Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 16:22

 

Coq-Nagasaki-2-copie-1.jpg

 

 

ELEMENTS FONDAMENTAUX POUR

L’ELEVAGE DES POUSSINS

Des poussins de bonne qualité, une ali­mentation correcte, une gestion de l'élevage saine, un contrôle sanitaire rigoureux, sont indispensables pour élever des sujets de qualité en claustration. L'époque est loin où les aviculteurs croyaient néces­saires d'élever leurs poulettes sur parcours libres. La tendance moderne est nettement en faveur de l'élevage en claustration. Voici pourquoi:

- Les sujets peuvent être surveillés plus attentivement et plus facilement.

- Il y a économie de travail, donc de main­-d'oeuvre.

- On a besoin de bien moins de terrain.

- On peut élever des volailles, avec suc­cès, à n'importe quelle époque de l'année.

- Les rapaces (et autres nuisibles) ne créent plus de difficulté.

Etant donné les connaissances actuelles en ce qui concerne la nutrition, il n'est plus nécessaire de dépendre de parcours libres pour nourrir des oiseaux. Le nutritionniste avi­cole charge ses formules alimentaires d'élé­ments nutritifs que seuls les parcours libres et herbeux pouvaient nous fournir autrefois. Il n'est même plus besoin de soleil.

Il y a pourtant un élément que les animaux sur parcours libres reçoivent en abondance, et qui manque aux oiseaux élevés en claus­tration, c'est l'air frais. En raison du pro­blème aigu que pose aujourd'hui la C.R.D., ou maladie chronique des voies respiratoi­res, l'air frais est tout à fait essentiel. On sait que les oiseaux élevés sur parcours libre étaient bien plus indemnes d’affections respiratoires que ceux élevés en claustration. La très nette différence d'élevage pro­vient de ce que les volailles sur parcours libre reçoivent abondamment de l'air frais alors que ceux tenus en claustration en sont plus ou moins privés.

 

         FACTEURS-CLEFS A CONSIDERER

 

Quelle que soit la méthode que vous au­rez à employer, il y a certains points fonda­mentaux qu'il vous faudra prendre en considération. Ce sont les suivants :

- Choisissez des poussins possédant tou­tes les qualités en vue d’obtenir une performance maxima, ce qui comprend la vigueur et la viabilité aussi bien que les capacités de pro­duction.

- Améliorez constamment leurs conditions sanitaires.

- Fournissez à vos sujets une tempéra­ture contrôlée.

- Procurez-leur un très large espace vi­tal, c'est-à-dire tous leurs aises sous l'éle­veuse, de l'espace au sol, des facilités aux mangeoires et aux abreuvoirs.

- Entretenez correctement la litière.

- Aérez intelligemment.

- N'utilisez l'éclairage artificiel que si c'est nécessaire.

- Distribuez une alimentation bien équili­brée et tenez-vous en à un programme d'alimentation «sensé».

- Vaccinez, et utilisez les médicaments avec beaucoup de précautions.

-  Utilisez rationnellement la main-d'oeuvre.

S'il est vrai que l'on peut utiliser avec suc­cès la litière permanente ou litière montée, cela ne veut pas dire que la vieille litière doive être réemployée pour une seconde bande de poussins. La  litière ancienne risque fort de renfermer des coccidies, des oeufs de vers et autres germes nocifs, susceptibles de provoquer des maladies redoutables.

 

CONSEILS D'HYGIENE

 

- Nettoyez, brossez et désinfectez la pous­sinière, bien avant l'arrivée des poussins.

- Nettoyez les abreuvoirs au moins une fois par jour.

- Ne pas élever ensemble des oiseaux qui proviennent d'élevages différents: le faire provoquerait des troubles d’origine sanitaire.

En général, la température de démarrage devrait être de 35 degrés dans la zone chauffée, à 3 centimètres au-dessus de la li­tière. Réduisez la température de 2 degrés par semaine, jusqu'à la sixième semaine, c'est-à-dire au moment où l'on arrête complètement le chauffage.

 

LE "SENS AVICOLE"

 

Un «bon sens avicole » est nécessaire pour savoir régler la température du démar­rage et celles de l'élevage des poussins. Observez attentivement vos oiseaux. Un pépiement de contentement des oiseaux, couchés les uns à côté des autres, indique à l'aviculteur que ses sujets sont confortablement installés. Mais des cris plaintifs et aigus, l'entassement des jeunes oiseaux les uns contre les autres, indiquent à l'aviculteur que ses poussins ont froid.

 

BOIRE A L'AISE

 

Des expérience ont prouvé que les oiseaux n'aiment pas l'eau plus chaude que la température de la pièce. Cela ne veut pas dire cependant que l'eau, pour les petits poussins, ne doivent pas être réchauffée si nécessaire. Souvenez-vous, aussi, que les poussins doivent disposer de beaucoup d'abreuvoirs. Et surtout, ne laissez jamais un abreuvoir vide. Et faites «grandir» vos abreu­voirs en même temps que vos poussins. At­tention : remplacez tous vos abreuvoirs en­semble lorsque vous en mettez de plus grands ; sans cela, vos poussins iront, sans se lasser, vers les petits qui seront vides, mais auxquels ils seront déja habitués.

 

MANGER A L'AISE

 

Comme pour l'espace vital pour boire, que vous leur fournissez en mettant à leur dispisition une bonne longueur d'abreuvoirs, donnez à vos poussins une bonne longueur de man­geoires : cela supprimera l'apparition des «caïds» parmi votre cheptel. Dès lâge de 6 à 12 semaines, les volailles construisent leur «ordre social» à coups de bec. La puissance, l'autorité du bec devient si forte, que les su­jets les plus faibles peuvent être réduits à la famine si les longueurs de mangeoires et d'abreuvoirs ne sont pas adéquates (c’est‑à­-dire ne permettant pas à tous de boire et manger en même temps sans difficulté).

 

ET L'ECLAIRAGE ?

 

L’expérience montre que le recours à l'éclairage artificiel ne contribue pas a amé­liorer la croissance des poussins âgés de plus de 4 semaines. En général, l'éclairage artificiel sti­mule les poulettes et les force à com­mencer à pondre trop tôt. Cependant, il a été indiqué que l'usage de l'éclairage artifi­ciel, pour fournir une journée de 14 heures de lumière aux poulettes bien démarrées, à l'automne et au début de l'hiver, diminue l'effet stimulant de l'allongement des jours auquel ces sujets sont soumis au moment de leur développement sexuel.

En ce qui concerne la nourriture, il sem­ble certain que les oiseaux ne sont pas très capables d'équilibrer leur propre régime alimentaire. S’ils ont accès au libre choix, certains mangeront trop de grains et d'autres trop d’aliment composé, surtout si cette pâtée est donnée sous forme de granulés. La préférence va donc au régime pâtée seule, avec un aliment cal­culé pour effectuer un travail spécifique, seIon que les sujets sont destinés à composer un cheptel pour la chair, ou un troupeau de pondeuses à forte production.

 

PROGRAMME D'HYGIENE

 

Presque tous les sujets de remplacement élevés au sol reçoivent une alimentation con­tenant un anti-coccidien, jusqu'à ce qu'ils at­teignent l'âge de 12 à 14 semaines.

 

 

Poule Langshan allemande

 

 

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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 10:30

 

Canari-Lizard.jpg

 

Canari Lizard.

 

PREPARER LES CANARIS A LA REPRODUCTION

Il n'y a aucune réussite en quelque do­maine que ce soit sans une bonne prépara­tion. En canariculture, cette même règle s'ap­plique. Quelles sont donc ses modalités, c'est ce que nous allons essayer de voir ensemble dans ce qui va suivre.

Tout d'abord quelle en sera la durée ? On peut considérer qu'une période de deux mois est la moyenne générale, ce qui implique que pour ceux qui possèdent des oiseaux logés dans une pièce chauffée, le point de départ sera à la mi‑janvier, étant donné qu'ils peu­vent faire démarrer leur saison d'élevage vers la mi‑mars. Par contre pour ceux qui procé­deront à l'extérieur, un décalage d'un mois sera nécessaire par rapport aux premiers.

Le logement idéal sera la volière en faisant en sorte d'isoler les sexes, d'autant plus que les soins seront différents selon qu'il s'agira de mâles ou de femelles.

Le début de cette préparation est marqué par un traitement à base d'éléments natu­rels (surtout pas d'antibiotiques) destinés à "blanchir" les oiseaux, c'est à dire à assainir essentiellement leur tube digestif de façon à éviter les mortalités en coquille ou au nid. Cette méthode est donc utilisée deux mois avant la date prévue des accouplements. Elle est essentiellement préventive et a donc pour but de parer à d'éventuelles affections microbiennes, notamment la colibacillose et la salmonellose.

Ensuite un mois et demi avant la saison de reproduction, il est conseillé de distribuer aux femelles une  pâtée sèche de qualité. Parallèle­ment on peut ajouter des vitamines soit dans l'eau de boisson, soit dans la pâtée (dans ce dernier cas, on utilise des vitamines en poudre).

A présent, nous arrivons quelques semaines avant la date tant attendue. Il est temps de choyer un peu les mâles à leur tour. Pour ce faire, nous appliquerons le même pro­gramme que celui précédemment décrit pour les femelles, avec en plus une préparation spécifique à base d'extraits végétaux capa­bles de stimuler l'appareil reproducteur mâle. Pour les femelles et pour les mâles, nous corserons le régime en présentant un drai­neur hépatique qui assurera le bon fonction­nement du foie de nos oiseaux, compte tenu de la nourriture très riche en lipides que nous som­mes souvent amenés à leur fournir en cette époque.

Une semaine avant de former les couples, tous les canaris bénéficient d'un régime commun composé de pâtée, vitamines, drai­neur hépatique et également d'un godet de niger pur, consommable à volonté, qui devrait éviter un inconvénient de taille que nous re­doutons tous toujours : le mal de ponte. Cette graine favorise en effet le fonctionnement du processus hormonal essentiel dans le mécanisme de la ponte.

Voilà donc, brièvement exposé, le régime complémentaire à associer aux soins habi­tuellement dispensés à nos chers pension­naires. Mais pour clore ce cha­pitre important pour la saison d'élevage, n'oublions pas de surveiller très attentive­ment et de façon continue nos canaris. N'hé­sitons pas, si les circonstances l'exigent, à individualiser les soins, nous en serons ré­compensés par l'obtention de superbes ni­chées.

 

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 10:54

 

Faisan-Prelat.jpg

 

Couple de faisans Prélat  (photo : de la poule à l'autruche)

 

LES GALLOFAISANS A DOS DE FEU

 

Le groupe des faisans à dos de feu se distingue par la teinte cuivrée allant jusqu'au rouge feu du bas du dos et du croupion chez les mâles.

C'est une catégorie précieuse et très re­cherchée dont les couleurs resplendissantes remplissent d'admiration aussi bien le con­naisseur que le profane car même les femel­les de cette espèce ont des teintes vives et des mouvements gracieux.

En captivité, ces oiseaux peuvent être te­nus par trios. Une fois habitués à notre cli­mat, ils sont assez résistants, sauf au gel. Dès que la température descend au des­sous de zéro, il faut les enfermer dans la volière intérieure qui, par froid rigoureux, doit être chauffée pour prévenir les gelures aux pattes. Dans les régions tempérées telles que l'Italie, le sud de la France et de la Suisse, ces oiseaux se sentent bien chez eux.

 

Le Faisan Prélat (Diasdigallus diardi), ori­ginaire du Siam, du Laos et du Vietnam, a une huppe bleu‑acier foncé, une tête noire et de grandes joues rouges ; son corps est gris, marbré de fines ondulations noires.

La poule est rouge‑brun ; sa tête et son cou sont gris‑brun, les ailes, le croupion et les pennes du milieu de la queue sont noirs avec des bandes transversales ondulées jaune‑brun. Les plumes rouge‑brun du ven­tre sont bordées de noir. Les pattes sont rouges chez les deux sexes ; le coq a des ergots blancs. Les faisans Prélat ne sont pas farouches et, dans leur pays d'origine, on peut voir parfois des individus apprivoi­sés courir parmi les oiseaux de basse‑cour et manger dans la main du propriétaire.

Il est recommandé de séparer, après l'ac­couplement, la femelle du coq qui est parti­culièrement violent.

Nombre d'oeufs : 5‑8 rouge‑brun, ronds.

Mûr pour la reproduction : 2 ans. Poly­game (1 ‑2).

 

Le Faisan de Vieillot (Lophura ignita rufa), originaire du Mialacca et du Sumatra affectionne un climat humide et chaud et vit principalement dans les forêts du littoral. Les joues du coq sont bleu‑clair et son corps est bleu‑noir avec beaucoup de reflets rouges.

La queue blanche contraste avec la tache rouge du dos. Sur la tête, une huppe bleue fait penser à une houppe à poudre.

La poule a le dos marron, la poitrine, le ventre et les cuisses beige clair et brun avec des taches plus foncées. Sa queue est brune.

Une petite huppe brune sur la tête et la cerne bleu clair des yeux rehaussent encore l'effet général de cette ravissante espèce de faisans.

Nombre d'oeufs : 4‑8, couleur crème.

Couvaison : 24 jours.

Mûr pour la reproduction : 2 ans. Poly­game (1 ‑2).

 

Faisan Vieillot

 

Couple de faisans de Vieillot.  (photo : de la poule à l'autruche)

 

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Par gallofaisans - Publié dans : OISEAUX cage et volière
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 11:34

 

Burgunder.jpg

 

 

DES REGLES QU’IL FAUT CONNAITRE

Il y a des axiomes évidents par eux‑mê­mes qui n'arrivent pas à la cheville de ce­lui‑ci : pas d'hygiène, pas de lapins !

Sa­chant d'autre part, que les facteurs essen­tiels de la prospérité de tout élevage sont représentés par le clapier et son équipe­ment, on peut dire également que le suc­cès dépend en grande partie de la façon dont on loge les lapins dans des cages confortables et saines, où les reclus jouis­sent du maximum de quiétude et de bien-­être, c'est‑à‑dire établies de manière à évi­ter les affections épizootiques et à les en­rayer rapidement, au cas où, par inadver­tance, elles viendraient à se produire.

On sait, en effet, que les lapins sont très sensibles du tube digestif et qu'un rien les indispose : de l'herbe échauffée, des va­peurs de fumier, suffisent pour leur provo­quer des problèmes et, comme conséquence, leur intestin se ballonne sous la poussée des gaz qui refusent de sortir par leur ori­fice naturel.

D'autre part, il y a dans les excréments des lapins, même bien portants, des pro­tozoaires dangereux qui engendrent , lors­que le milieu est pollué par les émanations ammoniacales, la terrible maladie qu’est la coccidiose intestinale, laquelle occasionne une mortalité désespérante dans tous les clapiers né­gligés ou mal établis.

   Il n'y a donc pas à tergiverser à ce sujet, tous les clapiers, sans exception, doivent être pourvus d'un plancher imperméable, avec une pente qui permette l'évacuation des urines aussitôt leur émission, de ma­nière que les fumiers ne fermentent pas. Dans tous les cas, l'égouttage doit pouvoir se faire naturellement, la litière devant res­ter saine et bien sèche, même si la nourri­ture distribuée est relativement aqueuse, telle que fourrages verts et racines.

Puis, pour empêcher la contamination des aliments par les déjections solides et liquides, il est nécessaire que les cases soient munies de râtelier. Il arrive assez souvent que les lapins pour se donner un peu de fraîcheur piétinent et se couchent sur la nourriture verte provoquant un échauf­fement de celle‑ci.

Cela a été dit et redit cent fois, ce qui n'em­pêche que l'on n'en tient pas compte puis­que trop nombreux sont encore les clapiers qui sont pri­vés de râteliers. Non seulement les fourra­ges sont jetés sur la litière mais les distri­butions de grain et de granulés se font parfois dans des boîtes en fer blanc que les lapins s'em­pressent de renverser, histoire de gaspiller.

D'un côté, des cages sans écoulement où le purin croupit , de l'autre absence de râtelier et de mangeoires, tel est l'état de trop nombreux clapiers chez les petits éleveurs. Et l'on s'étonne que les maladies continuent à dépeupler ces clapiers ! A vrai dire, c'est plutôt extraordi­naire de voir autant de rescapés qu'il y en a. Il faut croire que malgré ces conditions d'hygiène déplorables, le lapin n'est pas aussi délicat qu'on le dit.

 

Argente anglais gris

 

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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 17:39

 

Rouleur-oriental.jpg

 

LES PIGEONS ET L’EAU

L'un des problèmes qui se présente aux amateurs est celui‑ci : comment tenir l'eau de boisson strictement séparée de l'eau du bain ? Quand il ne fait pas trop froid, les pigeons vont à leur abreuvoir et s'y baignent. Natu­rellement leurs pattes sales contaminent ra­pidement l'eau, de sorte qu'elle devient im­propre à leur boisson. Les oeufs des parasi­tes internes se collent aux pattes et se dépo­sent dans l'eau. C'est une façon cou­rante de propagation des parasites internes.

Le problème n'est pas résolu du fait que l'on dispose deux récipients, l'un pour boire et l'autre pour le bain, même si celui qui con­tient l'eau potable est trop petit pour permet­tre aux oiseaux de s'y baigner. Ils boiront alors l'eau sale de leur bain et il n'y a aucun moyen de les en empêcher, à moins d'ajou­ter à l'eau du bain une substance amère sans danger pour leur santé, mais il n’est pas certain alors, que les pigeons se baignent volontiers.

Un moyen de les empêcher de boire l'eau de leur bain consiste à les arroser régulièrement avec un tuyau d'arrosage. Les pigeons n'ai­ment rien tant que d'ouvrir leurs ailes dans une pluie fine d'eau propre. Si, on les traite ainsi régulièrement, ils n'éprouveront plus le besoin d'avoir un récipient spécial pour leur bain et on peut de cette façon, les guérir de leurs mau­vaises habitudes.

On peut donc leur donner pour boire un récipient dans lequel ils ne peuvent se bai­gner, et ils n'ont plus besoin d'un récipient spécial pour le bain. S'ils ne sont pas arro­sés, ils tenteront de se baigner dans le plus petit récipient, même si tout ce qu'ils peu­vent faire est de plonger leur tête dans l'eau. Evidemment, l'eau n'en est pas polluée, mais cela ne satisfait pas entièrement leur besoin de se mouiller.

Les pigeons reproducteurs sont de grands buveurs d'eau et leurs besoins sont réelle­ment considérables quand ils nourrissent leurs petits car ils ont besoin de beaucoup d'eau pour imbiber les grains de leur jabot et produire le lait de pigeon. Pendant la saison chaude, leur besoin en eau s'élève naturel­lement avec la température.

L'eau doit être placée dans le pigeonnier de telle sorte que les oiseaux ne puissent la souiller de leurs crottes. De même, il faut mettre le récipient sur une plate-forme en grillage, surélevée au‑dessus du sol, spécia­lement si celui‑ci est constitué par de la terre ou toute autre matière susceptible d'abriter des vers ou des parasites, de façon que leurs pattes ne puissent venir en contact avec le sol mouillé et ramasser des oeufs des vers.

En fait, le sol devrait être recouvert tout entier d'un fond en grillage permettant la chute des crottes au travers, à l'abri du con­tact des pattes des oiseaux. C'est une pré­caution hygiénique spéciale qui empêche les pattes d'être contaminées et de transmettre des maladies. Si le sol du pigeonnier est protégé par un grillage, les oiseaux seront plus en sécurité s'ils boivent et se baignent dans le même récipient car leurs pattes res­teront plus propres. Naturellement le grillage devra avoir des mailles laissant juste le pas­sage des crottes tout en permettant aux oi­seaux de marcher facilement sur le faux plan­cher.

Toutefois, là où on sera obligé de garder les pigeons à l'intérieur pendant quelque temps, ils seront privés des avantages d'un sol sablé, à moins qu'on ne leur fournisse un récipient plein de sable propre, soigneu­sement à l'abri des crottes.

Les pigeons exigent une étonnante quanti­té de sable, et quand ils n'en trouvent pas ailleurs ils emploient indéfiniment le même sable souillé de leurs crottes, et c'est là un jeu risqué.

Pendant les périodes où les températures sont élevées, les abreuvoirs doivent être par­faitement propres et ne pas présenter la plus petite trace d'algues vertes. Dès qu'ils en arrivent là, ils sont assez souillés pour recé­ler des parasites. Il est étonnant de voir com­bien une eau même paraissant propre dans un récipient peut contenir de petits parasites après un séjour de quelques jours seulement à la chaleur. Il n’y a pas que les moustiques qui prospèrent dans l'eau en très peu de temps.

Un bon moyen de nettoyer les abreuvoirs consiste à les frotter au sable fin. Cela use­rait rapidement tout récipient vernissé ou gal­vanisé, d'où l'intérêt de la poterie et de la matière plastique.

Un bassin pour le bain, d'environ 50 centi­mètres de diamètre, est amplement suffisant pour un Iroupeau de 12 oiseaux. Il doit avoir 12 à 15 centimètres de profondeur au maximum. Les pigeons adorent le bain du matin de bonne heure. Laissez séjourner l'eau dans le bassin pendant 10 à 20 minutes, jusqu'à ce que tous se soient baignés, vous pouvez alors la jeter pour empêcher les oiseaux de boire de l'eau sale. La fréquence du bain est dictée par l’intérêt que les pigeons y portent. Le bassin doit toujours reposer sur une pla­te-forme en treillage assez large pour éviter que les oiseaux ne marchent sur le sol hu­mide. Ce sol humide constitue en effet, un endroit idéal pour l'éclosion des parasites in­ternes sans parler des germes de maladie. Une protection plus simple consiste à placer le récipient dans un autre plus grand qui re­çoit toutes les éclaboussures.

Quand l'hiver est trop froid, il n'est ni re­commandé, ni nécessaire de laisser les pi­geons se baigner, à moins que la journée ne soit assez ensoleillée. Cela ne fera aucun mal aux pigeons de rester sans leur bain quotidien pendant des semaines en hiver.

 

Queue-de-paon.jpg

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