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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:26

Nain de couleur zibeline

                       
                               LE SEVRAGE DES LAPEREAUX


Chez les lapereaux, l’âge du sevrage correspond à une période criti­que de leur vie. Jusqu'à ce stade ils ont profité en plus de l'alimentation que vous leur avez distribuée du lait maternel, dont la teneur concentrée en matières azotées, grasses, minérales, et en vitamines, est ir­remplaçable. Ils vont être privés de ce lait, facteur important de croissance et de santé.

Ne vous hâtez donc pas de les séparer de leur nourrice et, le moment venu, ne le faites pas "en bloc", à une date fixe. Dans une portée de six lapereaux par exemple repérez les plus vigoureux et les plus lourds. Ceux‑ci peuvent quitter leur mère à sept semaines. Quant aux autres, ils béné­ficieront encore, pendant une huitaine, de tétées, réduites il est vrai, mais combien nécessaires pour parfaire leur préparation au sevrage.

Vous pouvez même, si votre nourrice est encore en lactation après le sevrage des derniers lapereaux, état que vous apprécie­rez d'après le volume de ses mamelles, remettre chaque jour avec elle pendant quelques heures les lapereaux les moins bien venus, cela pendant une dizaine de jours et plus si nécessaire.

Le sevrage des lapereaux peut donc dé­buter à sept semaines et se poursuivre au­-delà de deux mois. Ce sevrage progressif est pour vous une première garantie contre les retards de croissance et la mortalité si fréquente au cours du mois qui suit la sépa­ration des jeunes de leur nourrice. Mais non moins important au lendemain du sevrage est le régime alimentaire de transition qu'il vous faut appliquer. Ce régime doit être très approchant en valeur nutritive de celui dont bénéficiaient les lapereaux lorsqu'ils étaient encore avec leur nourrice. Pour y parvenir, faites appel à des aliments contenant en particulier des matières minérales qui ser­venl à l'édification du squelette, des matiè­res azotées (protéines) nécessaires à la production de la chair, des matières grasses facteurs ca­loriques et d'engraissement, des vitamines qui protègent jeunes et adultes des acci­dents nerveux, du rachitisme, et qui sont indispensables à la croissance et à la fixa­tion des matières minérales dans i'orga­nisme. A ce point de vue, l'aliment compo­sé spécial pour lapins, vendu habituelle­ment chez les grainetiers ou dans les coo­pératives agricoles, peut vous être utile, car il contient, rationnellement dosés, ces élé­ments nutritifs et énergétiques. Mais c'est pour le clapier familial un aliment cher à l'achat, que l’on peut réserver uniquement aux reproducteurs en fonction et pour le démar­rage des lapereaux.

Il vous est possible, par ailleurs, en utili­sant des grains : avoine ou orge, des croû­tes de pain trempées et mêlées à du son, du bon foin de luzerne ou de trèfle, ces ali­ments alternés, de constituer des rations aussi très favorables à la croissance de vos lapereaux. Il suffit que vous enrichissiez ces rations en distribuant journellement du lait entier coupé d'eau, pendant au moins tout le mois qui suit le sevrage, et que vous em­ployiez l'huile de foie de morue dispensa­trice de vitamines antirachitique et de crois­sance, à raison de 1/2 cuillerée à café pour 6 lapereaux tous les deux jours, mêlée au son ou au grain.

Faites appel aussi, amplement, aux ver­dures fraiches: feuilles de salade, chou fourrager, luzerne, sainfoin, lotier.

Apportez la plus grande vigilance dans les quantités d'aliment que vous distribuez. Dans ce domaine, respectez une progres­sion très stricte en prenant en considération la rapidité avec laquelle les rations son consommées. Basez‑vous, pour des lape­reaux de sept semaines à deux mois, sur une distribution de 20 g. de grain, 50 g. de son ou 30 g. d'aliment composé par jour et par sujet.

Augmentez ces rations au fur et à mesure que vos lapereaux prennent de l'âge et de l'appétit. Mais toutes les fois que vous constatez des restes cinq à six heures après une distribution, réduisez alors la ra­tion suivante. Vous éviterez de la sorte le gaspillage les indigestions suivies de lon­gue inappétence, et les accidents de mé­téorisation, (gros‑ventre d'origine alimen­taire).

 

En ce qui concerne les rations de ver­dure, soyez, là aussi, vigilants, car les lapereaux sont très vulnérables aux excès de fourrage, qui provoquent chez eux des diar­rhées ou de la météorisation, souvent mor­telles.

Songez toujours qu'il vaut mieux que ces rations soient, en quantité, au‑dessous des besoins réels des lapereaux qu'au‑dessus, par mesure de prudence. Faites en sorte également, de laisser en permanence du foin de qualité à la disposition de vos lapins, quel que soit leur âge. Là encore, pour éviter le gaspillage, ce fourrage doit être donné dans un râtelier conçu pour.

Régime de transition, choix des aliments, progression et vigi­lance dans les quantités distribuées sont des facteurs qui vous permettront de faire passer à vos lapereaux, sans aléas, le cap délicat du sevrage.


Japonais

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