Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 16:16

Tête de canard colvert mâle (photo Thomas Franck, le jardin de l'amateur)

ELEVAGE DU CANARD COLVERT

 

L'ENCLOS

 

Nature ‑ Superficie

Si vous ne disposez que de quelques mè­tres carrés réservés au parcage de vos colverts, renoncez à tout espoir de repro­duction. Il est essentiel, en effet, de disposer d'un minimum de 200 mètres carrés, d'herbage de préférence. Les oiseaux reproducteurs y trouveront tout d'abord l'hygiène nécessaire, ensuite l'herbe, les vers, les limaces, etc... indis­pensables à l'équilibre de leur alimentation.

Si un amateur dispose d'un potager et accepte d'en sacrifier une parcelle, il devra commencer par l'ensemencer abondam­ment en gazon rustique.

La clôture

Elle devra être d'une hauteur minimum de un mètre et constituée d'un grillage aux mailles ne permettant pas aux canetons de passer à travers. En effet, tout caneton quittant le parc et s'en éloignant est un caneton perdu. Une bonne précaution consiste à enterrer le bas du grillage d'environ cinq centimètres dans un sillon tracé dans le gazon.

Plan d'eau

Le canard colvert doit disposer d'eau en abondance pour s'abreuver d'abord, s'y bai­gner ensuite Si vous possédez une mare naturelle, toujours en eau, les conditions idéales se­ront remplies.

A défaut construisez un bassin de béton des dimensions minimum suivantes : 

Longueur 3 mètres.

Largeur 1,50 mètre.

Profondeur 0,30 mètre.

L'alimentation et la vidange régulières se­ront résolues de la façon suivante :

Remplissage : utilisez un tuyau de ma­tière plastique à brancher sur le robinet le plus proche.

Vidange : assurez-là tous les huit jours en été, toutes les deux semaines en hiver.

Pour effectuer aisément cette vidange le bouchon, c'est évident, doit rester apparent Pour ce faire, le bassin doit être construit non pas dans une cavité creusée dans le sol, mais au contraire hors sol, exception faite pour le fond du bas­sin, chape comprise qui affleure la surface du pré.

Pour faciliter l'accès des oiseaux au bas­sin, il convient alors de l'entourer de plans inclinés en béton.

Enfin si vous voulez éviter que l'eau du bassin ne devienne en quelques jours un bourbier, disposez autour de celui‑ci, sur 50 centimètres de large et 5 centimètres d'épaisseur, un lit de gros gravillon.

 


LES REPRODUCTEURS

 

Pour 200 m2, 8 à 9 canes et 3 malards donnent des résultats optimum.

Si vous disposez d'une plus grande su­perficie, augmentez le nombre de vos re­producteurs en proportion. N'oubliez surtout pas d'éjointer tout ce petit monde, mais sur une seule aile.

 

L'ALIMENTATION

 

Les mangeoires

Ne distribuez pas votre grain à la volée, dans l'herbe ou la boue, une grande partie serait en effet perdue. Vous pouvez construire des mangeoires avec des planchettes. N'oubliez pas de percer le fond de cha­cune d'elles, les trous étant nécessaires à l'écoulement de l'eau de pluie.

L'alimentation des adultes

La base de cette alimentation peut être composée pour les deux tiers de maïs concassé (mieux digéré que le grain entier) et pour un tiers de blé.

Le canard a besoin de matière grasse pour huiler ses plumes, il la trouve davantage dans le maïs que dans le blé ; en outre n'omettez pas de placer auprès des mangeoires un récipient plein de gravillon aussi petit que possible (2 mm carrés au maximum) ou de sable grossier, qui per­mettra à vos volailles de se garnir le gésier des dents qui leur manquent dans le bec.

Enfin et surtout avant la ponte, il convient de placer un dernier récipient conte­nant de la coquille d'huître écrasée fine­ment, faute de quoi vous verriez vos canes pondre des oeufs sans coquille.

Cette poudre ou un complément minéral ananlogue doit être distribuée à volonté.

A défaut de vous adresser au parc à huî­tres le plus voisin qui dispose de montagnes de coquilles vides, une promenade sur une plage quelconque vous permettra de ramasser une provision suffisante. Les marchands spécialisés fournissent  du coquillage concassé qui fait également très bien l'af­faire.

La distribution du grain

Votre élevage attirera très vite une nuée de moineaux. Or 50 de ces maudits "piafs" consomment autant que 10 canards.

Pour pallier cet inconvénient qui satisfait sans doute "les amis de la nature" mais s'avère fort onéreux, un seul moyen, distri­buez le grain une seule fois par jour à la nuit tombante.

Alimentation des canetons

Les premiers jours, distribuez du granulé "canetons » peu à la fois mais deux fois par jour, pour éviter le gaspillage et le dan­ger d'empoisonnement par fermentation. Dès la fin de la première semaine, com­mencez à ajouter au granulé du maïs con­cassé et quelques pincées de poudre de coquilles d’huîtres. Dès la fin de la quatrième semaine vous pouvez supprimer le granulé.

La verdure :

Elle est indispensable, l'herbe broutée dans l'enclos ne s'avérant pas toujours suf­fisante, la meilleure est constituée par la sa!ade et les feuilles de chou de bruxelles (à élaguer progressivement à partir du bas, lorsque l'on veut obtenir de belles pom­mes).

  La salade est simplement distribuée ef­feuillée, quant au chou, en raison de la fer­meté des feuilles, il doit préalablement être haché aussi fin que possible au couteau.

Enfin cette verdure doit toujours être dis­tribuée dans la mare ou le bassin ; dispo­sée à même le sol elle est toujours en effet piétinée et délaissée.

 

LA PONTE

 

L'incitation à la ponte

Distribuez, si vous voulez, dès janvier à vos pondeuses du granulé spécial pon­deuse. Mais si elles sont bien nourries cela n'est pas indispensable. Chacune de vos canes peut pondre jusqu'à environ 60 œufs : 20 à 30 à la première ponte dès janvier, février, 10 à 20 à la deuxième ponte en mai‑juin, 10 à la troisième ponte en octobre pour certaines femelles.

N'oubliez surtout pas le calcaire en pou­dre, vous serez étonnés de la quantité con­sommée, mais en contre‑partie de la quan­tité et la qualité des oeufs pondus.

Les nids

Il est rigoureusement indispensable de mettre à la disposition des couveuses des nids " préfabriqués". Si vous avez la chance de pouvoir installer votre parc dans l'encoignure de deux talus plantés, il suffit de creuser à la base de ces talus autant de niches que nécessaire, chacune d'elle sera coffrée de planches de 20 millimètres d'épaisseur, au fond, au plafond, sur les cô­tés. Le sol sera creusé en forme de cuvette, afin que les oeufs pondus restent groupés sous la couveuse, au lieu de rouler hors du nid. Pour chaque nid ainsi préparé, placez une bonne poignée de foin sec.

Si vous ne disposez pas de talus, élimi­nez l'acquisition de paniers de ponte très pratiques mais trop onéreux pour un éle­vage d'amateur en parc.

Procurez‑vous tout simplement des ca­geots à oranges sans couvercle et aménagez une entrée à l'un des bouts de chaque cageot. Creusez une petite cuvette dans le sol, garnissez de foin sec et coiffez chaque nid ainsi constitué d'un cageot.

Enfin recouvrez chaque installation de quelques branchages pour faire « sauvage ».

Deux conseils essentiels :

1) Constituez légèrement plus de nids que vous ne possédez de pondeuses ; ces dames aiment choisir et tel nid ne plaira à aucune d'elles sans qu'on sache pourquoi.

2) Dispersez le plus possible les nids dans l'enclos et dans les endroits les plus calmes.

Pour la ponte puis la couvaison les canes ont horreur de la promiscuité.

 

La ponte

Les premiers ceufs seront peut-être pondus n'im­porte où dans l'enclos. Disposez‑les alors au fur et à mesure dans chaque nid.

A la première ponte, qui commence par­fois en janvier, certaines canes vont pondre une trentaine d'oeufs; c'est beaucoup trop pour une couvée à moins que vous dispo­siez d'une couveuse artificielle ; consommez donc (toujours bien cuits) les 10 premiers de chaque pondeuse. Faites la récolte chaque jour en prenant la précaution de laisser dans chaque nid le premier oeuf pondu, préalablement repéré d'un gros point rouge ou noir.

La couvaison

Ne laissez dans chaque nid que 20 oeufs c'est le maximum que chaque cane puisse couver utilement. Bien entendu le premier oeuf ainsi con­servé aura 20 jours.

Des traités bien plus documentés que le présent exposé précisent qu'au‑delà du septième jour un oeuf devient sans valeur. Je puis vous affirmer le contraire, j'ai en effet obtenu 17, 18 et 19 poussins pour 20 oeufs couvés, dont le premier avait donc bien vingt jours au début de la couvaison. Il convient cependant de préciser que les résultats obtenus avec les canes, sont toujours supérieurs aux autres moyens d’incubation.





Canard colvert mâle en vol  (photo Thomas Franck, le jardin de l'amateur).

Publié dans : OISEAUX de parc
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