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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 17:02


       
         LES BONS PRINCIPES A RESPECTER EN CUNICULTURE

L'aménagement des locaux doit correspondre aux normes définies concernant la température, l'hygrométrie, la ventilation et l'éclairage.

La température

Elle peut être mieux contrôlée en utilisant les isolants comme la laine de verre, le polystirène expansé, etc... qui sont efficaces aussi bien en hiver qu'en été.

La température idéale est de 15°. Il ne faut pas descendre en dessous de 5° et encore moins monter au-dessus de 30°. Il est fréquent de constater des problèmes respiratoires avec une température inférieure à 10°, et dans ce cas on enregistre une mortalité des lapereaux au nid (la température à l'intérieur du nid doit être de 30 à 35°).

Avec des températures supérieures à 25°, il est fréquent de constater des arrêts de production et même des mortalités de sujets adultes.

Le chauffage est indispensable pendant l'hiver et même en mi-saison pour éviter les chutes importantes de température entre le jour et la nuit. Pendant la période à température élevée, un système de refroidissement de l'air est souvent nécessaire.

L'hygrométrie

Elle a également une grande importance (65 à 70%). Il est souvent nécessaire d'arroser le sol du bâtiment, ou mieux de vaporiser de l'eau au moyen de gicleurs qui diffusent en brouillard à l'aspiration du ventilateur.

La lumière

Elle a une grande influence sur la reproduction du lapin. Un éclairement de 16 h, permet d'augmenter le taux d'acceptation du mâle par les femelles.

Dans les salles d'engraissement, un éclairement de 8h par 24 heures suffit largement.

La ventilation

Elle sera statique ou dynamique. La ventilation dynamique sera de type par extraction ou dépression ou de type surpression. La ventilation dynamique permet de contrôler le renouvellement de l'air : débit, pression et vitesse de l'air peuvent être régulés.

En élevage cunicole, la cage grillagée est de plus en plus adoptée. Les reproducteurs sont élevés dans des cages individuelles, les femelles disposent d'une boîte à nid interne ou externe.

La boîte à nid a un rôle de protection pour les lapereaux et elle est le lieu où la lapine vient allaiter les lapereaux.

Techniques d'élevage

En élevage intensif, on a deux grands rythmes de production :

1. la saillie pratiquée 10 à 12 jours après la mise-bas,

2. la saillie post-partum, le jour même de la mise-bas.

On peut dire aujourd'hui que les résultats de la saillie post-partum sont pratiquement identiques aux résultats de la saillie à 10 jours.

Elle donne d'excellents résultats, en fonction de l'état des femelles, mais elle a besoin d'être pratiquée avec précaution par les éleveurs expérimentés disposant d'un très bon aliment.
Une méthode originale

Un des freins à la rentabilité de l'élevage cunicole est la mortalité importante qui survient principalement dans les premières semaines de la vie des lapereaux (20 à 40% des animaux nés vivants).

Pour diminuer cette hécatombe, on utilise la technique suivante : dès la mise-bas terminée, la boîte à nid est interdite à la lapine qui n'est mise en présence de ses lapereaux qu'une seule fois par 24 heures, le matin vers 7H30 et pendant un maximum de 5 mn seulement et cela jusqu'au 18ème jour.

On peut remarquer que les portées élevées en boîtes à nid fermées sont en moyenne plus lourdes à nombre égal, le poids moyen d'un lapereau passe de 330 grammes en boîte ouverte, à 365 grammes en boîte fermée.

Cette méthode simple, rapide, peu astreignante, permet d'augmenter la productivité. Elle limite les écrasements des lapereaux car très souvent la mère lapine entre fréquemment dans le nid avec précipitation.

 

Maladies parasitaires

L'élevage moderne sur grillage a profondément modifié la physionomie de cette pathologie.

On estime que 14% des pertes sont imputables à la coccidiose dans les élevages inférieurs à 50 mères, et 5% dans les élevages de 100 à 300 mètres.

On peut dire que malgré le grillage, les aliments, les anti-coccidiens, la plupart des lapins sont porteurs de coccidies.

La coccidiose chez le lapin se présente sous deux formes différentes :

La coccidiose hépatique et la coccidiose intestinale.

La coccidiose hépathique, sur un sujet vivant, est soupçonnée du fait que le sujet a un abdomen volumineux, vu l'hypertrophie du foie, mais il n'y a pas de diarrhée, ni mortalité. Les coccidioses intestinales sont plus graves, diarrhée et mortalité.

Il ne faut pas entreprendre de traitements mensuels aveugles.

Pour éviter toute attaque de cysticercose, la meilleure prophylaxie consiste à ne pas laisser de chien pénétrer dans l'élevage et veiller à vermifuger le chien qui est l'agent de transmission.

 

Maladies non parasitaires

La pathologie non parasitaire se retrouve dans tous les types d'élevages industriels en raison des densités qui dépassent souvent les possibilités de chauffage, ventilation, des performances demandées aux animaux.

Il faut noter une certaine intolérance du lapin à certains constituants d'aliment. Il suffit d'un changement de formule, d'un changement d'aliment pour voir apparaître en quelques jours une diarrhée.

 

Pathologie respiratoire

Elle est plus importante en reproduction qu'en engraissement.

Les affections respiratoires se présentent chez le lapin sous deux formes différentes : le coryza et la pneumonie pasteurellique.

Les abcès sous la peau sont souvent dus aux mêmes germes que les maladies respiratoires. Les cous tordus sont sans aucun doute en relation avec des abcès situés très profondément à l'intérieur de l'oreille ou dans le cerveau.

 

La myxomatose

Il s'agit d'une maladie contagieuse et transmissible. C'est un virus qui fait partie du même groupe que celui de la variole ; il faut qu'il soit inoculé (par les moustiques, les puces qui font office de seringue contaminée).

Il faut que la peau du lapin soit trouée pour que le virus puisse passer : c'est tellement vrai que l'on a placé des lapins porteurs de myxomatose à côté de lapins sains et la maladie ne se transmet pas.

La vaccination devient une méthode très  sérieuse, très efficace. Il convient de changer l'aiguille à chaque lapin pour éviter toute contamination ; la stérilisation des aiguilles à l'alcool est à proscrire car "elle tue le virus vaccin".

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Published by - dans LAPINS
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