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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 18:37
Quelle méthode d'alimentation du lapin ?

 

QUELLE METHODE D’ALIMENTATION POUR LE LAPIN  ?

Il n'est pas d'élevage possible d'un animal quelconque sans que soit au préalable réso­lue la question primordiale de son alimenta­tion.

On pourrait dire que cet axiome est particulière­ment exact pour celui‑ci, tant la solution du problème s’avère à la fois délicate et d'une grande importance pour la réussite zootech­nique et commerciale de cet élevage.

Tout problème d'alimentation animale comporte, en effet un double aspect.

Il est tout d'abord un problème de zoo­technie; il s'agit, connaissant les différents éléments que tout être vivant doit trouver dans sa nourriture pour croître, vivre et se reproduire dans des conditions optima, de déterminer quelle est pour une espèce ani­male donnée la proportion de chacun de ses éléments à adopter et quelle quantité de l'en­semble ainsi défini lui est nécessaire chaque jour, compte tenu de son âge, de son état, de son utilisation. Il s'agit, en d'autres termes, d'établir son "équation alimentaire".

Il faut encore, dans l'application pratique de cette "équation", choisir les aliments sim­ples à faire entrer dans le rationnement sans oublier deux points de vue : il faut que ces aliments simples sous le double as­pect de leur volume et des préférences natu­relles de l'espèce soient de nature à satis­faire les exigences digestives et gustatives des animaux. Il faut, en second lieu, que le coût de ces aliments simples soit tel que le prix de revient général de l'alimentation adoptée reste compatible avec l'exploitation que l'on se propose de faire de l'élevage en­visagé.

C'est donc sous ce double aspect qu'il est nécessaire d’étudier le problème de l'alimentation du la­pin, comme celle de tout autre animal, et c'est ainsi que nous procéderons.

Mais ‑ et dès l'abord, nous voici aux pri­ses avec les particularités de cet élevage ‑ il nous faut, avant de rechercher quelles sont les meilleures méthodes d'alimentation mo­derne, effectuer un bref examen de celles précédemment suivies, afin de mettre en lu­mière les limites qu’elles imposent à l'éle­veur soucieux d'efficacité et de productivité.

Ce sont toutes des méthodes d'alimenta­tion dites "naturelles", par opposition à cel­les que l'on peut préconiser aujourd'hui et qui ont le caractère commun de faire appel à des aliments composés et de fabrication "ar­tificielle".

Elles restent encore parfois employées de nos jours. Elles ont pour caractère commun de fournir aux lapins des aliments simples, n'ayant subi que les préparations élémentai­res (cuisson, mélanges). Ces aliments sont choisis et en principe incorporés dans la ra­tion pour que celle‑ci reste équilibrée, c'est­à‑dire que les éléments bio‑chimiques y fi­gurent dans la proportion établie par « l’équation alimentaire ». Néanmoins, dans la plupart des cas, les exigences du rationne­ment et de la commodité conduisent à cher­cher un équilibre de l'alimentation étalé sur une période relativement plus longue que la période idéale, la journée de 24 heures. Au­trement dit, la ration journalière apparaît souvent excédentaire pour certains principes et déficitaire pour d'autres, l'éleveur rétabli­sant l'équilibre le lendemain. En définitive, l'équilibre ne s'obtient que par des séries de déséquilibres quotidiens compensés. De même que la marche d'un homme n'est qu'une série de chutes évitées, de même l'ali­mentation traditionnelle du lapin n'est qu'une suite d'erreurs corrigées.

Ceci peut n'avoir qu'une relativement fai­ble importance dans la mesure où, dans l'ap­plication pratique, l'éleveur s'attache à four­nir à ses sujets une nourriture bien étudiée, saine et suffisamment abondante pour que chaque lapin puisse corriger de lui‑même sur la quantité l'éventuelle insuffisance de la qualité.

Encore faut‑il observer ici qu'il est vrai­ment regrettable de laisser à l'animal le soin de déterminer lui‑même sa propre ration et que cela peut conduire à quelques mécomp­tes...

Mais surtout très vite gagné par la routine, l'éleveur se fie à son "flair" et finit par dis­tribuer les aliments disponibles suivant la saison, sans attacher assez d'importance à l'équilibre de la ration dans laquelle des ali­ments de trop faible valeur nutritive occu­pent rapidement une place trop importante.

Les besoins théoriques, cependant connus, sont perdus de vue, les formules types de repas indiquées par nombre d'ouvrages, bou­leversées par l'absence occasionnelle de tel ou tel élément à laquelle il est remédié par l'introduction d'un remplaçant sans que l'équi­valence nutritive soit respectée.

Cette alimentation, composée d'un nom­bre considérable d'éléments de valeur très inégale, exigerait d'être attentivement étudiée et les principes dégagés scrupuleusement appliqués.

En pratique, ces principes sont l'objet d'une application "pifométrique", si l'on veut ad­mettre cette expression imagée. C'est le rè­gne de l'imprécision et du hasard : l'éleveur fait de son mieux avec les aliments dont il dispose.

On ne saurait, certes, le lui reprocher : il est déjà assez difficile d'établir une ration "d'aplomb" pour un spécialiste habitué, pour que l'on puisse faire grief à un éleveur de ne pas réussir un ensemble "nutritivement" co­hérent avec les éléments disparates dont il dispose.

Et d'assembler alors grains, fourrages verts, foins, racines issues de meunerie, sans qu'un choix raisonné préside à la composition des rations : adieu, alors, la belle équation des besoins théoriques.

Au petit bonheur la chance, au hasard des sarclages du jardin, des restes ménagers, de la réussite des cultures ‑ on a raté le semis de carottes, mais réussi les choux ! ‑ de la hausse du prix de l'avoine et du son, l'éle­vage, et surtout le petit élevage va son train , de petits mécomptes en succès occasionnels, de portées réussies en portées catastrophi­ques, à la merci des maladies, atteintes d'in­suffisance alimentaire chronique, perpétuel­lement au bord de l'avitaminose.

Certes, de nombreux éleveurs, autrefois et aujourd'hui, ont su éviter ces écueils, ils sont parvenus à des résultats souvent remarqua­bles. Mais il n'y sont arrivés que grâce à des qualités qui étaient celles de l'homme et non de la méthode : une grande connaissance pratique du lapin, une grande habitude, une intuition aiguisée leur a fait éviter les pires dangers. Cependant, nous verrons que leurs soins et leurs peines sont payées de résultats inférieurs en moyenne à ceux qu'ils auraient pu en espérer.

En théorie, ce système d'alimentation "na­turelle" est justifié par un certain nombre d’arguments.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:15
Eviter les risques sanitaires

 

EVITER LES RISQUES SANITAIRES

Dans un ‑élevage industriel, il y a un cheptel établi, sans introduction de sujets étrangers ; les animaux qui quittent l'élevage (jeunes pour la consommation, adultes éliminés) n'y revien­nent pas.

En élevage de loisir, au contraire, il y a :

‑ envoi de sujets à l'extérieur (expositions, concours) qui reviennent après contact avec des sujets étrangers ;

‑ achat, chez d'autres amateurs, d'animaux qui sont introduits dans l'élevage ;

Il ne faut pas cacher que cela comporte des risques énormes de contagion et explique les problèmes sanitaires, bien plus graves en petit élevage qu'en élevage professionnel , cela étonne toujours les amateurs qui ont conscien­ce de soigner beaucoup plus attentivement leurs animaux que l'éleveur industriel qui en a plusieurs milliers.

Immunité :

Quand un animal est en contact avec un virus ou un microbe, il peut être malade ou guérir ou ne faire aucune maladie apparente : il devient cependant résistant à cette maladie, car son sang contient des subs­tances de défense, capables de neutraliser ce virus ou ce microbe : ce sont les anticorps. On peut faire apparaître aussi ces anticorps en ino­culant au sujet ce virus ou ce microbe atténués et non dangereux, constituant un « vaccin ». Il ne faut donc pas parler de vaccin ou de vaccination pour tout médicament que l'on applique en piqûre, et il faut alors employer simplement le terme de « traitement injec­table ».

On constate que les animaux vivant dans un milieu donné ont tous acquis une certaine résistance aux microbes existant dans ce milieu ; l'introduction d'un sujet étranger comporte donc toujours un double risque:

1) pour le cheptel de l'élevage, car il apporte des microbes nouveaux ;

2) pour lui‑même, car il arrive dans un milieu où se trouvent des microbes auxquels il n'est pas habitué.

Ce risque n'est pas toujours un risque gra­ve ; tout dépend du pouvoir pathogène de ces microbes.

Transmission de l'immunité :

L'œuf contient les anticorps de la femelle et, pendant 2 à 3 semaines, le jeune est protégé de façon passive contre les microbes habituels. Cela lui donne le temps de produire lui‑même ses propres anticorps (immunité active). Chez le pigeon, les anticorps existent aussi dans le « lait » du jabot des parents.

Parasites et immunité : bien souvent, les parasites produisent aussi une immunité, mais cette immunité n'est pas due à des anticorps du sang ; elle est locale et ne se transmet pas par l'oeuf. C'est le cas pour la trichomonose, la coccidiose.

Transmission des maladies :

Les microbes, les virus, les parasites peuvent pénétrer dans l'organisme par diverses voies :

1) respiratoire : par les poussières, pour l'or­nithose notamment, par les particules liquides rejetées par les malades dans l'air (éternue­ments, respiration) pour les maladies respira­toires ;

2) digestive : en picorant le sol souillé par les excréments ‑ salmonellose, tuberculose, vers, coccidiose, trichomonose ‑ par l'eau de boisson souillée par les malades qui boivent :

maladies respiratoires, trichomonose ;

3) inoculation : par blessures, écorchures même minimes, piqûres d'insectes : variole, myxomatose.

Il est évident que, dans les expositions où les animaux sont séparés, c'est surtout le premier mode de contagion qui intervient (voie respi­ratoire).

COMMENT ÉVITER LES RISQUES :

On ne peut les éviter complètement et même la quarantaine d'un nouveau sujet n'est pas une garantie si elle n'est pas appliquée de façon très stricte, car il peut être porteur de microbes ou de parasites sans être malade. Cette quarantaine est très utile pour un animal revenant d'exposition , elle doit être d'une dizaine de jours au moins. Les autres mesures sont celles qui sont applicables à propos de chaque maladie :

‑ traitement de sécurité systématique de tout nouveau sujet contre les parasistes (vers, coccidies, trichomonas) ;

‑ vaccination régulière (variole, maladie de Newcastle notamment) des sujets de l'élevage et de tout nouveau sujet s'il n'était pas déjà vacciné de façon certaine contre ces maladies ;

‑ maintien des oiseaux en bonne forme : les sujets carencés (en vitamines, en minéraux) sont toujours des proies faciles pour toutes les maladies auxquelles résisteraient des oiseaux en bonne santé : les apports réguliers de vitamines, de minéraux, les traitements anti­parasitaires réguliers sont les mesures qui per­mettent de maintenir cette forme parfaite, facteur de résistance aux maladies, mais aussi de beauté et de performanceS;

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:57
Les anomalies de l'oeuf

 

LES ANOMALIES DE L’OEUF

Œuf sans coquille

L’absence ou la fragilité de la coquille est sans aucun doute l’anomalie la plus fréquente. Vouloir l’attribuer uniquement à un manque de calcium, comme on le fait souvent, est un peu simpliste car on peut observer ces anomalies chez des sujets recevant du calcium à des doses largement suffisantes ; en outre, le traitement calcique ne suffit pas toujours à y remédier. Il semble qu’il y ait des causes physiologiques comme une fatigue de l’appareil reproducteur, une infection de l’oviducte ou des carences diverses en vitamines et phosphore voire en magnésium.

La ponte d’œufs sans coquille peut toujours être observée de façon accidentelle et ne doit inquiéter l’éleveur que si elle se répète souvent. Si tous les sujets d’un élevage présentent cette anomalie, une carence est probable ; il faut alors rectifier l’alimentation, et donner des suppléments de minéraux et de vitamines.

Si un seul sujet pond des oeufs sans coquille, il est préférable de l'isoler car il peut s'agir d'une affection contagieuse locale ; la mise au repos (réduction de la durée de l'éclairement) et un traitement antibiotique sont à tenter ; attention, car certaines affections de l'oviducte peuvent être transmises à d'autres femelles, par le mâle.

Infection de l’oeuf : L’oeuf peut contenir des germes pathogènes provenant de l'ovaire et c'est l'ovule qui est donc infecté avant même qu'il ne quitte l'ovaire. Cela se voit avec certains germes pathogènes dont la transmission peut aussi être héréditaire. C’est ce que l’on peut constater à propos des salmonelles et plus spécialement de la typhose et de la pullorose. Nous voulons surtout parler là d'infections non spécifiques et qui surviennent plus tard, soit dans l'oviducte soit au moment de la ponte ou même après, alors que l'oeuf est complètement formé et pourvu de sa coquille, que certains considèrent, à tort, comme un obstacle infranchissable.

En fait, la coquille est poreuse et dans certaines conditions d'humidité, divers germes souvent banaux et non vraiment patho­gènes pour l'oiseau, peuvent pénétrer dans l'oeuf et s'y développer plus ou moins rapidement. C'est le cas pour le colibacille dont le pouvoir pathogène est très variable selon les souches ; la présence de ce geme dans l'oeuf peut entraîner selon la souche, soit la mort de l'embryon, soit une infection latente qui ne gêne pas l'éclosion mais qui persiste chez le jeune oiseau, d'abord localisée au sac vitellin.

Infection du sac vitellin ‑ Omphalite ‑ Infection ombilicale : on a eu pendant longtemps une idée complètement fausse de l'infection du sac vitellin ; on sait que celui‑ci à l'éclosion, n'est pas totalement résorbé et que peu de temps avant celle‑ci, il rentre dans l'abdomen du jeune oiseau ; il est alors en communication avec l'intestin vers le milieu de celui‑ci, et son contenu assure une première alimentation du jeune. On a voulu attribuer l'infection de ce sac vitellin à la pénétration d'un microbe en général banal, par l'ombilic, peu après l'éclosion.

En fait, grâce aux recherches effectuées en aviculture sur les poussins, on sait maintenant que, presque toujours,l’infection du sac vitellin provient de l'oeuf où ces germes ont pénétré à travers la coquille. La désirifec­tion de l'ombilic longtemps conseillée.bien qu'il fut reconnu qu'elle était illusoire à l'expérience, est donc une mesure pratiquement inutile.

Les précautions, si tant est que l'on puisse en prendre, doivent surtout viser l'oeuf lui‑même; la désinfection des coquilles avant l'incubation peut être salutaire ; il est possible de la faire en trempant les oeufs dans une solution antiseptique qui doit toujours être plus chaude que les oeufs, car dans le cas contraire, la contraction des liquides internes de l'oeuf risquerait de provoquer, à travers la coquille, une aspiration du produit qui peut‑être nocif pour l'embryon. Une solution à1 pour 1000 d'ammoniums quaternaires peut être employée. Les oeufs sont laissés à l'air jusqu'à ce qu'ils soient secs, sans les rincer, ni les essuyer. En cas d'infection du sac vitellin, le traitement des jeunes oiseaux aux antibiotiques est en général aléatoire mais peut cependant être tenté.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 17:51
Bernaches nonnettes

Bernaches nonnettes

 

GENERALITES SUR LES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

Les  aquatiques d'ornement comprennent une quantité d'oiseaux nageurs, parmi lesquels les cygnes, les oies et les canards et assimilés constituent le groupe le plus nombreux, comportant au total plus de 220 espèces. Certaines peuvent être facilement tenues en captivité.

La nature a pris des dispositions spéciales pour permettre aux oiseaux aquatiques de se mouvoir facilement sur l'eau qui est leur élément naturel. Leur corps contient un certain nombre de vides, ce qui réduit leur poids par rapport au volume ; certains os renferment de l'air et ces réservoirs d'air ont un effet pneumatique dont les oiseaux profitent.

Leur tronc a une forme caractéristique, aplati et pourvu d'une large surface portante, il rappelle la coque d'un bateau. Le bréchet se prolonge loin vers l'arrière, et les côtes sont très longues ; leurs pieds sont palmés, ce qui les rend capables de se déplacer rapidement sur l'eau. Leur large bec est aplati et garni sur les côtés de lamelles faisant fonction de passoire, qui leur permet de recueillir leur nourriture dans l'eau. L'eau et la vase passent à travers, et les éléments nutritifs (plantes, coquillages, vers) sont retenus dans le bec avant d’être absorbés.

La couche de graisse sur la poitrine et le ventre constitue une protection contre un trop grand refroidissement du corps. A J'extrémité du dos, quelques centimètres avant l'attache des pennes caudales du milieu. se trouve une glande reconnaissable à un léger renflement, garni d'une courte touffe de plumes. Cette glande est d'une importance essentielle pour les oiseaux aquatiques, car elle sécrète une substance grasse servant à enduire le plumage, le rendre lisse et imperméable., Sous une pression légère, les pores de la glande sécrètent une substance jaunâtre, assez limpide, qui est fortement hydrofuge, et sent l'huile.

Les oiseaux aquatiques enduisent quoti­diennement tout leur corps de cette « huile » qu'ils répartissent avec leur bec sur les plumes sans en oublier aucune.

Le fait que le palmipède ne puisse se baigner pendant quelques jours entraîne l'arrêt du fonctionnement de la glande. Il est donc impératif de permettre aux oiseaux aquatiques de se baigner chaque fois qu’ils en éprouvent le besoin. Un oiseau aquatique d'ornement, qui a été manipulé par l'homme. ira toujours d'abord se baigner, dès qu'il aura retrouvé sa liberté, afin que son plumage soit de nouveau propre et en ordre.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:10
LES NICHEES

LES NICHEES

Une des grandes satisfactions des éleveurs est de voir naître et se développer les lapereaux. Dès que la mise‑bas est accomplie, que le nid contient des petits nés normalement, l'éleveur fonde sur eux de grands espoirs, surtout si les reproducteurs sont qualifiés et en parfaite santé. Il les voit grandir en imagination, se les représente déjà dans une case d'exposition, hautement classés et admirés des visiteurs. Il compte par avance sur le produit d'une vente inté­ressante et édifie ainsi tout un plan d'avenir.

La réalité est souvent moins brillante car, même avec de très beaux sujets, la descen­dance laisse à désirer à différents points de vue et le succès se fait souvent attendre longtemps. Quoi qu'il en soit, les nichées méritent des soins assidus, car c'est d'elles que dépend le peuplement continu du clapier.

La première précaution que prendra l'éleveur, c'est de contrôler le nombre des petits contenus dans le nid. Il procédera à cette opération le premier ou le deuxième jour après la naissance et devra éliminer sans pitié les jeunes en surnombre.

Pour ce faire, il prendra la femelle avec précaution et sans brusquerie, pour la déposer dans un autre endroit. Il sortira les petits du nid et tuera les plus chétifs d'abord, puis d'autres si nécessaire. Il va sans dire que, suivant la température exté­rieure, il faudra agir vite et tout exécuter en un minimum de temps. Les jeunes restants seront replacés dans leur berceau et la mère réintégrée doucement dans son logis. La plupart du temps, elle ne s'aperçoit de rien, surtout si on lui présente un morceau de pain, un brin d'herbe ou une carotte.

Combien une femelle peut‑elle norma­lement élever de lapereaux ? Chez les lapins, comme chez tous les mammifères, certaines femelles donnent du lait en abondance et d'autres beaucoup moins. Si l'on a à s'occuper d'une jeune lapine qui niche pour la première fois, la prudence exige qu'il ne lui soit laissé qu'un nombre limité de jeunes, 4 ou 5, au maximum.

Quand elle aura prouvé ses qualités de bonne nourrice, on pourra, aux nichées suivantes, augmenter le nombre des nour­rissons, en considérant que le chiffre de six ne doit pas être dépassé.

Cependant, une question de race peut entrer ici en considération. Nous estimons que, logiquement, il faut laisser moins de petits aux femelles des grandes races qu'à celles de petites races, cela en vue de favo­riser la croissance des sujets appartenant aux premières. En conséquence, une femelle de petite race, connue comme une bonne laitière, pourrait, à la rigueur, élever 6 ou exceptionnellement 7 petits; mais on se trouvera toujours bien de se contenter d'un nombre de lapereaux limité.

Il est plus avantageux qu'un petit nombre de jeunes arrivent à un développement normal que d'en perdre une partie faute d'une alimentation suffisante. De plus, dans ce dernier cas, les survivants n'ayant pas été abondamment nourris dès le début, risquent de rester chétifs et de ne se développer qu'au ralenti.

Il est ennuyeux de devoir tuer des lape­reaux qui proviennent de reproducteurs de valeur, car il n'existe aucun moyen de déterminer ceux qui sont aptes à devenir des sujets de choix. Pour éviter cette alter­native désagréable, on peut avoir recours à une femelle éleveuse, appartenant à une autre race ou ayant un défaut, qui pourra recevoir une part de la nichée trop nombreuse. Elle devra posséder toutes les qualités d'une bonne éleveuse. Elle aura été couverte un ou deux jours avant celle dont elle devra élever les petits. Le moment venu, les lapereaux de la femelle éleveuse seront  tués et la nichée qu'on désire garder sera partagée entre les deux.

Le nid étant en ordre, l'éleveur laissera la nichée dans la plus grande tranquillité possible et se bornera aux soins journaliers indispensables. En même temps, il observera discrètement et pourra parfaitement se rendre compte de visu si tout se passe nor­malement. Au bout d'un ou deux jours, l'aspect du poil qui recouvre le nid se modifie et indique que la mère allaite ses petits. Si ces derniers sont tranquilles, c'est qu'ils ne manquent de rien. Si, au contraire, ils poussent de petits gémissements ou s'ils sont agités et sursautent nerveusement, c'est qu'ils ont faim, parce qu'insuffisam­ment nourris. Le silence et la quiétude du nid se prolongeront dans la proportion des qualités de la mère.

Il pourra arriver exceptionnellement qu'une odeur nauséabonde révèle la mort d'un lapereau au nid. En pareil cas, l'éleveur devra intervenir au plus tôt ; il enlèvera le petit cadavre en décomposition et remettra tout en ordre comme indiqué précédemment.

Au fur et à mesure de la croissance des jeunes, le nid se découvre. Le 12ème jour, les yeux s'ouvrent et il est prudent de visiter tous les petits pour vérifier s'il n'y a pas des paupières collées. Si le cas se présente, il suffit de laver deux ou trois fois les yeux malades avec de l'eau bouillie.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 18:03
Eléments fondamentaux pour l'élevage des poussins

   ELEMENTS FONDAMENTAUX POUR

L’ELEVAGE DES POUSSINS

Des poussins de bonne qualité, une ali­mentation correcte, une gestion de l'élevage saine, un contrôle sanitaire rigoureux, sont indispensables pour élever des sujets de qualité en claustration. L'époque est loin où les aviculteurs croyaient néces­saires d'élever leurs poulettes sur parcours libres. La tendance moderne est nettement en faveur de l'élevage en claustration. Voici pourquoi:

‑ Les sujets peuvent être surveillés plus attentivement et plus facilement.

‑ Il y a économie de travail, donc de main­-d'oeuvre.

- On a besoin de bien moins de terrain.

- On peut élever des volailles, avec suc­cès, à n'importe quelle époque de l'année.

‑ Les rapaces (et autres nuisibles) ne créent plus de difficulté.

Etant donné les connaissances actuelles en ce qui concerne la nutrition, il n'est plus nécessaire de dépendre de parcours libres pour nourrir des oiseaux. Le nutritionniste avi­cole charge ses formules alimentaires d'élé­ments nutritifs que seuls les parcours libres et herbeux pouvaient nous fournir autrefois. Il n'est même plus besoin de soleil.

Il y a pourtant un élément que les animaux sur parcours libres reçoivent en abondance, et qui manque aux oiseaux élevés en claus­tration, c'est l'air frais. En raison du pro­blème aigu que pose aujourd'hui la C.R.D., ou maladie chronique des voies respiratoi­res, l'air frais est tout à fait essentiel. On sait que les oiseaux élevés sur parcours libre étaient bien plus indemnes d’affections respiratoires que ceux élevés en claustration. La très nette différence d'élevage pro­vient de ce que les volailles sur parcours libre reçoivent abondamment de l'air frais alors que ceux tenus en claustration en sont plus ou moins privés.

 

          FACTEURS CLEFS A CONSIDERER

Quelle que soit la méthode que vous au­rez à employer, il y a certains points fonda­mentaux qu'il vous faudra prendre en considération. Ce sont les suivants :

‑ Choisissez des poussins possédant tou­tes les qualités en vue d’obtenir une performance maxima, ce qui comprend la vigueur et la viabilité aussi bien que les capacités de pro­duction.

‑ Améliorez constamment leurs conditions sanitaires.

‑ Fournissez à vos sujets une tempéra­ture contrôlée.

‑ Procurez‑leur un très large espace vi­tal, c'est‑à‑dire tous leurs aises sous l'éle­veuse, de l'espace au sol, des facilités aux mangeoires et aux abreuvoirs.

- Entretenez correctement la litière.

‑ Aérez intelligemment.

‑ N'utilisez l'éclairage artificiel que si c'est nécessaire.

‑ Distribuez une alimentation bien équili­brée et tenez‑vous en à un programme d'ali‑

mentation «sensé».

‑Vaccinez, et utilisez les médicaments avec beaucoup de précautions.

‑ Utilisez rationnellement la main‑d'oeuvre.

S'il est vrai que l'on peut utiliser avec suc­cès la litière permanente ou litière montée, cela ne veut pas dire que la vieille litière doive être réemployée pour une seconde bande de poussins. La  litière ancienne risque fort de renfermer des coccidies, des oeufs de vers et autres germes nocifs, susceptibles de provoquer des maladies redoutables.

 

CONSEILS D'HYGIENE

- Nettoyer, brosser et désinfecter la pous­sinière, bien avant l'arrivée des poussins.

‑ Nettoyer les abreuvoirs au moins une fois par jour.

‑ Ne pas élever ensemble des oiseaux qui proviennent d'élevages différents: le faire provoquerait des troubles d’origine sanitaire.

En général, la température de démarrage devrait être de 35 degrés dans la zone chauffée, à 3 centimètres au‑dessus de la li­tière. Réduisez la température de 2 degrés par semaine, jusqu'à la sixième semaine, c'est‑à‑dire au moment où l'on arrête complètement le chauffage.

 

LE "SENS AVICOLE"

Un «bon sens avicole » est nécessaire pour savoir régler la température du démar­rage et celles de l'élevage des poussins. Observez attentivement vos oiseaux. Un pépiement de contentement des oiseaux, couchés les uns à côté des autres, indique à l'aviculteur que ses sujets sont confortablement installés. Mais des cris plaintifs et aigus, l'entassement des jeunes oiseaux les uns contre les autres, indiquent à l'aviculteur que ses poussins ont froid.

 

BOIRE A L'AISE

Des expérience ont prouvé que les oiseaux n'aiment pas l'eau plus chaude que la température de la pièce. Cela ne veut pas dire cependant que l'eau, pour les petits poussins, ne doivent pas être réchauffée si nécessaire. Souvenez‑vous, aussi, que les poussins doivent disposer de beaucoup d'abreuvoirs. Et surtout, ne laissez jamais un abreuvoir vide. Et faites «grandir» vos abreu­voirs en même temps que vos poussins. At­tention : remplacez tous vos abreuvoirs en­semble lorsque vous en mettez de plus grands ; sans cela, vos poussins iront, sans se lasser, vers les petits qui seront vides, mais auxquels ils seront déja habitués.

 

MANGER A L'AISE

Comme pour l'espace vital pour boire, que vous leur fournissez en mettant à leur dispisition une bonne longueur d'abreuvoirs, donnez à vos poussins une bonne longueur de man­geoires : cela supprimera l'apparition des «caïds» parmi votre cheptel. Dès lâge de 6 à 12 semaines, les volailles construisent leur «ordre social» à coups de bec. La puissance, l'autorité du bec devient si forte, que les su­jets les plus faibles peuvent être reduits à la famine si les longueurs de mangeoires et d'abreuvoirs ne sont pas adéquates (c’est‑à­-dire ne permettant pas à tous de boire et manger en même temps sans difficulté.

 

ET L'ECLAIRAGE ?

L’expérience montre que le recours à l'éclairage artificiel ne contribue pas a amé­liorer la croissance des poussins âgés de plus de 4 semaines. En général, l'éclairage artificiel sti­mule les poulettes et les force à com­mencer à pondre trop tôt. Cependant, il a été indiqué que l'usage de l'éclairage artifi­ciel, pour fournir une journée de 14 heures de lumière aux poulettes bien démarrées, à l'automne et au début de l'hiver, diminue l'effet stimulant de l'allongement des jours auquel ces sujets sont soumis au moment de leur développemeni sexuel.

En ce qui concerne la nourriture, il sem­ble certain que les oiseaux ne sont pas très capables d'équilibrer leur propre régime alimentaire. S’ils ont accès au libre choix, certains mangeront trop de grains et d'autres trop d’aliment composé, surtout si cette pâtée est donnée sous forme de granulés. La préférence va donc au régime pâtée‑seule, avec un aliment cal­culé pour effectuer un travail spécifique, seIon que les sujets sont destinés à composer un cheptel pour la chair, ou un troupeau de pondeuses à forte production.

 

PROGRAMME D'HYGIENE

Presque tous les sujets de remplacement élevés au sol reçoivent une alimentation con­tenant un anti‑coccidien, jusqu'à ce qu'ils at­teignent l'âge de 12 à 14 semaines.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 17:11
Eviter les carences alimentaires chez le pigeon

EVITER LES CARENCES ALIMENTAIRES

pour avoir des pigeons en parfaites conditions

 

La santé n'est pas seulement l'absence de maladies, mais aussi l'absence de carences. Les pigeons, comme tous les animaux ont besoin d'une bonne alimentation, mais un mélange de graines, même bien choisies, ne suffit pas à leur apporter tout ce qui leur est nécessaire, souvent en faibles quantités comme les vitamines et les minéraux.

 

LES VITAMINES

Le pigeon paraît moins exigeant que les volailles et semble pouvoir vivre sans vitami­nes autres que celles qu'il trouve dans son alimentation normale, si elle est assez va­riée; mais vivre ainsi c'est plutôt survivre, et il est prouvé qu'un supplément des diverses vitamines est absolument nécessaire pour maintenir la santé et la «forme» optimales. Onze vitamines sont nécessaires aux oi­seaux; toutes favorisent la résistance aux maladies, mais spécialement la vitamine A qui augmente la résistance des muqueuses digestives et respiratoires aux divers parasi­tes et microbes. Nous n'étudierons pas ici les actions propres de chaque vitamine sur le plumage, le métabolisme, la reproduction, mais toutes sont nécessaires à la santé, et il faut les apporter régulièrement au moins une à deux fois par semaine. Il est facile de les donner dans l'eau de boisson.

A propos des vitamines, il faut rectifier cer­taines idées fausses et très répandues :

‑ chaque vitamine a une ou plusieurs ac­tions propres, et on ne peut pas les rempla­cer les unes par les autres ;

‑ la verdure, les fruits (que les pigeons ne consomment d'ailleurs pas volontiers) ne con­tiennent que certaines vitamines, souvent en quantités très insuffisantes.

‑ une préparation vitaminée trop ancienne peut étre moins efficace, mais n'est pas dan­gereuse ;

‑ l'huile de foie de morue apporte bien les vitamines A et D, mais joue le rôle d'antivita­mine E (attention à la fécondation, et aux trou­bles nerveux des jeunes).

 

LES MINERAUX

Tous les animaux ont besoin de phosphore et de calcium pour former leurs os. La vita­mine D aide l'animal à les utiliser. Un bon squelette est un facteur de résistance physi­que et de performances sportives. Beaucoup d'éleveurs de pigeons font, à leur sujet, de graves erreurs en donnant surtout du cal­cium (coquilles d'huîtres, coquilles d'oeufs). Les graines contiennent du phosphore, mais sous forme de phytine que les oiseaux n'uti­lisent pas. Il est donc indispensable de leur apporter du phosphore minéral sous forme de phosphates (phosphate bicalcique, pou­dre d'os). Le manque de phosphore peut causer des faiblesses des pattes et des boîteries chez les races très lourdes, mais, dé façon moins visible, il handicape le vol. Il existe des préparations à base de phosphore et de calcium, faciles à donner dans l'eau.

Le phosphore, à côté ou même avant son rôle dans la formation d'os solides, en joue un encore plus important sur les organes nerveux et sur les muscles, organes de l'ef­fort (formation d'acide adénosinephosphori­que). A ce titre, les apports de phosphore complémentaires de la ration de graines sont donc essentiels dans la préparation des oi­seaux aux performances sportives élevées. Les composés minéraux hydrosolubles, par leur facilité d'emploi, sont donc, non seulement des compléments utiles pour les jeu­nes et les reproducteurs, mais surtout des produits précieux pour les oiseaux de vol. On les emploie alors huit jours de suite, avant les compétitions ; ils constituent un apport de minéraux normaux, ce qui n'est nullement un élément dopant au sens où on l'entend en sport.

Ils ne con­tiennent ni phosphore ni calcium, ou en quan­lités si faibles qu'elles ne peuvent pas être prises en compte, bien que parfois mentionnées sur les étiquettes, ce qui entretient une confusion lourde de conséquences pour les oiseaux. Le sel ou chlorure de sodium est égale­ment nécessaire aux pigeons; on le donne sous forme de blocs de sel, mais nombreux sont ceux qui croient que ces blocs apportent tous les mi­néraux. C'est une grave erreur !

La ration alimentaire d'un pigeon doit con­tenir environ 2% de phosphate de calcium, et 0,3 à 0,5% de sel. Ces quantités peuvent être apportées séparément comme nous l'avons vu, sous la forme de granulé minéral ou poudre, ou en liquide dans l'eau de boisson, ou en bloc pour le sel. Les oiseaux, par instinct, en consomment suivant leurs besoins.

Avec les vitamines et les minéraux, nous disposons d'un moyen d'assurer aux pigeons, quel que soit le type d’élevage, un complément indispensable de leur ration de graines, en toutes saisons.

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:02
La mue chez les canaris

LA MUE CHEZ LES CANARIS

 

En premier lieu, il faut savoir qu'il est plus sage de mettre au repos nos canaris fatigués par une rude saison d'élevage, avant d'aborder la période relativement délicate de la mue : juillet aura donc marqué la fin des couvées et nichées.

Quelles sont les causes de la mue ? On pense qu'elle est liée au soleil (à son cycle et à la variation de l'intensité lumineuse des rayons qui agiraient sur l'hypophyse, provoquant l'excitation de la thyroïde.) En fait ce serait donc cette dernière qui recevrait des stimulus extérieurs (rayons solaires) et déclen­cherait le processus de la chute des plumes. Nous assistons donc à un phénomène hormonal qui se traduit en pratique par la chute et la repousse qua­si‑simultanée du plumage de l'oiseau. Ainsi avant d'arriver à l'hiver, nos pensionnaires possèdent un manteau tout neuf qui les protègera contre les rigueurs du froid. La mue s'étend généralement sur une période d'un à deux mois selon les sujets.

Les jeunes de l'année perdent leurs pre­mières plumes trois mois environ après leur naissance, pour ceux qui sont nés en début d'élevage, un mois et demi à deux mois pour ceux de l'arrière saison. Ils ne renouvellent que leurs plumes de couverture du corps, celles de la queue et des ailes ne tombant que l'année suivante : on l'appelle pour cette rai­son mue juvénile.

Les adultes perdent toutes leurs plumes (progressivement bien entendu), en commençant par les rectrices et les tectrices. puis les épaules, les flancs, le reste du duvet, en ter­minant par celles de la tête. Il est évident que les nouvelles plumes repoussent au fur et à mesure que tombent les anciennes. On comprend ainsi aisément l'épreuve que subissent les canaris. Nous constatons d'ailleurs bien souvent dans nos cages ou volières, des sujets légèrement en boule. Tous sont tristes, les mâles ne chantent plus et l'activité est réduite pour les deux sexes. Du fait de l'affaiblissement passager de nos oiseaux nous devons redoubler de soins à leur égard. En effet, ils sont beau­coup plus vulnérables aux divers agents microbiens et parasitaires, et une maladie qui se déclarerait aurait rai­son du peu de résistance qui subsiste en­core en eux. D'ailleurs, il n' est pas rare, à cette époque, de perdre un petit nombre d’oiseaux. Une très grosse fatigue après la saison d'éle­vage, un affaiblissement dû à une maladie quelconque, auxquels s'est ajouté le «stress» de la mue en sont les causes.

Afin de traverser dans les meilleures condi­tions cette phase relativement difficile pour nos pensionnaires, nous prendrons cer­taines précautions. Tout d'abord nous essaie­rons de loger nos oiseaux en volière ou tout du moins dans des cages très spacieuses. Nous les protégerons au maximum des cou­rants d'air, d'une trop grande humidité, des dérangements excessifs, notamment nous ne les attraperons qu'en cas d'extrême nécessi­té. Ensuite nous leur distribuerons une nour­riture appropriée : mélange de graines habi­tuel ( 50% alpiste, 30% navette, 10% gruau d'avoine, 5% niger, 5% lin), de la pâtée à l'oeuf trois fois par semaine environ (propor­tion d'un oeuf pour six cuillères de pâtée sèche ), quelques gouttes d'un bon com­plexe vitaminé deux fois par semaine dans l'eau de boisson contenu dans un abreuvoir et dans un même volume d'eau, à raison de trois fois par semaine, quelques gouttes d'un bon draineur hépatique. Ne pas oublier par ailleurs de distribuer quoti­diennement des carottes râpées dont l'ac­tion bienfaisante sur les intestins est fort précieuse. Naturellement l'hygiène doit être des plus rigoureuses en cette période, aussi bien pour le matériel que pour les oi­seaux. Pour ces derniers, nous fournirons chaque jour la baignoire en prenant la pré­caution de l'ôter suffisamment tôt afin que le plumage ait le temps de sécher avant la tom­bée de la nuit.

Si la mue, telle que nous venons de le voir, est une manifestation tout à fait natu­relle et normale de juillet à octobre, par con­tre en dehors de cette période, il est absolu­ment alarmant de constater la perte continue de plumes. Nous sommes, cette fois, en face d'un phénomène particulier surnommé fausse‑mue. Dans la plupart des cas, elle est provoquée par un excès de chaleur, de sécheresse, d'éclairage artificiel. Pour l'évi­ter, il faut donc veiller aux bonnes conditions d’élevage, en suppri­mant les causes déterminées ci‑dessus ; il n'y a pas de remède radical. Néanmoins, une distribution soutenue de vitamines, d'oligo‑éléments, d'acides aminés, arrive à pallier au bout d'un temps assez long cette fausse mue. Nous comprenons donc l'intérêt capital que nous avons à pré­venir cette anomalie. Il faut d'ailleurs ajouter que les oiseaux atteints sont le plus souvent impropres à la reproduction car ils ne retrouvent leurs facultés qu'après avoir refait une mue normale (c'est à dire en juillet). Il y a bien sûr des exceptions à cette règle, mais les résultats sont toujours moins bons avec de tels oiseaux.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 17:11
Précautions à prendre contre les fortes chaleurs

DES PRECAUTIONS A PRENDRE

PENDANT LES FORTES CHALEURS

 

Le soleil d'été constitue un extraordinaire moyen d'anéantir les germes et la vermine aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des poulaillers. C'est également dans les rayons ultra‑violet que les volailles, jeunes ou adul­tes, trouvent la vitamine D nécessaire à leur croissance et à leur maintien en bonne san­té.

C'est surtout durant les mois les plus chauds que l'éleveur se devra de veiller plus particulièrement au con­fort de ses volailles les plus jeunes et les plus âgées. Dans la mesure où elles ne trans­pirent pas, il n'est pas toujours aisé de sa­voir si elles ont chaud, d'où le risque de ne pas leur apporter une protection suffisante. Comme les chiens, elles peuvent haleter, mais elles préfèrent plus encore se rouler dans la terre humide d'un endroit ombragé. Il est donc bénéfique de penser à humidifier les bains de poussière, opération qu'il vaut mieux réaliser le soir venu afin que le lende­main la terre à laquelle on aura ajouté un peu de sable fin, soit simplement humide et non boueuse.

Lorsque la température devient trop étouf­fante, sans le moindre souffle d'air, il con­viendra de protéger les volailles en leur amé­nageant des zones d'ombre sous peine de les voir souffrir d'un excès de chaleur, comme elles souffriraient d'ailleurs de tout autre ex­cès.

Quand la température approche les 35 degrés, il est nécessaire de se montrer vigi­lant en ce qui concerne le degré de chaleur dans les poulaillers et les nids.

Les volailles affectées par une trop forte chaleur se couchent sur le sol, le bec en avant. Elles cherchent un peu de fraîcheur venue de la terre et si vous avez pensé à arroser celle‑ci la veille au soir, elles seront alors un peu soulagées.

Quant à celles qui seront le plus durement touchées, il est conseillé de les plonger dans de l'eau fraîche en prenant garde tou­tefois de ne pas mouiller la tête, puis de les placer dans un endroit ombragé.

Par temps chaud, il faut inciter les animaux à sortir du poulailler en leur installant des zones ombragées sur leur par­cours. S'il n'existe pas d'ombre naturelle, on peut fabriquer une plate‑forme recouverte de buissons, de branchages ou même de sim­ples sacs de toile, sous laquelle on dispose­ra des abreuvoirs et où on pourra arroser le sol.

S'il n'est pas possible de procéder à un tel aménagement, il faut concentrer tous ses ef­forts à rendre les locaux dans lesquels évo­luent les volailles aussi frais que possible.

Ceci est réalisable en passant une pein­ture blanche sur le toit et en faisant des ou­vertures d’aération dans la partie basse du mur du fond.

En cas d'urgence, à l'aide d'un tuyau, on peut asperger, de façon modérée les vo­lailles qui sont rentrées dans le poulailler et qui sont accablées de chaleur.

Il est préférable d'installer les nids du côté Est du poulailler ou dans le fond afin que les poules en train de pondre n'aient pas à pâtir d'une chaleur trop forte. Lorsque les nids sont déjà construits sur le devant du bâtiment, il faudra les enduire d'une peinture semblable à celle qu'on aura utilisée pour le toit, et équi­per le local d'un système de ventilation ap­proprié. Généralement, quand il fait trop chaud dans les nids, les poules ont tendance à pondre leurs oeufs sur le sol.

Pourtant, même en prenant toutes ces pré­cautions, il arrivera que des volailles suc­comberont encore parce qu'elles n'auront pas pu disposer d'eau suffisamment pro­pre et fraîche.

L'abreuvoir automatique représente un dis­positif qui, une fois placé dans les parquets, nécessite une ombre assez importante pour permettre aux animaux de boire en se te­nant à l'abri du soleil car c’est l'ensemble du système et pas seulement l'endroit où se trouve l'eau qui doit être tenu à l'abri. Si on utilise un matériau foncé, il faudra également le pein­dre en blanc car cette couleur, à la diffé­rence d'autres teintes qui attirent la chaleur, a la particularité d'atténuer cette dernière.

Il est aussi primordial de garder propres les réci­pients car une eau sale, même quand la soif se manifeste, n'est guère appétissante.

La digestion des volailles relève d'un pro­cessus de fermentation qu’il ne faut surtout pas le bouleverser en employant de la nour­riture dont la fraîcheur laisse à désirer. En outre, évitez de donner des déchets durant les mois les plus chauds de l'été. Rappelez ­vous qu'on ne doit pas non plus laisser de pâtée humide dans les mangeoires. Ne ser­vez jamais de verdure qui ne soit pas fraî­che.

Si, malgré tout, on utilise une pâtée hu­mide, il est préférable d'accompagner celle­-ci de verdure fraîche finement hâchée, en attendant le soir pour servir le grain.

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 11:39
Les qualités d'un bon clapier clapier

LES QUALITES D’UN BON CLAPIER

 

LE CLAPIER DOIT ETRE SEC

L'humidité est une des plus ferventes adversaires de la gent cunicole, incommo­dant non seulement le lapin qui aime s'éten­dre entre ses repas, mais aussi et surtout favorisant l'éclosion et la contagion des maladies.

Pour réduire l’humidité à l’intérieur du cla­pier, il est indispensable en premier lieu d'assurer le mieux possible l'écoulement des urines. Le minimum que l'on puisse faire à cette intention est, si la case consiste en une simple caisse, de percer son fond de trous. Mais c'est en réalité insuffisant, et l'on ne saurait trop recommander de cons­truire le fond des cases en matériaux imper­méables, (bois recouvert de zinc, plaque de fibro‑ciment, etc ... ) en lui donnant une légère pente d'avant en arrière (3 à 4 centimètres). Sur ce fond sera posé un cadre en bois amovible, sur lequel seront cloués des liteaux de coupe trapézoïdale distants de 1,5 cm à leur base et de 0,5 cm à la surface supérieure, avec un grillage à mailles fines. C'est sur cette sorte de calle­botis ou sur ce grillage que vivront les animaux. Leurs urines tomberont sur le fond imperméable et s'écouleront au dehors dans une goulotte prévue à cet effet. De plus, le cadre étant amovible, le nettoyage de la case sera facilité.

Lorsque les cases ne sont pas super­posées, on peut à la rigueur supprimer le double fond imperméable ; les urines tom­bent alors directement sur le soi. En suréle­vant suffisamment les cases, il est commode, en plaçant en‑dessous un matériau absorbant, de maintenir le sol propre par des nettoyages fréquents.

Une autre cause de l'humidité provient des précipitations atmosphériques, lorsque le clapier est placé à l'extérieur. Dans ce cas, il faut non seulement rendre les parois des cases parfaitement étanches (couvre‑joints, planches bouvetées) mais aussi prolonger le toit par un auvent suffi­samment grand pour empêcher la pluie ou la neige de pénétrer dans les cases.

Favorisent enfin l'humidité, une expo­sition au nord et certains matériaux, telles les pierres poreuses, si le clapier est en maçonnerie et souvent aussi le ciment, surtout si les parois sont épaisses. La vapeur d'eau provenant de la respiration des lapins se condense sur les parois et ruis­selle à l'intérieur lorsque la température est basse. Pour la construction d'un clapier, les matériaux à préférer sont ceux qui sont les plus isothermes.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE AERE ET SUFFISAMMENT ECLAIRE

Ces deux conditions complètent heu­reusement la première. Il est bien évident en effet que si elles sont réalisées, l'état de sécheresse du clapier sera plus facile à maintenir ; d'autre part, l'état sanitaire des animaux y gagnera. Mais qui dit aération ne dit pas courants d'air. Ceux‑ci sont à éviter très soigneusement.

En pratique, cela nous amènera à munir les cases de portes largement grillagées, facilitant la circulation de l'air et la pénétra­tion de la lumière. Quant à la quantité de cette dernière, s'il s'agit d'un clapier intérieur, un hangar clair sera parfait. Si le clapier doit rester dehors, nous l'orienterons de préférence à l'Est.

Ce faisant, les lapins profiteront des rayons du soleil levant, tout en évitant les rayons brûlants de l'été. Ils craignent en effet la trop grande chaleur. Quant au froid, notons‑le ne passant, les lapins le suppor­tent bien ; cependant il est préférable de protéger les cases des vents glacés et d'éviter que la température y descende au­-dessous de zéro, ce qui provoquerait tout au moins le gel de l'eau de boisson, et d’autres inconvénients.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE TRES FACILE A NETTOYER

La propreté des cases est nécessaire ; il faut changer fréquemment les litières, désinfecter régulièrement et immédiatement si les maladies se déclarent. Pour plus de commodités, nous munirons les cases de portes amovibles, (nous savons déjà qu'elles doivent être larges) : nous éviterons d'y laisser subsister des recoins inaccessi­bles. Les clapiers entièrement démontables sont particulièrement à recommander.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE D'ACCES ET DE SERVICE FACILES

En cuniculture, l’oeil du maître, comme partout, est indispensable. C'est en surveillant ses élèves régulière­ment qu'on décèlera à temps la maladie, qu'on séparera des batailleurs, qu'on remé­diera à telle ou telle imperfection. La distri­bution de la nourriture est une opération importante qui doit être faite, si possible, à heuresfixes et soigneusement.

Or , si pour parvenir au clapier il faut parcourir un trop long chemin sous la pluie, patauger dans la boue, se faufiler dans des portes étroites, il y a de grandes chances pour que la négligence fasse place à l'atten­tion et aux soins nécessaires. Placez donc votre clapier dans un endroit facilement accessible en tout temps. S'il est à l'exté­rieur, ne craignez pas d'allonger l'auvent dont nous avons parlé pour que vous ayez toujours les pieds au sec.

Si votre clapier a quelque importance, vous‑avez avantage à cimenter le sol sur lequel il repose et à prévoir sur le devant, une allée couverte par l'auvent et également cimentée. Ayez d'autre part à proximité, votre réserve de nourriture (paille etr foin notamment) ainsi qu’un local où vous pourrez préparer les aliments.

 

LE CLAPIER DOIT ETRE VASTE

Prisonnier et passant souvent toute son existence en cellule, le lapin apprécie l'espace et en profite. Vous avez certaine­ment remarqué combien, lorsqu'il est en bonne santé, il aime bondir dans sa case ; il en fait habilement le tour en quelques sauts. Ainsi a‑t‑on intérêt à ne pas le tenir trop à l'étroit.

Les jeunes en voie de croissance gagneront beaucoup à pouvoir développer leurs muscles par un peu d'exercice. C'est pourquoi il faut prévoir pour une case les dimensions intérieures suivantes : longueur = 70 cm ; profondeur = 60 cm ; hauteur = 50 cm. Ce sont là des dimensions moyennes. Elles devront être augmentées si l'on élève des lapins de grande taille, tels que les Géants des Flandres. Elles pourront être réduites pour les petites races : Noir et Feu, Petit Russe, par exemple. C'est surtout la longueur qu'il y aura lieu d'augmenter ou de diminuer.

Nous vous conseillons de toute façon de ne pas donner à la profondeur plus de 60 cm. La raison est facile à comprendre. Vous aurez souvent à saisir un lapin pour le sortir de sa case. Les cases d'engraissement devront être plus étroites. L'animal alors complète­ment développé, prendra d'autant plus vite la graisse qu'il aura moins l'occasion ou la possiblité de gambader.

En revanche, pour mettre bas et élever leur portée, les lapines ont besoin de cases plus vastes. Nous ne saurions trop recom­mander dans ce cas l'usage des cases doubles, qui d'ailleurs rendent de multiples services. Une case double possède tout simplement une longueur double d'une case ordinaire. Une cloison mobile placée au milieu la sépare en deux. En retirant cette cloison, on dispose en temps opportun de la surface nécessaire à plusieurs animaux. Le clapier sera heureusement complété par des parcs pour jeunes.

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