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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 15:50


NOS PIGEONS EN HIVER

 

 Les frimas sont venus et nos pigeons sont en plein repos, à l'instar des oiseaux sauvages. Est‑ce à dire que l’éleveur doit, lui aussi, se reposer ?

Loin de là, il s'en faut, car la conduite d'une équipe de pigeons doit rete­nir sans cesse, avec la plus grande cons­tance, toute l'attention et tous les soins du maître. Ce n'est pas parce que la période de reproduction est sus­pendue, qu'il faut interrompre ou tout sim­plement relâcher les travaux quotidiens.

Une défaillance ‑ même passagère ‑ sur ce point peut avoir de funestes rebondisse­ments sur les résultats de la future saison. Il ne faut jamais oublier que c'est l'hiver et que l'on prépare les prochains résultats.

En dehors des soins journaliers de net­toyage qui sont toujours de rigueur et d'un examen rapide des sujets, l'éventualité de grands froids nous impose quelques obliga­tions.

Dans un colombier bien conçu, l'amateur doit pouvoir rester quelque temps, l'hiver, pour vaquer à ses occupations journalières car il ne peut y avoir de courants d'air né­fastes et d'humidité perniceuse tombant sur le dos du manager et de ses élèves.

Tout d'abord, dans le domaine matériel, c'est la protection des abreuvoirs qui retien­dra notre vigilante attention. Quelle que soit la matière en laquelle ils sont fabriqués : terre cuite, fonte, verre, fer émaillé ou galvanisé, le gel intense peut les briser et les rendre hors d'usage. En pareille circonstance, nous ne les remplirons qu'au moment du repas et nous les viderons une demi‑heure ou une heure après. Toutefois, si nous voulons les laisser en permanence au colombier, nous les envelopperons dans de la paille et les recouvrirons d'une toile isolante, ne lais­sant dépasser que l'ouverture par laquelle nos pigeons vont prélever leur boisson.

En aucune façon, il ne faut servir de l'eau chaude ou tiède, sous prétexte de couper le froid, car ce système est très nocif pour la santé de nos oiseaux. Toutefois, lors du renouvellement, il est bon de laisser un peu l'eau prendre la température d'une place légèrement chauffée.

Rien n'est plus dangereux que l'air froid et humide, et le vent direct venant frapper nos oiseaux au repos sur leur perchoir. Il faut prendre de grandes précautions pour qu'aucun courant d'air ne puisse s'établir et amener ainsi de graves affections, bien souvent difficilement guérissables.

Méfions-nous aussi de l'humidité, et faisons‑lui une chasse acharnée. Plus que jamais, nous la combattrons par tous les moyens à notre disposition car elle est aussi la source de bien des maux.

Sur le plan de l'alimentation, il y a quel­ques précautions à prendre. Nous avons toujours été adversaires du régime de fa­mine qui laisse les pigeons sans réserves au retour du printemps. S'il ne faut pas exa­gérer‑ l'excès nuit en tout ‑ il ne faut pas non plus affamer ses élèves. Le premier nourrissage des jeunes aura vite fait d'y remédier et de faire disparaître le peu de graisse super­flue.

En cas de sous‑alimentation, il serait très malaisé de ramener nos pigeons en bonne posture pour aborder le réaccouplement.

Nous veillerons encore aux perchoirs pour lersquels nous proscrirons les métaux et autres produits qui sont trop froids et qui peuvent favoriser de graves gelures aux pat­tes.

Continuons encore l'examen des fientes le matin, car elles sont le baromètre de la santé.

   En entrant le matin dans son pigeonnier, chaque amateur doit jeter un premier coup d'oeil sur l'état, sur la qualité des fientes accumulées au cours de la nuit sous cha­cun de ses pigeons, soit dans chaque casier ou sous chaque perchoir. De par cet examen, il pourra immédiate­ment se rendre compte si tout va pour le mieux, et si rien ne cloche du côté de la santé sans laquelle il n'y a pas grand chose à espérer.

Que doit‑il conclure en observant la forme et la consistance des fientes ? Simplement que si les fientes sont bien rondes, bien mou­lées et situées toutes dans un seul tas pour chaque pigeon, c'est un signe évident que l'oiseau qui les a éjectées est en bonne condition et qu'il a passé une nuit calme, garante d'un bon repos. Au contraire, si les fientes sont éparpillées et plus ou moins molles, voire liquides et teintes anormale­ment, cela indique que le pigeon est défi­cient sur le plan de la santé, qu'il est peut-être malade, et que de toute manière il ne s'est pas bien reposé et qu'il a connu une nuit agitée. Les fientes saines doivent être fermes de couleur gris‑vert émaillée de blanc.

Mais ce n'est pas tout ! Pour bien faire, et surtout en hiver, il faut pour que tout soit parfait, que plusieurs flocons de duvet s'attachent de ci de là sur les fientes. Il est très important que cette chute de duvet soit constatée. Trop peu de colombo­philes attachent une assez grande impor­tance à cette chute de duvet qui doit être assez régulière et constante.

En période hivernale, il est indispensable que le plancher soit par­semé de ces plumules duveteuses chaque matin. La chute du duvet est une fonction des plus naturelles, et indique à coup sûr, que la santé des oiseaux est bonne.

  Un pigeon qui ne mue pas, est sans nul doute, malade ou tout au moins indisposé. Cela signifie évidemment qu'il n'est pas en bonne condition, et que par conséquent, il doit être soigné sans délai si l'on désire le voir aborder sans encombre la très pro­chaine période d'élevage.

 Une autre cause peut empêcher cette chute du duvet d'hiver que nous désirons voir en abondance en janvier et février ; il s’agit d’une alimentation mal équilibrée et insuffisamment riche en vitamines et en énergie. Si le pigeon ne dispose pas d’assez de calories pour lutter contre le froid, il ne se dégarnira pas de ces petites plumes chaudes que constitue le duvet.

 La chute et la repousse de ces plumes ne peuvent s'effectuer que si la santé est bonne et que si la valeur énergétique de la nourriture est suffisante pour réchauffer le pigeon dans les périodes de grands froids, et aussi, en même temps, pour renouveler son manteau dont la fonction principale est de le protéger, de le garantir contre la déperdi­tion de chaleur.
Rappelons quelques conseils permettant de favoriser cette chute du duvet et son parfait renouvellement :

‑ Donner donc en priorité, une nourriture équilibrée.
‑ Distribuer régulièrement dans l’eau de boisson, un composé polyvitaminé.
‑ Avant la période d'élevage, il faut per­mettre aux pigeons de se libérer des toxi­nes accumulées, en leur donnant un cor­recteur alimentaire capable de faciliter l'éli­mination des déchets qui encombrent leur organisme.

A noter que pour être en bonne condition et apte à muer et à renouveler son duvet, le pigeon a encore besoin, l'hiver, de graines oléagineuses (en quantités limitées cependant), de mélange minéral, de gravier, de grand air, d’une eau de boisson propre et saine et autant que possible de verdure.


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commentaires

Claude B 21/01/2009 19:59

Merci de cette précision sur mon article, je pensais qu'il était de race car il était dans un élevage avicole et portait une bague..
bonne soirée

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