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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 15:42





COMMENT NOURRISSEZ-VOUS VOS PIGEONS ?

 

Les problèmes que rencontrent les ama­teurs résultent souvent de la qualité de la nourriture qu'ils distribuent à leurs pigeons.


Quand les colombophiles se plaignent de la qualité des déjections de leurs voiliers alors qu'ils ont vérifié leur état sanitaire (coccidiose, variole, vers, etc ... ) ‑ on peut simple­ment répondre que ce qui "ressort" dépend de la qualité de ce qui est "entré". Trop de blé, trop de poussière, la présence de moi­sissures, un excès de graines oléagineuses sont sou­vent la cause de fientes molles. Combien d'amateurs prennent la peine d'étudier la composition de leur nouveau mélange qui contient un maximum de cardi, de tourne­sol, de colza, de chènevis, de lin, de blé, de dari ?  Prennent-ils la peine de réfléchir à cette composition, ou donnent‑ils, sans autre réflexion, tout mélange qui leur semble bien propre et bien présenté ?


Pourtant...

Pourtant si le blé manque de fibres il manquera de cellulose et, dans ce cas les déjections seront immanquablement liquides. Cela ne signifie pas nécessairement que le blé soit mauvais ou que vous ayez une ma­ladie dans votre pigeonnier, mais ce simple manque de fibres occasionne ces fientes douteuses.


Si chaque amateur prend la peine d'exa­miner et de réfléchir à cette question, il dé­couvrira qu'il n'existe pas une seule cause aux problèmes de ses pigeons.


Il y a aussi l'amateur " obsédé " par les minéraux. Pour lui, il faut en donner le maxi­mum. Il achète chez son grainetier n'impor­te quel produit dont l'emballage porte bien la mention " minéraux ". En fait, cette ins­cription est trop souvent illusoire et le fabri­cant s'est généralement contenté d'ajouter du simple sel sur les graines. Que se pas­se‑t‑il au pigeonnier avec ces graines " salées "?  Les pigeons, comme toutes les créa­tures vivantes, aiment le goût du sel et, ef­fectivement, ils ont besoin d'un peu de sel pour le bon fonctionnement de leur organis­me. Mais, friands de cette saveur, ils vont en prendre plus que de raison et on sait ce qui va arriver: ils boiront davantage et produiront forcément des déjections aqueuses.


Un chroniqueur préconisait même d'enle­ver le grit du pigeonnier. Ses raisons lui étaient propres mais combien de fois des amateurs ont écrit pour dire : " Pour­quoi les pigeonneaux au nid sont‑ils si ché­tifs et pourquoi leur croissance est-elle ralentie ? ".


Après avoir reçu la recommandation de mettre à la disposition de leurs oiseaux du grit mé­langé à des coquilles broyées et à des petits graviers, ils écrivaient peu après pour informer que la croissance était redevenue normale. Cet ajout était nécessaire à leurs jeunes qui, autrement, n'avaient pas les moyens d'ex­traire les principes nutritifs de leur alimentation.

Ouvrons une parenthèse pour dire qu’il en est de même des antibiotiques... Les amateurs en administrent trop facilement. Sans chercher à nier qu'il faille parfois les employer pour combattre telle ou telle ma­ladie mais, sur‑employés, ils deviennent une arme à double tranchant, tuant aussi bien les germes pathogènes que les bonnes bac­téries, comme, par exemple, celles qui cons­tituent la flore intestinale si précieuse pour que la fonction digestive puisse s'effectuer dans de bonnes conditions. Il existe des levures qui, si elles sont distribuées pendant l'administration des antibiotiques, peuvent pallier cet inconvénient et restaurent la flore intestinale. Néanmoins, méfions-nous des excès, quel que soit le produit employé.


Trop de maïs peut également modifier l'as­pect des crottes de nos pigeons, les rendant
laiteuses et visqueuses. Ainsi ‑ car les pi­geons sont gourmands ‑ l'oiseau qui arrive le premier à la mangeoire et qui aime parti­culièrement cette céréale en prendra davan­tage que la ration à laquelle il a droit avec, pour conséquence, de petites mares sous son perchoir qui risquent de plonger l'amateur inexpérimenté dans un abîme de perplexi­té.


La plupart des amateurs savent main­tenant que l'énergie dépensée vient des ré­serves emmagasinées dans les tissus. Ils recherchent donc des graines contenant beaucoup d'hydrates de carbone (en particulier les céréales) au détriment parfois des pro­téines (contenues dans les légumineuses). Mais soyons prudents car si le pigeon est nourri avec trop de protéines, il saura par­faitement les transformer en énergie mais, à l'inverse, s'il reçoit trop d’hydrates dee carbone, il ne pourra pas les transformer en protéines. Ainsi, celui qui élève ses pigeonneaux en donnant une nourriture riche en pois, constatera une meilleure croissan­ce que celui qui ne distribuera que du blé et de l'or­ge.


Par ailleurs, on dit souvent qu’il n’y a pas de bonne mue sans une nourriture de qualité. C'est vrai.


Chacun doit savoir que si le mélange donné n'est pas équilibré ni de qualité, alors rien n'ira et les crottes de nos pigeons ne seront jamais cor­rectes. On le voit, comme cela a été dit en intro­duction, en ce qui concerne le nourrissage de nos pigeons on " récolte " sous le per­choir ce qu'on aura distribué.

 




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commentaires

Jean Marc 16/08/2009 10:13

merci de ces précieux conseils; bonne journée.

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