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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 15:45




 

POUR EVITER L’USURE DU PIGEON

 

L'usure d'un pigeon, tant de concours que reproducteur, est généralement liée aux mêmes origines.

Un pigeon, aussi résistant et bon soit‑il, demande des périodes de repos. Ces mi­ses au vert peuvent être la conséquence de plusieurs facteurs. Il s'agit, par exemple, d'une convalescence après une maladie, d'une récupération après un long ou pénible concours, d'une remise en train après plu­sieurs élevages successifs.

Il ne faut pas oublier qu'un pigeon subit de nombreuses influences internes ou ex­ternes qui mettent son métabolisme à rude épreuve. Ainsi, des enlogements trop fré­quents, des chasses à nid prolongées, des élevages dans de mauvaises conditions, un manque flagrant de produits de première nécessité, le stress, sont autant d'éléments qui usent nos favoris.

L'usure a bien entendu de graves consé­quences. Elle peut amener le dépérisse­ment du sujet, sa mauvaise prestation au concours, la stérilité. Dans chacun des cas, nous avons un pigeon qui est au bout du rouleau et, par voie de conséquence, est condamné.

En général, l'usure d'un pigeon se maté­rialise par plusieurs signes plus ou moins apparents. Ces phénomènes peuvent se traduire par des récupérations de plus en plus pénibles, une décoloration du plumage et des yeux, un état de santé qui se dé­grade. A cela, il faut ajouter le manque de vigueur.

Bien entendu, d'autres facteurs peuvent amener les mêmes symptômes. C'est là que l'amateur doit relever les paramètres des sujets concernés et faire le point sur la si­tuation.

C'est malheureusement à ce moment que l'éleveur va faire son bilan. Pour le pigeon qui va être condamné, il est trop tard. En fait, dans l'évolution des choses, l'amateur va s'apercevoir qu’il a "poussé le bouchon trop loin". Il va découvrir qu'il aurait dû arrê­ter son favori pour lui permettre de souffler un peu.

Le problème de bon nombre d'entre‑nous est de voir à court terme. Toutefois, dans la prati­que il en va tout autrement. Le pigeon, loin d'être une machine (et c'est très bien ainsi), se comporte comme nous. A certains mo­ments nous avons besoin de décrocher, de prendre des vacances. Le pigeon ne peut exprimer son désir qui est en fait un besoin réel. Nous devons, par une observation et une logique de tout instant, déceler les moindres indices de fatigue. En pratiquant de la sorte, nous mettons toutes les chan­ces de notre côté pour garder nos favoris dans les meilleures conditions.

La verdure est un élément nécessaire à une alimentation complète et équilibrée. Bien que tous les pigeons en aient besoin, l'effet se fait spécialement sentir au chez les reproducteurs et encore plus chez ceux qui sont tenus enfermés en permanence.

Nous prendrons la sage précaution de la­ver toute la verdure que nous leur donnons. En prati­quant de la sorte, nous éviterons bien des déboires. Une intoxication alimentaire, bien que toujours préjudiciable à tout le monde, l'est tout autant pour nos pigeons.

Qu'ils soient en concours ou reproducteurs, les conséquences sont aussi fâcheuses dans un cas que dans l'autre.

Le pigeon dérangé éprouvera bien des difficultés à donner ce que l'on attend de lui. La seule chose à laquelle il aspire est le repos et la tranquillité.

Les effets risquent d'être encore plus durs chez les reproducteurs en cours d’élevage. Leurs jeu­nes progénitures dont l'organisme est en­core loin d'être immunisé contre tout, vont subir cette agression de façon brutale. Il en est de même lorsque les parents s'intoxi­quent au champ.

Des pigeons meurent chaque année, vic­times d'empoisonnement. Nous aurons à coeur d'autoriser la sortie en tenant compte de certains facteurs. Nous maintiendrons nos favoris à l'intérieur, au moment des épandages d’engrais. Nous savons que les pigeons nourriciers sont enclins à aller au champ. De plus, nous serons conscients de tout ce que nous introduisons au colombier. Cette certitude ne viendra qu'à partir du moment où nous avons pris les précautions d'usage : tri de l'alimentation, lavage des légumes, distribution dans des endroits propres et non à même le sol, renouvellement journalier, et retrait de la nourriture non consommée.



 



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commentaires

Joëlle 04/10/2009 12:19


Très intéressant cet article, et la photo du cravaté chinois est bien choisie. Bon dimanche Hugues

ps : pourriez-vous m'indiquez la route vers votre autre blog ?


06/10/2009 18:08


Bonjour Joëlle. Merci pour l'intérêt que vous portez à nos publications. Vous pourrez accéder à mes différents blogs à partir de photosdetout.over-blog.com.
A bientôt.  Hugues


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