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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 17:27

 

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L’EAU DE BOISSON

Une impérieuse nécessité pour le lapin

L'eau représente l'un des principaux problèmes de l'élevage du lapin, qui, comme toute créature vivante a des besoins en liquide très importants.

Il suffit de rappeler que son corps est composé d'eau pour les DEUX TIERS. L'eau est partout dans ce corps ; elle est dans les cellules qui composent les muscles, les os ; elle est dans le sang. Elle joue un rôle considérable dans les phénomènes de nutrition. Les besoins journaliers sont donc élevés, et il est primordial d’en tenir compte.

Cependant, durant de nombreuses années et jusqu'à une époque assez récente, le lapin passait pour pouvoir se passer complètement de boisson. Encore est‑il certainement des élevages familiaux où les lapins ne reçoivent toujours pas à boire de façon régulière. Une semblable illusion est tout de même assez choquante, puisque les mêmes éleveurs avaient depuis longtemps reconnu la nécessité d'abreuver régulièrement leurs autres animaux : gros bétail et aussi volailles. Il est assez important de rechercher l'origine de cette mauvaise idée, parce que nous allons trouver que, comme il arrive souvent, elle repose sur un fond de vérité, mal interprétée certes, mais qui peut tout de même nous conduire aujourd'hui encore à des conclusions intéressantes.

Il nous semble que cette idée provient de la remarque tôt faite par les éleveurs de lapins de la grande susceptibilité de cet animal à l'humidité. Nous savons tous très bien que le lapin est très sensible à l'humidité, et qu'il redoute particulièrement celle‑ci, qui se révèle un facteur à surveiller attentive­ment. Les éleveurs ont ainsi depuis longtemps évité de tenir leurs sujets dans des locaux humides, mal aérés, de leur donner des verdures mouillées, et de les tenir à un régime trop aqueux. Nous savons que l'humidité favorise le développement des coccidies, et que c'est là la cause principale des accidents constatés lorsque les règles concernant l'humidité étaient inobservées. Il nous semble que la mauvaise utilisation de l'eau de boisson ait la même origine que ces règles.

Il faut ajouter que la question était moins importante dans des conditions d'élevage toutes différentes, où le lapin était essentielle­ment nourri de verdures, nécessairement très aqueuses, qui lui apportaient une ration d'eau pouvant passer pour suffisante. On constate d'ailleurs aujour d'hui que les sujets soumis à ce même régime essentiellement « vert », boivent très peu, ou pas du tout.

Cependant, dès que les amateurs commencèrent à s'inté­resser à cet animal, son régime alimentaire se trouva enrichi et amélioré par la substitution pour partie, aux aliments verts, d'aliments plus nourrissants et plus énergé­tiques, mais contenant infiniment moins d'eau que les premiers. Il nous paraît utile de rappeler ici que des aliments comme l'avoine renferme 10 % d'eau seulement, alors que la betterave en contient 88 % et l'herbe de prairie fraîche entre 75 à 80 %.

Les éleveurs constatèrent alors que l'eau contenue dans les rations nouvelles ne pouvait plus suffire aux besoins des sujets et qu'il fallait compléter le régime par des distributions d'eau. Déjà en 1895, dans son livre sur « Le Lapin et ses Races », Pierre Mégnin écrivait que « l'eau est indispensable, surtout quand on nourrit les lapins au sec », et il ajoute que ce serait la soif qui conduirait certaines femelles à dévorer leurs portées, principe encore actuelle­ment admis. A cette époque, nous voyons que par conséquent le principe de l'absolue nécessité de l'abreuvement des lapins n'est pas encore admis de façon tout à fait générale. Il s'est imposé depuis et n'est plus discuté.

L'adoption des aliments composés concen­trés secs, que ce soit à titre complémentaire de verdures ou à titre unique, impose la distribution régulière et abondante d'eau propre et fraîche. Cela est plus indispensable encore en été. C'est exact, mais cette distri­bution doit se faire en toute saison, ce qui ne va pas d'ailleurs sans poser quelques diffi­cultés.

La première d'entre elles concerne le contenant : celui‑ci doit rester propre, et le lapin a tendance à y transporter des débris de litière, des détritus alimentaires, quand ce n'est pas des crottes et quand il ne la souille pas de son urine. Tout cela détermine des alté­rations capables de causer de graves ennuis pathologiques. Cela impose une surveillance quotidienne, et bi‑quotidienne parfois, des récipients, leur nettoyage journalier et leur désinfection périodique énergique. Il en résulte évidemment un accroissement du temps passé pour les soins et dans le cas d'élevage de quelque importance, une aggravation sensible du poste « main d'oeuvre » dans le budget de l'éleveur. Il serait donc utile d'étudier, soit un récipient clos, ne laissant qu'une très petite surface à l'air libre, soit une distribution auto­matique.

Nous touchons là en effet à une notion des plus importantes. Il faut que le lapin puisse boire par petites quantités réparties sur toute la journée, quand il en sent le besoin, et non pas en une ou deux prises au moment du remplis­sage des abreuvoirs, restés vides le reste du temps.

Surtout avec l'emploi d'aliments composés, il est essentiel que le lapin ait en permanence à sa disposition suffisamment d'eau de bonne qualité.

L'observation de cette règle est assez aisée en hiver, encore que l'éleveur débutant puisse être surpris par l'importance de la consom­mation d'eau d'une femelle allaitante, ou d'une bande de jeunes lapins. Elle est parfois plus délicate en été, où la consommation s'accroit de manière sensible. Cela impose des tournées de surveillance et d’approvisionnement si l'on veut éviter de laisser les animaux souffrir.

 De même en été, quand les altérations et fer­mentations sont des processus infiniment plus rapides, la surveillance de la propreté des récipients et leur hygiène doivent être renforcées.

Tous ces principes sont évidemment bien connus des éleveurs pratiquant de longue date l'élevage, et nous sommes un peu confus de les avoir rappelés. Mais ils sont d'importance si grande que ce bref rappel nous a cependant paru utile.

Pour en savoir plus afin de toujours mieux conduire votre élevage,

 cliquez  ICI

 

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