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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:10
LES NICHEES

LES NICHEES

Une des grandes satisfactions des éleveurs est de voir naître et se développer les lapereaux. Dès que la mise‑bas est accomplie, que le nid contient des petits nés normalement, l'éleveur fonde sur eux de grands espoirs, surtout si les reproducteurs sont qualifiés et en parfaite santé. Il les voit grandir en imagination, se les représente déjà dans une case d'exposition, hautement classés et admirés des visiteurs. Il compte par avance sur le produit d'une vente inté­ressante et édifie ainsi tout un plan d'avenir.

La réalité est souvent moins brillante car, même avec de très beaux sujets, la descen­dance laisse à désirer à différents points de vue et le succès se fait souvent attendre longtemps. Quoi qu'il en soit, les nichées méritent des soins assidus, car c'est d'elles que dépend le peuplement continu du clapier.

La première précaution que prendra l'éleveur, c'est de contrôler le nombre des petits contenus dans le nid. Il procédera à cette opération le premier ou le deuxième jour après la naissance et devra éliminer sans pitié les jeunes en surnombre.

Pour ce faire, il prendra la femelle avec précaution et sans brusquerie, pour la déposer dans un autre endroit. Il sortira les petits du nid et tuera les plus chétifs d'abord, puis d'autres si nécessaire. Il va sans dire que, suivant la température exté­rieure, il faudra agir vite et tout exécuter en un minimum de temps. Les jeunes restants seront replacés dans leur berceau et la mère réintégrée doucement dans son logis. La plupart du temps, elle ne s'aperçoit de rien, surtout si on lui présente un morceau de pain, un brin d'herbe ou une carotte.

Combien une femelle peut‑elle norma­lement élever de lapereaux ? Chez les lapins, comme chez tous les mammifères, certaines femelles donnent du lait en abondance et d'autres beaucoup moins. Si l'on a à s'occuper d'une jeune lapine qui niche pour la première fois, la prudence exige qu'il ne lui soit laissé qu'un nombre limité de jeunes, 4 ou 5, au maximum.

Quand elle aura prouvé ses qualités de bonne nourrice, on pourra, aux nichées suivantes, augmenter le nombre des nour­rissons, en considérant que le chiffre de six ne doit pas être dépassé.

Cependant, une question de race peut entrer ici en considération. Nous estimons que, logiquement, il faut laisser moins de petits aux femelles des grandes races qu'à celles de petites races, cela en vue de favo­riser la croissance des sujets appartenant aux premières. En conséquence, une femelle de petite race, connue comme une bonne laitière, pourrait, à la rigueur, élever 6 ou exceptionnellement 7 petits; mais on se trouvera toujours bien de se contenter d'un nombre de lapereaux limité.

Il est plus avantageux qu'un petit nombre de jeunes arrivent à un développement normal que d'en perdre une partie faute d'une alimentation suffisante. De plus, dans ce dernier cas, les survivants n'ayant pas été abondamment nourris dès le début, risquent de rester chétifs et de ne se développer qu'au ralenti.

Il est ennuyeux de devoir tuer des lape­reaux qui proviennent de reproducteurs de valeur, car il n'existe aucun moyen de déterminer ceux qui sont aptes à devenir des sujets de choix. Pour éviter cette alter­native désagréable, on peut avoir recours à une femelle éleveuse, appartenant à une autre race ou ayant un défaut, qui pourra recevoir une part de la nichée trop nombreuse. Elle devra posséder toutes les qualités d'une bonne éleveuse. Elle aura été couverte un ou deux jours avant celle dont elle devra élever les petits. Le moment venu, les lapereaux de la femelle éleveuse seront  tués et la nichée qu'on désire garder sera partagée entre les deux.

Le nid étant en ordre, l'éleveur laissera la nichée dans la plus grande tranquillité possible et se bornera aux soins journaliers indispensables. En même temps, il observera discrètement et pourra parfaitement se rendre compte de visu si tout se passe nor­malement. Au bout d'un ou deux jours, l'aspect du poil qui recouvre le nid se modifie et indique que la mère allaite ses petits. Si ces derniers sont tranquilles, c'est qu'ils ne manquent de rien. Si, au contraire, ils poussent de petits gémissements ou s'ils sont agités et sursautent nerveusement, c'est qu'ils ont faim, parce qu'insuffisam­ment nourris. Le silence et la quiétude du nid se prolongeront dans la proportion des qualités de la mère.

Il pourra arriver exceptionnellement qu'une odeur nauséabonde révèle la mort d'un lapereau au nid. En pareil cas, l'éleveur devra intervenir au plus tôt ; il enlèvera le petit cadavre en décomposition et remettra tout en ordre comme indiqué précédemment.

Au fur et à mesure de la croissance des jeunes, le nid se découvre. Le 12ème jour, les yeux s'ouvrent et il est prudent de visiter tous les petits pour vérifier s'il n'y a pas des paupières collées. Si le cas se présente, il suffit de laver deux ou trois fois les yeux malades avec de l'eau bouillie.

Pour en savoir plus afin de toujours mieux conduire votre élevage,

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 18:03
Eléments fondamentaux pour l'élevage des poussins

   ELEMENTS FONDAMENTAUX POUR

L’ELEVAGE DES POUSSINS

Des poussins de bonne qualité, une ali­mentation correcte, une gestion de l'élevage saine, un contrôle sanitaire rigoureux, sont indispensables pour élever des sujets de qualité en claustration. L'époque est loin où les aviculteurs croyaient néces­saires d'élever leurs poulettes sur parcours libres. La tendance moderne est nettement en faveur de l'élevage en claustration. Voici pourquoi:

‑ Les sujets peuvent être surveillés plus attentivement et plus facilement.

‑ Il y a économie de travail, donc de main­-d'oeuvre.

- On a besoin de bien moins de terrain.

- On peut élever des volailles, avec suc­cès, à n'importe quelle époque de l'année.

‑ Les rapaces (et autres nuisibles) ne créent plus de difficulté.

Etant donné les connaissances actuelles en ce qui concerne la nutrition, il n'est plus nécessaire de dépendre de parcours libres pour nourrir des oiseaux. Le nutritionniste avi­cole charge ses formules alimentaires d'élé­ments nutritifs que seuls les parcours libres et herbeux pouvaient nous fournir autrefois. Il n'est même plus besoin de soleil.

Il y a pourtant un élément que les animaux sur parcours libres reçoivent en abondance, et qui manque aux oiseaux élevés en claus­tration, c'est l'air frais. En raison du pro­blème aigu que pose aujourd'hui la C.R.D., ou maladie chronique des voies respiratoi­res, l'air frais est tout à fait essentiel. On sait que les oiseaux élevés sur parcours libre étaient bien plus indemnes d’affections respiratoires que ceux élevés en claustration. La très nette différence d'élevage pro­vient de ce que les volailles sur parcours libre reçoivent abondamment de l'air frais alors que ceux tenus en claustration en sont plus ou moins privés.

 

          FACTEURS CLEFS A CONSIDERER

Quelle que soit la méthode que vous au­rez à employer, il y a certains points fonda­mentaux qu'il vous faudra prendre en considération. Ce sont les suivants :

‑ Choisissez des poussins possédant tou­tes les qualités en vue d’obtenir une performance maxima, ce qui comprend la vigueur et la viabilité aussi bien que les capacités de pro­duction.

‑ Améliorez constamment leurs conditions sanitaires.

‑ Fournissez à vos sujets une tempéra­ture contrôlée.

‑ Procurez‑leur un très large espace vi­tal, c'est‑à‑dire tous leurs aises sous l'éle­veuse, de l'espace au sol, des facilités aux mangeoires et aux abreuvoirs.

- Entretenez correctement la litière.

‑ Aérez intelligemment.

‑ N'utilisez l'éclairage artificiel que si c'est nécessaire.

‑ Distribuez une alimentation bien équili­brée et tenez‑vous en à un programme d'ali‑

mentation «sensé».

‑Vaccinez, et utilisez les médicaments avec beaucoup de précautions.

‑ Utilisez rationnellement la main‑d'oeuvre.

S'il est vrai que l'on peut utiliser avec suc­cès la litière permanente ou litière montée, cela ne veut pas dire que la vieille litière doive être réemployée pour une seconde bande de poussins. La  litière ancienne risque fort de renfermer des coccidies, des oeufs de vers et autres germes nocifs, susceptibles de provoquer des maladies redoutables.

 

CONSEILS D'HYGIENE

- Nettoyer, brosser et désinfecter la pous­sinière, bien avant l'arrivée des poussins.

‑ Nettoyer les abreuvoirs au moins une fois par jour.

‑ Ne pas élever ensemble des oiseaux qui proviennent d'élevages différents: le faire provoquerait des troubles d’origine sanitaire.

En général, la température de démarrage devrait être de 35 degrés dans la zone chauffée, à 3 centimètres au‑dessus de la li­tière. Réduisez la température de 2 degrés par semaine, jusqu'à la sixième semaine, c'est‑à‑dire au moment où l'on arrête complètement le chauffage.

 

LE "SENS AVICOLE"

Un «bon sens avicole » est nécessaire pour savoir régler la température du démar­rage et celles de l'élevage des poussins. Observez attentivement vos oiseaux. Un pépiement de contentement des oiseaux, couchés les uns à côté des autres, indique à l'aviculteur que ses sujets sont confortablement installés. Mais des cris plaintifs et aigus, l'entassement des jeunes oiseaux les uns contre les autres, indiquent à l'aviculteur que ses poussins ont froid.

 

BOIRE A L'AISE

Des expérience ont prouvé que les oiseaux n'aiment pas l'eau plus chaude que la température de la pièce. Cela ne veut pas dire cependant que l'eau, pour les petits poussins, ne doivent pas être réchauffée si nécessaire. Souvenez‑vous, aussi, que les poussins doivent disposer de beaucoup d'abreuvoirs. Et surtout, ne laissez jamais un abreuvoir vide. Et faites «grandir» vos abreu­voirs en même temps que vos poussins. At­tention : remplacez tous vos abreuvoirs en­semble lorsque vous en mettez de plus grands ; sans cela, vos poussins iront, sans se lasser, vers les petits qui seront vides, mais auxquels ils seront déja habitués.

 

MANGER A L'AISE

Comme pour l'espace vital pour boire, que vous leur fournissez en mettant à leur dispisition une bonne longueur d'abreuvoirs, donnez à vos poussins une bonne longueur de man­geoires : cela supprimera l'apparition des «caïds» parmi votre cheptel. Dès lâge de 6 à 12 semaines, les volailles construisent leur «ordre social» à coups de bec. La puissance, l'autorité du bec devient si forte, que les su­jets les plus faibles peuvent être reduits à la famine si les longueurs de mangeoires et d'abreuvoirs ne sont pas adéquates (c’est‑à­-dire ne permettant pas à tous de boire et manger en même temps sans difficulté.

 

ET L'ECLAIRAGE ?

L’expérience montre que le recours à l'éclairage artificiel ne contribue pas a amé­liorer la croissance des poussins âgés de plus de 4 semaines. En général, l'éclairage artificiel sti­mule les poulettes et les force à com­mencer à pondre trop tôt. Cependant, il a été indiqué que l'usage de l'éclairage artifi­ciel, pour fournir une journée de 14 heures de lumière aux poulettes bien démarrées, à l'automne et au début de l'hiver, diminue l'effet stimulant de l'allongement des jours auquel ces sujets sont soumis au moment de leur développemeni sexuel.

En ce qui concerne la nourriture, il sem­ble certain que les oiseaux ne sont pas très capables d'équilibrer leur propre régime alimentaire. S’ils ont accès au libre choix, certains mangeront trop de grains et d'autres trop d’aliment composé, surtout si cette pâtée est donnée sous forme de granulés. La préférence va donc au régime pâtée‑seule, avec un aliment cal­culé pour effectuer un travail spécifique, seIon que les sujets sont destinés à composer un cheptel pour la chair, ou un troupeau de pondeuses à forte production.

 

PROGRAMME D'HYGIENE

Presque tous les sujets de remplacement élevés au sol reçoivent une alimentation con­tenant un anti‑coccidien, jusqu'à ce qu'ils at­teignent l'âge de 12 à 14 semaines.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 17:11
Eviter les carences alimentaires chez le pigeon

EVITER LES CARENCES ALIMENTAIRES

pour avoir des pigeons en parfaites conditions

 

La santé n'est pas seulement l'absence de maladies, mais aussi l'absence de carences. Les pigeons, comme tous les animaux ont besoin d'une bonne alimentation, mais un mélange de graines, même bien choisies, ne suffit pas à leur apporter tout ce qui leur est nécessaire, souvent en faibles quantités comme les vitamines et les minéraux.

 

LES VITAMINES

Le pigeon paraît moins exigeant que les volailles et semble pouvoir vivre sans vitami­nes autres que celles qu'il trouve dans son alimentation normale, si elle est assez va­riée; mais vivre ainsi c'est plutôt survivre, et il est prouvé qu'un supplément des diverses vitamines est absolument nécessaire pour maintenir la santé et la «forme» optimales. Onze vitamines sont nécessaires aux oi­seaux; toutes favorisent la résistance aux maladies, mais spécialement la vitamine A qui augmente la résistance des muqueuses digestives et respiratoires aux divers parasi­tes et microbes. Nous n'étudierons pas ici les actions propres de chaque vitamine sur le plumage, le métabolisme, la reproduction, mais toutes sont nécessaires à la santé, et il faut les apporter régulièrement au moins une à deux fois par semaine. Il est facile de les donner dans l'eau de boisson.

A propos des vitamines, il faut rectifier cer­taines idées fausses et très répandues :

‑ chaque vitamine a une ou plusieurs ac­tions propres, et on ne peut pas les rempla­cer les unes par les autres ;

‑ la verdure, les fruits (que les pigeons ne consomment d'ailleurs pas volontiers) ne con­tiennent que certaines vitamines, souvent en quantités très insuffisantes.

‑ une préparation vitaminée trop ancienne peut étre moins efficace, mais n'est pas dan­gereuse ;

‑ l'huile de foie de morue apporte bien les vitamines A et D, mais joue le rôle d'antivita­mine E (attention à la fécondation, et aux trou­bles nerveux des jeunes).

 

LES MINERAUX

Tous les animaux ont besoin de phosphore et de calcium pour former leurs os. La vita­mine D aide l'animal à les utiliser. Un bon squelette est un facteur de résistance physi­que et de performances sportives. Beaucoup d'éleveurs de pigeons font, à leur sujet, de graves erreurs en donnant surtout du cal­cium (coquilles d'huîtres, coquilles d'oeufs). Les graines contiennent du phosphore, mais sous forme de phytine que les oiseaux n'uti­lisent pas. Il est donc indispensable de leur apporter du phosphore minéral sous forme de phosphates (phosphate bicalcique, pou­dre d'os). Le manque de phosphore peut causer des faiblesses des pattes et des boîteries chez les races très lourdes, mais, dé façon moins visible, il handicape le vol. Il existe des préparations à base de phosphore et de calcium, faciles à donner dans l'eau.

Le phosphore, à côté ou même avant son rôle dans la formation d'os solides, en joue un encore plus important sur les organes nerveux et sur les muscles, organes de l'ef­fort (formation d'acide adénosinephosphori­que). A ce titre, les apports de phosphore complémentaires de la ration de graines sont donc essentiels dans la préparation des oi­seaux aux performances sportives élevées. Les composés minéraux hydrosolubles, par leur facilité d'emploi, sont donc, non seulement des compléments utiles pour les jeu­nes et les reproducteurs, mais surtout des produits précieux pour les oiseaux de vol. On les emploie alors huit jours de suite, avant les compétitions ; ils constituent un apport de minéraux normaux, ce qui n'est nullement un élément dopant au sens où on l'entend en sport.

Ils ne con­tiennent ni phosphore ni calcium, ou en quan­lités si faibles qu'elles ne peuvent pas être prises en compte, bien que parfois mentionnées sur les étiquettes, ce qui entretient une confusion lourde de conséquences pour les oiseaux. Le sel ou chlorure de sodium est égale­ment nécessaire aux pigeons; on le donne sous forme de blocs de sel, mais nombreux sont ceux qui croient que ces blocs apportent tous les mi­néraux. C'est une grave erreur !

La ration alimentaire d'un pigeon doit con­tenir environ 2% de phosphate de calcium, et 0,3 à 0,5% de sel. Ces quantités peuvent être apportées séparément comme nous l'avons vu, sous la forme de granulé minéral ou poudre, ou en liquide dans l'eau de boisson, ou en bloc pour le sel. Les oiseaux, par instinct, en consomment suivant leurs besoins.

Avec les vitamines et les minéraux, nous disposons d'un moyen d'assurer aux pigeons, quel que soit le type d’élevage, un complément indispensable de leur ration de graines, en toutes saisons.

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:02
La mue chez les canaris

LA MUE CHEZ LES CANARIS

 

En premier lieu, il faut savoir qu'il est plus sage de mettre au repos nos canaris fatigués par une rude saison d'élevage, avant d'aborder la période relativement délicate de la mue : juillet aura donc marqué la fin des couvées et nichées.

Quelles sont les causes de la mue ? On pense qu'elle est liée au soleil (à son cycle et à la variation de l'intensité lumineuse des rayons qui agiraient sur l'hypophyse, provoquant l'excitation de la thyroïde.) En fait ce serait donc cette dernière qui recevrait des stimulus extérieurs (rayons solaires) et déclen­cherait le processus de la chute des plumes. Nous assistons donc à un phénomène hormonal qui se traduit en pratique par la chute et la repousse qua­si‑simultanée du plumage de l'oiseau. Ainsi avant d'arriver à l'hiver, nos pensionnaires possèdent un manteau tout neuf qui les protègera contre les rigueurs du froid. La mue s'étend généralement sur une période d'un à deux mois selon les sujets.

Les jeunes de l'année perdent leurs pre­mières plumes trois mois environ après leur naissance, pour ceux qui sont nés en début d'élevage, un mois et demi à deux mois pour ceux de l'arrière saison. Ils ne renouvellent que leurs plumes de couverture du corps, celles de la queue et des ailes ne tombant que l'année suivante : on l'appelle pour cette rai­son mue juvénile.

Les adultes perdent toutes leurs plumes (progressivement bien entendu), en commençant par les rectrices et les tectrices. puis les épaules, les flancs, le reste du duvet, en ter­minant par celles de la tête. Il est évident que les nouvelles plumes repoussent au fur et à mesure que tombent les anciennes. On comprend ainsi aisément l'épreuve que subissent les canaris. Nous constatons d'ailleurs bien souvent dans nos cages ou volières, des sujets légèrement en boule. Tous sont tristes, les mâles ne chantent plus et l'activité est réduite pour les deux sexes. Du fait de l'affaiblissement passager de nos oiseaux nous devons redoubler de soins à leur égard. En effet, ils sont beau­coup plus vulnérables aux divers agents microbiens et parasitaires, et une maladie qui se déclarerait aurait rai­son du peu de résistance qui subsiste en­core en eux. D'ailleurs, il n' est pas rare, à cette époque, de perdre un petit nombre d’oiseaux. Une très grosse fatigue après la saison d'éle­vage, un affaiblissement dû à une maladie quelconque, auxquels s'est ajouté le «stress» de la mue en sont les causes.

Afin de traverser dans les meilleures condi­tions cette phase relativement difficile pour nos pensionnaires, nous prendrons cer­taines précautions. Tout d'abord nous essaie­rons de loger nos oiseaux en volière ou tout du moins dans des cages très spacieuses. Nous les protégerons au maximum des cou­rants d'air, d'une trop grande humidité, des dérangements excessifs, notamment nous ne les attraperons qu'en cas d'extrême nécessi­té. Ensuite nous leur distribuerons une nour­riture appropriée : mélange de graines habi­tuel ( 50% alpiste, 30% navette, 10% gruau d'avoine, 5% niger, 5% lin), de la pâtée à l'oeuf trois fois par semaine environ (propor­tion d'un oeuf pour six cuillères de pâtée sèche ), quelques gouttes d'un bon com­plexe vitaminé deux fois par semaine dans l'eau de boisson contenu dans un abreuvoir et dans un même volume d'eau, à raison de trois fois par semaine, quelques gouttes d'un bon draineur hépatique. Ne pas oublier par ailleurs de distribuer quoti­diennement des carottes râpées dont l'ac­tion bienfaisante sur les intestins est fort précieuse. Naturellement l'hygiène doit être des plus rigoureuses en cette période, aussi bien pour le matériel que pour les oi­seaux. Pour ces derniers, nous fournirons chaque jour la baignoire en prenant la pré­caution de l'ôter suffisamment tôt afin que le plumage ait le temps de sécher avant la tom­bée de la nuit.

Si la mue, telle que nous venons de le voir, est une manifestation tout à fait natu­relle et normale de juillet à octobre, par con­tre en dehors de cette période, il est absolu­ment alarmant de constater la perte continue de plumes. Nous sommes, cette fois, en face d'un phénomène particulier surnommé fausse‑mue. Dans la plupart des cas, elle est provoquée par un excès de chaleur, de sécheresse, d'éclairage artificiel. Pour l'évi­ter, il faut donc veiller aux bonnes conditions d’élevage, en suppri­mant les causes déterminées ci‑dessus ; il n'y a pas de remède radical. Néanmoins, une distribution soutenue de vitamines, d'oligo‑éléments, d'acides aminés, arrive à pallier au bout d'un temps assez long cette fausse mue. Nous comprenons donc l'intérêt capital que nous avons à pré­venir cette anomalie. Il faut d'ailleurs ajouter que les oiseaux atteints sont le plus souvent impropres à la reproduction car ils ne retrouvent leurs facultés qu'après avoir refait une mue normale (c'est à dire en juillet). Il y a bien sûr des exceptions à cette règle, mais les résultats sont toujours moins bons avec de tels oiseaux.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 17:11
Précautions à prendre contre les fortes chaleurs

DES PRECAUTIONS A PRENDRE

PENDANT LES FORTES CHALEURS

 

Le soleil d'été constitue un extraordinaire moyen d'anéantir les germes et la vermine aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des poulaillers. C'est également dans les rayons ultra‑violet que les volailles, jeunes ou adul­tes, trouvent la vitamine D nécessaire à leur croissance et à leur maintien en bonne san­té.

C'est surtout durant les mois les plus chauds que l'éleveur se devra de veiller plus particulièrement au con­fort de ses volailles les plus jeunes et les plus âgées. Dans la mesure où elles ne trans­pirent pas, il n'est pas toujours aisé de sa­voir si elles ont chaud, d'où le risque de ne pas leur apporter une protection suffisante. Comme les chiens, elles peuvent haleter, mais elles préfèrent plus encore se rouler dans la terre humide d'un endroit ombragé. Il est donc bénéfique de penser à humidifier les bains de poussière, opération qu'il vaut mieux réaliser le soir venu afin que le lende­main la terre à laquelle on aura ajouté un peu de sable fin, soit simplement humide et non boueuse.

Lorsque la température devient trop étouf­fante, sans le moindre souffle d'air, il con­viendra de protéger les volailles en leur amé­nageant des zones d'ombre sous peine de les voir souffrir d'un excès de chaleur, comme elles souffriraient d'ailleurs de tout autre ex­cès.

Quand la température approche les 35 degrés, il est nécessaire de se montrer vigi­lant en ce qui concerne le degré de chaleur dans les poulaillers et les nids.

Les volailles affectées par une trop forte chaleur se couchent sur le sol, le bec en avant. Elles cherchent un peu de fraîcheur venue de la terre et si vous avez pensé à arroser celle‑ci la veille au soir, elles seront alors un peu soulagées.

Quant à celles qui seront le plus durement touchées, il est conseillé de les plonger dans de l'eau fraîche en prenant garde tou­tefois de ne pas mouiller la tête, puis de les placer dans un endroit ombragé.

Par temps chaud, il faut inciter les animaux à sortir du poulailler en leur installant des zones ombragées sur leur par­cours. S'il n'existe pas d'ombre naturelle, on peut fabriquer une plate‑forme recouverte de buissons, de branchages ou même de sim­ples sacs de toile, sous laquelle on dispose­ra des abreuvoirs et où on pourra arroser le sol.

S'il n'est pas possible de procéder à un tel aménagement, il faut concentrer tous ses ef­forts à rendre les locaux dans lesquels évo­luent les volailles aussi frais que possible.

Ceci est réalisable en passant une pein­ture blanche sur le toit et en faisant des ou­vertures d’aération dans la partie basse du mur du fond.

En cas d'urgence, à l'aide d'un tuyau, on peut asperger, de façon modérée les vo­lailles qui sont rentrées dans le poulailler et qui sont accablées de chaleur.

Il est préférable d'installer les nids du côté Est du poulailler ou dans le fond afin que les poules en train de pondre n'aient pas à pâtir d'une chaleur trop forte. Lorsque les nids sont déjà construits sur le devant du bâtiment, il faudra les enduire d'une peinture semblable à celle qu'on aura utilisée pour le toit, et équi­per le local d'un système de ventilation ap­proprié. Généralement, quand il fait trop chaud dans les nids, les poules ont tendance à pondre leurs oeufs sur le sol.

Pourtant, même en prenant toutes ces pré­cautions, il arrivera que des volailles suc­comberont encore parce qu'elles n'auront pas pu disposer d'eau suffisamment pro­pre et fraîche.

L'abreuvoir automatique représente un dis­positif qui, une fois placé dans les parquets, nécessite une ombre assez importante pour permettre aux animaux de boire en se te­nant à l'abri du soleil car c’est l'ensemble du système et pas seulement l'endroit où se trouve l'eau qui doit être tenu à l'abri. Si on utilise un matériau foncé, il faudra également le pein­dre en blanc car cette couleur, à la diffé­rence d'autres teintes qui attirent la chaleur, a la particularité d'atténuer cette dernière.

Il est aussi primordial de garder propres les réci­pients car une eau sale, même quand la soif se manifeste, n'est guère appétissante.

La digestion des volailles relève d'un pro­cessus de fermentation qu’il ne faut surtout pas le bouleverser en employant de la nour­riture dont la fraîcheur laisse à désirer. En outre, évitez de donner des déchets durant les mois les plus chauds de l'été. Rappelez ­vous qu'on ne doit pas non plus laisser de pâtée humide dans les mangeoires. Ne ser­vez jamais de verdure qui ne soit pas fraî­che.

Si, malgré tout, on utilise une pâtée hu­mide, il est préférable d'accompagner celle­-ci de verdure fraîche finement hâchée, en attendant le soir pour servir le grain.

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 11:39
Les qualités d'un bon clapier clapier

LES QUALITES D’UN BON CLAPIER

 

LE CLAPIER DOIT ETRE SEC

L'humidité est une des plus ferventes adversaires de la gent cunicole, incommo­dant non seulement le lapin qui aime s'éten­dre entre ses repas, mais aussi et surtout favorisant l'éclosion et la contagion des maladies.

Pour réduire l’humidité à l’intérieur du cla­pier, il est indispensable en premier lieu d'assurer le mieux possible l'écoulement des urines. Le minimum que l'on puisse faire à cette intention est, si la case consiste en une simple caisse, de percer son fond de trous. Mais c'est en réalité insuffisant, et l'on ne saurait trop recommander de cons­truire le fond des cases en matériaux imper­méables, (bois recouvert de zinc, plaque de fibro‑ciment, etc ... ) en lui donnant une légère pente d'avant en arrière (3 à 4 centimètres). Sur ce fond sera posé un cadre en bois amovible, sur lequel seront cloués des liteaux de coupe trapézoïdale distants de 1,5 cm à leur base et de 0,5 cm à la surface supérieure, avec un grillage à mailles fines. C'est sur cette sorte de calle­botis ou sur ce grillage que vivront les animaux. Leurs urines tomberont sur le fond imperméable et s'écouleront au dehors dans une goulotte prévue à cet effet. De plus, le cadre étant amovible, le nettoyage de la case sera facilité.

Lorsque les cases ne sont pas super­posées, on peut à la rigueur supprimer le double fond imperméable ; les urines tom­bent alors directement sur le soi. En suréle­vant suffisamment les cases, il est commode, en plaçant en‑dessous un matériau absorbant, de maintenir le sol propre par des nettoyages fréquents.

Une autre cause de l'humidité provient des précipitations atmosphériques, lorsque le clapier est placé à l'extérieur. Dans ce cas, il faut non seulement rendre les parois des cases parfaitement étanches (couvre‑joints, planches bouvetées) mais aussi prolonger le toit par un auvent suffi­samment grand pour empêcher la pluie ou la neige de pénétrer dans les cases.

Favorisent enfin l'humidité, une expo­sition au nord et certains matériaux, telles les pierres poreuses, si le clapier est en maçonnerie et souvent aussi le ciment, surtout si les parois sont épaisses. La vapeur d'eau provenant de la respiration des lapins se condense sur les parois et ruis­selle à l'intérieur lorsque la température est basse. Pour la construction d'un clapier, les matériaux à préférer sont ceux qui sont les plus isothermes.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE AERE ET SUFFISAMMENT ECLAIRE

Ces deux conditions complètent heu­reusement la première. Il est bien évident en effet que si elles sont réalisées, l'état de sécheresse du clapier sera plus facile à maintenir ; d'autre part, l'état sanitaire des animaux y gagnera. Mais qui dit aération ne dit pas courants d'air. Ceux‑ci sont à éviter très soigneusement.

En pratique, cela nous amènera à munir les cases de portes largement grillagées, facilitant la circulation de l'air et la pénétra­tion de la lumière. Quant à la quantité de cette dernière, s'il s'agit d'un clapier intérieur, un hangar clair sera parfait. Si le clapier doit rester dehors, nous l'orienterons de préférence à l'Est.

Ce faisant, les lapins profiteront des rayons du soleil levant, tout en évitant les rayons brûlants de l'été. Ils craignent en effet la trop grande chaleur. Quant au froid, notons‑le ne passant, les lapins le suppor­tent bien ; cependant il est préférable de protéger les cases des vents glacés et d'éviter que la température y descende au­-dessous de zéro, ce qui provoquerait tout au moins le gel de l'eau de boisson, et d’autres inconvénients.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE TRES FACILE A NETTOYER

La propreté des cases est nécessaire ; il faut changer fréquemment les litières, désinfecter régulièrement et immédiatement si les maladies se déclarent. Pour plus de commodités, nous munirons les cases de portes amovibles, (nous savons déjà qu'elles doivent être larges) : nous éviterons d'y laisser subsister des recoins inaccessi­bles. Les clapiers entièrement démontables sont particulièrement à recommander.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE D'ACCES ET DE SERVICE FACILES

En cuniculture, l’oeil du maître, comme partout, est indispensable. C'est en surveillant ses élèves régulière­ment qu'on décèlera à temps la maladie, qu'on séparera des batailleurs, qu'on remé­diera à telle ou telle imperfection. La distri­bution de la nourriture est une opération importante qui doit être faite, si possible, à heuresfixes et soigneusement.

Or , si pour parvenir au clapier il faut parcourir un trop long chemin sous la pluie, patauger dans la boue, se faufiler dans des portes étroites, il y a de grandes chances pour que la négligence fasse place à l'atten­tion et aux soins nécessaires. Placez donc votre clapier dans un endroit facilement accessible en tout temps. S'il est à l'exté­rieur, ne craignez pas d'allonger l'auvent dont nous avons parlé pour que vous ayez toujours les pieds au sec.

Si votre clapier a quelque importance, vous‑avez avantage à cimenter le sol sur lequel il repose et à prévoir sur le devant, une allée couverte par l'auvent et également cimentée. Ayez d'autre part à proximité, votre réserve de nourriture (paille etr foin notamment) ainsi qu’un local où vous pourrez préparer les aliments.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE VASTE

Prisonnier et passant souvent toute son existence en cellule, le lapin apprécie l'espace et en profite. Vous avez certaine­ment remarqué combien, lorsqu'il est en bonne santé, il aime bondir dans sa case ; il en fait habilement le tour en quelques sauts. Ainsi a‑t‑on intérêt à ne pas le tenir trop à l'étroit.

Les jeunes en voie de croissance gagneront beaucoup à pouvoir développer leurs muscles par un peu d'exercice. C'est pourquoi il faut prévoir pour une case les dimensions intérieures suivantes : longueur = 70 cm ; profondeur = 60 cm ; hauteur = 50 cm. Ce sont là des dimensions moyennes. Elles devront être augmentées si l'on élève des lapins de grande taille, tels que les Géants des Flandres. Elles pourront être réduites pour les petites races : Noir et Feu, Petit Russe, par exemple. C'est surtout la longueur qu'il y aura lieu d'augmenter ou de diminuer.

Nous vous conseillons de toute façon de ne pas donner à la profondeur plus de 60 cm. La raison est facile à comprendre. Vous aurez souvent à saisir un lapin pour le sortir de sa case. Les cases d'engraissement devront être plus étroites. L'animal alors complète­ment développé, prendra d'autant plus vite la graisse qu'il aura moins l'occasion ou la possiblité de gambader.

En revanche, pour mettre bas et élever leur portée, les lapines ont besoin de cases plus vastes. Nous ne saurions trop recom­mander dans ce cas l'usage des cases doubles, qui d'ailleurs rendent de multiples services. Une case double possède tout simplement une longueur double d'une case ordinaire. Une cloison mobile placée au milieu la sépare en deux. En retirant cette cloison, on dispose en temps opportun de la surface nécessaire à plusieurs animaux. Le clapier sera heureusement complété par des parcs pour jeunes.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 17:53
Prophylaxie sanitaire en colombiculture

PROPHYLAXIE SANITAIRE EN COLOMBICULTURE

 

La prophylaxie sanitaire est l'ensemble des mesures qui permettent d'éviter l'appa­rition ou l'extension des maladies et qui sont autres que les traitements des animaux constituant la prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire comprend les divers traitements du milieu où vivent les animaux et les mesures d'isolement qui permettent d'éviter le contact entre animaux sains et malades.

Les traitements du milieu réunissent toutes les mesures d'hygiène classique : nettoyage, désinfection, désinsectisation.

Les mesures d'isolement, de quarantaine de nouveaux oiseaux prennent une impor­tance toute particulière dans les pigeon­niers sportifs (voyageurs ou races pures) en raison des nombreux contacts des oiseaux avec des sujets de l'extérieur à l'occasion des concours, des expositions et des achats d'oiseaux à l'extérieur. L'élevage industriel ou simplement pour la chair ne connaît pas ces problèmes ou à un bien moindre degré.

 

LA PROPHYLAXIE D'ÉLEVAGE

Avant d'aborder ce problème, il faut bien comprendre ce qu'est une maladie, sa trans­mission et les réactions de l'organisme de l'oiseau atteint. Une maladie, au sens où on l'entend en élevage, c'est‑à‑dire d'origine infectieuse ou parasitaire, est pratique­ment toujours contagieuse. C'est le cas, de toutes façons, pour les grands problèmes qui concernent le pigeon : salmonellose, trichomonose, maladies respiratoires, ornithose.

Quand un oiseau atteint d'une maladie survit soit par guérison spontanée, soit par traitement, il en garde une immunité plus ou moins solide. Cette immunité, la femelle la transmet par l'oeuf aux jeunes pour une période limitée qui couvre les 2 à 3 premières semaines de la vie du pigeonneau. Chez cette espèce, elle est peut­-être renforcée par cet allaitement compa­rable à celui des mammifères, car le lait maternel, au moins tout au début de la vie, apporte un supplément d'anticorps.

Le jeune reçoit donc une protection pour ses premiers contacts avec le milieu où il va vivre et il peut ainsi commencer à cons­truire lui‑même sa propre immunité. Bien entendu, cela ne conduit pas à une protec­tion totale et cette protection par les anticorps maternels n'existe pas pour la salmonellose car le pigeon adulte porteur de salmonelle dans l'intestin ne produit pas d'anticorps. Il n'en est pas moins vrai que, dans un élevage, il se crée dans la population une certaine résis­tance aux agents pathogènes qui y sont présents.

 

LES AGENTS PATHOGENES : NOTION DE SOUCHE

Ce n'est pas parce qu'un pigeon est immunisé vis‑à‑vis de la salmonelle ou vis‑à­vis des trichomonas présents dans le pigeonnier qu'il sera à même de résister à toutes les salmonelles ou trichomonas. Il en est chez les microbes et les parasites comme chez les pigeons : un mondain et un pigeon paon sont tous deux des pigeons, pourtant quelle différence ! Une comparaison simple permet de mieux comprendre : vous élevez des gros mondains et votre voisin a protégé son jardin contre leurs incursions par un filet à larges mailles ; un beau jour, vous vous mettez à élever une petite race : elle passera à travers le filet et pourtant ce sont toujours des pigeons.

On comprend alors qu*une population peut être habituée à vivre avec certains agents pathogènes sans grand dommage sinon sans incident et que l'introduction d'un agent pathogène similaire, mais de souche différente, puisse causer une catastrophe ; l'inverse est également vrai et un pigeon venant de l'extérieur peut se trouver sans défense vis‑à‑vis des microbes qu'il trouve dans le pigeonnier où on l'introduit. A l'extrême, on peut voir ce pigeon être victime d'une trichomonose trouvée dans ce pigeonnier et les pigeons de ce pigeonnier être victimes d'une salmonel­lose apportée par le sujet étranger !

On voit tous les risques que représentent les achats fréquents d'oiseaux et le retour au pigeonnier des sujets ayant participé à des concours ou à des expositions ; alors que, dans les pigeonniers de consommation, les problèmes sanitaires se limitent au para­sitisme et aux maladies respiratoires, on peut dire que 19 cas de salmonellose au moins, sur 20, sont observés dans les pigeonniers dits « sportifs ».

 

LE MODE DE CONTAGION

Il varie suivant les maladies et se ait selon les cas : par l'air (inhalation de poussières, gouttelettes), par l'eau, par le sol (excréments) ou par inoculation (piqûres d'insectes). Chaque maladie a son ou ses modes de transmission principaux :

‑ par l'air : maladies respiratoires et ornithose ;

‑ par l'eau (d'un même abreuvoir) : tricho­monose ;

‑ par le sol et les fientes : salmonellose, vers, coccidiose et tuberculose ;

‑ par inoculation, variole.

Dans les expositions, le plus grand risque de contagion est par l'air, donc vis‑à‑vis des maladies respiratoires, sans parler de l'orni­those sans doute assez répandue dans ce type d'élevage pour ne pas présenter de risques (le problème des souches ne semble pas jouer pour l'ornithose comme pour la salmonellose ou la trichomonose).

Bien que les cages soient contiguës, la transmission de salmonellose est moins probable, de même celle de trichomonose, les abreuvoirs étant séparés.

L'introduction d'un oiseau dans un pigeonnier permet, par contre, tous les modes de transmission et cela pose la question de la quarantaine.

 

LA QUARANTAINE

Préconisée par certains, elle consiste à laisser tout nouveau sujet séparé des autres oiseaux pendant un temps déterminé avant son introduction dans le pigeonnier. C'est une mesure sage mais qui n'apporte pas de véritable garantie en pratique. Elle permet seulement, en effet, de déceler un pigeon qui serait en incubation d'une maladie, ce qui représente une éventualité assez impro­bable ; elle ne permet pas de déceler un simple porteur de germes ou de parasites qui, par définition, ne présente aucun signe particulier. La quarantaine n'apporte donc qu'une sécurité trompeuse, sauf si elle est assortie de traitements préventifs efficaces contre les affections les plus courantes, ce qui implique une durée de quarantaine relativement longue.

En conclusion, on peut dire que l'élevage sportif, avec ses mouvements continuels d'oiseaux, représente un maximum de risques sanitaires contre lesquels l'amateur a passablement de difficultés à lutter.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 17:30
L'entrée en ponte

L’ENTREE EN PONTE

 

VARIATIONS DE LA CONSOMMATION

On observe une modification de la quanti­té de nourriture absorbée, aussi bien par les poulettes sur le point de pondre, que par celle étant déjà entrées en période de ponte, Cette modification ne concorde pas avec le taux de consommation moyen du troupeau entier.

Pendant le mois qui précède son entrée en ponte, la poulette consomme une quantité à peu près égale de nourriture. Quatre jours avant la ponte du premier oeuf, la consommation baisse d'environ 20 % ; elle reste à ce niveau jusqu'à la ponte.

Durant les quatre premiers jours de ponte, la consommation quotidienne aug­mente rapidement ; elle continue à aug­menter à un rythme plus modéré pendant environ quatre semaines. Passé ce cap, l'augmentation est plus lente.

Au regard de ces données. il paraît logique de suivre les recommandations des experts et d'augmenter la quantité de nour­riture distribuée au moment où les premiè­res poulettes entrent en ponte. Seules celles qui en ressentent le besoin augmen­teront leur consommation.

Il convient d*accroître progressivement pendant une période de dix jours la quantité de nourriture distribuée au troupeau ; à la fin de cette période, le troupeau entier doit alors recevoir cette même ration augmen­tée, car à ce moment‑là un grand nombre de poulettes seront sur le point de pondre, et devront avoir suffisamment de nourriture à leur disposition.

 

AUGMENTATION DU POIDS VIF

Le poids vit moyen du troupeau com­mence à augmenter dès que les premières poulettes entrent en ponte. Les augmen­tations sont relativement importantes pendant les deux à trois mois suivants cette période, puis deviennent moins sensibles.

Nous pouvons donc conclure que la pro­duction d'oeufs exige un poids vif élevé ; les besoins nutritionnels des poulettes sont en augmentation durant cette période de gain de poids.

En étudiant chaque individu, nous remar­quons que le poids vif augmente principa­lement pendant les deux ou trois semaines qui précèdent la ponte du premier oeuf, et la semaine qui la suit.

Le poids vif augmente ensuite très lente­ment pendant 10 à 12 semaines. Certaines poulettes peuvent même perdre du poids.

Souvent, les éleveurs tiennent compte de la courbe de gain moyen de poids vif du troupeau entier ; comme nous l'avons vu, elle ne correspond pas à la courbe de gain de poids vif des individus ; ceci justement parce qu'elle n'est qu'une moyenne.

Par exemple : à la fin de la troisième semaine de ponte, le troupeau comportera :

1) Des oiseaux n'ayant pas commencé à pondre, mais dont le poids vif augmente rapidement.

2) Des poulettes entrées en ponte dont le poids vif augmente à un rythme plus lent.

3) Des poulettes dont le poids vif n'a pas encore entamé sa courbe ascendante.

Les gains de poids avant et après le premier oeuf ne correspondent pas à l'aug­mentation ou à la réduction de la consom­mation alimentaire. Pendant les deux se­maines qui précèdent la ponte du premier oeuf, la consommation alimentaire n'est pas en augmentation ; par contre. il y a un gain important du poids vif.

Après la ponte du premier oeuf, la consommation alimentaire augmente, tandis que le poids vif reste constant. ou peut même être en réduction pendant 10 à12 semaines.

Durant cette période, le taux de ponte est très élevé. Il est nécessaire, pour qu'elles atteignent le taux de ponte maximum pendant cette période, que le poids vif des poulettes augmente. L'aug­mentation de la consommation alimentaire est en relation avec un taux de ponte élevé, et non pas avec une augmentation de poids vif.

Un troupeau de poulettes en croissance sera obligatoirement composé d'individus de taille différente. Les poulettes les plus grandes entreront en ponte les premières et atteindront un poids déterminé au moment où le premier oeuf est pondu.

Au fur et à mesure que les plus petites entrent en ponte, elles atteignent un poids sensiblement égal à celui de leurs consoeurs plus précoces. Ceci tient en partie au fait que la période de croissance est relative­ment plus longue pour des pondeuses retar­dataires.

Même après l'entrée en ponte, toutes les poulettes n'auront pas le même poids vif. Parmi les poulettes productives. il y a des grandes, des moyennes, des petites.

Celles qui étaient les plus grandes durant la période de croissance seront les plus grandes adultes. celles qui étaient plus petites resteront plus petites que les autres pendant la période de ponte.

 

LES BESOINS EN CALCIUM SONT TRIPLES

Pendant la période de croissance. les besoins d'une poulette en calcium sont rela­tivement faibles ; la ration de croissance comporte environ 0,9 % de calcium. Lors de l'entrée en ponte ces besoins sont presque triplés ; un supplément de calcium est nécessaire à la formation des coquilles des oeufs.

Le calcium passe directement de l'aliment dans la glande de l'oviducte responsable de la formation de la coquille ; il peut égale­ment être stocké dans certains os, princi­palement dans le canal médullaire du fémur ; des dépôts calcaires se forment éga­lement aux extrémités du fémur et sur le cortex ; ce calcium passe ensuite dans l'ovi­ducte au fur et à mesure des besoins.

Évidemment lors de la formation d'une coquille, ces deux sources sont utilisées, car aucune des deux ne fournirait seule suffi­samment de calcium.

Normalement des dépôts de calcium importants se forment dans les os juste avant la ponte du premier oeuf. De cette façon, la nature assure un stock de calcium suffisant pour la formation du premier oeuf et des suivants.

Ce n'est que durant les deux semaines qui précèdent le premier oeuf que se forme ce premier dépôt de calcium.

Pendant la première période de ponte, il est indispensable que les dépôts de calcium dans le squelette soient suffisamment importants, afin d'assurer un taux de ponte élevé. Cependant, il semble qu'une consom­mation excessive de calcium, soit pendant la période de croissance, soit pendant la période de ponte, puisse freiner la produc­tion.

Il convient donc de ne pas augmenter la quantité de calcium contenu dans la ration plus de 10 jours avant l'entrée en ponte des premières poulettes.

Les dépôts de calcium dans le squelette des premières poulettes risquent certes d'être réduit, mais les dernières poulettes souffriront moins que si elles en avaient consommé trop tôt et excessivement.

 

LE PROGRAMME D'ÉCLAIRAGE

Un taux de ponte élevé pendant les premières semaines dépend entièrement d'une augmentation de la durée d'éclairage. Elle stimulera la fonction de sécrétion hormonale de l'hypophyse ; les hormones à leur tour stimulent la glande ovaire, les ovules mûrissent et la production d'oeufs peut débuter.

En général, cette réaction à la modifica­tion du programme d'éclairage met de 7 à 10 jours, période nécessaire à l'ovule pour atteindre son développement entier. Le nouveau programme doit donc débuter environ 10 jours avant la ponte du premier oeuf.

Le décalage de sept semaines entre l'entrée en ponte des premières poulettes et celle des dernières implique qu'aucun programme d'éclairage ne saurait convenir a l'ensemble des oiseaux. Il convient donc d'augmenter la durée d'éclairage dès l'apparition du premier oeuf dans le troupeau.

Les premières poulettes à entrer en ponte souffriront de cette technique, la modification du programme d'éclairage ne produisant chez elles que peu de réaction hormonale ; mais les dernières ne souffri­ront pas d'une entrée en ponte avant l'éta­blissement d'un poids vif convenable. L'ap­plication de cette technique a un autre avantage, car elle retarde l'entrée en ponte des poulettes précoces tout en avançant celle des poulettes retardataires.

Le prolongement de la durée d'éclairage jusqu'à 14 heures par jour doit être appli­qué brusquement en début de production ; il doit être accompagné d'une consomma­tion alimentaire accrue.

Une plus importante distribution de nourriture avant la modification du pro­gramme d'éclairage provoque des gains excessifs de poids vif, car l'ovulation n'est pas stimulée ; en revanche, le prolonge­ment de la durée d'éclairage sans augmen­tation de la ration alimentaire provoquera une ovulation chez les poulettes ayant atteint la maturité sexuelle, mais le manque de nourriture se fera sentir dans la production des oeufs.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 16:59
Préparer la mise bas.

PREPARER LA MISE BAS

 

Durant la première période de la gestation, la femelle ne doit recevoir qu'une ration d'en­tretien d'adulte au repos ou être rationnée. Dans la seconde période, après constatation de l'état de gestation ‑ entre le 10e et le 15e jour après la saillie ‑ l'état de la reproductrice jus­tifie des soins attentifs : ration plus riche et équilibrée ; éventuellement compléments alimentaires et vitamines ; éviter pendant cette phase la vaccination contre la myxomatose qui risque de perturber la fin de la gestation. Il convient aussi, rappelons‑le, de loger la femelle gestante dans un clapier tempéré et calme.

La boîte à nid dont l'emploi est obligatoire en cages métalliques, peut avantageusement être utilisée en élevage sur litière car elle apporte à la mère, en toute circonstance, un sentiment de sécurité qui facilite la mise bas, et aux jeunes la chaleur et la sécurité. En hiver, la boîte à nid reste relativement chaude, et protège notamment les nouveau‑nés des températures assez basses. En période de froid, on peut aussi faire accoucher les lapines dans des locaux chauffés, en entretenant une ventilation suffisante (sans courant d'air) pour éviter les mauvaises odeurs, et évacuer, notam­ment, le gaz d'ammoniac.

Il convient d'insister sur le rôle bénéfique, en toute saison, de la boîte à nid qui, en reproduisant d'assez près les caractéristiques du terrier ancestral, procure à la lapine, éternelle inquiète, une douce chaleur ainsi que la sécurité.

Il est préférable de ne mettre la caisse à nid à la disposition de la lapine que 4 à 5 jours avant la parturition, après avoir désinfecté la cage (à l'aide de la lampe à souder) ou la case par les moyens habituels. En effet, si l'on introduit la caisse à nid dans la loge 10 jours avant la date prévue pour la mise bas, comme le préconisent certains traités cunicoles, on constate que la paille (ou le foin) est rapidement rongé, et le nid souillé. Dans ce cas, l'éleveur est contraint de remplacer la boîte avant la mise bas. Or, nos reproductrices sont généralement des bêtes dociles qui ne se refusent pas à « coo­pérer », acceptent bien la caisse à nid, et l'uti­lisent sans réticence, même lorsqu'elle leur est présentée, parfois peu avant l'accouchement.

Avec la paille ou le foin placé dans la boîte (ou dans la loge) la mère en puissance fabrique un nid confortable qu'elle rend douillet et chaud en le garnissant de poils qu'elle s'arrache au cou et au ventre, dégarnissant ainsi ses mamelles pour permettre aux jeunes de s'en saisir plus facilement. Il est judicieux de garnir l'emplacement du futur nid d'une bonne épaisseur de paille (ou de foin) car la parturiante, surtout s'il fait froid, enfonce son nid au plus profond de la couche, risquant ainsi de déposer ses jeunes directement sur le fond de la caisse ou de la loge, sans protection au‑dessous. Cette remarque fait également ressortir la nécessité de curer les loges, avant la mise bas, car lorsque ce travail n'est pas effectué, très souvent, la femelle enfonce son nid dans l'épaisseur du fumier, et si le fond est humide d'urine, le nid est mouillé et les lape­reaux sont souillés. Il est alors difficile de les sauver, même en intervenant sans trop tarder pour confectionner un autre nid. De tels inci­dents ne doivent pas se produire dans un élevage bien conduit !

Il est très important aussi, de mettre de l'eau propre à la disposition de la parturiante.

La mise‑bas a généralement lieu la nuit, par expulsion du foetus arrivé à terme. Les lapereaux naissent l'un après l'autre. Une bonne mère les dépose un à un dans le nid qu'elle a préparé, après les avoir nettoyés en les léchant, puis absorbe le placenta et fait enfin sa toilette.

Lorsqu'une lapine dépose ses jeunes au hasard dans sa loge, et semble les abandonner, c'est souvent parce que l'instinct maternel ne s'est pas encore éveillé, sous la poussée du lait. Il ne faut guère espérer que la lapine répare son erreur, et les nouveau‑nés exposés à l'air ne tardent pas à mourir de congestion. Aussi, lorsque la mise bas a lieu dans ces conditions, au milieu de la nuit ‑ à moins que l'éleveur ne veille auprès de la parturiante ‑ la portée est perdue. C'est pourquoi tant d'éleveurs avisés, sans s'imposer des veilles qui, dans un élevage quelque peu important, seraient continuelles, visitent les femelles en instance de mise bas aussi tard que possible, et tôt le matin, afin d'intervenir au besoin. Dans le cas en cause, on peut avec quelque chance de succès procéder de la façon suivante : éloigner la lapine pendant 1 ou 2 heures (les petits n'éprouvent pas encore vraiment le besoin de

s'alimenter), confectionner, si c'est nécessaire, un nid confortable ; y placer avec soin les jeunes. Lorsque la mère est replacée dans son nid, elle s'intéresse alors généralement à ses petits, l'arrivée du lait s'étant manifestée.

La mise bas a généralement lieu après une gestation de 32 jours, mais elle peut être avancée ou reculéee, selon la race et le nombre de jeunes attendus. Lorsque la portée est nombreuse (11 lapereaux et parfois plus), la naissance a lieu à 30 ou 31 jours, tandis qu'avec de faibles portées, elle peut se produire à 33 ou même 35 jours.

Le poids des jeunes à la naissance est d'autant plus faible que leur nombre est plus important, la surface de placenta pour chaque embryon étant plus réduite et, partant, leur ali­mentation moins forte.

La prolificité est, par ailleurs, d'une façon générale, fonction de la taille de la race. Les petites races ne donnent souvent des portées 5 à 6 jeunes ; les races géantes, comme le géant des Flandres, peuvent donner naissance à 4 ou 5 jeunes.

A remarquer qu'il n'est pas rare que dans une portée très nombreuse, la mère mange quelques jeunes, ceux en surnombre, laissant un nombre de jeunes correspondant à une portée normale. Il peut arriver également que ce genre de cannibalisme soit dû à une carence en minéraux, calcium et phosphore srtout.

Il peut aussi se produire qu'une femelle, notamment une jeune, ou encore une femelle soumise à une production intensive, confec­tionne un nid sans le garnir de poils et y dépose cependant ses petits. Il convient alors, après avoir retiré la lapine de sa loge, de lui prélever du poil (l'épilation est aisée lorsque la lapine vient d'accoucher) et d'en feutrer convenablement le nid. On replace ensuite la mère dans sa case en lui offrant une friandise pour la rassurer. Cependant, s'il s'agit d'une bête nerveuse, il est sage de la laisser éloignée de son nid pendant environ une heure, et de ne la rapprocher de ses petits que quand elle est apaisée.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:02
Les principales causes de mortalité du pigeonneau au nid

PRINCIPALES CAUSES DE MORTALITE

DU PIGEONNEAU AU NID

 

A l'origine de la mortalité, il y a pratique­ment toujours une contamination par les pa­rents. Cette contamination n'est pas évidente pour l'éleveur car les adultes peuvent être porteurs d'une maladie sans paraître atteints : c'est le cas dans la Trichomonose, la Coli­bacillose et souvent dans la Salmonellose.

La Trichomonose est une des maladies fréquentes du pigeonneau au nid. Comme celui‑ci est contaminé par ses parents, il ar­rive que seules soient atteintes les couvées de certains couples. A propos de cette affection, rappelons que :

‑ le traitement du pigeonneau malade peut se faire avec des comprimés; cependant, ce traitement est souvent difficile en pratique ;

‑ le seul traitement conseillable est celui des adultes afin de les débarrasser de leurs trichomonas dont ils sont porteurs. Selon la gravité et l’exten­sion de la maladie, divers cas sont possibles :

1er cas : la maladie est tellement sévère que vous n'arrivez pas à élever de jeunes. Faites un traitement de 10 jours à dose forte suivi, 15 jours plus tard, d'un traitement à dose faible que vous renouvellerez chaque mois. Donnez beaucoup de vitamines, et de­mandez‑vous si d'autres causes d'affaiblis­sement n'interviennent pas dans votre éle­vage (vers, coryza, notamment).

2èrne cas : les jeunes atteints de tricho­monose sont fréquents dans votre élevage, Faites un traitement de 15 jours à dose fai­ble une fois par mois, tout en donnant des doses doubles de vitamines deux fois par semaine. Espacez ces traitements lorsque vous constatez la disparition de la maladie mais reprenez‑les au même rythme si des cas réapparaissent.

3èrne cas : vous avez parfois des jeunes atteints de trichomonose. Contentez‑vous de trois ou quatre traitements par an à dose fai­ble; donnez régulièrement des vitamines.

4ème cas : vous ne constatez pratique­ment jamais de trichomonose. Pourquoi trai­ter ? Contentez‑vous de deux traitements préventifs par an et d'une bonne hygiène gé­né rale : vitamines et vermifuges.

En ce qui concerne la Salmonellose, précisons seule­ment qu'il ne faut pas la voir partout. Il est bien rare que des pigeonneaux soient at­teints de salmonellose sans que, de temps à autre, on n'observe pas de lésions d'arthrite chez les adultes (mal d’aile, boiteries). Le traitement du pigeon­neau est impossible et il faut avoir recours aux mesures générales chez les reproduc­teurs.

La Colibacillose peut causer des morts en coquille et des mortalités au nid avec diar­rhées. Les adultes en sont souvent porteurs, surtout ceux atteints de maladies respiratoi­res. L'ceuf est souvent contaminé à travers la coquille et la désinfection des oeufs par les ammoniums quaternaires (trempage ra­pide dans une solution à 1 pour 1000) est souvent utile.

La Coccidiose, redoutée à tort, est rare à cet âge mais un traitement mixte Coccidiose­Colibacillose, peut présenter un intérêt.

Enfin, il arrive que des nourriciers trop pres­sés d'entamer une nouvelle couvée, aient tendance à négliger leur progéniture qui peut alors mourir de froid. Il s'agit là d'un simple accident dont le responsable est presque toujours le mâle.

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