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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 15:42



 

LE MYTHE DE LA COCCIDIOSE

 

Malgré tout ce qui est dit à ce sujet de­puis des années, il y a toujours un grand nombre d'amateurs et même d'éleveurs qui redoutent cette maladie, qui en parlent cha­que fois que leurs oiseaux ont quelque chose qu'ils ne comprennent pas et même qui la traitent.

De toute évidence, le « succès » de la coc­cidiose est dû à l'importance qu'elle a chez le poulet pour lequel c'est une maladie majeure, presque inévitable sans traitement préventif approprié. Seulement, le poulet est la seule espèce aviaire qui ait ce problème de façon aussi grave. Même chez les autres volailles, cette maladie n'existe pas avec la même acuité.

Bien sûr, il n'est pas question de nier l'existence de la coccidiose chez les oiseaux de cage ; c'est une maladie qui existe, mais chez le canari, elle n'est pas plus fréquente que d'autres maladies dont personne ne parle. Dans les examens pratiqués au la­boratoire de diagnostic, sa recherche est évidemment systématique, mais chez le canari, on la découvre bien plus rarement que la salmonellose ou la pseudo tuber­culose.

Il faut cependant nuancer cette affirma­tion selon les espèces. Il y en a chez les­quelles la coccidiose est beaucoup moins rare et, au laboratoire, elle est trouvée avec une certaine fréquence chez le Rossignol du Japon, le Cardinal, les passereaux in­digènes (Bouvreuil, Pinson, Verdier). A plu­sieurs reprises, elle a été trouvée chez le Tarin du Vénézuela et la rareté relative de cette espèce chez les amateurs peut faire supposer qu'elle est une victime assez fré­quente de la coccidiose.

Le problème réside justement dans la diversité des espèces examinées. Pour plu­sieurs milliers de canaris qui permettent des statistiques valables, on n'examine que quelques dizaines de Rossignols du Ja­pon, de Cardinaux et de Bouvreuils et seu­lement quelques Tarins du Vénézuela ! Par contre, en 25 ans, un seul cas a été vu chez la Perruche ondulée, assez souvent reçue pour examen.

 

Coccidiose ou Isosporose

Chez les oiseaux de cage, la coccidiose est due à un parasite dénommé Isospora alors que chez les volailles, il s'agit d'Eimeria. Le terme de Coccidiose recou­vre les maladies causées par tous ces parasites et d'autres voisins. Il n'est donc pas incorrect, simplement moins précis. En dehors de caractères précis qui font la dif­férence au microscope, la distinction en pratique tient surtout dans le fait qu'une espèce d'Isospora peut atteindre plusieurs espèces d'oiseaux, alors que les Eimerias sont étroitement spécifiques : celles du poulet n'atteignent ni le dindon ni la pin­tade. S'il en était de même chez les oiseaux, les coccididies du Bouvreuil ne pourraient pas atteindre le canari, alors qu'en fait cela est possible.

 

Coccidiose et environnement

Les risques de coccidiose dépendent beaucoup du milieu où vivent les oiseaux. En effet, le parasite rejeté par un malade, minuscule petit «oeuf» (il faudrait en ali­gner 60 ou 70 pour faire un millimètre), ne peut pas contaminer un autre oiseau. Il faut d'abord qu'il ait subi une transformation qui ne peut se faire que si, dans le milieu exté­rieur, il rencontre chaleur et humidité. Dans les meilleures conditions, il faut 48 heures. Ces conditions idéales sont rarement réalisées dans une cage régulièrement nettoyée avant que le phénomène ait pu se produire. Bien entendu, les risques sont plus importants dans une volière extérieure, surtout avec un sol en terre et encore plus s'il est humide (pluie, fuites des abreuvoirs, baignoires). Il en est de même pour les vers parasites dont nous reparlerons.

 

Cornment reconnaître la Coccidiose

Il n'existe aucun moyen de dire si un oiseau est atteint de coccidiose sans le secours d'un microscope, même peu puis­sant (un grossissement de 100 à 150 suf­fit). Il n'y a ni lésions ni symptômes précis. Le sang dans les fientes est un signe qui ne se voit que chez le poulet (et encore pour une seule des neuf espèces de coccidies dont il peut être atteint). Chez l'oiseau, dans les formes de gravité moyenne, on peut voir de la congestion de l'intestin, mais, dans les rares cas de coccidiose massive, l'in­testin est au contraire un peu gros et blanc, rempli d'une bouillie blanchâtre.




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