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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 14:13

MAUVAISE FECONDATION

La responsabilité du coq

 

 

Chaque fois qu'un oeuf n'est pas fécon­dé, c'est habituellement la poule qui est mise en cause en priorité. Dans bien des cas cependant, la responsabilité du mâle est effective, et nous allons en examiner les raisons.

 

L'HÉRÉDITÉ

 

A la question de savoir si l'hérédité du coq joue un rôle dans ses possibilités de fécondation, on doit répondre par l'affirma­tive, même si le comportement des gènes responsables est complexe.

 

L'ÂGE

 

D'une façon générale, la fertilité du coq décroît avec l'âge, mais il peut y avoir de grandes variations d’un sujet à l'autre. On a cité des cas de fécondation convenable avec des coqs âgés d'une douzaine d'an­nées, mais il semble que cela constitue un record. Chez la plupart des mâles, on en­registre après l'âge de sept à huit ans, un déclin très net de la fertilité qui, chez cer­tains sujets, commence à décroître de fa­çon sensible dès la troisième année.

 

LA MORPHOLOGIE

 

Elle est, plus souvent qu'on l'imagine, responsable du manque de fertilité des coqs. Chez certaines races, qui sont parti­culièrement emplumées, comme la Cochin naine et la Wyandotte naine notamment, les coqs ont beaucoup de mal à féconder les femelles, malgré l'ardeur qu'ils mettent à essayer d'y parvenir.

 

Très souvent, la tentative se solde par un échec qui incite les mâles à renouveler l'opération. L'éleveur qui pense alors dis­poser de géniteurs très actifs, ne s'explique pas toujours la fertilité des oeufs très mé­diocre et parfois nulle. Grâce à un mini­mum d'observation, on peut constater ce­pendant que l'explication réside dans le fait que l'acte sexuel ne s'accomplit totalement que très rarement, et parfois même, jamais.

Pour faciliter l'accouplement, certains au­teurs préconisent d'arracher des plumes aux poules afin d'une part, de dégager le cloaque, et d'autre part d'éliminer l'obstacle de la queue et de son coussin. Nous n'avons jamais pu, quant à nous, nous ré­soudre à un pareil massacre qui ampute les poules de ce qui fait une bonne partie de leur charme. A cause de cela, nous n'avons jamais pu tirer la moindre descen­dance de quelques très beaux petits coqs Wyandottes nains.

La solution existe dans le choix de coqs dont le croupion est suffisamment long. Si tel n'est pas le cas, ils n'arriveront que très difficilement à franchir la barrière de la queue particulièrement touffue des femel­les. La longueur du croupion joue en effet un rôle déterminant, ce que l'on peut véri­fier chez des races dites " sans queue ", comme l'Araucans qui pose également de sérieux problèmes au niveau des accouple­ments.

C'est aussi vraisemblablement ce qui a entraîné une certaine évolution du standard allemand de la Wyandotte naine, avec l'ap­parition de sujets dont le croupion est relati­vement long, notamment dans les variétés à plumage flou.

Par ailleurs, l'équilibre corporel du sujet est important. Ainsi, chez certains combat­tants dont la poitrine est extrêmement développée, et l'ossature très lourde, l'accou­plement est souvent difficile.

 

LA FORME DE LA CRÊTE

 

On sait déjà depuis longtemps que les coqs qui sont génétiquement purs pour le caractère " crête double ", sont des géni­teurs nettement moins efficaces que les mâles à crête simple ou qui sont impurs pour le caractère crête double. Cette der­nière domine en effet la crête simple qui peut être masquée par elle.

C'est certainement chez la Wyandotte ‑essentiellement dans les anciennes sou­ches industrielles ‑ que les études dans ce domaine ont été les plus nombreuses. Des différences très sensibles ont été enregis­trées en faveur des coqs à crête simple, ou impurs pour la crête double, au point qu'il est conseillé de ne jamais éliminer totale­ment le caractère crête simple, d'une sou­che de Wyandottes, même si le standard doit en souffrir chez quelques sujets inaptes à concourir‑ mais extrêmement utiles pour la reproduction.

La moins bonne qualité des coqs purs pour le caractère crête double, se vérifie dans la durée de vie des spermatozoïdes dans l'oviducte de la poule. Cette durée qui est habituellement de l'ordre de 10 à 14 jours (elle est cinq à six fois plus longue chez la dinde), n'est que de 5 à 6 jours avec des coqs purs pour leur crête double.

 
        LA FRÉQUENCE  DES ACCOUPLEMENTS

 

Dans la mesure où les conditions écono­miques n'entrent guère en ligne de compte, et où le cochage peut s'accomplir totale­ment, on peut compenser la moins longue durée de vie des spermatozoïdes par un nombre inférieur de poules pour chaque coq, afin que les accouplements soient plus fréquents.

Encore faut‑il pour cela, que les mâles soient ardents et vigoureux. Il s'agit là d'une affaire de sélection qui doit se mon­trer impitoyable pour les faiblards et les médiocres, si l'on ne veut pas voir la sou­che péricliter rapidement.



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