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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 16:44


Une belle batterie  de cages d'élevage  (photo Les Oiseaux du Faucigny)

 

 DES VITAMINES POUR LES OISEAUX

 

 A part la vitamine C, toutes les vitamines sont nécessaires aux oiseaux et si ceux‑ci étaient soumis à un régime artificiel sans aucune vitamine, il faudrait les ajouter tou­tes à leur ration sous peine de voir appa­raître des avitaminoses. De ce point de vue, toutes ces vitamines sont aussi impor­tantes les unes que les autres et l'absence d'une seule peut causer des troubles gra­ves.

Un tel régime dépourvu de toute vitamine relève du laboratoire expérimental et ne se rencontre jamais dans la pratique, loin de là fort heureusement ; c'est pourquoi l'idée de vitamines plus importantes que d'autres s'est implantée dans la pratique courante de l'alimentation : ces vitamines " impor­tantes " sont celles qui risquent d'être ab­sentes ou en quantités insuffisantes dans une alimentation usuelle. On s'aperçoit vite cependant que cette notion d'importance est très mal appréciée, et si on pose à un certain nombre d'amateurs et d'éleveurs, la question " quelles sont les vitamines les plus importantes ? ", la majorité d'entre eux mettra en avant la B12 peut‑être la B6, voire la vitamine D et cela résulte d'idées pré­conçues trouvant leur origine dans certai­nes publicités.

Dans le cas de l'alimentation, pourtant, des oiseaux reçoivent une ration surtout vé­gétale à base de céréales et tourteaux. Il est instructif de consulter l'étiquette d'un aliment sur laquelle sont indiqués les ad­ditifs, en particulier les vitamines : qu’y voit‑on mentionné ? Les vitamines A, D3 E et B2 (riboflavine)... et c'est tout. Ni B6 ni B1, ni B12, pas de PP ni de pantothénates (B5). Tout simplement parce que ces vita­mines sont présentes en quantités suffi­santes dans les composants normaux de la ration ; le problème de la B12 est cepen­dant un peu spécial : la B12 est présente dans les produits d'origine animale comme la farine de viande, la farine de poisson, les oeufs, les insectes, etc. Dans le cas d'un aliment strictement végétal, la B12 fe­rait partie des vitamines ajoutées à la ra­tion : elle est indispensable à la croissance des jeunes et au développement de l'em­bryon, donc aux éclosions normales; mais elle n'est ni spécialement tonique ni géné­ralement anti‑anémique, son action étant limitée à un type très particulier d'anémie.

Les vitamines qui peuvent manquer sont donc A, D, E et B2.

 

LA VITAMINE A

Elle est une des plus importantes car elle est nécessaire à la croissance (comme toutes les vitamines), au bon état des épithéliums, des muqueuses, et à leur ré­sistance à l'infection et aux parasites inter­nes. Des animaux carencés en vitamine A sont la proie des vers intestinaux, des coc­cidies.

Beaucoup de personnes pensent que la vitamine A est présente dans la verdure sous forme de carotène et que cela suffit ; c'est exact, mais le carotène n'est pas de la vitamine A et il doit être transformé en vitamine A, par l'intestin. Cette transfor­mation n'est possible (et d'ailleurs incom­plète) que si l'intestin est en parfait état. Une entérite, même légère, peut ralentir considérablement ou arrêter cette transfor­mation au moment où l'oiseau a justement le plus besoin de vitamines A pour mainte­nir ses muqueuses en bon état et leur per­mettre de se défendre contre l'infection.

La vitamine A ne se trouve pratiquement que dans des produits d'origine animale comme le jaune d'oeuf et les huiles de poissons (il en existe même dans le foie des poissons d'eau douce) mais ces sources naturelles riches en matières grasses ne sont pas sans inconvénients ni dangers (toxicité des huiles rances).

 

LA VITAMINE E

Elle est classiquement considérée comme vitamine de reproduction, de fécon­dité. C'est en partie vrai et c'est grâce à elle que l'on a pu faire reproduire en capti­vité des espèces sauvages réputées jus­que là stériles dans ces conditions de vie. Elle est nécessaire au bon développement musculaire du jeune animal et elle a un rôle antioxydant qui lui permet de contre­balancer les effets nocif des graisses ran­ces. Son rôle le plus important est connu depuis peu : la vitamine E améliore les défenses immunitaires et la formation des anticorps qui défendent l'organisme con­tre les agents pathogènes ; son associa­tion avec la vitamine A accroît encore cette action.

La vitamine E est présente dans la ver­dure sous forme d'alpha‑d‑tocophérol qui est un produit instable résistant mal à la dessication des plantes. De même, dans le germe de blé et d'autres graines, il est souvent détruit lors du rancissement de l'huile qui le contient. On utilise surtout maintenant l'acétate de tocophérol qui a l'avantage d'être parfaitement stable.

 

LA VITAMINE D

Chez les oiseaux, la D2 est à peu près sans action et il faut utiliser la D3 que l'on fabrique par synthèse et qui est identique à la vitamine D de l'huile de foie de morue.

Les vitamines D sont les seules vitami­nes capables de causer une hypervitami­nose grave et irréversible, avec des doses pas tellement supérieures aux besoins : à partir de 10 fois la dose normale, des acci­dents sont possibles. Largement utilisée il y a 50 ans, on s'est, depuis, rendu compte de ses dangers et les doses courantes ont été réduites considérablement. La vitamine D assure la bonne fixation du calcium et du phosphore dans les os.

 

LA VITAMINE B2 OU RIBOFLAVINE

Elle ne manque pas complètement dans la ration mais se trouve en quantité en gé­néral insuffisante, d'où l'apport que l'on fait, dont le but est de combler ce déficit.

 

A, D, E, B2, EST‑CE SUFFISANT ?

De ce qui précède et compte tenu de l'ali­mentation des oiseaux, un supplément de ces vitamines pourrait suffire, avec éven­tuellement un peu de B12 (il en faut quel­ques millièmes de milligrammes par kg d'aliment) si les oiseaux ne recevaient ja­mais de nourriture animale.

En fait, il est sage d'apporter un ensem­ble de toutes les vitamines.

 

STABILITE ET INNOCUITE

Beaucoup pensent qu'en vieillissant un produit vitaminé devient nocif : il n'en est rien, il perd seulement de son activité (sauf dans le cas de l'huile de foie de morue dont le rancissement produit des composés toxi­ques).

 

ATTENTION AUX TITRAGES

Les vitamines agissent à très faibles doses, cela est bien connu mais il ne faut quand même pas les réduire de façon ex­cessive ! Ni surtout acheter un produit deux fois moins cher alors qu'il ne contient que le quart ou le cinquième de celui qui coûte le double...



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commentaires

Jean+Marc 10/05/2009 08:58

je te souhaite un bon dimanche

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