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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 16:44

 
PREPARATION HIVERNALE

 

L'éleveur n'a pas de tâches particulières pendant l'hiver; les journées, encore cour­tes et froides, ne sont pas propres à la re­production des oiseaux, les expositions sont désormais finies; les éleveurs ne doi­vent se préoccuper que de faire passer à leurs oiseaux cette période de repos dans de bonnes conditions.

 

LES LOCAUX ET CAGES

 

Tous les oiseaux de cage considérés comme d'agrément, doivent continuer à res­ter dans les contenants d'hivernage puis­que le moment de les préparer à la repro­duction n'est pas encore arrivé, comme nous allons voir ; l'éleveur peut cependant commencer à préparer les locaux et le ma­tériel.

La période se prête bien aux opérations de nettoyage général. Dans la pièce où se trouvent les oiseaux, il faut soigneusement plâtrer toutes les lézardes des parois et tou­tes les petites fentes des cages et des ac­cessoires. On doit ensuite peindre les murs en blanc. Il est aussi utile de bien peindre les portes, les fenêtres et éventuellement certains accessoires de bois. Le carrelage sera lavé à l'eau chaude et au détersif puis désinfecté. Le local pourra également subir un traitement insecticide.

On peut aussi commencer à aménager les cages couveuses. S'il le faut, on peut nettoyer et remettre à neuf les plus ancien­nes avec une bonne couche de peinture : on devra badigeonner tous les côtés, même dans les points non apparents.

Ceux qui doivent penser à l'achat de ca­ges couveuses nouvelles se rappeleront que les contenants les mieux adaptées doi­vent correspondre aux conditions suivantes :

dimension non inférieure à 50 cm. de long (autres mesures en proportion ) ; forme sim­ple, rectangulaire, sans aucune fanfreluche, munis d'un nombre suffisant d'ouvertures. Les bonnes cages couveuses doivent en outre être munies d'un treillis métallique au-­dessus du bac. Ce dispositif est indispensa­ble pour la propreté des oiseaux et des ac­cessoires. Une séparation mobile doit per­mettre également de partager les cages si nécessaire, en deux compartiments.

Le débutant désirant installer un petit éle­vage dans toutes les règles se souviendra que toutes les cages couveuses doivent avoir les mêmes dimensions et pouvoir être rangées en batterie pour gagner de la place. Très pratiques et à conseiller sont les cages couveuses du type anglais qui, n'ayant que la facade à petits barreaux, as­surent aux oiseaux plus de protection con­tre les courants d'air et donnent aux femel­les qui couvent une impression de sécurité.

Au contraire, les cages couveuses ordi­naires peuvent être suspendues aux parois ou placées sur un tréteau spécial ou encore dans une armoire à compartiments. Les tré­teaux ou l'armoire à compartiments consti­tuent une meilleure solution que celle qui consiste à suspendre directement les cages aux parois, ne serait‑ce que pour éviter de salir les murs.

 

L’ALIMENTATION

 

Un régime simple mais riche en vitamines convient à tous les oiseaux, en cette pé­riode de l'année. Ceux qui ont recours aux mélanges de graines qu'on trouve dans le commerce feront confiance à un fournisseur de bonne réputation, en évitant les produits trop bon marché qui sont souvent de qualité douteuse. Il faut se rappeler que si un mélange coûte moins cher que les autres, cela vient souvent du fait que l'assortiment des graines n'a pas été préparé en tenant compte des exigences des oiseaux aux­quels il est destiné. On doit aussi contrôler le poids mentionné sur la boîte pour com­parer les prix utilement.

En général, les mélanges pour les cana­ris vont bien aussi pour les indigènes, quant aux exotiques et aux ondulées, l'emploi de mélanges particuliers est nécessaire.

Le régime doit être complété par l'admi­nistration quotidienne de verdures fraîches bien lavées et sèches, ainsi que de fruits mûrs sucrés. Il faut aussi donner des com­pléments minéraux et vitaminés, ainsi que du grit pour faciliter le broyage de la nourri­ture dans le gésier, et ainsi faciliter la di­gestion.

Aux oiseaux insectivores il faut adminis­trer une pâtée spéciale de fabrication ré­cente. On conseille de donner autant que possible de petits insectes vivants ou des­séchés, des déchets de viande et des mol­lusques frais, quelques petits vers, oeufs de fourmis ( en vente sous pochettes dans les oiselleries ), oeuf dur, etc.

Ceux qui désirent commencer la repro­duction dès le mois de mars peuvent, de­puis la fin de février, commencer à donner de la pâtée.

 

LA REPRODUCTION

 

En février, il est encore trop tôt pour par­ler de reproduction, les raisons qui amènent à déconseiller le début du cycle reproductif en ce mois sont les suivantes : température trop basse, instabilité du climat, imprépara­tion physique des oiseaux, heures de lu­mière naturelles trop limitées.

Vers la fin de ce mois, on peut pourtant commencer à préparer, pour les canaris, les accouplements entre les meilleurs su­jets de l'élevage, en séparant dans les ca­ges couveuses les oiseaux choisis comme reproducteurs. L'isolement des couples dans chaque cage couveuse, avec une certaine avance par rapport au début de la phase de reproduction, permet aux oiseaux de fraterniser à une époque où ils ne sont pas encore sujets à la stimulation sexuelle, et diminue les probabilités qui surviennent des querelles entre la femelle et le mâle. Inutile de dire que la période de fraternisation ne se rend pas nécessaire pour les couples déjà familiarisés au cours des périodes de reproduction précédentes.

En plus des canaris, on peut envisager cette même préparation pour quelques exotiques particulièrement rustiques, tels que le Diamant Mandarin et le Moineau du Japon. Pour les autres, plus fragiles, il con­vient de différer encore.

Nous rappelons que les oiseaux d'impor­tation ne doivent pas être engagés dans la reproduction ; il convient d'attendre au moins la deuxième année d'acclimatation.

Pour les ondulées et surtout pour les in­digènes, il est encore trop tôt pour préparer les accouplements. A vrai dire il n'existe pas, pour les ondulées, une période fixe pour la mue du plumage qui puisse aussi conditionner le cycle de reproduction (de sorte que des éleveurs font inconsidéré­ment nidifier ces oiseaux même pendant les mois de les plus froids), mais il est aussi vrai que ces oiseaux, comme tous les au­tres, se comportent beaucoup mieux pen­dant les jours les plus longs au printemps et en été, soit parce que les petits peuvent être nourris plus longtemps au cours de la journée, soit en raison de la meilleure pré­disposition physique des animaux.

 

LE BAIN

 

Les mois froids ne sont pas contraires aux ablutions. Les oiseaux continuent, même au mois de février, à éprouver le be­soin de se baigner de temps en temps, dans l'eau à température ambiante, mais toujours à l'abri des courants d'air.

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