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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:24

 

 

 

Mookee rouge : petit pigeon de fantaisie.

 

 

 

CONSEILS AUX COLOMBICULTEURS

 

 ‑ Tout d'abord, construisez un colombier ou une volière de préférence en bois et si possible orientés vers le sud et mieux, vers le sud-­est, pour pouvoir recevoir beaucoup de lumière et une bonne aération, hiver comme été.

‑ Commencez l'élevage par une seule race, facile à élever et produisant bien (à ce propos, demandez conseil à un bon juge ou à un éleveur qui a du métier, méfiez‑vous surtout des charlatans).

‑ Limitez‑vous à une petite colonie :20 ou 30 sujets constituent un grand maximum ; ce con­seil est d'ailleurs valable pour tous les co­lombiculteurs dans le domaine de l'élevage du beau pigeon.

‑ Si vous voulez rester dans ce domaine, essayez de devenir et de rester de ces éle­veurs amateurs et non des éleveurs semi-profes­sionnels qui possèdent plus d’une centaine de sujets ; cela devient alors une indus­trie et se termine par un marché aux puces.

‑ Soyez très sévère dans votre élevage. N'ayez aucune crainte d'éliminer (c'est‑à-­dire de tuer même si cela n’est jamais agréable). Si en fin de saison, vous avez quelques sujets de qualité convenable en surnombre, vous pour­rez alors les vendre à un prix raisonnable.

‑ Evitez à tout prix de vouloir suivre les éleveurs qui présentent un grand nombre de sujets aux expositions toutes les semaines pendant la saison hivernale. Si vous voulez faire plaisir à tous les orgnanisateurs des quatre coins du pays, vous ne tiendrez jamais le coup.

‑ Choisissez vos expositions et vos juges, c'est votre droit.

‑ Lorsque vous ferez l'achat d'un sujet ou deux dans une exposition, ne sautez pas sur le premier prix d'honneur venu ; il est possible que ce dernier n'ait fait que des 2ème et 3ème prix dans le passé, ce qui se voit fréquemment. Il est de loin préférable d'acheter un pigeon qui fait régulièrement son 1er prix, vous serez rarement trompé (consultez les palmarès).

‑ Quand vous aurez obtenu le couple de reproducteurs de vos rêves, laissez-le bien en paix au colombier. Concernant le nettoyage : les nids doivent être nettoyés tous les jours, c'est important; le sol une ou deux fois par semaine suffit, ne vous rendez quand même pas esclave de votre passe‑temps favori.

‑ Instruisez‑vous auprès de bons juges et éleveurs amateurs de renom. Assistez le plus fréquemment possible aux réunions et conférences organisées dans les clubs et sociétés spécialisées. Faites les frais de quelques bons livres, cela améliorera vos connaissances et vous servira d'aide‑mémoire.

‑ Ne distribuez pas trop de médicaments à vos pigeons. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet.

‑ En ce qui concerne la nourriture, toutes les bonnes marques de mélanges se valent. Si vous avez la chance d'être ami avec un agricul­teur, achetez vos graines chez lui. D'une part il vous fournira des produits de bonne qualité, et d'autre part cela fera baisser le prix de revient de votre mélange.

 ‑ Abstenez‑vous de pratiquer de l'élevage en hiver, vous n'aurez que des déceptions. Accouplez vos pigeons à partir du quinze février jusqu'au premier mars, et même plus tard suivant la température. En outre, on trouve de très beaux sujets parmi les tardifs (nés en juillet‑août), évidemment c'est au détriment des expositions (il faut parfois savoir choisir). On obtient souvent de très bons reproducteurs parmi ces naissances d’été.

‑ Lorsque vous effectuerez des travaux, transformations, etc... dans votre colombier, munissez‑vous d'un aimant afin de ramas­ser pointes, clous, vis, fil de fer... qui pourraient être absorbés par les pigeons. Ce genre d’accident qui n’est pas vraiment rare, ne pardonne pas surtout chez les sujets élevés en liberté.

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La valeur des bons reproducteurs

 

Si un amateur possède un ou plusieurs couples de bons reproducteurs, il doit les conserver uniquement pour peupler son co­lombier ; c'est sa force, sa fortune . Pareils reproducteurs ont souvent une valeur très importante.

Lorsque de bons reproducteurs, de même souche, sont appariés depuis deux ou trois ans, il est recommandé de changer les couples pendant une saison car sans cette mesure, les produits deviennent plus petits et tendent à s'affaiblir. Cette observation vient à l'appui d'une thèse concernant les effets produits par l'influence du milieu.

Si l'on doit croiser un couple de pigeons de grande valeur, on les isolera dans un compartiment spécial. Les pigeons se jalou­sent facilement et l'on sait ce qui arrive quand un mâle couvre sa femelle en com­pagnie d'autres pigeons : ceux‑ci s'élancent vers lui et gênent l'accouplement ; il arrive même que l’un des trublions en profite pour s’accoupler  avec la femelle en question, à la place du mâle légitime. Par l'isolement des repro­ducteurs, cet inconvénient disparaît et l'on évite la ponte d'oeufs non fécondés, ainsi que l'abâtardissement de la souche.

La beauté, les formes élégantes et bien équilibrées procurent à l'amateur le plaisir de posséder des sujets de qualité et des types réunissant toutes les aptitudes pour les ex­positions. On visera donc à obtenir, par les accouplements, ce double résultat. Le co­lombiculteur aboutira assurément, s'il pos­sède les éléments nécessaires et si, opé­rant une sélection bien coordonnée, il a la patience d'agir progressivement et avec discernement.

Réaliser des accouplements dans les conditions sus‑indiquées, permet  d’améliorer les qualités physiques car les produits sont, en général, plus vigoureux, plus beaux et plus sains encore que leurs ascendants.

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