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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:41


LA SANTE DES PIGEONS

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Le but doit rester le même : avoir les con­naissances nécessaires pour diagnostiquer rapidement et avec précision une maladie qui apparaît dans un élevage ; prendre im­médiatement les dispositions nécessaires pour stopper la maladie et traiter les bêtes atteintes jusqu'à complète guérison.

Finalement, l'amateur ne pratique pas seulement son sport favori pour exposer ou faire voyager ses pigeons et pour gagner ainsi des prix. La cause fondamentale ré­side principalement dans son attachement à la nature et le plaisir qu'il éprouve à soi­gner ses bêtes. Tout ceci représente une tâche, laquelle, sous ses divers aspects, demande à l'amateur de faire tout ce qui est possible pour loger les animaux dans les meilleures conditions possibles, de les soi­gner d'une façon adéquate et de leur éviter ainsi toutes souffrances en éloignant tout ce qui pourrait leur être nuisible.

De ce fait, l'un des premiers devoirs des sociétés est l'information des membres sur la façon la plus judicieuse de loger des pi­geons. L'air et la lumière doivent pouvoir entrer à flot dans un colombier et celui‑ci doit être absolument sec.

Nous constatons avec regret que beau­coup trop d'amateurs ne possèdent pas les connaissances indispensables sur le chapi­tre santé dans leur élevage. Nous savons également que beaucoup de colonies sont malades ; la plupart du temps l'amateur ne le voit même pas et pour cause ! Il s'aper­çoit bien que quelque chose ne colle pas, mais quoi au juste, il ne le voit pas.

Il y a quelques dizaines d'années, on ne trouvait dans le commerce spécialisé encore pratiquement rien de convenablement efficace pour traiter les maladies des pi­geons et de la volaille en général. De nos jours c'est absolument différent ! Nous trou­vons tout, mais nous manquons des con­naissances suffisantes.

Il est pour le moins curieux que nous trou­vons du temps pour une foule de choses pratiquement inutiles ; souvent aussi on ne sait comment s'y prendre pour acquérir les connaissances indispensables. Nous avons un journal, mais encore faut‑il le lire. Pour le rendre instructif, il faut des articles spécialisés qui traitent les sujets les plus brûlants et je crois que le chapitre " Les maladies " en est certainement un des plus actuels.

La définition du mot santé est en soi as­sez simple ; disons par exemple : dans la vie courante nous estimons que l'état de santé se traduit par le comportement de l'organisme, dans lequel les fonctions vita­les essentielles (nourriture, assimilation, mouvement, sentiment et animation psychi­que) travaillent régulièrement à condition que les organes soient normalement consti­tués et que l'individu éprouve le sentiment de bien‑être.

L'organisme du pigeon possède des dis­positifs de protection et de régulation qui lui permettent de juguler certains troubles et perturbations de la santé. La régulation au­tomatique de ces irritations et perturbations n'est pas forcément visible ou perceptible extérieurement en tant que symptôme de maladie. Dans le cas d'une maladie, les causes initiales peuvent provenir de sources très diverses, internes ou externes. L'éle­veur averti perçoit en général assez rapide­ment un changement dans le comporte­ment des pigeons : d'autant plus vite lors­que certains signes extérieurs sont deve­nus visibles. Dès l'apparition d'un manque de vitalité, d'un changement dans leur com­portement habituel, comme le manque d'ap­pétit, le ternissement des yeux avec éven­tuellement une inflammation d'un oeil avec écoulement, des difficultés de respiration, boiteries, mal d'aile, écoulement par les ou­vertures nasales etc., mais surtout aussi des fientes anormales et malodorantes, diarrhée, amaigrissement des sujets. Alors il faut tirer la sonnette d'alarme.

Les signes extérieurs de l'apparition d'une maladie ne sont pas toujours tels qu'ils permettent de faire à coup sûr un diagnostic précis, étant donné que certai­nes maladies dans leur début présentent des symptômes à peu de choses près iden­tiques. En outre, la résistance naturelle d'une colonie à la maladie en général peut retarder considérablement l'apparition des signes véritables d'une affection bien déter­minable. Il ne faut pas non plus perdre de vue la possibilité d'un simple empoisonne­ment de certains sujets par l'action de mau­vaises graines ou d'une engrais pris malen­contreusement dans un jardin ou un pré dans le voisinage.

A part les agents pathogènes, provoquant certaines maladies, toujours graves, puis­que contagieuses, il existe d'autres mala­dies provenant de la malnutrition ; ce qui veut dire, mauvaise composition du mé­lange de graines, mais parfois aussi grai­nes malpropres et contaminées, d'un man­que de grit ou de composés vitaminés. Chaque éleveur devrait aujourd'hui savoir qu'avec un mélange de graines et de l'eau on ne peut plus conduire un élevage de pi­geons.

A l'état demi‑sauvage, le pigeon se nour­rissait dans les champs. Aujourd'hui, un pi­geon qui se rend dans les champs s'empoi­sonne à coup sûr. Il faut donc suppléer à ce manque d'ingrédients naturels par un ap­port de vitamines indispensables à la vie, car, une carence prolongée de certaines vi­tamines provoque immanquablement une dégradation de l'état physique du cheptel et un élevage dans des conditions optimum devient impossible. On ne peut plus concevoir un élevage à la petite semaine ; tout cela demande une multitude de soins et d'attentions, d'observations, de nettoya­ges, etc…, une des raisons pour que l'instal­lation soit conçue sur des bases où le fonc­tionnel prime sur tous les autres facteurs. Les virus et bactéries ont besoin d'un cer­tain degré d'humidité pour se développer et se multiplier ; plus un colombier est sec et plus les risques de propagation des mala­dies sont ralenties. C'est, aussi ce qu'on appelle " le milieu ambiant ". Quand celui‑ci est bon, l'éleveur a de grandes chances de réussir un excellent élevage. Il est néces­saire d'évoquer tous ces facteur positifs et negatifs pour faire mieux comprendre aux amateurs, les bases indispensables pour réussir avec des pigeons.

La Trichomonose est probablement une des maladies du pigeon que les laboratoi­res d'analyses trouvent régulièrement dans tous les cas examinés. Le pigeon vit avec le parasite responsable sans que cela pa­raisse le gêner le moins du monde ; et pourtant, lorsque certaines conditions sont réunies, apparaissent soudainement des si­gnes de virulence, généralement pendant la saison d'élevage et en association avec d'autres germes pathogènes, les coccidies et les vers intestinaux en particulier. Pres­que dans chaque cas ce sont plusieurs fac­teurs réunis qui sont à la base de l'appari­tion d'une affection grave. C'est en général un peu tard pour intervenir et c'est aussi la raison impérieuse de prévenir l'éclosion de la virulence d'une maladie.

La manière la plus facile et la plus prati­que réside dans l'adjonction à l'eau de bois­son d'un complément polyvalent capable avant tout de stimuler les défenses immunitaires des animaux. Il en est de même avec une adjonction périodique de combinaisons vitaminées solubles, dont l'organisme du pigeon n'a en principe be­soin qu'en très petites quantités. Ces substances ne se trouvent pas, pour certaines d'entre‑elles, en quantité suffisante dans les mélan­ges de graines.

Pour faire face à une atteinte aux réser­ves physiques d'un pigeon, quand il est ap­pelé à faire d'abord l'élevage et ensuite des concours, il a be­soin de reconstituer ses réserves à chaque fois qu'il est sollicité d'une manière plus as­treignante, notamment en fonction des con­ditions atmosphériques lors de certains concours. Nous savons que la fatigue par un élevage excessif, mais aussi les enloge­ments successifs trop rapprochés à des concours peuvent amener un état d'usure de la résistance de l'organisme tel, qu'il constitue précisément la porte ouverte à la virulence de certains germes de maladies, jugulés jusque là par la résistance naturelle d'un organisme en bon état. Il est certaine­ment de loin préférable de veiller attentivement sur la santé d'une colonie que de devoir traiter des maladies une fois quelles ont fait leur apparition. En suivant nos chroniques, vous trouverez à peu près tout ce qu'il est néces­saire de savoir pour soigner une colonie de pigeons et pour les conserver en excellente san­té.


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commentaires

pamela 22/08/2010 13:28


J'ai trouvé hier un pigeon cappucin qui est blessé, il ne sait plus voler et pourtant il na aucune blessure apparente, il n'a pas l'aile qui tombe, il y a 3 autres pigeons qui l'attendent devant
chez moi . Que puis-je faire, il est pour le moment dans une grande cage. Merci de me répondre


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