les volailles construisent leur «ordre social» à coups de bec. La puissance, l'autorité du bec devient si forte, que les su­jets les plus faibles peuvent être reduits à la famine si les longueurs de mangeoires et d'abreuvoirs ne sont pas adéquates (c’est‑à­-dire ne permettant pas à tous de boire et manger en même temps sans difficulté.

 

ET L'ECLAIRAGE ?

L’expérience montre que le recours à l'éclairage artificiel ne contribue pas a amé­liorer la croissance des poussins âgés de plus de 4 semaines. En général, l'éclairage artificiel sti­mule les poulettes et les force à com­mencer à pondre trop tôt. Cependant, il a été indiqué que l'usage de l'éclairage artifi­ciel, pour fournir une journée de 14 heures de lumière aux poulettes bien démarrées, à l'automne et au début de l'hiver, diminue l'effet stimulant de l'allongement des jours auquel ces sujets sont soumis au moment de leur développemeni sexuel.

En ce qui concerne la nourriture, il sem­ble certain que les oiseaux ne sont pas très capables d'équilibrer leur propre régime alimentaire. S’ils ont accès au libre choix, certains mangeront trop de grains et d'autres trop d’aliment composé, surtout si cette pâtée est donnée sous forme de granulés. La préférence va donc au régime pâtée‑seule, avec un aliment cal­culé pour effectuer un travail spécifique, seIon que les sujets sont destinés à composer un cheptel pour la chair, ou un troupeau de pondeuses à forte production.

 

PROGRAMME D'HYGIENE

Presque tous les sujets de remplacement élevés au sol reçoivent une alimentation con­tenant un anti‑coccidien, jusqu'à ce qu'ils at­teignent l'âge de 12 à 14 semaines.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 17:11
Eviter les carences alimentaires chez le pigeon

EVITER LES CARENCES ALIMENTAIRES

pour avoir des pigeons en parfaites conditions

 

La santé n'est pas seulement l'absence de maladies, mais aussi l'absence de carences. Les pigeons, comme tous les animaux ont besoin d'une bonne alimentation, mais un mélange de graines, même bien choisies, ne suffit pas à leur apporter tout ce qui leur est nécessaire, souvent en faibles quantités comme les vitamines et les minéraux.

 

LES VITAMINES

Le pigeon paraît moins exigeant que les volailles et semble pouvoir vivre sans vitami­nes autres que celles qu'il trouve dans son alimentation normale, si elle est assez va­riée; mais vivre ainsi c'est plutôt survivre, et il est prouvé qu'un supplément des diverses vitamines est absolument nécessaire pour maintenir la santé et la «forme» optimales. Onze vitamines sont nécessaires aux oi­seaux; toutes favorisent la résistance aux maladies, mais spécialement la vitamine A qui augmente la résistance des muqueuses digestives et respiratoires aux divers parasi­tes et microbes. Nous n'étudierons pas ici les actions propres de chaque vitamine sur le plumage, le métabolisme, la reproduction, mais toutes sont nécessaires à la santé, et il faut les apporter régulièrement au moins une à deux fois par semaine. Il est facile de les donner dans l'eau de boisson.

A propos des vitamines, il faut rectifier cer­taines idées fausses et très répandues :

‑ chaque vitamine a une ou plusieurs ac­tions propres, et on ne peut pas les rempla­cer les unes par les autres ;

‑ la verdure, les fruits (que les pigeons ne consomment d'ailleurs pas volontiers) ne con­tiennent que certaines vitamines, souvent en quantités très insuffisantes.

‑ une préparation vitaminée trop ancienne peut étre moins efficace, mais n'est pas dan­gereuse ;

‑ l'huile de foie de morue apporte bien les vitamines A et D, mais joue le rôle d'antivita­mine E (attention à la fécondation, et aux trou­bles nerveux des jeunes).

 

LES MINERAUX

Tous les animaux ont besoin de phosphore et de calcium pour former leurs os. La vita­mine D aide l'animal à les utiliser. Un bon squelette est un facteur de résistance physi­que et de performances sportives. Beaucoup d'éleveurs de pigeons font, à leur sujet, de graves erreurs en donnant surtout du cal­cium (coquilles d'huîtres, coquilles d'oeufs). Les graines contiennent du phosphore, mais sous forme de phytine que les oiseaux n'uti­lisent pas. Il est donc indispensable de leur apporter du phosphore minéral sous forme de phosphates (phosphate bicalcique, pou­dre d'os). Le manque de phosphore peut causer des faiblesses des pattes et des boîteries chez les races très lourdes, mais, dé façon moins visible, il handicape le vol. Il existe des préparations à base de phosphore et de calcium, faciles à donner dans l'eau.

Le phosphore, à côté ou même avant son rôle dans la formation d'os solides, en joue un encore plus important sur les organes nerveux et sur les muscles, organes de l'ef­fort (formation d'acide adénosinephosphori­que). A ce titre, les apports de phosphore complémentaires de la ration de graines sont donc essentiels dans la préparation des oi­seaux aux performances sportives élevées. Les composés minéraux hydrosolubles, par leur facilité d'emploi, sont donc, non seulement des compléments utiles pour les jeu­nes et les reproducteurs, mais surtout des produits précieux pour les oiseaux de vol. On les emploie alors huit jours de suite, avant les compétitions ; ils constituent un apport de minéraux normaux, ce qui n'est nullement un élément dopant au sens où on l'entend en sport.

Ils ne con­tiennent ni phosphore ni calcium, ou en quan­lités si faibles qu'elles ne peuvent pas être prises en compte, bien que parfois mentionnées sur les étiquettes, ce qui entretient une confusion lourde de conséquences pour les oiseaux. Le sel ou chlorure de sodium est égale­ment nécessaire aux pigeons; on le donne sous forme de blocs de sel, mais nombreux sont ceux qui croient que ces blocs apportent tous les mi­néraux. C'est une grave erreur !

La ration alimentaire d'un pigeon doit con­tenir environ 2% de phosphate de calcium, et 0,3 à 0,5% de sel. Ces quantités peuvent être apportées séparément comme nous l'avons vu, sous la forme de granulé minéral ou poudre, ou en liquide dans l'eau de boisson, ou en bloc pour le sel. Les oiseaux, par instinct, en consomment suivant leurs besoins.

Avec les vitamines et les minéraux, nous disposons d'un moyen d'assurer aux pigeons, quel que soit le type d’élevage, un complément indispensable de leur ration de graines, en toutes saisons.

 

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