Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 12:01

 Rouge intensif et ivoire rose schimmel

 

Rouge intensif et ivoire rouge schimmel.

 

A PROPOS DE LA COLORATION DES CANARIS

A FACTEUR ROUGE

Parlons à présent de la coloration. Il est évident, qu'elle ne concerne que les canaris à facteur rouge, ce dernier étant hérité, à l'origine d'une hybridation avec le Tarin rouge du Vénézuéla. La couleur rouge apparaît chez notre canari grâce à un pigment que l'on appelle lipochrome (du fait qu'il est solu­ble dans les graisses ).

C'est un carbure d'hydrogène pour les carotènes et un car­bure d'hydrogène oxygéné pour les xanthophylles (les plus efficaces pour obtenir une belle pigmentation rouge). Ces carbures sont présents à l'état naturel sous des formes végétales; la carotte, la tomate contiennent du carotène, les fleurs de souci et de pissen­lit des xanthophylles. L'oiseau à facteur rouge qui ingère ces caroténoïdes (tel est leur nom scientifique ), les assimile au niveau des in­testins. Ils sont transportés par le sang jus­qu'au foie où ils subissent une transforma­tion chimique, puisqu'ils deviennent des xan­thophylles animales.

Sous forme de solutions graisseuses (liposolubles d'où leur appellation, comme nous venons de le voir), le sang les conduit aux cellules spécifiques de l'élabora­tion des plumes. Ces cellules grâce à des réactions enzymatiques admettent les caro­ténoïdes dans ce qui va devenir les plumes. Bien sûr, tout se passe sous le contrôle des gènes spécifiques (héritage du patrimoine gé­nétique de la souche de nos canaris ) qui déterminent la concentration, la répartition et la nature des pigments admis. Ce qui nous explique les différentes nuances de rouge que nous connaissons.

Maintenant que nous comprenons grossiè­rement le principe de la coloration, quels vont en être les enseignements pratiques à en tirer ? Tout d'abord, il faudra que nos oiseaux soient en parfaite condition physique pour exprimer une coloration maximum. Deuxiè­mement, cette dernière est tributaire de l'ap­port en caroténoïdes. Le métabolisme de l'oi­seau en consomme beaucoup, il faudra en fournir en suffisance ; des concentrés nous assureront le maximum de chances de voir la ration en caroténoïdes quasiment com­plète. La distribution de cantaxanthine est à ce sujet la meilleure solution. Il existe dans le commerce divers produits spécialisés en contenant. Enfin il ne faut surtout pas oublier qu'une distribution régulière de ces produits est nécessaire pendant toute la durée de la mue, sinon on s'expose à obtenir des cana­ris à coloration imparfaite puisque la couleur ne sera pas uniforme. Enfin, en période de coloration, il est souhaitable de réduire les doses de vitamine A qui peut nuire à la fixation des pigments dans les plumes.

 

 

Publié dans : OISEAUX cage et volière
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 16:32

 

perdrix rouge1

 

Perdrix rouge.

 

MODULER LE REGIME ALIMENTAIRE DES PERDRIX

Les besoins nutritifs des faisans et des cailles sont bien connus. Nous pouvons en dé­duire ceux des perdrix par extrapolation.

En ce qui concerne les besoins énergétiques certains conseillent de préparer des aliments à 2750‑2950 kilocalories, métabolisables par kilo, d'autres préconisent de limiter cette teneur à 2550 kilocalories.

Les teneurs en matières protéiques brutes dans l'aliment varient selon les auteurs de 16 à 20%  en régime de ponte, 12 % en régime d'entretien.

 

MODULER LA RATION DE BLÉ

Il apparaît donc qu'en période d'entretien, la teneur en matières protéiques dans l'aliment doive être de l'ordre de 12 % alors qu'elle doit dépasser 16 % pendant la ponte.

En pratique, le même aliment complet, avec une teneur en matières protéiques brutes mini­mum de 16 %, est distribué pendant la période de conservation hivernale et pendant la période de reproduction.

C'est uniquement la quantité de blé ajoutée à la ration qui fera varier le taux de protéines selon les besoins.

Ainsi en période d'entretien blé et aliment complet sont distribués en quantités égales, puis au moment de l'accouplement, le pourcentage de blé est diminué progressivement, le pour­centage d'aliment complet augmentant dans les mêmes proportions, ce qui fait qu'au moment de l'entrée en ponte, les oiseaux ne reçoivent plus que de l'aliment complet.

 

NOURRIR UNE FOIS PAR SEMAINE

Les quantités d'éléments minéraux que con­tient l'aliment ne sont pas connues avec préci­sion  ; aussi pour pallier une carence éventuelle, du gravier et des coquilles d'huitres broyées sont données aux oiseaux.

L'aliment comprend, par ailleurs, toute la gamme des vitamines, plus des oligo‑éléments.

On considère que la consommation en ali­ments secs, par oiseau et par jour, est en moyenne de 30 grammes pour les perdrix grises et de 35 grammes pour les perdrix rouges en période d'en­tretien.

Ces doses sont un peu plus importantes en période de reproduction. En fait, les oiseaux mangent selon leurs besoins puisque les tré­mies ne sont rechargées qu'une fois par se­maine, afin de ne pas perturber trop souvent les oiseaux.

Pour les mêmes raisons et pour limiter le travail, tous les parquets sont équipés d'abreu­voir automatiques.

 

Publié dans : OISEAUX de parc
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 11:37

 

Rex dalmatien-copie-1

 

 

A PROPOS DE LA COCCIDIOSE DU LAPIN

 

                                                 LES COCCIDIES DU LAPIN

 

On en connaît 9 espèces dans l'intestin et dans le foie. Deux coccidies de l'intestin sont très pathogènes, mais une seule est cou­rante en France : Eimeria intestinalis. Dans les publications antérieures à 1970, la maladie est imputée à E. perforans, en réalité très peu pathogène.

 

LE POUVOIR PATHOGENE DE EMERIA INTESTINALIS

 

Il est énorme et il suffit parfois de moins de 100 ookystes pour tuer un lapin (à com­parer avec les 200 000 nécessaires pour tuer un poulet). Par suite, il est souvent très diffi­cile de retrouver les parasites à l'examen microscopique, d'autant que le lapin est tué par la maladie 24 heures avant que ne se forment les ookystes caractéristiques. Quand on trouve beaucoup de coccidies, ce sont en général des espèces non pathogènes.

 

LA DIFFICULTE DU TRAITEMENT CURATIF

 

Ce n'est que 5 jours après la contamina­tion que les premiers signes de maladies sont visibles. Ils augmentent jusqu'au dixième jour où se produit la mort ; cependant, à partir du septième jour aucun traitement ne peut plus agir. Or on commence en général à traiter à la première mortalité, c'est‑à‑dire au dixième jour pour les premiers sujets atteints. Tous les sujets malades qui ont dépassé le 7ème jour ne peuvent pas être guéris. Il est donc inévi­table et normal que la mortalité continue pen­dant les 3 ou 4 premiers jours de traitement. Ce n'est ni un signe d'inefficacité du traite­ment ni la conséquence d'une erreur de diag­nostic.

 

A SAVOIR ABSOLUMENT

 

Age » : la coccidiose survient après le sevrage, surtout entre 5 et 8 à 10 semaines.

 

Symptômes: Arrêt de croissance ‑ Diarrhée modérée ‑Mort. Dans les cas moins graves, il y a seu­lement amaigrissement et un retard considé­rable de croissance que les lapereaux récupèrent jamais. Beaucoup finissent par mourir.

 

Traitement : Seul le préventif est conseillable.

 

CE QUE L'ON CROIT SOUVENT A TORT

 

   La coccidiose cause des lésions du foie. Si le foie est sain, ce n'est pas la cocci­diose.

C'est faux. La coccidiose hépatique dépré­cie le foie, mais ne tue pas les lapins. Elles est due à une coccidie particulière. C’est la coccidiose intestinale qui tue les lapereaux. Elle n'atteint pas le foie.

   La coccidiose cause le "gros ventre".

C'est faux. Cela peut arriver, mais, dans 90% des cas, il y a mortalité sans "gros ventre".

   Les lapins "attrapent" la coccidiose des poulets.

C'est faux, nous avons déjà vu cette question à propos de la coccidiose du poulet.

Il faut désinfecter.

Aucun désinfectant ne tue les ookystes des coccidies. Il faut surtout nettoyer et traiter préventivement.

 

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Publié dans : LAPINS
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 16:45

 

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CONTROLER L’ELEVAGE EN LIBERTE

Nous avons déjà eu l'occasion de montrer les quelques avantages qu'offre l'élevage des pigeons en liberté et, en regard, les aléas qu'il présente. Aléas dont la plupart ne sont pas le fait de ce mode d'élevage mais dûs à la négligence ou au "désintéressement" de l'éleveur.

Avant d'en venir à l'examen de l'élevage en volière, nous croyons bon d'indiquer à ceux de nos lecteurs qui habitent la campa­gne les moyens d'améliorer les rendements de l'élevage en liberté et de pallier certains de ses avatars. Ceci au cas où quelques uns d'entre eux préféreraient la "liberté" à la volière, vu les frais de premier établissement qu'implique ce dernier mode d'élevage.

Si l'on veut que l'élevage des pigeons en liberté soit fructueux, développer ses avan­tages et minimiser ses inconvénients, il est nécessaire d'abord de prendre la décision de diriger et non de laisser les oiseaux se "dé­brouiller' selon leur fantaisie.

Dès lors, la première chose à faire est de doter les pigeons d'un pigeonnier, de l'amé­nager, de le maintenir "habitable". Il n'est pas nécessaire d'avoir un véritable pigeonnier comme on en voit divers modèles plus ou moins typiques. Un petit grenier en fera très bien l'office s'il est orienté vers le soleil, avec ses "trous de sortie" à l'abri des vents. La pièce devra cependant avoir des possibilités d'aération suffisante et, sur le sol, une cou­che de sable fin perrnettra de fréquents net­toyages faciles au rateau. Le grand principe, en la matière, est que l'équipe des reproduc­teurs ne doit être composée strictement que de couples bien appareillés afin d'éviter les perturbations fatales que causent les mâles ou femelles célibataires.

Donc le pigeonnier comportera autant de doubles cases qu'il y aura de couples. Il faut que chaque couple ait son chez soi, bien à lui, et n'aille pas chercher à nicher ailleurs.

Si la double case est maintenue constam­ment en état de propreté, elle ne sera pas désertée pour un trou de mur inconfortable ou un dangereux croisement de poutres sous le hangar.

Jusqu'ici rien de difficile : un simple amé­nagement, avec ameublement sommaire de caisses à deux compartiments et quelques soins de propreté réguliers.

Mais il faudra exercer une surveillance sur les jeunes. Si le nombre de couples paraît suffisant, il n'y aura qu'à supprimer les jeu­nes au fur et à mesure qu'ils seront en état de satisfaire à la consommation.

Mais lorsqu'on voudra constituer de nou­veaux couples, attention. On ne devra pas laisser les jeunes s'arranger entre eux, en toute liberté, d'autant que les vieux intervien­dront dans la bagarre. Les jeunes candidats à la reproduction seront séparés de l'équipe avant qu'ils aient trois mois et chambrés à part sans liberté. Lorsqu'ils auront six ou huit mois (suivant la grosseur de la race), l'éle­veur les appareillera lui‑même, en évitant la consanguinité, puis installera le nouveau couple dans le pigeonnier. Pour cela, il "bou­clera" dans une nouvelle double case, clôtu­rée par un grillage provisoire, les nouveaux époux.

Afin que les autres reproducteurs ne vien­nent pas les déranger et qu'eux‑mêmes ne se dépareillent pas, ils demeureront derrière leur grillage jusqu'à ce que la femelle ait pon­du ses deux oeufs et commencé l'incuba­tion. Alors, le soir à la nuit tombante, on pour­ra enlever le grillage et rendre le nouveau couple, bien marié, aux joies de la liberté. Et il entrera dans l'équipe des reproducteurs sans coup férir.

 

Bouclier de velours 2

 

Publié dans : PIGEONS
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 17:01

 

 

Wyandotte-doree-lacee-bleue.jpg

 

PAR LES FORTES CHALEURS

En concevant votre programme de con­trôle de chaleur, la première chose à consi­dérer est la ventilation ; il devrait y avoir as­sez d'ouvertures à l'arrière du bâtiment pour qu'une ventilation croisée soit possible. Quel­ques poulaillers ont des panneaux à char­nières sur toute leur longueur. Ces panneaux s'abaissent ou se relèvent, ces derniers étant préférables parce qu'ils donnent de l'ombre.

En conjonction avec les fenêtres et les au­tres prises d'air de la façade, de tels pan­neaux, ouverts en grand, sont ordinairement­ capables de provoquer quelques mouve­ments d'air, même par des journées chau­des et étouffantes, lorsqu'il semble qu'il n'y ait pas la moindre brise. Adapter de tels panneaux demandera peut‑être une modifi­cation de structure, ce qui peut être gênant. Cependant, on peut poser des fenêtres sup­plémentaires sur l’arrière des bâtiments ; elles peuvent faire l'affaire s'il y en a suffi­samment. Quelques "architectes en pou­laillers" recommandent de restreindre le nombre des fenêtres ouvrantes pour éviter les pertes de chaleur en hiver. C'est parfait s'ils indiquent d'autres arrangements pour ouvrir en grand les bâtiments en été. Par un chaud après‑midi d'août, avec 40 degrés à l'ombre et "pas un brin d'ombre", il n'y a rien de plus important que la ventilation.

Les bâtiments bien calfeutrés sont plus frais en été et plus chauds en hiver. Si vous n'iso­lez pas le bâtiment entier, en tous cas pre­nez soin du toit. Les toits peuvent être isolés avec des lattes, de la garniture isolante ou des panneaux isolants cloués directement sous la toiture ou bien sous la charpente. Le système employé dépendra du type de cons­truction, du coût et d'autres facteurs particu­liers à chaque aviculteur et qui le décideront. La méthode qui consiste à clouer des liteaux de chaque côté des chevrons du toit, de clouer sur ces liteaux des panneaux isolants et de clouer encore par dessus de nou­veaux liteaux pour bien maintenir les pan­neaux, a l'avantage supplémentaire du cous­sin d'air stagnant directement sous le toit. Elle requiert un peu plus de travail mais est plus efficace et durable. L'isolation des côtés est également importante.

Une des méthodes les moins coûteuses et pourtant des plus efficaces pour abaisser la température des parties supérieures du pou­lailler est de peindre le toit avec du blanc de zinc ou de la peinture à l'aluminium qui réflé­chissent les rayons du soleil au lieu de les absorber comme le fait un toit noir. Une dif­férence de 10° et plus a été enregistrée dans des poulaillers dont les toits étaient et n'étaient pas peints de la sorte. Les toits de zinc ou d'aluminium ont évidemment le même effet que la peinture. Pour les poulaillers de ponte aux toits très inclinés, pour les arches, les poulaillers mobiles ou les autres cons­tructions à inclinaison (du toit) suffisante, ces matériaux sont à considérer. Pour les bâti­ments à toits plats, du type de l'appentis or­dinaire, la couverture métallique ne donne généralement rien de bon.

La bonne conduite de l'élevage intervient aussi dans le contrôle de la mortalité par coup de chaleur. "Poulailler surpeuplé" est synonyme de "troubles certains".

Même après avoir pris toutes les mesures préventives, il est bon d'avoir un programme d'urgence tout tracé. Les premiers besoins, ce sont des abreuvoirs supplémentaires. Plus la chaleur est forte, plus le besoin d'eau se fait impérieusement sentir à vos poules. Aug­menter le nombre des abreuvoirs à eau cou­rante n'est pas nécessaire mais, en cas d'ur­gence, vous devez avoir sous la main des seaux d'eau fraîche, des bassines et tous autres récipients de ce genre.

Le rafraîchissement par évaporation peut souvent abaisser la température de plusieurs degrés. Asperger les murs et le toit à l'inté­rieur et (ou) à l’extérieur est encore un bon moyen. Tout idée doit être étudiée et pré­sente à votre esprit si le temps va de mal en pis.

L'initiative individuelle est aussi importante en ce qui concerne les problèmes posés par les chaleurs estivales que dans n'importe quel autre cas. Ces suggestions, en plus des méthodes qu'un aviculteur bien organisé em­ploie dans son cas particulier, vous aideront à donner plus de confort à vos élèves, à prévenir les pertes, à maintenir la croissance et la ponte. Plus vous vous serez préparé à l'avance, plus efficace sera votre programme lorsque les fortes chaleurs seront vraiment là.

 

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