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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:34

Noir mosaïque rouge (photo canaris couleur et posture)


L'ALIMENTATION DES OISEAUX

 

 Pendant des siècles, on a nourri les oiseaux de cage de façon arbitraire et davantage d'après leur goût que d'après leurs besoins réels. Ceux‑ci sont fort difficiles d'ailleurs à déterminer.

Cependant, depuis au moins 80 ans, la biologie et la diététique ont fait de grands progrès alors que l'alimentation des oiseaux perpétue des formules, des mélanges de graines qui nous viennent de la nuit des temps, des recettes soudain divulguées par un éleveur fort compétent en élevage mais qui ne connaissait rien en alimentation.

Et tout cela est repris et recopié, avec quelques variantes parfois, de livre en livre, d'article de revue en article de revue.

Nous n'avons pas la prétention d'apporter ici la solution miraculeuse et parfaite à un problème complexe qui ne pourra sans doute jamais être étudié de façon rigoureuse, comme cela a été fait pour les animaux domestiques de rapport.

De ces études très poussées faites sur la poule, le dindon et, d'une façon plus limitée sur le gibier, on peut cependant tenter d'extrapoler certains grands principes.

Comme celle de tout animal, l'alimentation de l'oiseau comprend des constituants nécessaires en quantités importantes ; ce sont eux qui répon­dent à la notion commune d'aliment. Cependant, ils ne suffisent pas. Il faut également un certain nombre de produits essentiels à la santé, néces­saires en quantités souvent infinitésimales : les vitamines et les oligo­éléments.

La ration alimentaire doit subvenir aux besoins de l'organisme

‑ croissance et formation des tissus vivants ou leur entretien,

‑ production d'énergie (mouvement),

‑ production de chaleur.

La formation des tissus vivants incombe aux protéines ou matières azo­tées qui se trouvent surtout dans les aliments d'origine animale (insectes, vers, oeufs, poisson, viande) et dans les graines. Chez l'adulte, ces protéines servent à remplacer les tissus vivants et les besoins sont réduits. Chez le jeune en croissance, les protéines doivent assurer la formation de tissus nouveaux et les besoins sont importants surtout chez l'oiseau, dont la croissance est très rapide.

 

Ces besoins ne sont pas uniquement évaluables en quantité ; il intervient aussi une notion de qualité. Les protéines sont formées de divers acides aminés. Parmi ceux‑ci, il en est que l’organisme de l'oiseau ne.peut fabriquer et qui sont nécessaires à l'édification de ses propres protéines. Même si sa ration con­tient suffisamment de protéines, elle ne pourra assurer une croissance ou une reproduction normales, si elle ne contient pas des quantités suffisantes de ces acides aminés que l'on dénomme, pour cette raison, acides aminés «essentiels» ou «nobles». Un exemple en est la méthionine, très importante car c'est elle qui risque le plus de faire défaut dans les aliments des oiseaux.

 

Les glucides ou hydrates de carbone sont représentés par les farines et leur amidon, par les sucres. Ce sont les aliments producteurs d'énergie.

Les lipides ou matières grasses sont producteurs de chaleur. Ils sont mis en réserve par l'organisme. Il en faut davantage pour les oiseaux ayant à se dé­fendre contre le froid et c'est pourquoi, en hiver, les oiseaux libres sont si friands du lard. Par contre, pour des oiseaux vivant à température constan­te, un excès de graisses est nocif et entraîne une dégénérescence graisseuse du foie avec hépatite et entérite. La plupart des graines pour oiseaux sont oléagineuses (oeillette, navette, chènevis, etc ... ) et contiennent 30 à 35 % d'huile. Cet excès de graisses et d'huile entraîne en outre une acidose pro­voquant une déminéralisation avec fragilité des os.

 

On peut dire que l'oiseau de cage vivant en atmosphère chauffée, dispo­sant souvent d'un espace réduit, donc manquant d'exercice, est toujours soumis à un régime trop riche en graisses, avec les risques que cela compor­te ; pour des oiseaux comme les canaris, élevés dans ces conditions depuis plusieurs siècles, une sélection naturelle vers une exceptionnelle résistance du foie a sûrement joué et explique que bon nombre de sujets arrivent à résister à un tel régime. Il est possible cependant de pallier, en grande partie, ces dangers par emploi de cures empêchant l'accumulation hépatique des graisses et la décalcification ; il existe des produits adaptés qui, donnés deux fois par semaine, à titre préventif, correspondent à ce double but.

 

LES MINÉRAUX ET LES OLIGO‑ÉLÉMENTS

 
Certains sont nécessaires en quantités assez importantes (3 % environ de la ration totale), pour la formation du squelette (calcium ‑ phosphore) ou de la coquille des oeufs (calcium) ; le chlorure de sodium est présent dans tous les liquides de l'organisme (8 p. 1000).

L'assimilation du calcium et du phosphore est réglée par la vitamine D qui corrige les déséquilibres qui pourraient exister entre ces deux éléments et qui entraineraient le rachitisme, par défaut de leur fixation (os mous et déformés) tout autant que par leur carence.

En pratique, il faut retenir que l'os de seiche, les coquilles d'huîtres, les coquilles d'oeufs contiennent uniquement du calcium et pas de phosphore. Les graines contiennent du phosphore sous forme organique (phytine), très mal utilisé par les oiseaux. Le seul phosphore utile est le phosphore minéral.

Les oligo‑éléments sont des minéraux nécessaires mais en quantités extrêmement faibles ; ce sont notamment le manganèse, le fer, le cuivre, le zinc, le cobalt. Ils interviennent dans de nombreux phénomènes vitaux et leur carence peut entraîner des troubles variés souvent graves.

 

LES VITAMINES

 

Beaucoup d'idées fausses existent sur les vitamines. Il y en a au moins onze, vraiment nécessaires aux oiseaux. Elles sont généralement fournies sous la forme de complexes vitaminés. Toutes ces vitamines sont différentes et chacune a son action propre. Aucune ne peut remplacer les autres, même si on la donne en gran­de quantité. Les fruits contiennent surtout de la vitamine C qui n'est pas indispensable aux oiseaux. La verdure contient des vitamines du groupe B, de la vitamine E et du carotène qui est une provitamine A mais que l'organisme ne tranforme pas toujours convenablement en vitamine A.

Les éleveurs parlent souvent des vitamines B6 et B12, en raison de la publicité qui leur a été faite. Elles ne sont pas plus nécessaires que d'autres et existent dans des aliments assez courants. Par contre, la vitami­ne A qui ne figure dans aucun aliment, sauf le jaune d'oeuf et le lait crus, est primordiale pour la croissance et la résistance aux maladies.

L'emploi d'un produit polyvitaminé constitue la seule garantie contre les carences et les accidents variés qu'elles entraînent. Pas plus que les fruits et leur vitamine C, les vitamines B6 ou B 12, ni aucune vitamine isolée, ne permettent d'éviter ces carences en géné­ral difficiles à identifier.


AUTRES FACTEURS DE SANTÉ


Depuis toujours, on sait que l'oiseau sauvage est plus résistant que l'oi­seau captif ; son alimentation très diversifiée en est la cause la plus probable. Bien qu'il n'ait pas toujours autant à manger que l'oiseau de cage, que cer­taines vitamines (A, D) soient pour lui en quantités plus limitées, l'oiseau sauvage montre une santé supérieure.

 

L’alimentation de l'oiseau de cage est, quoi qu'on fasse, plus simplifiée, moins variée. Nous avons tenté de trouver ce qui pouvait manquer et nous avons pu isoler déjà un certain nombre de végétaux qui, en quantités sou­vent infinitésimales, exercent une action surprenante sur la santé de l'oiseau captif. Ce sont pourtant des plantes strictement alimentaires et non toxiques. Certaines ne semblent pas être consommées par l'oiseau sauvage, mais celui‑ci mange sans doute des insectes qui s'en sont nourris.

Il s'agit d'un immense champ de recherches mais les substances que nous avons déjà trouvées permettent dès maintenant une action remarqua­ble, surtout si elles sont associées à un complexe vitaminique.

 

Un emploi prolongé de ces extraits végétaux, à des doses très faibles, exerce une action stimulante sur l'état général et les fonctions digestives. La résistance aux maladies augmente et des troubles respiratoires ou digestifs (diarrhées) régressent.

 
UNE SUPPLÉMENTATION ALIMENTAIRE RÉGULIERE

 

Nous avons vu le rôle des minéraux, des vitamines et de ces substances végétales. Tous sont nécessaires dans la ration alimentaire normale. Sans précautions, l'alimentation de l'oiseau risque fort d’être déficiente et la seule façon d’éviter des carences dont les effets peuvent être sournois (sensibilité aux maladies, mues, troubles de la reproduction, plumage terne) est d'assurer aux oiseaux une dose de garantie qui reste peu coûteuse en regard des avantages qu’elle peut apporter.

 

 

 

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commentaires

jean-marc 06/04/2009 21:07

un petit bonsoir en passant, toujours aussi intéressantes les visites sur ce site.

Jean Marc 05/04/2009 09:35

je te souhaite un bon dimanche, je repasserai pour lire l'article, une source très riche pour moi, r(avi de t'avoir découvert.

nath 03/04/2009 21:33

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