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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 16:00



PROPHYLAXIE SANITAIRE AU COLOMBIER

 

    La prophylaxie sanitaire est l'ensemble des mesures qui permettent d'éviter l'appa­rition ou l'extension des maladies. Elles dif­fèrent des traitements des animaux qui constituent la prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire comprend les di­vers traitements du milieu où vivent les ani­maux et les mesures d'isolement qui per­mettent d'éviter le contact entre animaux sains et malades.

Les traitements du milieu constituent tou­tes les mesures d'hygiène classique : net­toyage, désinfection, désinsectisation.

Les mesures d'isolement, de quarantaine de nouveaux oiseaux prennent une impor­tance toute particulière dans les pigeon­niers sportifs (voyageurs ou races pures) en raison des nombreux contacts des oi­seaux avec des sujets de l'extérieur à l'oc­casion des concours, des expositions et des achats d'oiseaux à l'extérieur, L'éle­vage industriel ou simplement pour la chair ne connaît pas ces problèmes ou à un bien moindre degré.

 

LA PROPHYLAXIE D'ELEVAGE

 

Avant d'aborder ce problème, il faut bien comprendre ce qu'est une maladie, sa transmission et les réactions de l'organisme de l'oiseau atteint. Une maladie, au sens où on l'entend en élevage, c'est‑à‑dire d'ori­gine infectieuse ou parasitaire, est pratique­ment toujours contagieuse. C'est le cas, de toutes façons, pour les grands problèmes qui concernent le pigeon : salmonellose, paramyxovirose, trichomonose, maladies respiratoires, ornithose.

Quand un oiseau atteint d'une maladie survit soit par guérison spontanée, soit par traitement, il en garde une immunité plus ou moins solide. Cette immunité, la femelle la transmet par l'oeuf aux jeunes pour une pé­riode limitée qui couvre les 2 à 3 premières semaines de la vie du pigeonneau. Chez cette espèce, elle est peut‑être renforcée par cet allaitement comparable à celui des mammifères, car le lait maternel, au moins tout au début de la vie, apporte un supplé­ment d'anticorps. Le jeune reçoit donc une protection pour ses premiers contacts avec le milieu où il va vivre et il peut ainsi com­mencer à construire lui‑même sa propre immunité.

Bien entendu, cela ne conduit pas à une protection totale et cette protection par les anticorps maternels n'existe pas pour la sal­monellose car le pigeon adulte porteur de salmonelle dans l'intestin ne produit pas d'anticorps. Il n'en est pas moins vrai que, dans un élevage, il se crée dans la popula­tion une certaine résistance aux agents pa­thogènes qui y sont présents.

 

LES AGENTS PATHOGÈNES : NOTION DE SOUCHE

 

Ce n'est pas parce qu'un pigeon est im­munisé vis‑à‑vis de la salmonelle ou vis‑à-vis des trichomonas présents dans le pi­geonnier qu'il sera à même de résister à toutes les salmonelles ou trichomonas. Il en est chez les microbes et les parasites comme chez les pigeons : un mondain et un pigeon paon sont tous deux des pi­geons, pourtant quelle différence ! Une comparaison simple permet de mieux com­prendre : vous élevez des gros mondains et votre voisin a protégé son jardin contre leurs incursions par un filet à larges mailles; un beau jour, vous vous mettez à élever une petite race : elle passera à travers le filet et pourtant ce sont toujours des pi­geons.


On comprend alors qu'une population peut être habituée à vivre avec certains agents pathogènes sans grand dommage sinon sans incident et que l'introduction d'un agent pathogène similaire, mais de souche différente, puisse causer une catas­trophe; l'inverse est également vrai et un pigeon venant de l'extérieur peut se trouver sans défense vis‑à‑vis des microbes qu'il trouve dans le pigeonnier où on l'introduit. A l'extrême, on peut voir ce pigeon être vic­time d'une trichomonose trouvée dans ce pigeonnier et les pigeons de ce pigeonnier être victimes d'une salmonellose apportée par le sujet étranger !

On voit tous les risques que représentent les achats fréquents d'oiseaux et le retour au pigeonnier des sujets ayant participé à des concours ou à des expositions; alors que, dans les pigeonniers de consomma­tion, les problèmes sanitaires se limitent au parasitisme et aux maladies respiratoires, on peut dire que 19 cas de salmonellose au moins, sur 20, sont observés dans les pi­geonniers dits «sportifs».

 

LE MODE DE CONTAGION

 

Il varie suivant les maladies et se fait se­lon les cas : par l'air (inhalation de poussiè­res, gouttelettes), par l'eau, par le sol (ex­créments) ou par inoculation (piqûres d'in­sectes). Chaque maladie a son ou ses mo­des de transmission principaux :

‑ par l'air : maladies respiratoires et ornithose;

‑ par l'eau (d'un même abreuvoir) trichomonose;

‑ par le sol et les fientes : salmonellose, vers , coccidiose et tuberculose ;

‑ par inoculation : variole.

Dans les expositions, le plus grand risque de contagion est par l'air, donc vis‑à‑vis des maladies respiratoires sans parler de l'orni­those sans doute assez répandue dans ce type d'élevage pour ne pas présenter de risques (le problème des souches ne semble pas jouer pour l'ornithose comme pour la salmonellose ou la trichomonose).

Bien que les cages soient contiguës, la transmission de la salmonellose est moins probable, de même celle de trichomonose, les abreuvoirs étant séparés.

L'introduction d'un oiseau dans un pi­geonnier permet, par contre, tous les mo­des de transmission et cela pose la ques­tion de la quarantaine.

 

LA QUARANTAINE

 

Préconisée par certains, elle consiste à laisser tout nouveau sujet séparé des au­tres oiseaux pendant un temps déterminé avant son introduction dans le pigeonnier. C'est une mesure sage mais qui n'apporte aucune garantie en pratique. Elle permet seulement, en effet, de déceler un pigeon qui serait en incubation d'une maladie, ce qui représente une éventualité assez impro­bable ; elle ne permet pas de déceler un simple porteur de germes ou de parasites qui, par définition, ne présente aucun signe particulier. La quarantaine n'apporte donc qu'une sécurité totalement trompeuse.

En conclusion, on peut donc dire que l'élevage sportif, avec ses mouvements continuels d'oiseaux, repré­sente un maximum de risques sanitaires contre lesquels le colombophile et le colombiculteur sont totale­ment désarmés.


 



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commentaires

cerisette 25/05/2009 07:43

je vous autorise sans problème car je crée ces gifs pour tous les blogueurs , si vous en voulez un à partir de vos animaux pas de problème , vous m'envoyez la photo et le nom de votre site parce que le site et es mails ne sont souvent pas rapprochable
bisous
cerisette

Jean+Marc 24/05/2009 07:54

bon dimanche

cerisette 23/05/2009 09:30

je viens de chez jean marc , j'aime beaucoup apprendre
bisous
cerisette

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