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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 17:15



 

 REFLEXIONS SUR UNE SAISON


En matière de colombiculture, le temps ne s'arrête pas non plus. Avant que nous nous en apercevions, l'élevage qui vient de commencer, touche à sa fin.


Bien sûr, tous les colombiculteurs ont en­tamé la saison avec une certaine espé­rance. Dans la règle, les espoirs étaient très grands. Un coup d'oeil dans le colombier ou le livre d'élevage démontre que nous pou­vons affirmer si l'élevage de l'année fut bon ou mauvais.


Mais ce n'est pas tant le nombre de pi­geons élevés qui est important mais bien plus la qualité. Dans notre élevage de ra­ces, nous devons seulement retenir ce qui est bon pour l'exposition ou ce qui ressem­ble le plus possible à l'idéal tel que le stan­dard le décrit. Il suffit de s'intéresser un tant soit peu à l'élevage pour savoir qu'un ani­mal qui gagne des trophées dans les expositions n'est pas assuré d'avoir la même valeur en tant que reproducteur.


Certainement, l'éleveur a réussi la saison écoulée à produire un ou plusieurs jeunes qui s'approchent de l'idéal. Certainement ces jeunes participeront aux concours qui s'annoncent en masse durant l'hiver et les éleveurs recevront des récompenses bien méri­tées. Ceci ne doit pourtant pas les empê­cher de reconsulter leur livre d'élevage pour voir de quels parents ces oiseaux sont is­sus. Peu souvent, ils représentent un point culminant de la génétique et plus tard dans l'élevage, ils ne donnent plus les produits espérés, bouleversant ainsi nos plans fu­turs.


Cela nous démontre qu'en tant qu'éle­veurs, nous devons toujours sévèrement sé­parer les sujets d'exposition de ceux d'éle­vage. La plupart du temps, nous privilé­gions les pigeons d'élevage. Point n'est be­soin de se laisser impressionner par les qualités extérieures d'un pigeon qui non seulement s'avèrera cher à l'achat mais qui n'aura peut‑être pas les qualités requises pour faire un bon sujet d'élevage. Il est pré­férable, si nous faisons un planning sur plusieurs années, d'acquérir des bêtes avec des défauts extérieurs certes, mais qui seront dotés d'une bonne constitution et d'une très bonne santé, éléments indispen­sables à la production de jeunes aptes à concourir dans les expositions.


Ainsi, évitons de parler d'une mauvaise année d'élevage si nous ne pouvons mon­trer que très peu de jeunes de très haute qualité. Peut‑être avons nous fortifié les si­gnes intérieurs de notre cheptel, et du même coup amélioré notre souche. Si nous travaillons intensivement avec le livre d'éle­vage, nous nous rendons vite compte où une amélioration a été obtenue, ou bien si une erreur a été commise.


Fermons à temps les nids et sachons re­noncer à un hypothétique champion.
La période se situant entre fin juillet/début août marque la fin de l'élevage. On sépare les couples d'élevage d'après leur sexe afin que la mue suive son chemin normalement. On peut éventuellement mettre les femelles adultes avec les jeunes pigeons. Les jeu­nes mâles se manifestent alors avec plus de vigueur. On place ces jeunes mâles au fur et à mesure dans le colombier des mâ­les adultes. Nous devons pour ce faire pos­séder plusieurs compartiments dans le colombier. La multiplica­tion de colombiers présente encore un au­tre avantage : si le soi d'un bâtiment est usé, on en utilisera un autre. Le sol ou le sable sera ainsi facilement désinfecté et si possible engazonné.


A notre époque dite "moderne", nous trouvons encore passablement d'éleveurs ayant recours à des méthodes dignes du moyen‑âge. Qui peut s'étonner si avec des méthodes dépassées le succès se fasse at
tendre ? Pourquoi un si grand nombre d'éle­veurs tient tant à ces principes ?


Pour l'éleveur de race, commence déjà le travail en vue des expositions. Bien des jeu­nes nés au printemps sont en mue. Ils se­ront "prêts" pour les premières expositions. Nous devons habituer ces animaux aux ca­ges d'exposition afin qu'ils soient capables le moment donné de se montrer sous leur meilleur jour face aux juges. Il est bien juste de dire qu'un pigeon bien habitué à la cage vaut déjà un prix flatteur.


Si les plumes voltigent, nous portons des soins tout particuliers à la vermine. Tous les jours, si possible, les plumes seront débar­rassées du colombier. Nous commpen­sons aussi le déséquilibre en minéraux pro­voqués par la mue dans l'organisme de nos animaux grâce à un apport supplémentaire de grit et à une bonne pierre à pigeons. Ne commettons pas la faute de vendre des jeu­nes trop vite. Peut‑être après les mues, ce jeune se montrera‑t‑il sous un angle bien meilleur alors qu'il a encore la plupart de ses premières plumes.



 

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