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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 15:00



LE SEXAGE DES PIGEONS ADULTES

 

Nous avons déjà vu comment, avec un peu d'habitude et d'observation, on peut tenter de déterminer le sexe des pigeons adultes.

On considère généralement que le mâle est plus fort, avec souvent une tête plus massive, mais cela n’est pas toujours vrai. Il va sans dire que ce genre de comparaison ne peut, de toute manière, être faite que dans le cadre d’une même race.

On estime aussi que le mâle est plus agressif. Ce critère de distinction est à notre avis beaucoup plus sûr que le précédent, surtout à partir du moment où les oiseaux sont sevrés. Par contre, le fait de considérer que le pigeonneau au nid, qui se cabre en faisant claquer son bec à l'approche de l'éleveur, est un mâle, constitue une grave erreur car cela n'a aucune signification. Il s'agit d'ailleurs beaucoup plus d'un réflexe de défense que d'une manifestation d'agressivité.

Lorsque le jeune pigeon a quitté le nid, on peut déjà commencer à repérer les mâles qui se montrent plus hardis dans la défense de leur « territoire », aussi bien qu'à la mangeoire. Souvent, ils esquissent un roucoulement encore inaudible ou presque, mais le comportement inhérent au sexe est déjà visible, même si ces attitudes martiales ne sont encore que sporadiques et de courte durée. C'est surtout leur répétition qui doit conforter le colombiculteur dans son estimation, car certaines femelles agissent de même, mais pas aussi fréquemment et avec moins d'insistance.

 

LE MALE EST PLUS DEMONSTRATIF

En prenant de l'âge, le mâle devient de plus en plus exubérant et querelleur, roucoule souvent et bruyamment en tournant sur lui‑même. Il exécute aussi de petits sauts en avant, en faisant traîner sa queue sur le sol, ou en poursuivant un de ses congénères. S'il trouve dans la volière, un emplacement qui lui convient, il y passera du temps à appeler une femelle.

Ces façons de s'extérioriser se retrouvent parfois chez la pigeonne qui est cependant beaucoup plus réservée. Lorsqu'elle a jeté son dévolu sur un mâle, elle sollicite de sa part la becquée comme le ferait un jeune non sevré, en introduisant son bec dans celui de son partenaire. Cela a pour effet d'exciter les oiseaux qui s'accouplent après s'être gratté fébrilement l'arrière de l'aile avec le bec. Désormais, le pigeon et la pigeonne ne se quitteront plus guère, jusqu'à se percher côte à côte pour passer la nuit, ce qui a valeur de symbole quand on sait combien le pigeon qu'il soit mâle ou femelle, est attaché à la place qu'il a choisie pour ne pas dire conquise pour lui seul.

 

OBSERVER LES REPRODUCTEURS

Dès que la pigeonne a accepté de s'accoupler, le mâle entreprend rapidement de lui imposer l'endroit où elle devra pondre. Pour cela, et se faisant de plus en plus pressant, il va la poursuivre sans cesse en lui donnant des coups de becs parfois violents, jusqu'à ce qu'elle reste en perma­nence sur le nid. C'est ce que l'on appelle la chasse au nid qui cessera dès la ponte du premier oeuf.

A partir de ce moment‑là, et surtout quand commencera vraiment l'incubation, c'est à dire après la ponte du deuxième oeuf, le mâle remplacera la femelle sur le nid, approximativement du milieu de la matinée au milieu de l'après‑midi. Lorsque ces « horaires » ne sont pas respectés le colombiculteur doit redoubler d'attention à l'égard du couple, car il se peut que l'un des deux oiseaux ne soit pas en parfaite santé, ou tout au moins qu'il subisse une indisposition passagère. De toute manière, l'incubation sera vite interrompue par les pigeons, si l'un des deux partenaires n'est plus en état de couver.

Nous savons que dans des conditions normales, le mâle couve pendant la journée, alors que la femelle est sur le nid le reste du temps. Il s'agit donc là d'un bon moyen de différencier les sexes des pigeons en cours de reproduction, en admettant que cela n'ait pas été fait plus tôt.

Chez ces oiseaux, la façon d'évoluer diffère également, suivant le sexe. Alors que la femelle se déplace en se dandinant quelque peu, sans guère se soucier de ce qui se passe autour d'elle, le mâle adulte éprouve le besoin de se faire remarquer en se déplaçant fièrement, la poitrine relevée, toujours prêt à faire sa cour ou à se battre.

Enfin, d'après le Dr. Hollander, grand spécialiste de la génétique du pigeon, la distance entre le devant des narines et l'extrémité du bec est plus courte chez le mâle que chez la femelle, alors qu'elle est plus longue entre le devant des narines et le derrière des morilles, cela ne concernant bien entendu que les pigeons à bec normal.

Tous ces éléments ne constituent en fait que des présomptions qui permettent cependant dans un contexte favorable, et avec un minimum d'observation et d'expérience, de différencier les sexes des pigeons de façon quasi certaine.

Il n'en reste pas moins vrai que la méthode la plus sûre et la plus rapide, est le sexage par l'examen du cloaque où aboutissent les organes génitaux. Cette méthode fera l'objet d'une publication ultérieure.




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commentaires

Ass 17/12/2015 21:36

Combien de jour doit on separer le male et la femelle

Ass 17/12/2015 21:41

Mais non svp

Jean+Marc 15/06/2009 17:52

Cet article a été rédigé pour moi ? (mdr)
J'aurai besoin de vos lumières pour mes photos d'aujourd'hui, merci d'avance .bonne soirée.

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