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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:11


LE MILIEU AMBIANT

 
   Que signifie ce mot si souvent employé en zoologie, zootechnie et colombiculture ? Il y a lieu de considérer deux sortes de milieu suivant la domesticité ou la non-domesticité des animaux qui le peuplent.

Pour les espèces vivant à l'état sauvage, le milieu est uniquement caractérisé par la contrée leur servant d'habitat pour la bonne raison que le gîte, la nourriture, le climat sont des facteurs à peu près constants. Ils président à la vie des individus et de la même façon pour chacun d'eux parce qu'ils ont tous des besoins identiques. A l'état de nature, les sujets d'une espèce habitant la même zone se ressemblent en couleurs, taille, conformation, organes... C'est d'ailleurs le milieu qui les maintient tels quels.

Cependant, du fait de la présence de l'homme, le milieu peut changer dans un laps de temps variable suivant son activité. Les déboisements, l'assèchement des lacs et marais, les changements dans les cultures, la flore, la faune, modifient le gîte, la nourriture, le climat et jettent la perturbation dans la façon de vivre des habitants. C'est alors, ou l'exode de ceux-ci, ou leur modification, laquelle portera sur le nombre, la taille, la livrée, etc... C'est le début d'un phénomène d'adaptation lente d'autant plus que les caractères des espèces sauvages sont d'une fixité presque inattaquable, à part la taille, le poil ou le plumage qui changent encore assez rapidement.

Ces considérations émises, voyons maintenant ce qu'est le milieu pour nos pigeons. Tout d'abord, c'est le colombier, son orientation, son aménagement ; ensuite, la contrée où il est installé ; enfin, la manière de vivre de nos sujets. Celle-ci dépend complètement de l’éleveur, de même que le gîte d'ailleurs.

Donc le milieu est ce que l'amateur veut qu'il soit, à part le climat.

Le milieu est presque entièrement sous notre emprise. La première condition qu'il doit remplir, c'est la conservation de la vie des individus dans les conditions les plus hygiéniques possibles. En dehors de cela, il variera suivant les races appelées à y vivre et les buts poursuivis.

Voici ses divisions et subdivisions :

  Colombier : Emplacement - Orientation - Aménagement - Hygiène.

Alimentation : Nourriture (quantité, qualité) - Boisson - Compléments.

Mode de vie : Liberté (complète, incomplète) - Exercice (forcé, libre) - Accouplement - Elevage - Séparation des sexes - Entraînements et concours.

 La sélection fait partie du milieu, mais dans un autre ordre d'idées. Elle en dépend et vice versa.

Les espèces à l'état sauvage varient peu ou point. Il en est tout autrement des animaux domestiques.

Si nous nous plaçons au point de vue colombiculture, tout en envisageant les grandes variations à l'origine, nous devons reconnaître que, si le milieu a joué un certain rôle, la domestication proprement dite a eu le rôle le plus important parce qu'elle a occasionné un phénomène de variabilité. Certaines variations ont été retenues par l'homme dans le but de les fixer. Il y est arrivé au bout d'un temps, d'une durée dépendant de son importance.

Celles d'ordre secondaire sont plus rapides chez la généralité des variétés et plus encore chez le voyageur parce que celui-ci n'est qu'un amalgame. Le type n'en est point fixé jusqu'ici et il faudra beaucoup d'années encore si on y arrive jamais. En effet, le pigeon voyageur n'est pas sélectionné d'après un type déterminé, mais bien d'après sa vitesse de retour. A l'inverse des oiseaux à l'état sauvage, notre voyageur doit subir le milieu qu'on lui ménage. Il n'est pas rare toutefois de le voir abandonner son colombier pour un autre. Il l'abandonnera à peu près certainement si sa vie y est constamment menacée ; de même si ne trouvant pas sa subsistance au-dehors on ne lui sert pas de nourriture.

Il est un fait que beaucoup d'amateurs ont remarqué : c'est que des jeunes pigeons volant à leur colombier depuis un mois ou plus, quittent celui-ci pour ne plus revenir. La raison ne doit pas toujours être recherchée dans des causes fortuites, indépendantes de la mentalité des égarés, car bien souvent c'est cette dernière qu'il faut incriminer ; les produits de certains croisements de souches disparaissent tous, à peu près au même âge.

Ils se plairont généralement mieux dans leur nouveau milieu alors même que celui-ci sera moins agréable. Vouloir expliquer ce fait, c'est perdre son temps.

Le milieu doit être adéquat et correspondre aux buts et même aux attributs  particuliers de la population. Pour citer un exemple, nous dirons qu'il serait maladroit quand on possède des sujets ad hoc, de les placer dans un colombier froid, orienté au Nord.

Le milieu diffèrera aussi si l'on se livre à l'élevage, etc...

Quelle part le milieu a-t-il dans l'éclosion des succès ? L'exprimer par un pourcentage est impossible, car il faudrait savoir établir, à un moment donné, la valeur des sujets appelés à y vivre. Nous estimons que le milieu a une influence aussi considérable que cette dernière, avec la différence toutefois qu'il est susceptible d'être transformé du tout au tout en peu de temps. Une excellente variété, dans un mauvais milieu, aura un rendement nul et réciproquement.

Mais il ne faut pas seulement s'en tenir au présent, il faut songer à l'avenir. Tel milieu se prêtant aux succès immédiats peut devenir fatal. Les modifications chez les individus ne se remarquent pas assez tôt ; l'amateur, hypnotisé par ses succès, n'a pas l'attention portée sur les défauts  naissants lesquels, au bout de quelques années, ont pris de l'ampleur au point de transformer tellement les variétés que leur examen ne décèle plus les qualités qui ont pu faire leur force d'antan.

Vous règlerez donc le milieu en conséquence et d'ores et déjà vous avez compris qu'il ne doit pas nécessairement rester tout à fait invariable pour une colonie et une installation déterminée. Il faut l'ajuster aux besoins et pour ce, vous avez l'alimentation et le mode de vivre que vous pouvez diriger dans la voie qui vous semblera la plus convenable.

 

Des conséquences du changement du milieu

 D'une façon générale, il jette momentanément la perturbation dans la vie des individus et cela d'autant plus que le nouveau milieu diffèrera beaucoup de l'ancien.

Toutefois, on ne doit pas donner une trop grande importance au changement de milieu quand il s'agit d'un déplacement. Il en est tout autrement quand le nouvel habitat est distant de plusieurs centaines, voire de milliers de kilomètres. Il devient alors une véritable acclimatation.


 

 

 

 

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commentaires

Jean Marc 06/05/2009 16:36

mes feligihaza et culbutants Danois m'ont enfin des petits, j'espère ne pas avoir de déception à venir; ilen aura fallu des couvées avant d'en arriver là. Bonne journée, enfin, ce qu'il en reste.

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