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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 17:22


Tragopan

 

L’IMPORTANCE DES VOLIERES POUR LES FAISANS

 

     Il est évident que plus on donnera d'es­pace aux reproducteurs, plus ceux‑ci don­neront satisfaction au point de vue repro­duction, santé et beauté du plumage.

Chrysolophus, Polyplectron supporteront des volières assez modestes de deux mè­tres sur quatre. Lophura, Syrmaticus, Colchicus auront des volières plus impor­tantes de douze à vingt mètres carrés si possible. Tragopan, Argus, Lophophore, Crossoptilon bénéficieront de volières en­core plus importantes si cela est possible.

Les volières comporteront un abri fermé seulement sur trois côtés pour les races rustiques ; cet abri sera en rapport avec l'importance de l'oiseau. Pour les races plus délicates, il devra pouvoir se fermer totalement par grand froid ou par temps très pluvieux.

Les volières extérieures seront plantées d'arbustes et leur sol sera draIné et sain par apport de sable ou de gravier fin. La partie ouverte de la volière sera exposée au sud‑est. Le grillage sera en maille de onze millimètres, pour éviter l'intrusion des rats et des oiseaux, vecteurs de maladies, gros consommateurs et perturbateurs. Le grillage du toît ne sera pas trop tendu, cer­tains faisans, les Elliots par exemple, ont la fâcheuse manie de se précipiter contre le plafond et si celui‑ci est trop tendu, ils peuvent se blesser gravement.

Pour les faisans susceptibles de mon­trer trop d'ardeur envers leurs femelles, et éventuellement de les tuer au moment des amours ce qui est heureusement très rare, on installera dans les volières de ces bar­bes‑bleues, des caches, plantation d'ar­bustes touffus et pose de panneaux de un mètre au carré par exemple faisant appui sur un côté de l'abri, où la faisane trouvera refuge et échappera aux brutalités du mâle.

   Les montures des volières extérieures seront confectionnées en tube de fer, le bois ayant l'inconvénient d'être d'un entretien onéreux, de se détériorer plus rapidement, et de servir de repaire à toutes sortes de parasites. Pour les mêmes raisons il sera préférable de construire les abris en dur car à l'usage on se rend compte que ce dernier procédé est nettement plus écono­mique que le bois.

Dès le début de la ponte, il sera néces­saire de ramasser les oeufs journellement et même plusieurs fois par jour. Pour les faisans qui auraient le défaut de manger et de casser les oeufs, il faudra repérer l'heure de la ponte, pour ramasser l'oeuf aussitôt pondu. Il arrive que le mâle surveille atten­tivement la femelle, pour se précipiter sur l'oeuf dès que la poule quitte le nid ; dans ce cas extrême heureusement rare, on at­tirera l'attention du mâle en lui jetant dans la volière verdure ou grains et on retirera l'oeuf avec promptitude.

Quelles peuvent être les raisons qui pous­sent les faisans à agir ainsi ? Les condi­tions suivantes sont susceptibles de favo­riser ce comportement.

‑Volières trop exIguës : les oiseaux s'en­nuient et picorent la chose nouvelle qui at­tire leur attention, l'oeuf est simplement piqué ou bien mangé. Le manque d'exer­cice déclenche aussi le picage, et dans un second temps le cannibalisme par effet de conséquence.

Nourriture mal équilibrée ou insuffi­sante : le manque de verdure de grain ou d'eau peut être à l’origine de ce vice.

Accident de ponte : oeuf cassé par ac­cident, ou coquille de texture déficiente sont aussi le point de départ de cette manie.

Les oeufs qui traînent trop longtemps dans les volières, les faisanes pondent souvent n'importe où ce qui incite les oiseaux aux mêmes manies.

   En résurné : en procédant par élimina­tion, il sera possible de retenir les causes res­ponsables de ce grave préjudice ; dans tous les cas il faudra intervenir très rapidement ; une fois le vice pris, il sera pratiquement impossi­ble d'y remédier.

Que peut‑on faire dans ces différents cas ?

1) donner les volières plus grandes, ou changer les oiseaux de volière. Mettre des caches, et planter des arbustes touffus, la poule pourra mieux y dissimuler ses oeufs.

2) vérifier la nourriture : donner granulés, grains divers, grains germés, verdure, ajou­ter desvitamines dans l'eau de boisson, suspendre les verdures pour obliger les faisans à prendre de l'exercice, ce qui leur procurera en plus un excellent dérivatif. Attention à ne jamais laisser l'eau man­quer.

3) dans le cas de ponte d'oeufs présen­tant des coquilles fragiles, il conviendra de donner des coquilles d'huîtres brisées ou un complément minéral de qualité.

4) on ramassera tous les oeufs pondus dès que possible en laissant en perma­nence des oeufs factices dans la volière, cela avant le commencement de la ponte. On installera des nids avec un peu de foin et un oeuf factice dans les endroits sus­ceptibles de recevoir l'agrément de la pon­deuse.

 

 

 



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commentaires

Joëlle 11/05/2009 21:05

Bonsoir Hugues,

J'ai cliqué sur le lien de Jean-Marc et j'ai bien fait, il est vrai que les faisans ont des plumes magnifiques, celui-ci à des très belles couleurs...
Bonne soirée

Jean Marc 11/05/2009 06:15

bon début de semaine, des nouvelles de mes pigeonneaux sur mon blog.

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