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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 15:49

ETUDIER LE COMPORTEMENT DES VOLAILLES

POUR MIEUX EN REUSSIR L’ELEVAGE

 

 L'organisation sociale est nécessaire pour l'existence de toutes les espèces, et tous les animaux, aussi bien domestiqués que sau­vages, vivent sous certaines formes d'orga­nisation sociale.

Cette structure sociale chez les oiseaux est du type hiérarchique. Dans ce type de structure, un oiseau déterminé exerce le droit de picage sur les autres de rang inférieur, et ainsi successivement sur tout le lot, jus­qu'au moment où il y a un oiseau dans le cheptel sur lequel tout le lot a le droit de pi­cage.

Une fois que l'ordre social du picage a été établi et qu'il n'est pas altéré par des influen­ces externes, chaque oiseau du troupeau doit reconnaître sa position sociale par rapport aux autres, et il subsistera d'une manière relativement pacifique.

 

L'ORDRE SOCIAL DÉBUTE

TRÈS TÔT PARMI LES MÂLES

 

Le développement de l'organisation sociale commence chez les mâles de la 6ème à la 8ème semaine d'âge, et parmi les femelles entre les 11 ème et 12ème semaines.

Toutefois, il n'est pas établi d'une maniè­re définitive jusqu'au moment où la maturité est atteinte.

Pendant la formation de l'ordre de pica­ge, doit survenir une certaine proportion d'agressions, celui‑ci dépendant de la con­currence qu'il y a pour l'espace sur le per­choir, aux mangeoires et aux abreuvoirs.

Cette conduite agressive peut embrasser diverses formes depuis la dispute et les lé­sions physiques entre les oiseaux, jusqu'à une simple menace.

Le facteur dispute et les lésions physiques entre les coqs, sont beaucoup plus fréquents

qu'entre les femelles, spécialement lorsque la compétition est forte.

La conduite agressive peut causer des pertes considérables par mortalité aux âges de 18 à 20 semaines à moins que l'on ait recours à de bonnes pratiques de conduite d'élevage tendant à réduire les disputes.

Les mâles prédominent sur les femelles.

Cependant, généralement, ils ne piquent pas les femelles à moins que la compétition pour survivre soit élevée.

Après la maturité, les poules complètent leur organisation sociale et le contact phy­sique se réduit entre les oiseaux.

L'agression continue, toutefois par voie d'expression vocale et par des postures ou attitudes des oiseaux.

Comme la tête est le facteur principal de reconnaissance entre les poules, les oiseaux subordonnés maintiennent la tête plus bas­se que leurs voisines dominantes. Le relâ­chement de cette posture de soumission sti­mule les attaques.

Bien que les lésions physiques puissent ne pas être la conséquence du développe­ment de l'ordre social, il y a toujours une certaine tension sociale entre les oiseaux.

La tension sociale élevée donnera com­me résultat :

1. un degré d'engraissement moindre,

2. un manque d'uniformité dans les trou­peaux,

3. une moindre résistance aux maladies,

4. une moindre production d'oeufs,

5. une baisse de fertilité du troupeau de reproduction.

Le développement de l'ordre de picage dans le troupeau ne peut pas être prévenu et ne doit pas être prévenu.

 


Toutefois, la tension sociale et les pertes par mortalité peuvent être réduites en ren­dant moindre la compétition par l'intermé­diaire d'approvisionnements normaux en eau et en aliment, et en ne permettant pas que l'ordre social soit interrompu une fois qu'il a été établi.

 

PRATIQUES

QUI RÉDUISENT L'AGRESSION

 

Il est extrêmement difficile de réduire la tension sociale pendant la période de crois­sance, car le facteur d'agression atteint son point culminant pendant cette période. En observant certaines pratiques de base de conduite de cheptel, comme celles qui sont indiquées ci‑dessous, l'aviculteur peut réduire au minimum les tensions sociales.

1. Prévenir le surpeuplement.

2. Maintenir uniformes dans les locaux de croissance, les conditions de lumière, de ventilation et de température afin que la dis­tribution aux oiseaux soit uniforme.

3. Faire qu'il y ait suffisamment d'espace, de mangeoires et d'abreuvoirs et que ceux­-ci soient distribués d'une manière uniforme dans le local abritant les sujets en croissan­ce. Ceci est particulièrement important lors­qu'on utilise un programme d'alimentation restreinte.

4. Evitez d'avoir des oiseaux d'âges diffé­rents dans un même local.

5. Ne pas essayer de mélanger des su­jets après l'âge de 10 à 11 semaines.

Un espace vital suffisant et l'utilisation de lumière de faible intensité durant la période de croissance, sont des pratiques commu­nes. Ces pratiques réduisent les dommages physiques qui sont la conséquence du pica­ge. Toutefois, elles n'éliminent pas la ten­sion sociale.

Après que l'ordre social ait été établi, il est nécessaire d'éviter les pratiques d'élevage qui peuvent altérer cet ordre de picage, com­me par exemple les mélanges de volières.

De plus, on peut maintenir au minimum la tension sociale en administrant abondam­ment l'espace pour manger et boire, et faire que celui‑ci soit uniformément distribué dans les poulaillers. La ventilation et la lumière doivent être uniformes dans tous les bâti­ments de ponte afin d'éviter l'entassement dans les locaux.
Sur le même sujet, voir également ICI

 

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