Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 17:18

 

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COLORATION ET LUMINOSITE

Le mode d'administration des colorants ne semble pas influer de façon notable sur la coloration finale. La santé des oiseaux est un point essentiel et divers éleveurs nous ont rapporté que les oiseaux qui souf­frent de troubles intestinaux se colorent moins bien que ceux qui sont en bonne santé. Cela n'est pas pour surprendre et les aviculteurs qui produisent du poulet jaune, savent depuis longtemps que tou­tes les maladies, mais surtout les affections intestinales, ont un effet désas­treux sur la pigmentation des poulets.

Or, cette pigmentation est liée à l'absorp­tion intestinale du carotène et de ses déri­vés et est donc tout à fait comparable à la pigmentation des oiseaux... même si le pig­ment ne se fixe pas au même endroit ! L'ab­sorption des caroténoïdes se fait au niveau de l'intestin et le bon état de ce dernier con­ditionne l'absorption maximale.

La nature du colorant a une grande im­portance et il semble se vérifier que l'usage de la canthaxanthine seule est une cause de manque de luminosité. Il est souhaita­ble de l'associer à un quart ou un tiers d'apocarotène-­ester ou de béta-carotène. La couleur ob­tenue est plus brillante surtout chez les su­jets vraiment intensifs, capables de fixer beaucoup de pigment.

 

LA DOSE DE COLORANT

On ne peut tirer aucune conclusion à ce sujet car tous les éleveurs qui emploient des pig­ments concentrés distribuent des doses énormes par rapport aux capacités de fixa­tion dans le plumage. Les oiseaux ainsi traités contiennent tellement de pigments que tous leurs organes sont colorés ; leur graisse est tellement rouge que son sim­ple contact avec une feuille de papier teinte celle-ci en rouge vif. Il n'est pas certain que ces fortes doses soient seulement inuti­les. Diverses observations laissent pen­ser qu'elles peuvent être nocives et causer une irritation de l'intestin dont les capaci­tés d'absorption seraient réduites mais compensées par l'importance de la dose utilisée.

Les adjuvants peuvent être utiles. Les anti­oxygènes protègent les pigments contre leur destruction par oxydation, et peuvent dans les cas d'emploi de doses faibles améliorer la pigmentation. La vitamine F qui assure le brillant du plumage (et du pelage) peut améliorer la luminosité. Di­vers essais que nous avons fait faire par des éleveurs ont révélé une action favora­ble. La vitamine E qui agit comme anti-oxy­gène dans l'organisme, pourrait avoir un effet favorable mais surtout dans le cas où on utilise des faible doses de pigment.

 

LES ANTI‑PIGMENTS

Le principal est la vitamine A. Elle a une composition voisine de celle du carotène (on sait qu'une molécule de carotène se scinde en deux pour donner deux molécu­les de vitamine A) et on peut penser qu' à fortes doses, elle entre en compétition avec les caroténoïdes quand il s'agit de traver­ser la paroi intestinale comme si celle-ci avait une capacité d'absorption totale limi­tée. Cependant, là encore, la quantité mas­sive de pigments utilisée fait que même si la quantité absorbée est plus réduite, il en reste encore assez pour ce que le plumage peut fixer...


 LA BRILLANCE

Il semble bien que, outre la coloration fondamentale du plumage qui est primor­diale, le brillant du plumage puisse jouer un rôle très important, Une expérience très courante permet de comprendre ou au moins de réaliser le phénomène. Si l'on peint une surface avec une peinture mate de couleur vive, un rouge par exemple, on sait qu'en séchant et en devenant mate la peinture va perdre de son éclat. En vernis­sant la surface peinte avec un vernis transparent, on la rend brillante et en même temps on augmente la vigueur de la cou­leur qui devient plus éclatante, plus "lumi­neuse". On peut considérer qu'un phéno­mène semblable se produit chez l'oiseau et la présence de traces d'huiles sur la plume peut jouer le même rôle que le ver­nis sur la peinture. Nous avons vu que la vitamine F permettait d'arriver à ce résultat par la voie alimentaire. Il est donc toujours préférable d'en apporter une certaine pro­portion en même temps que les colorants.

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Publié dans : OISEAUX cage et volière
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 17:55

 

faisan6

 

        POUR UNE BONNE SAISON DE REPRODUCTION

CHEZ LES FAISANS

Pour obtenir une ponte de qualité, il faut choisir soigneusement les reproducteurs. Eviter de créer une consanguinité étroite et préjudiciable à la qualité de l'élevage, en re­nouvelant les coqs par tiers tous les ans. Il est même parfois plus simple de se procurer chaque année des oeufs d'espèces pures ven­dus par des maisons spécialisées.

Le renouvellement du sang est très impor­tant, la qualité des éclosions et la vigueur des faisandeaux en dépendent

En principe, les croisements consanguins seront réservés à des sélectionneurs spéciali­sés. La pratique de la consanguinité étroite non contrôlée est réputée dangereuse, et les faisans issus de croisements consanguins sont souvent ché­tifs et toujours délicats à élever. Evitons donc la consanguinité cause de l'insuccès de beaucoup d'élevages mais ne lui attribuons pas des accidents qui proviennent souvent d'un manque d'hygiène et d'une alimentation défectueuse.

 L’AGE DES REPRODUCTEURS

A des poules d'un an, on donne des coqs âgés d'un ou deux ans. Choisir des coqs dont les ergots ont plus de 1 cm et moins de 2 cm ; les vieux coqs blessent les poules.

Evitez d'utiliser des poules de plus de 2 ans, elles pondent peu et, même bien soi­gnées, les faisanes âgées conservées en par­quets sont plus souvent malades.

L'âge d'une poule est difficile à détermi­ner. Les jeunes poules ont les écailles des tarses fines et jaunâtres, leur bec est brun ou gris foncé.

Proportion des poules par rapport aux coqs :

Employer 5 poules de 2 ans pour un coq d'un an, mais il est préférable de mettre en parquets 6 à 7 poules d'un an pour un coq vigoureux d'un an ou de 2 ans.

A chaque cochage, un coq féconde simul­tanément de 5 à 10 oeufs en formation. C'est pourquoi, théoriquement, la proportion d'un coq pour 10 poules serait suffisante.

La fécondation est effective 4 jours après le cochage. Elle dure 15 jours, ce qui permet au coq de répartir ses efforts. Entre 4 et 8 jours après le cochage, les oeufs présentent le maximum de fécondité mais souvent, 15 jours après avoir enlevé le coq d'un parquet, les oeufs présentent encore une fécondation de l’ordre de 30%.

 LA VOLIERE

Protéger jusqu'à un mètre le pourtour de la volière avec des genêts, des joncs ou tout simplement de la paille.

Maintenir à l'intérieur du parc : abreu­voirs, mangeoires couvertes et perchoirs.

Important : les perchoirs seront toujours sensiblement à la même hauteur que l'entourage de joncs ou de paille, afin que les oi­seaux perchés puissent apercevoir facile­ment l'arrivée des visiteurs. Cette précaution est indispensable pour ne pas qu’ils soient facilement effarouchés.

 LA PONTE        

Petits parquets de ponte : c'est la seule méthode possible pour produire des oiseaux de race pure ou contrôler certains croise­ments.

On dispose 5 à 7 poules pour un seul coq (oiseaux non entravés) dans des parquets bien exposés à la lumière, non recouverts d'un toit plein et complètement engrillagés. Dans le bas de l'entourage grillagé, une sé­paration haute de 40 à 50 cm en genêts ou en planches isole entre eux les parquets et donne au coq l'impression qu'il est seul. A l'intérieur du petit parc, on dispose un pan­neau-abri (écran d’un mètre carré en genêts ou plan­che), placé dans un angle où souvent les poules pondent, un perchoir, un abreuvoir de 1,5 litre de capacité ainsi qu'une man­geoire recouverte d'un petit toit destiné à re­cevoir 1 kg de nourriture sèche (mélange moitié granulé, moitié agrainage).

Il est illusoire de vouloir entretenir de l'herbe dans un parquet de dimensions aussi réduites. Il faut surtout éviter la formation de boue et la stagnation d'eau.

Pour empêcher le développement des vers et des coccidies, le sous-sol des petits parquets de ponte comporte une cou­che de gravillon, et non de sable fin. Le gra­villon évite la formation de boue.

Mesures d'hygiène et tenue des parquets :

En début de saison, avant de mettre les oiseaux, répandre 500 g. de sulfate ferreux neige par 10 m2 de parquet. Un arrosage ou la pluie dissoudra ce produit que les oiseaux ne doivent pas picorer.

Pendant la ponte, bien nettoyer le sol, évi­ter d'inonder les parquets en remplissant les abreuvoirs. Ne jamais laisser de nourriture mouillée accidentellement par la pluie. Remplir les mangeoires chaque jour. Enle­ver fréquemment les crottes des oiseaux et remettre du gros sable. En fin de saison, épandre par m2, au moins 300 g. de chaux sur le sol qui sera gratté.

Pour les grands parquets en herbe, l'idéal est d'utiliser un terrain neuf chaque année mais s'il s'agit de volières couvertes, il est indispensable d'épandre du sulfate ferreux et de la chaux en profitant de l'absence des oi­seaux.

De cette façon, le sol sera assaini, l'herbe repoussera facilement, avant d'y remettre les faisans en automne.

 

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 18:17

 

Burgunder

 

QU’EST-CE QU’UN BON MALE ?

C'est celui qui répond aux exigences du standard au point de vue extérieur, qui jouit d'une santé et d'une vigueur parfaites, et qui possède à un haut degré la faculté de trans­mission héréditaire, c'est-à-dire qui est apte à transmettre ses qualités à sa descendance.

Pour procéder au choix des reproducteurs, en ce qui concerne la conformation du corps, la fourrure, la couleur, les éleveurs expéri­mentés seront capables de discerner les su­jets les plus qualifiés de leur élevage. La participation aux expositions et l'appréciation des juges confirmeront leur choix ou leur se­ront utiles pour le modifier. Quant au débu­tant, l'étude du standard, la participation aux expositions, les directions des éleveurs che­vronnés leur permettront d'acquérir la possi­bilité de donner la préférence aux reproduc­teurs vraiment aptes à faire progresser leur élevage.

La faculté de tranmission héréditaire ou puissance héréditaire est une qualité primor­diale, indispensable et sans laquelle un re­producteur est sans valeur aucune. C'est le cas de sujets issus de parents peut-être qua­lifiés, mais pas racés, parce qu'ils descen­dent de sujets appartenant à des lignées dont les qualités sont occasionnelles, pas fixées, et de ce fait qui ne peuvent être transmises à leur descendance.

Pour que les qualités des géniteurs se fixent et se perpétuent, pour que ceux-ci ac­quièrent la puissance héréditaire, il est né­cessaire que l'effort de sélection se concen­tre sur un petit groupe de sujets, et de prati­quer la sélection par lignées en utilisant le même mâle pendant plusieurs générations.

Dans ce but, il faut constituer une souche composée d'un mâle et deux femelles non consanguins.

FORMATION DES LIGNEES

Désignons le mâle par a et les femelles par b et c. D'un premier accouplement naî­tront deux nichées qui constitueront la pre­mière génération. Pour la 2ème génération, les meilleures femelles des deux nichées seront accouplées avec leur père et le meilleur mâle avec la mère. On constitue ain­si trois lignées : l’une paternelle et les deux autres maternelles. D'autres lignées pourront immédiatement être formées par l'accouple­ment des mâles de la femelle b avec les femelles issues de la femelle c et vice-ver­sa. Pour la 3ème génération, les meilleures femelles des différentes lignées seront ac­couplées avec le grand-père et le meilleur mâle avec la grand-mère. Les meilleurs su­jets des différentes lignées seront accou­plés entre eux, sans jamais avoir recours à l'accouplement entre frères et soeurs.

En continuant de la même manière, et en ayant soin de n'utiliser pour la reproduction que les sujets les mieux racés et les plus vigoureux, l'affinement caractéristique de la race se poursuit automatiquement, les quali­tés se fixent, se perpétuent jusqu’à un de­gré qui en assure de façon infaillible la stabilité et la reproduc­tion.

La sélection peut se poursuivre ainsi pen­dant plusieurs années sans que l'introduc­tion d'un sang nouveau soit nécessaire.

Nous avons précisé, en mentionnant la constitution d'une souche, que les sujets doi­vent être non consanguins. Mais, les sujets qualifiés étant d'un prix très élevé, on pourra admettre que les femelles soient soeurs ou mères et filles, mais en aucun cas issues de la même mère que le mâle.

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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 17:55

 

Culbutant-de-Komorn-copie-1.jpg

 

L’ETAT PHYSIQUE DU BON PIGEON

Quelle que soit la race et quel que soit le gabarit du pigeon, c'est toujours l'état phy­sique du sujet qu'il importe de surveiller.

Un bon colombophile se doit de créer une souche de pigeons au physique aussi par­fait que possible, et dont l'état de santé ne laisse en rien à désirer.

Il choisira ses reproducteurs pour la pro­chaine saison parmi les sujets ayant passé les rigueurs de l'hiver, sans qu'il ait eu d'ob­servations à noter au sujet de leur compor­tement et de leur santé.

Le pigeon, par la prise en main et au pal­page doit, en tout temps, avoir le corps bien arrondi et un plumage doux au toucher ; dans la volière, il doit toujours avoir une prestan­ce de vivacité et de santé.

Il est nécessaire pour l'éleveur, d'établir un inventaire où tous les pigeons seront ins­crits par leur sexe, le numéro de bague, la couleur du plumage ou le dessin, la forme, la tenue et le port, ou tout ce qui est visible sera inscrit. Le bon amateur ne considère pas l'hiver comme une période de repos ou de vacances.

Pendant la période d'hiver, il doit prépa­rer l'avenir. Aujourd'hui l'éleveur doit, par sa patience, sa volonté, son énergie et son savoir dans le but recherché, tendre toutes ses forces pour obtenir le résultat désiré.

Avec l’arrivée du printemps, il convient d'établir le bilan de l'inventaire et des observations et il faut être très sévère dans le choix des futurs reproducteurs qui est lié au projets d'accouplements. C’est pour l'éleveur la période cruciale, où il doit se déterminer dans le tri de ses futurs reproducteurs, et où devra agir très durement en éliminant tout ce qui pourrait provoquer des déficiences dans la génération suivante. Seules, le qualités physiques parfaites au plus haut degré, permettront à l'éleveur d'obtenir un descendance améliorée ou tout au moins maintenue.

Ainsi, les familles créées par l'éleveur, se reproduiront selon une norme ; une moyenne familiale dans les limites de laquelle on trouve, si l'on a affaire à des reproducteurs d'élite, un pourcentage très faible d'excellents jeunes et un certain pourcentage de mauvais jeunes qui ne tarderont pas à rejoindre la marmite.

Donc seront éliminés sans délai, tous les jeunes pêchant par leur état physique. Pourquoi vouloir conserver des faiblards qui toute leur vie seront plus ou moins déficients, quand il est possible d'élever des sujets sains et vigoureux qui eux, sont seuls porteurs de tous les attributs de leur race, ne l’oublions jamais.

Le succès en élevage est là.

 

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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 11:46

 

Canetons.jpg

 

L’ELEVAGE DES CANETONS

Ne laissez jamais de nourriture, quelle qu'elle soit, à la portée des canetons dès qu'ils n'ont plus faim. Enlevez les mangeoi­res et rincez-les aussitôt. Cette opération sera plus facile que si vous laissez sécher la pâ­tée.

Si vous laissez des mangeoires contenant encore de la pâtée, elle fermentera s'il fait chaud, elle sera certainement souillée. Il faut au contraire donner les repas à heure fixe. Les canetons en auront très vite pris l'habi­tude et vous appelleront en temps voulu. Ils se précipitent alors sur leur repas qui sera englouti très rapidement : pas de déchets, pas de gaspillage. En cinq minutes, tout est raclé et nettoyé. S'ils ont encore faim, ils sau­ront vous le faire comprendre !

Ne leur servez pas non plus les restes des repas précédents s’il y en a. Faites-en profiter vos au­tres volailles.

Ne laissez pas d'abreuvoir à côté de la mangeoire, mais placez-les dans le coin op­posé de leur parc. Ainsi les mêmes canetons ne seront pas toujours à table et pendant qu'ils iront s'abreuver, ils laisseront la place aux autres.

 

L'ALIMENTATION

Nous ne donnerons pas ici des formules de pâtées. Vous en trouverez de toutes prêtes dans le commerce qui seront bien supérieures à celles que vous pourriez composer vous-même.

A moins que vous utilisiez des granulés, vous servirez ces pâtées assez humides mais pas au point d'être transformées en colle.

Au dernier repas du soir, vous pouvez don­ner du grain aux canetons. D'abord concas­sé pour les jeunes, entier ensuite lorsqu'ils sont plus grands. Ceci pour le bon fonctionnement de leur gésier qui aura toute la nuit pour le digérer. Le grain doit être donné au fond de l'eau. Les canetons en sont plus friands ainsi et cette méthode les met à l'abri des poules qui pourraient l'approcher.

La nourriture des canards est fortement animale. Donnez-leur le plus possible de proies vivantes. Si vous êtes dans une ré­gion où les limaçons abondent, c'est l'aliment idéal et bien supérieur à toutes les farines animales. Protéines, phos­phates et vitamines fabriqués dans le grand laboratoire de la nature leur permettront un développement stupéfiant.

Les limaçons sont aussi excellents pour les ca­nes pondeuses. C'est un merveilleux stimu­lant de la ponte. Ils peuvent être remplacés par des escargots d'un volume plus fort.

Tant que vous n'aurez pas mis en liberté vos canetons, il faudra, bien entendu, leur procurer de la verdure : feuilles de salade ou de chou hachées finement, ca­rottes crues râpées, les amuseront entre les repas.

L'été, pendant les fortes chaleurs, les ca­netons, comme les autres volailles, se déve­lopperont moins facilement. En juillet et en août, les différences de poids pour le même âge sont très sensibles. Abstenez-vous de les élever pendant cette période.

Mais si vous tenez quand même à élever quelques sujets l'été, soit pour utiliser une couveuse, soit pour toute autre raison, ne comptez que sur des résultats modestes, c'est normal. Mais stimulez leur appétit par quelques friandises vitaminées : tranches de melons dont ils mangent même l'écorce dé­coupée en petits cubes, figues et fruits très mûrs et encore mieux quelques tomates. Vous ferez ainsi des canetons longs et non des canetons ronds. Un caneton engraissé trop jeune n'atteint que difficilement son plein développement. Ne vous préoccupez pas si les vôtres paraissent maigres à l’âge d’un mois et si leur dos est triangulaire. Rien n'est plus fa­cile que d'ajouter de la graisse sous la peau s'il y a une belle charpente pour la supporter (farine de maïs, orge, pommes de terre et tous féculents).

 

L'AGE CRITIQUE

A un mois et demi, le caneton commence à s'emplumer. C'est pour lui un âge critique car de sa vigueur et de son sexe dépendra son sort.

S'il est hors de danger au point de vue des accidents du premier âge, un autre danger est imminent pour lui : la casserole.

En effet, la nourriture lui servira alors beau­coup plus à fabriquer ses plumes qu'à déve­lopper sa croissance. C'est un caneton pri­meur. Déjà prêt à consommer, il ne sera pas gras et vaudra un poulet de grain de trois mois.

Si vous avez élevé vos canetons dans ce but, il n'y a pas d'autre parti à prendre que de commencer les sacrifices, en distribuant aux survivants une bonne pâtée d'engrais­sement.

Si vous voulez garder la souche, il faudra vous résoudre à sacrifier quand même les plus débiles ou tout au moins à les séparer des autres.

A ces derniers, vous pouvez continuer à donner une pâtée de croissance avec 3 re­pas par jour jusqu'à l'âge de 4 mois et les mettre ensuite au régime des pondeuses lors­qu'ils auront pris leur plumage d'adulte avec 2 repas par jour.

Lorsqu'ils auront atteint leur plein dévelop­pement, leur formidable appétit sera calmé : une cane pondeuse se contente de la ration d'une poule de même poids.

 

LA CHAMBRE A COUCHER

Les canetons se développent très rapide­ment. Ils ne pourront pas tenir longtemps dans la boîte d'élevage qui, au bout de 15 jours, sera devenue trop petite suivant le nombre de canetons que vous élevez.

Elle sera remplacée par une caisse plus grande posée de façon qu'ils puis­sent y entrer seuls. Cette caisse sera munie d'une porte grillagée finement, pivotant sur le côté supérieur, et qu’ils devront rejoindre après le dernier repas. Une bonne couche de paille dans le fond et voilà une chambre confortable. Elle les abritera du froid, de l'hu­midité, des rats et aussi des autres volailles. Chaque matin, lorsqu'ils auront gagné leur parc, nettoyez la caisse et exposez la au soleil. Chaque soir, saupoudrez le fond de sciure et garnissez de paille fraîche. Vos canetons la retrouveront tout seuls et avec satisfaction.

 

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