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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:45

 

 

Géant papillon

 

 

 

SAVOIR MANIPULER UN LAPIN

 

Un quart au moins des heures passées sur une année aux diverses activités d'un clapier, est consacré à la manipulation des lapins.

Il est nécessaire que ce travail soit effec­tué dans les meilleures conditions possibles afin de gagner du temps, particulièrement dans les élevages importants, d'éviter des troubles et souffrances aux lapins... et de parer aux réactions, parfois vives à l'égard de l'éleveur, des sujets manipulés.

Inutile de s'étendre sur le fait qu'un lapin ne doit jamais être saisi par les oreilles Seuls les juges, dans les expositions, le sou­lèvent avec une grande habileté et pendant un temps très court, en le maintenant assis, pour s'assurer de la couleur du dessous du cou, et de la conformation des pattes de devant.

Un lapin doit être saisi (selon que l'on est droitier ou gaucher) d'une main par la peau des épaules. assez loin toutefois en arrière de la nuque, en lui soutenant de l'autre l'abdomen. Ces deux gestes doivent être effectués ensemble dans un même temps. Si le lapin doit être transporté assez loin, on peut, soit le déposer dans un panier, soit le placer sous le bras, le long d'un côté du corps comme on le ferait d'un sac léger, sans le serrer excessivement, et le mainte­nant toujours par ailleurs dans la position où il a été saisi.

 

DIFFICULTÉS DE PRISES

Elles apparaissent lorsque les cases sont trop profondes (plus de 0,70 m) ou lorsque celles du haut, en cas de clapier à 3 étages, sont hors de portée normale de l'éleveur (1.70 m). Lors de la reprise des sujets placés en semi‑liberté, il faut éviter les poursuites prolongées, causes de désordres généraux et de chocs nerveux, pour les jeunes lapins en particulier. On peut effectuer les reprises à l'heure habituelle du repas, lorsque les lapins sont réunis dans un petit abri clos attenant aux parcs. L'emploi d'une épuisette à très long manche est également recommandable.

En élevage sur litière, encore le plus fréquent, la prise entraîne souvent un certain débordement de paille, ce qui peut être évité en plaçant une planchette à  l'entrée de la case. Les cases préfabriquées, en ciment, comportent un pare‑fumier lourd et démontable.

 

CONTRÔLE DES SEXES

Dans les élevages de reproducteurs, la connaissance précoce des sexes s'impose (dès 1 mois, 1 mois 1/2) afin d'évaluer les disponibilités et de répondre en toute certi­tude aux clients qui retiennent des sujets par avance. Toute proportion gardée, les lapereaux sont plus difficiles à maintenir en main que les adultes, en raison de leur vivacité. Il faut agir avec douceur pour n'en blesser aucun, en les saisissant, non pas par la peau du dos cette fois‑ci, mais dans les deux mains, et en appuyant immédiate­ment leur dos contre soi. On libère ensuite une main qui vient enserrer le râble, le pouce effectuant une légère pression à l'avant de l'organe.

Les femelles présentent un sexe allongé formant déclivité en direction de la queue. Les mâles, eux, présentent un sexe en forme de petit tube sans aucune déclivité vers la queue. En ce qui concerne les adultes, il n'est pas toujours nécessaire de les sortir de leur case pour ce contrôle. Un éleveur averti, et qui possède des sujets aux caractères sexuels normaux, peut distinguer de visu un mâle d'une femelle, ne serait‑ce que par la conformation de la tête : forte chez le mâle, fine et allongée chez la femelle. Cependant, un contrôle de sûreté peut s'effectuer en posant une main bien à plat sur le dos du sujet, en l'obligeant à  s'allonger légèrement, et en soulevant sa queue de l'autre, les attributs sexuels apparaissent.


SOINS

Qu'il s'agisse d'injecter un vaccin, un liquide anti‑infectieux, de faire absorber un médicament par voie buccale à un lapin qui refuse toute boisson ou aliment. de traiter une gale auriculaire, ou soigner une blessure, en élevage courant la pose du sujet sur une petite table est la meilleure garantie d'immobilité. Mais cette table doit être stable. la dimension de son plateau ne doit pas permettre au lapin de circuler, celui‑ci doit avoir le vide autour de lui. Le lapin ne doit pas pouvoir non plus se rétracter ou reculer. C'est pourquoi l'opéra­teur doit se placer derrière l’animal et non pas devant ou sur les côtés.

Bien entendu, lorsque le vétérinaire est appelé à l'élevage, il opère très souvent différemment. Question de technique et de rapidité d'exécution. Il est quelquefois utile d'employer, pour faire absorber de force un médicament au lapin, l'espace qu'il possède entre les incisives et les molaires qui, toute proportion gardée est comparable à la barre du cheval. L'emploi d'une cuillère n'est guère recommandable car la perte de médi­cament est souvent importante. Une ancienne méthode qui consiste à injecter le produit dans cet espace, à l'aide d'une petite poire, est toujours valable, en procédant toujours avec douceur.


  SACRIFICE

Si, pour des raisons pratiques, on saisit le lapin destiné à être sacrifié, par la peau du dos, on s’aperçoit, au dépouillage que des traces rouges marquent la chair du lapin à cet endroit. Ces marques, qui ne disparais­sent pas au refroidissement de la chair, nuisent à la présentation en cas de vente. Il est donc préférable, de saisir le lapin d'une main par les pattes de devant, et de l'autre par les pattes postérieures en collant le corps du lapin bien allongé contre soi. La prise seulement par les pattes postérieures peut d'ailleurs amener le lapin à effectuer une défense par soubresauts ayant de graves conséquences pour l'éleveur : griffures, morsures, suivies de plaies avec danger d'infection.

 

CONDUITE DE LA FEMELLE AU MALE

Lorsqu'une femelle présente des chaleurs intenses, l'acte reproductif s'effectue rapi­dement, quel que soit le cadre ou l'ambiance dans lesquels cet acte doit se dérouler. Toutefois, certaines femelles nerveuses à l'excès, font preuve d'une agi­tation désordonnée en présence du mâle : course en rond autour de la case, bond, litière bouleversée, mâle dominé par la femelle qui s'adonne sur lui à un simulacre d'accouplement. Cette attitude oblige souvent l'éleveur à réintégrer rapidement la femelle dans sa case, sans que l'acte n'ait pu se réaliser. La manière calme ou brusque, avec laquelle la femelle est portée dans la case du mâle peut influer dans une certaine mesure sur cet état de nervosité.

On peut porter la femelle au mâle dans un large panier sans anse, poser le panier tran­quillement sur le bord de la case du mâle, et la femelle ne tarde pas à en sortir. Pour éviter toute ma

nipulation et reprise malaisée, il est toujours préférable que la case du mâle, dans les clapiers à trois étages, soit située dans l'étage intermé­diaire, à bonne hauteur de l'éleveur. Après l'accouplement la femelle se tient en général quelques minutes allongée, temps de repos qu'il faut respecter. On la réintègre ensuite avec précaution, compte tenu que le sperme du géniteur est encore en attente dans le réceptacle génital.

Bien entendu, tous cahots, voyage en voiture, moto, sont à éviter à la femelle fraî­chement saillie, sans qu'il y ait là, toutefois, un danger absolu de saillie blanche.

 

Pour en savoir plus afin de toujours mieux conduire votre élevage,

cliquez  ICI

 

 

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