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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 17:07



 

OBTENIR UNE IMMUNITE CONTRE LA COCCIDIOSE DU POULET

 

Les traitements préventifs qui prévoient l'administration de coccidiostatique dans l'aliment n'ont pas pour but, en principe d'éviter totalement la présence de proto­zoaires, mais seulement de réduire leur ca­pacité d'évolution dans l'intestin, ce qui per­met à l'oiseau d'acquérir une certaine im­munité, seule façon pour lui de ne plus être atteint par la maladie.

 

COMMENT S'ÉTABLIT L'IMMUNITÉ ?

La façon avec laquelle l'oiseau a la possi­bilité de se protéger contre la coccidiose, est assez semblable à celle qui permet à l'enfant de s'immuniser contre la rougeole. Il faut qu'il soit exposé et atteint par la ma­ladie puis qu'il soit guéri, pour que l'orga­nisme ait les moyens de réagir par la suite contre cette maladie, et se trouve ainsi pro­tégé.

De toute façon il y a bien entendu des différences entre une maladie due à un pro­tozoaire et une maladie provoquée par un virus. Dans le cas de la rougeole, l'individu est atteint par le virus qui, en se multipliant, entraîne la manifestation de la maladie ; mais si l'organisme a la possibilité de réagir correctement il se trouve définitivement immunisé.

Dans le cas de la coccidiose, lorsque l'oi­seau absorbe des ookystes dans des condi­tions favorables au déclenchement de la maladie, celle‑ci évolue dans le tube diges­tif, dans une partie de l'intestin variable sui­vant les espèces d'Eimeria. Il se produit alors un cycle de reproduction du parasite qui ne demande guère plus d'une semaine.

Pendant l'évolution de la coccidiose dans l'intestin de l'oiseau, s'il s'agit d'une attaque modérée, ce dernier pourra s'immuniser contre le type d'Eimeria en cause, sans beaucoup souffrir de la maladie. Seuls les oiseaux atteints sont immunisés ; il est donc indispensable de prévoir une contamination contrôlée.

 

CONTROLE DE LA CONTAMINATION

Il n'existe pas de méthode capable de permettre une immunité quelconque, sans l'intervention d'ookystes vivants. Le seul procé­dé valable consiste à contrôler la contami­nation et à appliquer un traitement pouvant permettre à l'immunité de s'installer.

On a recours à diverses méthodes pour obtenir des sujets suffisamment immunisés pour être élevés au sol. Aucune méthode n'est idéale, mais chacune présente cer­tains avantages Ces procédés prévoient évidemment une attaque de coccidiose, même très légère.

Beaucoup d'éleveurs ont une fausse con­ception de l'état sanitaire dans le contrôle de la coccidiose. Il ne faut jamais oublier que si les oiseaux ne sont pas soumis, au cours de leur crois­sance, à une attaque de coccidiose béni­gne, ils seront très probablement atteints de façon sérieuse par la suite. Pour cette rai­son, il est nécessaire que l'attaque de coc­cidiose ait lieu pendant la période de crois­sance.

La litière humide permet aux ookystes d'évoluer normalement, mais si les condi­tions d'ambiance leur sont trop favorables, il est possible que l'attaque de coccidiose soit trop sévère pour les volailles.

La chaleur, le gel, et certains désinfec­tants sont actifs sur les coccidies, mais la grande majorité des désinfectants sont sans action. Il peut se faire également, qu'un programme de désinfection et d'as­sainissement des locaux d'élevage soit si bien étudié pour lutter contre les maladies microbiennes ou à virus, qu'il empêche la présence d'ookystes en quantitées modé­rées et par suite, le développement de l'im­munité.

 

MÉTHODE SANS COCCIDIOSTATIQUES

Elle implique, de la part de l'éleveur, une vigilance de tous les instants pour pouvoir déterminer la présence de la maladie dès l'apparition des premiers symptômes. Ceux‑ci, sont généralement assez visibles pour permettre d'utiliser immédiatement le traitement qui convient. Dans ce cas, il ne faut employer aucun coccidiostatique dans l'aliment ; il ne faut également rien faire de particulier pour détruire les ookystes exis­tants dans les locaux.

C'est un programme relativement dange­reux, en ce sens qu'il risque de laisser la place à une attaque sévère de coccidiose, sans qu'il y ait de possibilité de limiter la virulence de la maladie.

 

UTILISATION DES COCCIDIOSTATIQUES

Cette méthode protège les risques d'une épidémie meurtrière. Elle est en même temps, très facile à appliquer. Toutefois, si elle est valable, elle peut aussi s'avérer désavantageuse si les doses de coccidios­tatique utilisées ont été trop fortes, ou si le produit a été administré trop longtemps.

Par exemple, si le producteur a élevé ses poulettes à l'aide d'un aliment contenant une forte dose d'un coccidiostatique actif, pendant 20 semaines, il est possible que ses volailles soient sensibles par la suite à une ou à même plusieurs espèces de cocci­dies. Un programme beaucoup plus sûr pour l'acheteur consisterait à administrer aux oiseaux une dose plus faible pendant 6 à 8 semaines.

Certains coccidiostatiques permettent aux jeunes volailles d'être atteintes de façon lé­gère par la maladie, et par suite d'être im­munisées.

Cependant, que ce soit intentionnelle­ment ou non, trop nombreux sont les éle­veurs qui emploient des doses élevées de coccidiostatique pendant toute la période d'élevage. L'utilisation d'un coccidiostati­que à des doses élevées, et pendant une période prolongée, réduit la possibilité de voir se développer une immunité suffisante chez les volailles, contre toutes les princi­pales espèces d'Eimeria.

Il est important que l'aviculteur sache exactement quel a été le traitement appli­qué pour le contrôle de la coccidiose. Il ne faut pas perdre de vue que plus la protec­tion contre la maladie a été efficace, moins bonne sera la résistance des volailles dans l'avenir. A ce point de vue, les meilleurs sujets seront ceux qui auront été soumis au traitement suivant

a) emploi de coccidiostatique à de fai­bles doses,

b) période de traitement la plus courte possible,

c) utilisation d'un coccidiostatique ca­pable de laisser place à l'immunité.

Ce programme prévoit l'exposition contrô­lée des oiseaux à la maladie, par ingestion d'ookystes en quantités limitées. Cela si­gnifie que le milieu ambiant ne doit être ni trop sale, ni trop aseptisé.


 



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