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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 19:13


 
LA PASTEURELLOSE DU LAPIN

 
On désigne sous ce nom une maladie grave qui est une complication du coryza, avec atteinte de l'appareil respiratoire pro­fond : poumon, plèvre, souvent avec péri­cardite. Cette dénomination est impropre car cette maladie est due à divers micro­bes, la Pasteurelle n'intervenant que dans 40 % des cas. Cela explique la difficulté du traitement du coryza et de ses complica­tions et l'échec fréquent des vaccins (quand ceux‑ci sont seulement antipasteurelliques).

L'autre explication est le point de départ du coryza bénin au début, point de départ qui est constitué par les conditions d'envi­ronnement (vitesse de l'air, ammoniac, tem­pérature, humidité) bien plus que par l'inter­vention de microbes particuliers.

On doit cependant admettre que quand ces germes ont causé une maladie grave (Pneumonie, Pleurésie purulente) ils peu­vent avoir acquis une virulence propre qui peut en partie expliquer une extension plus rapide de la maladie, mais cette extension sera toujours favorisée par les mauvaises conditions d'environnement.

Les malades atteints de cette forme grave sont abattus, oppressés, souvent avec des râles respiratoires que l'on perçoit à distance ; en mettant les mains sur les côtes, on sent ces ronflements. La mort survient en 2 à 5 jours. Il est assez fré­quent de voir les jeunes entre 3 et 5 semai­nes présenter cette forme dans un élevage où les adultes sont atteints d'un simple Co­ryza ; cela s'explique par leur plus grande sensibilité : la mort survient plus rapidement que dans la Coccidiose et les troubles res­piratoires sont nets.

 

Les lésions :

Elles sont faciles à déceler dans l'appareil respiratoire ; il suffit d'ouvrir une fenêtre à travers la cage thoracique en coupant les côtes (placer le sujet sur le flanc). On peut ainsi voir un poumon. Normalement rose très clair, chez le sujet atteint de pasteurel­lose, il est congestionné, rouge, souvent rouge noirâtre. Très souvent, on trouve à sa surface des matières blanchâtres res­semblant un peu à du lait caillé. Il s'agit de pus (pleurésie purulente) ; le coeur est sou­vent entouré de liquide ou de pus sembla­ble à celui des poumons. Ces lésions sont les plus fréquentes, mais, selon le microbe en cause, elles peuvent varier : présence d'abcès des poumons (nodules de la gros­seur d'une lentille à celle d'une cerise) dans certaines Pasteurelloses, très nombreux petits nodules dans la Pseudotuberculose, très gros abcès à pus crémeux avec le Sta­phylocoque.

 

Le traitement  :

Le traitement des Coryzas chroniques est toujours décevant et cela s'explique très bien par le fait qu'ils sont en général étran­gers à toute cause microbienne primitive. Les résultats sont parfois partiels et mo­mentanés dans les coryzas purulents, mais seule l'amélioration des conditions d'envi­ronnement permet d'enrayer vraiment un coryza.

Dans les formes graves pulmonaires, le traitement curatif donne des résultats chez les malades sans mettre à l'abri de récidi­ves, et sans supprimer le symptôme " Cory­za ".

En traitement curatif, on peut avoir re­cours à un traitement sulfamidé dans l'eau de boisson pendant 6 à 8 jours.

Le vaccin est en général peu efficace en curatif, mais il y a des exceptions : il peut souvent être fait une fois l'amélioration ob­tenue afin d'éviter les récidives.

 

La vaccination :

La vaccination et surtout l'auto‑vaccina­tion (voir ci‑dessous) sont des méthodes valables qui permettent souvent d'éviter ou de réduire l'incidence des complications pulmonaires, mais sans permettre de faire disparaître le symptôme " Coryza " avec éternuements et écoulement nasal.

La vaccination est surtout intéressante chez des sujets indemnes. En consé­quence, on doit la faire à tout sujet nouveau introduit dans un élevage suspect ; dans un élevage atteint, on vaccine les sujets vers 3 semaines (1 /4 de centimètre cube) avec rappel à 6 semaines et revaccination com­plète entre 3 et 4 mois pour ceux que l'on garde comme reproducteurs. Dans un éle­vage atteint, on applique d'abord le traite­ment sulfamidé, et une fois l'amélioration obtenue, on procède à la vaccination de tous les sujets.

 

L'auto‑vaccination

Le vaccin le plus polyvalent peut toujours, dans certains cas, rester inefficace, Il faut alors avoir recours, lorsque cela est possible, à l'auto‑vaccin préparé avec le microbe en cause dans l'élevage et isolé sur un cadavre envoyé au Laboratoire. Choisir de préférence un sujet ayant pré­senté toux et respiration ronflante.

 

La prophylaxie :

Elle repose sur la prophylaxie du Coryza par les meilleures conditions d'élevage pos­sibles. Il ne faut cependant pas négliger la possibilité de véritable contagion à partir des sujets étrangers introduits dans l'éle­vage et pouvant être porteurs de germes ayant acquis une virulence particulière. Tout apport d'animaux venant de l'extérieur devra être faite avec précaution (examen minutieux, quarantaine, éventuellement test de contagion). Vider un élevage, désinfec­ter et remettre des animaux sains n'est pas une bonne méthode si les conditions d'éle­vage ne sont pas changées.




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Published by - dans LAPINS
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kif + 27/12/2015 20:18

Quels mensonges ;Tous ces blas blas blas sur la pasteurellose et les lapins ;la maladie est très facile à soigner ;quand on est pas vétérinaire proche de ses sous ou éleveur en concurence ...

Vincianne 31/01/2016 13:01

Cest faux ce nest pas facile a soigner... tout depend des cas.. le miens sa fais 1 mois qu'on essaie de guérir mon lapin et c'est très dur

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