Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 11:44

 

Poule-Bassette-copie-1.jpg

 

 

ALIMENT COMPLET OU CEREALES ?

Beaucoup de petits éleveurs, épris d'écologisme ou de soucis gastronomi­ques veulent élever eux‑mêmes les animaux de basse‑cour, pour avoir des poulets et des oeufs "comme autrefois". Pour cela ils ont l’intention de les nourrir uniquement aux céréa­les, estimant que les aliments complets sont des produits de l'industrie qu'ils ne sont pas loin de considérer comme com­plètement chimiques et artificiels.

Un tel raisonnement est évidemment faux et si, à l'origine, il est dû à la qualité parfois discutable des produits de l'élevage avi­cole "industriel", c'est une grave erreur de tout faire retomber sur l'aliment qui n'y est en général pour rien.

Nous allons voir ce qui peut expliquer ces défauts de qualité chez les poulets et des oeufs.

 

L’AUTOSUGGESTION

En matière de goût, l'auto suggestion joue un rôle très important et maintes expériences scientifiques le prouvent tout comme les innocentes plaisanteries fai­tes à des dégustateurs amateurs... et par­fois professionnels.

Deux exemples :

Un commerçant reçoit des poulets, tous de même provenance. Il affiche les uns à un prix bas, les autres à un prix plus élevé ; ce sont ces derniers qui se vendent le plus et la clientèle les trouve excellents, alors que les moins chers font l'objet de criti­ques.

Un petit éleveur a trouvé un "truc". Il élève des lots de poulets de façon in­dustrielle, dans des bâtiments.... mais il a une prairie où il en lâche quelques uns. Il s'est fait une clientèle qui vient acheter à l'élevage ces poulets élevés sur prairie et qu'elle trouve bien meilleurs, car elle ne sait pas qu'ils n'ont souvent passé que 24 ou 48 heures sur la prairie.

Ces deux exemples sont assez anciens et constituent des pratiques commerciales repréhensibles, mais ils illustrent bien la subjectivité de nos jugements en matière de goût.

 

LE POULET

Les nécessités de la production inten­sive de poulets a conduit à sélectionner des souches pour la chair à croissance rapide (meilleure utilisation des bâtiments) et pour un meilleur rendement (production du kilo de poulet avec le minimum d'ali­ment, l'idéal poursuivi mais non atteint, étant de produire 1 kg de poulet avec 1 kg d'ali­ment). Si, dans de nombreux cas, on a pu critiquer la qualité de ces poulets, ce n'est pas l'alimentation qui est en cause mais leur âge. Les poulets livrés à la consorn­mation ont au plus 10 semaines et souvent moins ; ce sont des animaux jeunes qu'on ne peut comparer à des poulets de 4 ou 5 mois que l'on consommaient autrefois.

Certains ont accusé les aliments de don­ner mauvais goût au poulet, goût de pois­son en particulier.

Si l'on admet que ces critiques ne sont pas dues à l'auto suggestion, il faut con­clure qu'il s'agit de poulets alimentés de façon incorrecte. Fut un temps où l’aliment destiné à assu­rer la croissance pouvait contenir en effet des protéines animales. Cependant, 2 à 3 semaines avant l'abattage cet aliment est remplacé par l'ali­ment "finition" contenant avant tout des céréales et autres produits d’origine végétale.


L'emploi de l'aliment croissance jusqu'à l'abattage, est une erreur souvent commise par les petits éleveurs, mais évi­tée dans les élevages importants.

 

LES OEUFS

Les races de poules actuelles sont sé­lectionnées pour une ponte élevée (250 à300 oeufs par an) mais elles ont des be­soins alimentaires précis qu'il faut respec­ter. Si on ne le fait pas, ces poules pon­dront à peine plus que les anciennes pou­les de ferme (100 à 120 oeufs) mais sup­porteront ces privations bien plus difficile­ment et, plus que ces dernières, seront at­teintes de picage, mangeront leurs oeufs etc..

Les oeufs prennent facilement des odeurs étrangères, mais surtout par la proximité de produits odorants ; on connaît les oeufs qui ont pris un goût pour avoir été mis dans une caisse ayant contenu des oranges, ou l'omelette aux truffes que l'on obtient en mettant les oeufs avec des truf­fes, dans un récipient clos, 24 heures avant de les casser. Par contre, il n'est pas prouvé que l'alimentation joue un rôle no­table dans le goût de l'oeuf bien que cer­tains l'aient noté après consommation ex­cessive de choux, de navet ou d'oignons, ce qui ne risque justement pas d'arriver en élevage industriel. En revanche, on a mon­tré que la présence dans l'oeuf, de divers microbes pouvaient donner des odeurs ou des goûts anormaux de poisson par les colibacilles, de choux par les pseudomonas. Ces bacilles peuvent pro­venir de coquilles sales et là encore ce ris­que est moindre en élevage industriel, les oeufs livrés à la consommation devant être calibrés et propres. On peut d'ailleurs se demander dans quelle mesure les goûts ou les fumets particuliers que certains trou­vent aux oeufs "fermiers" ne s'expliquent pas de cette façon .... quand ce n'est pas une " idée" !

Reste enfin l'argument économique. On donne souvent aux poules le grain produit sur l'exploitation et qui paraît ne rien coû­ter. C'est évidemment une simple impres­sion, car on pourrait le vendre... Et pour­quoi vendre ces céréales pour acheter un aliment qui coûte bien plus cher ? Tout sim­plement parce que cette différence est lar­gement compensée en oeufs pondus et en accidents divers évités.

 

                  QU'EST CE QU'UN ALIMENT COMPLET ?

Il ne faut pas être systématiquement con­tre l'aliment complet, ni le considérer comme un produit chimique industriel. A côté des céréales, qui représentent la plus grande part de la formule, les protéines sont apportées par la luzerne et surtout par des tourteaux. Une faible partie en poids est représentée par les minéraux et les vi­tamines et l'anticoccidien. Il n'y a rien dans tout cela qui ne soit naturel (à part l'anticoc­cidien réservé aux poulets).

De tels aliments sont en réalité plus éco­nomiques que les céréales si l'on ne re­garde pas leur prix au kilo, mais ce qu'il en a coûté pour obtenir un oeuf ou un kilo de poulet. Quant à la qualité de l'oeuf ou du poulet, nous vous avons dit ce que nous en pensions et nous précisons que nous ne sommes pas fabricants d'aliments com­posés et que cet article n'a pas été payé !

Nous voyons seulement chaque jour, les cas soumis par de petits éleveurs : ponte très insuffisante, poulets qui pèsent 500 g à 3 mois, faiblesse des pattes, paralysies, parasi­tisme, picage.

Supposez que le pain constitue votre ali­mentation exclusive pendant 6 mois, ou un an. Pensez vous que votre santé serait très bonne ? C'est pourtant un régime de ce genre qui est souvent imposé aux volailles sous des prétextes trompeurs.

 

Coq-Hambourg-paillet-.jpg

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Poulbot.66 26/07/2010 19:56


bonjour, oui je suis d'accord avec toi, il n'est pas possible de donner que des graines. Les poules mangent de tout.... Mais l'ennuie vois-tu c'est l'antibiotique qui est donné jusqu'à l'abattage
et qui reste dans la chaire du poulet....Un animal sous antibiotiques grandit et grossit plus vite....Problème d'allergies dans ma famille, et je suis obligé d'acheter des poulets et dérivés de
poulets soit hallal, soit chez un boucher du coin dont l'éleveur en utilise qu'à bon escient ......Amitiés...Lulu66


Présentation

  • : Basse-cour et volière
  • Basse-cour et volière
  • : Documentation pratique permettant d'élever de façon rationnelle : volailles, pigeons, lapins, oiseaux de parc, de cage et de volière.
  • Contact

Nombre de pages vues 01/07/2014

 

1.373.050 

 

Mois record :

37.034  (05.2012)

Recherche

Visiteurs en ligne

Internat. ouvert le 14.04.09

free counters

Texte Libre

 

Catégories