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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:20



QUE FAUT-IL PENSER DE l'ELEVAGE EN CONSANGUINITE ?

 
Quand on opère sur des sujets impeccables, la consanguinité est presque toujours permise. Mais pourrait-on citer en exemple des variétés qui se sont maintenues durant un grand nombre d'années uniquement par la méthode des unions en dedans. Nous ne le pensons pas, car à la longue, il se révèle des situations qui obligent à changer de méthode : ou bien le physique reste intact et le mordant et le pouvoir d'orientation ont baissé, ou bien ces dernières qualités restent complètes mais avec déchéance physique. Des deux cas, résulte la nécessité de croiser. On conçoit assez aisément que théoriquement parlant, la consanguinité conserve les qualités. C'est à la condition expresse toutefois qu'il n'y ait pas de défauts organiques ou moraux visibles ou cachés chez les procréateurs. Leur présence provoque, chez la descendance consanguine, une recrudescence. De nos jours surtout, toute race si solide qu'elle soit porte en elle des germes de décrépitude. Il faut donc être prudent.

 

LES TENDANCES

La sélection, dans notre sport, se règle presque toujours sur les succès remportés. Mais il est à noter que même dans la catégorie des excellents pigeons, il s'en trouve dont les tendances vont à la déchéance physique, alors qu'ils donnent des preuves de possession de qualités morales supérieures. Sur de tels sujets, on ne peut plus pratiquer les unions en dedans. Ce qui doit surtout retenir notre attention, ce sont les tendances. Ce sont des manifestations nouvelles soit dans le type, la constitution et les attributs psychiques. Ce point est d'une importance capitale tant pour le début, que pour toute période de l’intraculture, car celle-ci intensifie les tendances. Nous ne savons pas toujours ce qu'elles seront. Vont-elles contrarier notre arrivée au but ? Nous obligeront-elles à revenir en arrière ?

Il faut mettre immédiatement le holà aux mauvaises tendances. Si elles sont dues à la consanguinité, il faut abandonner momentanément cette voie et faire du croisement de souches. Par contre, si c'est le croisement qui a causé ces variations indésirables, il est nécessaire d'éloigner les pigeons d'emprunt, cause de mauvais résultat, et de les remplacer par d'autres.

 

DE LA FIXITE DES CARACTERES

C'est grâce à la consanguinité que l'on peut fixer les caractères, c'est-à-dire leur donner une puissance héréditaire que l'on ne peut jamais obtenir par le truchement du croisement. Cela revient à dire que sans elle, on ne peut créer une variété.

Le sujet consanguin transmet ses caractères avec plus de certitude que le sujet croisé parce qu'ils sont mieux fixés que ceux de ce dernier.

Le croisement opéré avec des sujets choisis sans discernement, s'il peut remédier aux mauvaises tendances, contrarie toujours le type, c'est-à-dire la ligne. Le premier croisement donne généralement satisfaction sous ce rapport et la cause, on ne doit pas l'oublier, provient surtout de la présence du deuxième croisement. C'est alors que l'on paie la faute de ne pas avoir assez tenu compte de la ligne du sujet d'emprunt. On se trouve ainsi dans l'obligation pour conserver le type, de recourir trop tôt à la consanguinité.

 

DE L'IMPORTANCE DU TYPE

Conserver un type, sans nul souci de la qualité sportive, c'est-à-dire des performances et de la valeur raçante, n'est pas bien difficile.

Toutefois, il est à noter que l'obtention des qualités physiques : belles formes corporelles, propres au bon voilier, organes sains, membres robustes sera toujours plus aisés par l'emploi pour la reproduction de sujets aux caractères fixes et triés avec le souci de la conservation du physique.

Quant à la ligne, compagne inséparable du type, elle offrira d'autant plus de ressources, qu'elle sera parfaite, c'est-à-dire déterminant un type complet comme harmonie de forme.

Cette facture physique doit se dresser en jugeant le pigeon à la main et en l'examinant en liberté au colombier ou dans une cage d'exposition.

En résumé, la consanguinité et le croisement de souches ont leurs bons et leurs mauvais côtés. En s'en servant à bon escient, on fait de la colombiculture saine.

 

LA METHODE PAR EXCELLENCE

Quand on est  parvenu à créer une excellente variété, quand le type a été fixé et les qualités suffisamment conservées par les appareillements en dedans, quand en outre on voit poindre des tendances indésirées, l'heure du croisement a sonné.

La difficulté se situe dans le choix des sujets améliorateurs. Comment les choisira-t-on ? En se plaçant à deux points de vue : premièrement le type, deuxièmement la qualité.

Examinons le premier point. Pour éviter les tendances dans les déviations du type, il faut jeter son dévolu sur des sujets de même conformation. Ce qui réalisera le mieux les exigences, ce sont les pigeons déjà apparentés à ceux à améliorer, mais cultivés dans un autre milieu. C'est donc dans une culture similaire qu'il est bon d'aller les chercher. N'oublions pas cependant que cette parenté peut être éloignée ; elle doit même l'être si l'on a poussé la consanguinité à fond.

Pour ce qui touche au second point, à savoir la qualité, nous tenons à faire remarquer que l'identité de type est loin de correspondre à équivalence de qualité. Deux pigeons semblables à vue et de même variété peuvent avoir : l'un, l'aile faible, plume large ; l'autre, l'aile forte, la plume étroite ; le premier, de bons pectoraux avec poitrine un peu étroite ; le second, une poitrine large et des pectoraux insuffisants, et ainsi de suite.

Que la recherche du type ad hoc ne fasse donc pas oublier l'appréciation des qualités, car sans celles-ci, il n'y a rien à faire.

En supposant que l'on soit en possession de ces sujets et que les produits obtenus donnent satisfaction, que faut-il faire ?

Tout d'abord, bien examiner si la nouvelle génération, malgré ses qualités sportives, ne révèle pas des tendances fâcheuses. Si oui, il faut les utiliser immédiatement par un retour à des purs possédant l'attribut propre à compenser l'insuffisance des sujets croisés. Cette tendance doit nous inciter à être méfiants vis-à-vis des nouveaux venus : on restera dans l’expectative avant de s'en servir encore pour la production.

Par contre, si les tendances sont au progrès, si la nouvelle souche possède des lignes de force accentuées, il est probable que l'on ne se contentera pas d'un seul appareillement avec les améliorateurs. Il est pourtant de règle d'attendre le résultat dès la première union des croisés avec les purs de la variété. SI l'on est satisfait, au lieu de les tenir en suspicion, on les adoptera dans l’élevage au même titre que les siens.

Nous devons attirer l'attention sur un point assez important. Outre qu'il faut scruter les qualités physiques des nouveaux venus, il faut aussi s'arrêter à leurs aptitudes spéciales.

 

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