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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 16:33

INTRODUCTION A L’ORNITHOLOGIE

 

Puisque le monde se renouvelle conti­nuellement et que la délicatesse d'âme qui fait aimer les oiseaux est plus répandue qu'on ne pense, il arrive souvent de rece­voir des demandes de conseils et de ren­seignements de la part de débutants dési­reux d'apprendre les règles fondamentales relatives à l'élevage. Nous ne pouvons né­gliger ces lecteurs qui démontrent vouloir faire de l'ornithologie à bon escient, en s'in­formant préalablement pour ne pas com­mettre des erreurs qui seraient par la suite difficiles à corriger.

C'est pour cela que nous sommes obligés annuellement de répéter des conseils dont nos lecteurs plus âgés et expérimentés, n'ont certainement pas besoin.

Il arrive que de nouveaux amateurs s’adressent à nous après avoir déjà fait leur choix quant au sujet auquel ils désirent consacrer leurs soins. Ils sont restés enchantés de la dou­ceur du chant d'un Roller ou ravis par la calme beauté d'un canari Norwich; pour eux il n'existe pas de problème de choix parce qu'ils l'ont déjà fait, mais ils désirent savoir beaucoup d'autres choses, pour avoir la certitude de soigner leurs bien‑aimés se­lon les règles dictées par la science et par la pratique. D'autres doivent au contraire décider avant tout à quel oiseau accorder leur préférence.

Commençons par ceux‑ci, qui paraissent avoir plus de difficultés.

Le choix de l'oiseau auquel on désire consacrer les heures de temps libre est conditionné par des exigences diverses, de différente nature et d'une importance plus ou moins remarquable : prix du sujet, diffi­culté d'élevage, disponibilité de contenants et d'espace, disponibilité de temps de la part de l'éleveur, but de l'élevage, exigen­ces de manutention, etc.

Partons des cas où l'on désire s'adonner à l'élevage de l'oiseau qui s'accoutume le mieux à la vie captive, même exclusivement apte à la vie captive : le canari. Nous de­vons par conséquent donner des indica­tions sur la race de canari à préférer.

Disons tout d'abord que le coût de l'entre­tien est le même qu'il s'agisse de sujets pe­tits ou grands, et qu'on loge des races très appréciées ou qui le sont moins. Nous pou­vons affirmer cependant que les variétés de petite taille (Lizard, Border, Gloster, Roller) sont plus faciles à élever que les races de grosse taille. Comme le Norwich et le York­shire.

Les petites variétés se trouvent sur le marché en quantités supérieures et en gé­néral elles coûtent moins puisqu'elles sont plus faciles à élever. C'est un premier motif d'orientation dans le choix : économie d'ins­tallation et réduction au minimum des diffi­cultés consécutives à l'élevage de créatu­res vivantes.

Le discours que nous avons tenu n'a pas de raison d'être, si le côté économique ne compte pas et si l'éleveur désire consacrer ses soins à des races de prix élevé avec l'intention de concourir; nous les premiers, nous exalterions la svelte élégance du York ou la grâce opulente du canari Norwich.

En ce qui concerne la dépense de consti­tution d'un stock, nous voulons ajouter qu'il vaut mieux tenir compte davantage de la haute qualité des sujets que de la quantité. Il est préférable de choisir quatre canaris de bonne race, provenant d'une souche sélec­tionnée, achetés chez un éléveur d'honnê­teté prouvée, que d'opter pour dix canaris de provenance douteuse et de qualité mé­diocre. La qualité permet de récupérer au cours du temps ce qu'on a perdu au début en réduisant le nombre des sujets disponi­bles.

Il faut pourtant considérer la possibilité qu'un canari de race appréciée et de prix élevé ne donne pas à l'éleveur inexpéri­menté les satisfactions qu'on en pourrait at­tendre ou qu'il constitue même, à cause du mauvais essai, une raison de déception qui se répercuterait peut‑être sur la bonne dis­position à poursuivre la pratique de l'orni­thologie.

Somme toute, si celui qui s'adonne à l'élevage en est vraiment à ses premières armes, nous conseillons de donner la préfé­rence aux races de petite taille, plus écono­miques et plus facilement élevables ; nous conseillons aussi de prêter beaucoup d'at­tention, au moment de l'achat, à la qualité, même si l'on doit dépenser quelque chose de plus que prévu : c'est le secret pour ra­mener les déceptions éventuelles dans des limites étroites et pour avoir le maximum des possibilités de succès. Un autre conseil : puisque les plus grands efforts de la re­production sont supportés par la femelle et que la bonne réussite des couvées dépend pour la plupart de celle‑ci, il faut apporter dans le choix un soin particulier au sujet de sexe féminin. Si la femelle est une mau­vaise mère, le mâle ne peut la remplacer; si au contraire la femelle connaît son affaire, il est facile qu'elle pousse même un compa­gnon nonchalant à opérer avec diligence dans ses devoirs.

L'espace à destiner aux contenants des oiseaux n'a pas autant d'importance que celui des contenants eux‑mêmes. On peut élever des canaris même s'il n'est pas pos­sible de mettre à leur disposition une pièce entière, mais ils doivent être à l'abri des courants d'air et des écarts soudains de température. Cependant, on ne doit pas trop économiser sur l'espace où les oiseaux doivent effectuer l'exercice de vol . Une vo­lière intérieure est l'idéal, une grande cage vaut mieux qu'une petite cage et une cage n'est pas à considérer apte à ce but si elle me­sure moins de soixante centimètres de front.

L'alimentation des oiseaux ne présente pas de difficultés particulières, à condition d'avoir le sens de la mesure. Le mélange de graines qu'on trouve dans n'importe quel magasin spécialisé ne suffit pas à assurer aux oiseaux les substances dont ils ont be­soin; il faut leur fournir aussi des complé­ments : fruits, verdure, sels minéraux, grit, biscuit à l'oeuf, pâtées spéciales à l'époque de la reproduction, quelques petites friandi­ses de temps en temps et veiller à ce que la propreté la plus scrupuleuse règne tou­jours dans les contenants, pour éviter que les parasites et les maladies ne rendent inutiles les soins de l'éleveur qui désire donner à ses oiseaux une alimentation complète et appréciée .

Nous ne pouvons trop nous étendre sur ce sujet; il serait de toute façon impossible de traiter dans l'espace d'un article ce qui constitue l'objet de volumes particuliers, qui ont justement pour but de donner toutes les notions nécessaires à celui qui s'apprête à entrer dans les rangs de plus en plus four­nis de l'ornithologie. L'achat d'un de ces manuels constitue la première dépense et la plus sage pour ceux qui veulent agir sans incertitude dans un domaine qui est tou­jours plein d 'inconnues pour les débutants.

 

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