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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 16:21


LA VARIOLE CHEZ LE CANARI

 

Cette maladie, due à un virus voisin de ceux qui causent les varioles de tous les animaux et de l'homme, est connue depuis longtemps. Elle est spécialement grave chez le canari et les espèces très proches, alors que chez les volailles et le pigeon elle ne cause qu'une maladie normalement non mortelle.

Dans sa forme classique, elle se manifeste par des lésions qui apparaissent sur la tête, les pattes sous forme de pustules se recouvrant d'une croûte noirâtre, le tout évoluant en trois semaines si le malade n'est pas mort avant, ce qui, dans 90% des cas, se produit après trois semaines de maladie, parfois moins.

Dans certains cas, la variole peut aussi causer une ophtalmie avec tuméfaction de l'oeil qui est fortement enflé.

Cette forme est dite "aiguë", mais il existe de plus en plus souvent, une forme suraiguë, sans lésions externes qui, en deux ou trois jours, tue l'oiseau avec des troubles respiratoires aigus.

Tous les ans,  on voit la maladie se déclarer surtout en fin d'été et automne ; cela paraît  être dû au fait que la transmission se réalise surtout par les moustiques, plus abondants à cette période de l'année.

La variole est une maladie extrêmement contagieuse et quand elle se déclare dans un groupe d'oiseaux, tous les sujets sont atteints à l'exception de ceux qui ont survécu à une épidémie précédente ; en effet, la maladie donne une immunité prolongée peut-être pour la vie entière de l'oiseau. Par contre, elle reste limitée aux canaris et éventuellement à des espèces très proches, mais n'atteint pas les divers passereaux exotiques, ni à plus forte raison les perruches et autres becs crochus.

Traitement : la maladie étant due à un virus, il n'existe pas de traitement spécifique.

Vaccination : elle se fait avec un vaccin spécial à base de virus canari atténué. Cette vaccination est aisée car elle ne se fait pas en injection, mais simplement en transperçant la membrane de l'aile avec une aiguille trempée dans le vaccin. Le plus facile est d'utiliser une aiguille de machine à coudre fine, fixée dans le bouchon. Le chas de l'aiguille qui est près de la pointe permet de retenir une certaine quantité de vaccin. On pique en deux endroits à quelques millimètres de distance et, dans les huit jours, il se développe une grosse pustule recouverte d'une croûte qui est le signe de l'efficacité de la vaccination. En 10 jours environ, l'oiseau est immunisé. Cependant, la réaction au vaccin est assez marquée et il ne faut vacciner que des oiseaux en bonne santé. Le mieux est de vacciner après la reproduction et avant la mue, donc en fin juin/juillet. L'immunité dure environ un an et couvre surtout la période fin d'été/automne, la plus à craindre.

La vaccination en milieu contaminé : beaucoup d'amateurs négligents pensent à vacciner quand la maladie se déclare. Dans la forme externe, c'est inutile. Dans la forme suraiguë, si rapidement et si totalement mortelle, la vaccination peut être tentée chez les oiseaux encore indemnes, surtout chez ceux qui sont éloignés des premiers malades. Il n'y a rien à perdre puisque tous les oiseaux sont condamnés. Il sera prudent de flamber l'aiguille entre chaque sujet et de la refroidir dans l'eau avant de prélever à nouveau le vaccin ou de la tremper quelques secondes dans l'eau bouillante, car il faut éviter de répandre le virus à partir de sujets déjà en incubation de la maladie. Les résultats de cette vaccination d'urgence sont très variables et rarement vraiment bons. En général, dans les cas les plus favorables, la mortalité importante cesse, mais on voit des cas se manifester pendant deux à trois mois, cas souvent non typiques.

 

LA VARIOLE ATTENUEE

Certains éleveurs observent parfois sur les pattes des oiseaux, l'apparition de petits boutons rouges qui évoluent lentement sans jamais devenir très gros et sans altérer la santé de l'oiseau. Nous avons relevé des cas surtout dans les régions méditerranéennes et les éleveurs qui voient ces petits boutons parlent de piqûres de moustiques. Ils ont sans doute raison mais ces moustiques ont inoculé un virus variolique peu pathogène pour les canaris et qui semble les vacciner. En effet, nous avons eu l'occasion de soumettre de tels oiseaux  à l'inoculation de virus variolique canari virulent, inoculation à laquelle ils ont résisté sans même faire une pustule, alors que cette inoculation provoquait chez des canaris normaux une énorme pustule et une maladie grave, souvent mortelle. Il s'agit probablement d'un virus variolique d'une autre espèce, peu pathogène pour le canari et qui, cependant, l'immunise contre sa propre variole.

La conclusion est que ces "piqûres de moustiques" ne sont pas à redouter, au contraire, puisqu'elles font office de vaccin. Normalement, chez les sujets qui les ont subies, le vaccin ne "prend" pas.

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