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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:26
Photo Thomas Franck  - Le jardin de l'amateur  (liens)


LE CANARD MANDARIN ET SON ELEVAGE

 

En raison de son élevage relativement facile, bon nombre d'éleveurs en ont entre­pris l'élevage avec une certaine réussite.

Ce canard miniature paré de toutes les couleurs de l'arc‑en‑ciel, un peu plus gros qu'un pigeon voyageur, nous vient d'Asie, plus précisément de Corée, de Chine et du Japon. Les femelles de Corée ont le bec rouge presqu'aussi soutenu que celui des mâles.

Il faut avoir vu ce canard sur un plan d'eau ou sur un bassin en période d'excitation avec sa huppe érectible et ses rémiges secondaires tenues à la manière de deux drapeaux roux‑orangé.

A Tokyo, on le rencontre à l'état sauvage dans les jardins et bassins du palais impé­rial, et sur le lac Ashi aux environs de la capitale.

En Europe, c'est en Angleterre qu'on peut en rencontrer à l'état sauvage, issus de quelques sujets échappés de captivité et qui se sont reproduits dans la nature.

D'après Niethammer, en 1963, il en aurait observé 2 colonies importantes regroupant environ un millier d'individus.

Le canard Mandarin est un «aquatique arboricole», c'est‑à‑dire que dans la nature, on ne le rencontre que sur les lacs ou les fleuves bordés de bois ou de forêts. En Asie, il est énormément chassé, car sa chair très fine est particulièrement recherchée ; cer­tains plongeurs se sont spécialisés pour le capturer vivant en l'attrapant par les pat­tes.

Au Japon, à cause de l'industrialisation très poussée, de la pollution et du déboise­ment, les effectifs de ce joli petit canard diminuent. A ce sujet, un fait mérite d'être signalé. Il arrive même que le Japon com­mande des couples à un pays européen proche du nôtre.

Le Mandarin est un canard percheur de la tribu caïrin. Lorsqu'il ne se trouve pas sur l'eau, où il trouve la plus grande partie de sa nourriture sous forme de plancton, d'insectes, de larves, etc... il se tient per­ché parfois même très haut. C'est d'ailleurs dans ces mêmes arbres qu'il niche à la manière de nos étourneaux. La cane pond dix à douze oeufs qu'elle couve seule. Dès la naissance, les jeunes se lancent dans le vide parfois d'une hauteur supérieure à 6 mètres. Ensuite, la cane les conduit di­rectement dans l'eau où ils se mettent ins­tinctivement, sous la surveillance de leur mère, à la recherche de nourriture.

 

Son élevage en captivité

 

C'est à notre avis le canard le plus ren­contré chez les amateurs. Ceci est cer­tainement dû à son extraordinaire beauté, ainsi qu'à sa facilité de reproduction en captivité. Il ne demande pas beaucoup de soins et de plus il est très résistant au froid et aux intempéries.

Qiand on connaît ses moeurs à l'état sau­vage, il est bon d'en tenir compte pour son élevage.

Lorsqu'on possède un couple reproduc­teur, il faut, si possible, le tenir seul à partir du mois de février jusqu'à la fin du mois de juin, dans le but d'éviter les batailles entre mâles : d'où les oeufs clairs, ainsi que les oeufs cassés ou non couvés par les fe­melles qui ont parfois la fâcheuse habi­tude de vouloir pondre dans le même nid, même lorsqu'on dispose de plus de nids que de canes.

Pour un couple, une surface engazon­née de 15 à 20 m2 avec un bassin d’environ m2 et de 40 cm de profondeur peut suffire.

 


Si les sujets sont éjointés, il n'est pas nécessaire de les tenir dans un endroit clos du genre volière, mais celle‑ci est parfois souhaitable lorsque certains prédateurs, y compris les chats, rôdent dans les parages.

L'eau du bassin doit toujours être mainte­nue dans un bon état de propreté. Le Man­darin a toujours gardé son instinct craintif et c'est sur l'eau qu'il se réfugie à la moin­dre alerte,

C'est également sur l'eau que les accou­plements ont lieu. Souvent, ces canards passent la nuit entière sur l'eau. La nourri­ture peut également leur être distribuée dans l'eau à faible profondeur. Ceci démontre toute l'importance qu'il y a de tenir l'eau la plus propre possible.

 

Reproduction en captivité

 

Dès le mois de février, on peut commen­cer à donner de la nourriture stimulante sous forme de chènevis et de granulés du commerce. Il y a notamment du granulé pour colvert qui réussit très bien pour les Mandarins.

Lorsque l'enclos se trouve à ciel ouvert et que les moineaux sont trop nombreux, on peut placer les grains sous la surface de l'eau dans des récipients ; pour les gra­nulés, il suffit de les transformer en pâtée dans laquelle il sera facile d'incorporer des vitamines, et une fois par an un vermifuge pour canards.

En captivité, la ponte commence vers la mi‑avril, la première année, la cane pond de 8 à 10 oeufs et les années suivantes, elle pond de 10 à 15 oeufs, parfois même plus. Certains éleveurs retirent les oeufs de la première ponte pour les confier à clés poules naines ou les mettre dans un incu­bateur, de cette façon, on peut espérer une deuxième ponte.

Le nid est fait à même le sol, sous un abri, dans un panier spécial, sous une tôle, ou dans un tronc d'arbre creusé et percé d'un trou de 12 cm de diamètre pour permettre à la cane de s'y introduire. Un peu de tourbe humide dans le fond suffit. C'est cette dernière solution qui s'avère la meilleure, puisque c'est celle la plus pro­che de ce qui est observé dans la nature. Un oeuf est pondu tous les deux jours; après la ponte du dernier, la cane s’arrache du duvet qu'elle dispose tout autour du nid, ce qui lui servira à recouvrir les oeufs à chaque fois qu'elle quittera son nid.

La couvaison dure 32 jours, la femelle couve seule et le mâle monte la garde en se tenant toujours près de l'entrée du nid.

A la naissance, les jeunes ont besoin de verdure (lentilles d'eau, salade hachée fine, etc ... ), on peut leur faire de la pâtée, et leur mettre en permanence de la sernoulette du commerce pour canetons. Lorsqu'ils auront 4 à 5 semaines, on pourra les ba­guer avec des bagues de 9 mm. A cet âge, jusque vers le mois d'octobre, les jeunes ressemblent à leur mère, ainsi qu'à leur père, car c'est au moment de la naissance de ses jeunes que le mâle commence sa mue. Il devient, sauf pour la couleur de son bec et de ses pattes, identique à la femelle. C'est donc par la couleur des pattes que l'on distingue les jeunes mâles des femel­les avant l'entrée en couleurs.

Lorsque les canetons ne sont pas nés sous la cane, il n'est pas recommandé de les laisser aller dans l'eau dès leur nais­sance. Il est préférable d'attendre une di­zaine de jours et de les placer pendant tout ce temps dans une éleveuse avec un petit récipient rempli d'eau, recouvert d'un grillage à mailles carrées, qui les empê­chera de se baigner, mais les laissera boire à travers les mailles.

Comme on vient de le voir, il n'est vraiment pas difficile de tenir un couple de Mandarins chez soi et d'élever quelques jeunes par an pour notre plus grand plaisir.

Photo Thomas Franck  - Le jardin de l'amateur  (liens)

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commentaires

pulco 10/03/2017 09:22

.

Ilona 06/11/2016 11:07

Bonjours jai achete un couple a a peine 1 ans et je nest toujours pas eux doeuf comment je peux savoir si je peux avoir des petit ?

Marie 05/04/2016 13:58

Bonjour,
Un couple de mandarins est arrivé dans mon jardin piscine il y a 5 jours, j'ai retrouvé le mâle hier matin mort certainement tué par le chat du voisin, la femelle l'appelle et reste aux abords et dans la piscine.
Je sais qu'ils vivent en couple, que puis je faire pour cette pauvre canette ?

Mamini 29/05/2014 14:05

Il est magnifique! Je ne connaissais pas cette espèce, ignorante que je suis! ;-)

lafermeauxchardonnerets 08/04/2013 09:54

Très bel article et très joli blog, bravo! Je reviendrai visiter avec plaisir...

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