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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 17:22


AU PIGEONNIER, LES ŒUFS QUI N’ECLOSENT PAS

 

 Différentes raisons peuvent faire que cer­tains oeufs n'éclosent pas, la principale étant l'infertilité pure et simple.

Il ne suffit pas cependant qu'un oeuf soit fécondé pour qu'il donne un jeune sain et vigoureux. Les échecs trouvent essentielle­ment leurs origines dans les conditions d'élevage, l'hérédité et la physiologie, indé­pendamment des cas pathologiques qui n'entrent pas dans le cadre de cet article.

 

LES CONDITIONS D'ÉLEVAGE

 

Lorsque le taux d'éclosion est insuffisant, il faut penser en priorité au programme d'alimentation. Pour que les embryons soient suffisamment robustes, il est indis­pensable en effet que les reproducteurs re­çoivent une nourriture bien équilibrée, cou­vrant notamment largement les besoins en vitamines et minéraux. Dans ces condi­tions, les pertes au moment du bêchage, sont réduites au minimum. Quelle que soit la nature de la ration alimentaire (grains, granulés), on ne doit jamais perdre de vue le fait qu'il est indispensable que l'oeuf con­tienne en proportions adéquates, tous les éléments nécessaires à la vie et au déve­loppement de l'embryon. Pour cela, le re­cours à un programme correct d'alimenta­tion, est essentiel.

D'autre part, il s'avère utile de procéder de temps à autre, dans le pigeonnier, à une désinfection et surtout à un déparasitage. Il convient alors de choisir avec beaucoup de soins, des produits non seulement efficaces mais aussi reconnus pour leur innocuité, de façon qu'ils ne puissent pas porter atteinte à la vie des embryons.

. En matière d'incubation, la tranquillité des reproducteurs est également un facteur im­portant de réussite. Il est donc préférable que le colombiculteur modère ses déplace­ments à l'intérieur des parquets de repro­duction, ce qui ne doit pas l'empêcher d'ob­server ses élèves, à une certaine distance pour ne pas troubler leur quiétude.

Dans ce domaine, le tempérament des pigeons compte pour beaucoup. Alors que certains sont très calmes et ne bougent pas de leur nid, d'autres au contraire en sortent précipitamment dès qu'ils sentent une pré­sence qui les inquiète, avec tout ce que cela peut avoir de dommageable pour les oeufs. Quand on a affaire à des oiseaux aussi vifs, il est impératif de ne pas les dé­ranger la nuit, car la plupart d'entre eux se­raient incapables de regagner leur nid, et les couvées risqueraient fort d'être perdues.

Il n'est pas rare non plus de voir un cou­ple interrompre une couvée et déserter le nid sans raison apparente, souvent pour entamer un nouveau cycle de reproduction. Le mâle est souvent responsable de cette anomalie. En cas de récidive, l'éle­veur aura souvent intérêt à défaire le cou­ple et à surveiller de près le comportement de ce pigeon avec une autre femelle.

Enfin, la conception du nid ne doit pas être négligée dans la mesure où il faut ab­solument éviter que les oeufs puissent être déplacés ne serait‑ce que d'une dizaine de centimètres. Contrairement à beaucoup d'autres oiseaux (poule, cane, faisane, per­drix), le pigeon ne sait pas récupérer un oeuf qui a roulé hors du nid.

 

L'HÉRÉDITÉ

 

Il est certain qu'elle joue un rôle important dans la capacité des oeufs à éclore dans une forte proportion. Il semble d'ailleurs que divers gènes interviennent dans ce domaine, ce qui ne fait que compliquer les études sur le mode de transmission hérédi­taire.

En outre, l'environnement intervient dans l'épanouissement de divers caractères phy­siologiques, les gènes se trouvant parfois dans l'incapacité d'exercer pleinement leurs effets. Ainsi, des oeufs pouvant très bien éclore dans des conditions normales, ne donnent que de médiocres résultats si l'in­cubation est mal conduite.

D'après des expériences effectuées aux U.S.A., il semblerait que les pigeonnes aient une assez forte tendance à transmet­tre à leurs filles, la capacité des oeufs à éclore, qu'elle soit bonne ou médiocre. L'in­fluence du mâle serait apparemment nette­ment moins marquée, ce qui laisserait sup­poser que le caractère en question serait assez bien lié au sexe, tout cela demandant néanmoins confirmations.

 

LA PHYSIOLOGIE

 

Même dans des conditions d'incubation idéales, tous les oeufs fécondés n'éclosent pas. Bien que chez le pigeon, la proportion d'échecs reste plus faible que chez la plu­part des oiseaux domestiques, il faut en re­chercher la cause dans le développement anormal de l'embryon.

Il existe deux périodes que l'on peut con­sidérer comme critiques, au cours desquel­les la mortalité des embryons est la plus élevée. La première se situe aux environs des deuxième et troisième jours d'incuba­tion ; à ce stade, il se produit dans l'oeuf une modification profonde de la façon dont se nourrit l'embryon, et ce changement peut être fatal à certains germes.

Le second moment difficile est celui qui correspond à la fin de la période d'incuba­tion, lorsque l'embryon modifie sa position pour pouvoir mettre en fonction son appareil respiratoire et commencer à briser la coquille. Si ce processus tarde à se pro­duire, l'embryon meurt. On considère qu'au moins la moitié de la mortalité en coquilles est due à une mauvaise position de l'em­bryon au moment où il se prépare à éclore. Seule une sélection attentive et suivie peut résoudre ce problème.



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