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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 17:57




 
               AMENAGEMENT ET CONDUITE DU CLAPIER EN HIVER

Lorsque les mesures de protection contre les basses températures ont été mi­ses en oeuvre, le cheptel est assez peu af­fecté, et la reproduction continue, le plus souvent dans des conditions presque nor­males.

Toutefois, c'est la lapinière rationnelle­ment aménagée, bien "isolée", chauffée, convenablement ventilée et éclairée, qui réalise les meilleures conditions d'élevage car elle assure aux lapins, protégés des perturbations atmosphériques, nourris et abreuvés normalement, un confort qui per­met de poursuivre sans heurts la reproduc­tion et l'élevage des jeunes. Et de plus, dans cette ambiance favorable, le rende­ment et l'efficacité du soigneur ne sont nul­lement affectés.

Par ailleurs, libéré de la plupart des tra­vaux de récolte, l'éleveur devient disponible pour effectuer des travaux d'aménagement, et peut se consacrer davantage à la sélec­tion de ses souches, à la préparation de ses futurs reproducteurs et au contrôle des aptitudes de ses reproductrices. En clapier fermé, notamment, les travaux peuvent être heureusement poursuivis, malgré la courte durée du jour, grâce à l'éclairage des salles d'élevage.

TRAVAUX D'AMÉNAGEMENT AU CLAPIER

Il importe de créer au clapier des condi­tions d'ambiance, d'environnement, favora­bles au bon état sanitaire et à la productivi­té maximum du cheptel. Or l'hiver, peut‑être plus que l'été, permet de vérifier les qualités d'une salle d'élevage au point de vue de l'environnement, du "milieu". En effet, les insuffisances, voire les défaillances de l'installation, notamment en ce qui concerne l'isolement, apparaissent mieux.

On sait qu'il convient, surtout s'il s'agit d'un ancien bâtiment, de vérifier avec soin  :

‑ l'état de la toiture et des murs,

‑ l'état du sol,

  les facilités d'écoulement des urines et des eaux usées,

  le fonctionnement de la distribution de l'eau.

On aura toujours intérêt, lorsque la salle d'élevage est installée directement sous un toit, par exemple dans une grange désaf­fectée ou un hangar fermé reconverti, à éta­blir un plafond.

Celui‑ci pourra être fabriqué simplement et très économiquement avec des balles de paille qui constituent une isolation parfaite. Ce procédé présente toutefois deux incon­vénients : servir de refuge aux rongeurs et il convient, dans ce cas, de renforcer les moyens de destruction ; accroissement du risque d'incendie : établir le plafond à une hauteur de 3 mètres du plancher et redou­bler de précautions, notamment si on utilise la flamme de la lampe à souder pour désin­fecter.

Pour établir un plafond, on peut aussi uti­liser du carton fort déroulé sur des fils de fer tendus, procédé employé dans l'aména­gement de certains poulaillers, ou mieux, la laine de verre vendue préparée à l'emploi entre deux épaisseurs de papier. Le polysty­rène en plaques de 2 x 2 m est également à retenir, son coùt assez avantageux et son efficacité autant que sa facilité d'emploi plaidant en sa faveur ; il est cependant faci­lement attaqué par les souris et les rats.


Le sol devra recevoir, au besoin, un dal­lage léger, mais suffisant pour résister au poids d'un homme, d'une brouette chargée; la pente utile est de 2 cm par mètre linéaire et on établira des rigoles d'écoulement des urines vers un puisard extérieur ou une fosse couverte et étanche.

Les nettoyages et désinfections se trou­veront également facilités par l'application, sur les murs intérieurs, d'un ciment lisse jusqu'à une hauteur de 1,50 m et en don­nant aux angles inférieurs des murs une forme arrondie.

Lorsque les murs, comme c'est générale­ment le cas dans des constructions ancien­nes n'assurent pas une isolation suffisante, il est judicieux de les doubler avec un iso­lant comme le polystyrène en laissant sub­sister un vide entre les deux parois.

Il importe d'assurer, même lorsque la température extérieure est très basse, le renouvellement suffisant de l'air, la tempé­rature ambiante devant être maintenue, d'une part par l'isolation, et d'autre part par le chauffage du local. Le système de venti­lation sera statique ou dynamique : ce dernier, quoique plus onéreux, se révève le seul vraiment efficace.

L'éclairement est assuré dans de bonnes conditions grâce à des vitres dont la sur­face représente 1/10ème de celle du sol ‑, elles doivent être maintenues propres. Si elles se salissent rapidement, il est proba­ble que l'aération est insuffisante. De même, les ampoules électriques doivent être nettoyées aussi souvent qu'il est néce­saire pour donner un éclairage convenable.

 LA SÉLECTION

Elle a pour but d'améliorer les qualités de l'espèce, et comporte, en conséquence, un choix judicieux des reproducteurs. Dans la pratique, comme nous l'avons déjà indiqué, l'éleveur choisit, à un premier stade, ses jeunes reproducteurs parmi les plus beaux et les plus vigoureux dans les portées issues de géniteurs d'une grande productivité ou présentant les caractères recherchés.

A un deuxième stade, les sujets conser­vés comme reproducteurs sont jugés sur leurs portées, sur les lapereaux produits (nombre de portées, nombre de jeunes par portée, poids, etc.), c'est‑à‑dire en fonction de leur potentiel héréditaire.

L'éleveur choisit ainsi, en définitive, par cette sélection comportant deux phases, exclusivement des sujets valables, capa­bles de transmettre à leurs descendants les qualités recherchées.

Après quelques générations, ces qualités qui s'affirment progressivement, peuvent être réellement fixées. Cependant l'éleveur doit être patient et tenace, et éliminer systé­matiquement tout sujet déficient.

 PRÉPARATION DES FUTURS REPRODUCTEURS

Comme nous venons de le voir, pour ob­tenir une production satisfaisante, l'éleveur doit posséder des sujets de qualité.

Dans les élevages familiaux et fermiers, à cette période de l'année, les reproducteurs choisis, en principe, parmi les bêtes nées au printemps doivent être retenues et prêts à entrer en service.

Les éleveurs qui ne possèdent pas en­core de bons géniteurs pour assurer le dé­marrage prochain de la reproduciton inten­sive, ont naturellement intérêt à s'adresser d'urgence à des élevages de sélection spé­cialisés, notamment pour se pourvoir en mâles, l'influence marquante de ceux‑ci sur la productivité du clapier étant bien connue.

 LES LAPINES ET LA REPRODUCTION

Après une longue période souvent diffi­clie, les femelles se montrent déjà moins réticentes pour s'accoupler Il  semble donc judicieux d'examiner, à ce sujet, quelques procédés susceptibles de faciliter la tâche de l'éleveur.

Avant de procéder aux accouplements, il convient d'examiner attentivement les orga­nes sexuels afin d'écarter de la reproduc­tion les animaux malades ou anormaux.

Une femelle en chaleur est nerveuse, se couche souvent en relevant son arrière ­train, bouleverse sa litière et se frotte par­fois le menton contre les objets, à la façon des mâles ; la vulve est rouge ou même quelque peu violacée et enflée.

La femelle doit être portée dans la cage du mâle et non l'inverse afin de faciliter l'ac­couplement et doit être surveillée, non seu­lement pour constater les saillies, mais en­core pour éviter les mutilations qu'une fe­melle énervée risque de faire subir au mâle.

En cas de refus de la femelle, on peut tenter l'accouplement "assisté" qui consiste à maintenir celle‑ci d'une main, tandis que l'autre main, placée entre les pattes arrière, sous le ventre, les doigts et le pouce dispo­sés de part et d'autre de la vulve, effectue de légères pressions qui font lever l'arrière­train et la queue. La copulation est ainsi facilitée.

Après le coït, la lapine doit être reportée dans sa loge, une seconde saillie étant inu­tile compte tenu des capacités reproductri­ces du mâle.

Cependant, il est conseillé de présenter à nouveau la femelle au mâle huit heures après la première saillie, afin d'accroître les chances de fécondation (l'ovulation se pro­duit en effet 8 à 13 heures après les saillies, les ovules mûrs détachés de l'ovaire ren­contrant alors les spermatozoïdes).



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Published by - dans LAPINS
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sonja 06/10/2009 20:25


Bonsoir
Comme ils sont gatés ces lapins. Chauffage à domicile et tout. Mais l'idée est excellente. Je les imagine se serrant contre une autre fourrure pour se tenir au chaud. Avec de la chaleur aménagée,
c'est encore mieux...
Bonne soirée
Sonia


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