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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 17:17





GRIT CALCIQUE ET CONSOMMATION DES PONDEUSES

 

On sait que les besoins des pondeuses pour les divers éléments nutritifs ne sont pas constants pendant leur période de pro­duction. C'est ce qui a amené à envisager l'alimentation en phase pour tenir compte de la diminution des besoins protéiques par exemple. Toutefois, si les protéines ont une grande importance physiologique et économique dans la production de l'oeuf, celle‑ci est sans doute moindre que l'effet exercé par le calcium. En effet, les besoins calciques sont variables suivant la période de la journée ; or, l'alimentation telle qu'elle se pratique généralement ‑ c'est‑à‑dire avec un aliment composé complet laissé à discrétion ‑ ne peut suivre ces variations. A chaque becquée, la poule absorbe la même proportion de tous les nutriments alors que, ceux‑ci étant laissés au libre choix, la sélec­tion serait très différente.

 

L'IMPORTANCE DU CALCIUM

Pour la comprendre, il faut brièvement résumer le processus de formation de l'oeuf.

La plupart des poules pondent leurs oeufs pendant les 5 à 6 premières heures de la journée. Environ 16 heures avant, l'oeuf pénètre dans l'utérus ou glande co­quillère dans laquelle la formation de la co­quille exige une quantité considérable de calcium, environ 125 mg par heure. Donc, dans cette période de 16 heures, il faut un total d'environ 2 g de calcium pour fabriquer la coquille d'un oeuf de 56 g. Une poule qui pond un oeuf vers 10 h a besoin pendant les 16 heures qui précèdent ‑ c'est‑à‑dire depuis 4 heures de l'après‑midi ‑ d'un ap­port important et constant de calcium.

De même, 24 heures avant la ponte se produit l'ovulation. Pendant la traversée de l'oviducte, il faut à l'organisme de la poule des protéines pour former l'albumen. Donc, en simplifiant, la journée nutritionnelle d'une pondeuse peut être divisée en deux par­ties :

‑ le début de la formation de l'oeuf ré­clame des protéines et de l'énergie ;

‑ la seconde exige plus particulièrement du calcium.

 

LA  FAIM CALCIQUE

Dans la pratique, c'est la période de faim calcique  qui semble offrir le plus de possibilités d'économiser la nourriture.

Un travail expérimental réalisé à l'Univer­sité de Guelph, au Canada, a montré que, lorsqu'on offre les nutriments spécifiques que sont le calcium et les protéines en libre choix et non dans un rapport bien détermi­né comme c'est le cas dans les aliments composés complets, les pondeuses con­somment moins de nourriture au total pour une production identique. Dans le système classique, elles sont en effet obligées de consommer tous les nutriments présents dans l'aliment complet, que ceux‑ci soient ou non nécessaires à ce moment là. En fin de journée, se manifeste une augmentation de la consommation alimentaire, unique­ment pour satisfaire la " faim calcique ". Ce faisant, l'absorption d'énergie dépasse les besoins normaux et, comme cela se produit à une période de faible activité physique, la conversion en graisses corporelles est pra­tiquement inévitable.

La fourniture d'une source de calcium au moment où les pondeuses en ont besoin, améliore son utilisation et sa rétention. Cette dernière passe de la moyenne habi­tuelle de 50% à 65‑70%. Cela signifie qu'une poule qui pond un oeuf de 56 g par jour n'a besoin que de 3 g de calcium au lieu de 4.

En outre, les protéines sont sans doute également mieux utilisées. Il semble que le chiffre de 17‑18 g par jour généralement recommandé, soit trop élevé, la poule étant obligée d'absorber des protéines alors que son besoin principal est le calcium. Quel est le besoin réel en protéines ? On ne le sait pas exactement mais il semble que pour les deux derniers tiers de la période de production, il soit de l'ordre de 16 g par jour ‑ les protéines étant bien équilibrées en acides aminés naturellement. Cette valeur n'est pas à adopter pour un aliment complet laissé à discrétion à des jeunes pondeuses lorsque la ponte et le poids vif croissent ra­pidement.

 

LA SOLUTION

Il est curieux de penser que c'est le sys­tème du " libre service ", vieux de quelques dizaines d'années mais tombé en disgrâce, qui pourrait apporter la solution après quelques améliorations. La technique de la dis­tribution de grit calcique ‑ en supplément d'aliments composés de teneur faible en calcium a, en effet, été remplacée par celle de l'aliment composé complet riche en cal­cium ‑. A l'heure actuelle, cette dernière pratique est remise en question.

Il n'y a pas très longtemps, on considérait que la distribution à discrétion de grit calci­que entraînait une surconsommation de cal­cium avec effets défavorables sur la ponte et l'éclosabilité des oeufs. Il semble main­tenant que la poule, même si le résultat n'est pas parfait, équilibre son régime mieux que ne l'avaient montré les précé­dentes recherches. Cela lorsque la supplé­mentation calcique lui est offerte au bon moment. Le "libre service calcium" toute la journée permet d'augmenter la quantité ab­sorbée mais pas jusqu'à atteindre celle ap­portée par un aliment complet riche.

Il faut donc trouver un système de libre service qui permette d'offrir aux poules du calcium au moment du besoin maximal, c'est‑à‑dire pendant la calcification de la coquille (17 dernières heures de la jour­née).

Cette pratique permettrait d'améliorer l'utilisation du calcium et de diminuer la consommation alimentaire journalière.






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