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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:36



 

PREVENIR LA MYXOMATOSE

 

Si cette maladie n'a plus toujours la gravi­té qu'on lui connaissait par le passé, elle n'en constitue pas moins un dan­ger sérieux pour les élevages et les éle­veurs la redoutent à juste titre.

La vaccination reste, il faut bien le dire, la base de la prophylaxie; cependant, ce vac­cin est décrié par certains éleveurs qui ont essuyé des échecs. A quoi cela tient‑il ?  Il faut d'abord savoir que ce vaccin ne pos­sède pas une efficacité totale; il ne protège guère qu'à 70 % et il est donc toujours pos­sible de voir des cas de myxomatose chez des sujets vaccinés. De tels cas sont ce­pendant en général moins graves ; d'autre part, le vaccin ne protège vraiment que pendant 6 mois environ et l'on s'aperçoit très vite dans la pratique, que c'est un point que les éleveurs négligent ou qu'ils ou­blient.


Une autre cause d'échec est la mauvaise conservation du vaccin; en effet, s'il a été conservé sans précautions, en été surtout (quand il n'a pas séjourné plusieurs jours dans une voiture laissée au soleil !), son ef­ficacité devient très hasardeuse. Il est donc essentiel de n'employer qu'un vaccin très frais et le mieux est de le commander spé­cialement pour l'employer dans les 8 jours suivant sa réception et plus rapidement si possible. On se trouvera alors dans les con­ditions optima d'activité.


Un autre aspect de la prophylaxie con­siste à éviter la contagion. Pour cela, il faut savoir comment elle se fait. Tout le monde sait qu'elle peut être di­recte mais dans un clapier indemne assez éloigné d'un foyer d'épidémie, ce mode de contagion ne peut guère jouer pour des su­jets élevés en claustration.


La cause habituelle de transmission reste des insectes piqueurs qui peuvent véhiculer la maladie à des distances importantes. Les puces ne peuvent, en général, jouer un rôle que dans le clapier lui‑même ou entre deux clapiers voisins et le vecteur habituel reste le moustique; mauvais voilier, cet insecte peut être transporté très loin par le vent.


Il est incontestable que la myxomatose reste bien plus répandue dans les régions où les moustiques sont abondants, régions dans lesquelles la maladie continue à sévir de clapier en clapier, alors que dans les régions sèches, elle est devenue bien plus rare, non seulement dans les clapiers, mais même chez les lapins sauvages.


Cela permet d'instituer une prophylaxie efficace par des traitements insecticides convenables. Ces traitements peuvent être faits avec des bouillies.
Elles existent dans le commerce sous de nombreuses formes et marques destinées en général à l'agriculture ou précisément à la désinsectisation des élevages. En prati­que, on trouve deux formes, les émulsions et les bouillies.


Les émulsions sont présentées sous forme d'un produit liquide qui, par mélange à l'eau, donne une émulsion laiteuse prête à être utilisée. L'emploi doit, toutefois, être assez rapide car ces émulsions, en géné­ral, ne se conservent pas longtemps sta­bles (quelques heures). Pour les petites surfaces, on peut les employer avec un gros pinceau mais il est évidemment plus rapide d'utiliser un pulvérisateur dont il existe de nombreux modèles de diverses contenances pour les traitements arborico­les et horticoles.


Les bouillies sont des poudres mouilla­bles destinées à être délayées ‑mais non dissoutes‑ dans l'eau. Il est recommandé de faire une pâte en ajoutant très peu d'eau et en malaxant la poudre avec un instru­ment. Quand la pâte est bien homogène, on ajoute le reste de l'eau; en opérant ainsi, on évite la formation de grumeaux. Ces bouillies ont évidemment tendance à dépo­ser et il faut les agiter fréquemment. Comme les émulsions, on peut les em­ployer au pinceau ou au pulvérisateur.


Que faut‑il traiter ? L'intérieur des cages ? L'extérieur ? En général, c'est surtout l'exté­rieur des cages qu'il faut traiter ainsi que les alentours immédiats : murs, plafonds, sans négliger les parties basses toujours fréquentées par les moustiques. Pour ren­dre ce traitement plus opérant, il faudra veiller à bien débarrasser les alentours du clapier pour que les surfaces à traiter soient facilement atteintes par le produit. il convient de supprimer tout vieux matériel, branchages, fagots, souvent accumulés dans les coins par négligence.


Le traitement de l'intérieur des cages est moins utile; en général, le moustique ne s'y posera qu'après avoir piqué, donc le mal est déjà fait s'il est porteur de virus. On pourra faire deux ou trois trai­tements intérieurs dans la saison mais les traitements extérieurs devront être répétés toutes les 3 semaines dès que la tempéra­ture devient plus douce, et poursuivis jus­qu'en novembre. Ces traitements extérieurs sont d'ailleurs rapides, surtout avec un pul­vérisateur et assurent une protection qui, sans être absolue, est indiscutable. Nous avons vu des clapiers non vaccinés préser­vés par ce procédé alors que sévissait une épidémie généralisée chez les lapins sau­vages et domestiques dans la région immé­diate.


Enfin, une autre précaution consistera, quand une épidémie de myxomatose sévit chez les lapins sauvages de la région, à suspendre le ramassage de l'herbe qui reste une pratique fréquente dans l'alimen­tation du lapin sur le plan familial.


Toutes ces mesures ne peuvent assurer en elles‑mêmes une protection absolue, nous l'avons déjà dit, elles peuvent cepen­dant diminuer les risques dans de très gra­ndes proportions.





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Published by - dans LAPINS
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commentaires

clement 01/10/2009 16:05


BOnjour,

Je découvre votre blog, il est très intéressant, je pense en effet bientôt prendre des poules (poulailler en cours de construction).

Je pense donc revenir dessus très prochainement !


sonja 15/09/2009 20:32

Bonsoir
Une bien drôle de maladie que celle-ci. Et quand il y a épidémie, ça semble ne pas vouloir s'arrêter. Quand aux vaccins, ce n'est pas toujours efficace semble-t-il
Bonne soirée
Sonia

Hugues 16/09/2009 18:51


Bonsoir Sonja. La myxomatose est en effet une maladie redoutée par les éleveurs de lapins, mais avec certaines précautions, on arrive à la contrôler. Pour ce qui est des vaccins quels qu'ils
soient, à ma connaissance ils ne sont jamais efficaces à 100%. A bientôt.


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