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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 18:48



 

L’ECLAIRAGE,
UNE NECESSITE POUR UN ELEVAGE RATIONNEL


 
La nourriture joue un rôle considérable dans le déclenchement du cycle saison­nier et il y a un lien très net entre l'augmen­tation de la lumière et la qualité de la nour­riture. L'oiseau qui se prépare au cycle de reproduction a besoin d'une quantité de protéines supplémentaires. Les éleveurs le savent bien et ils donnent de plus en plus fréquemment des compléments dès le mois de février pour "préparer" les oiseaux. D'ailleurs dans la nature, chacun a pu observer le lien entre l'augmentation des insectes, des nouvelles pousses de graines et l'apparition des oiseaux migra­teurs au moment où la lumière augmente.

Il est indispensable d'avoir une pendule horaire journalière qui puisse se régler par le déplacement des plots ; c'est‑à‑dire qui fournisse un enclenchement de lumière et une extinction deux fois par jour le matin et le soir.

Il y a deux techniques :

a) La lumière fournie est un complément du jour et elle est fournie pour augmenter la durée de l'éclairement le matin et le soir.

b) La lumière fournie est un renforcement total de la lumière du jour et ceci du matin au soir et ceci sans arrêt. La technique dépend du local. Un local clair et bien éclairé par la lumière naturelle n'a besoin que d'un complément de lumière, dans ce cas la première méthode suffit. Pour un local som­bre il est préférable d'éclairer toute la journée.

Quand éclairer ?

Il faut éclairer pour déclencher le proces­sus de la maturité sexuelle, pour cela il faut tenir compte de deux choses.

a) Les oiseaux ont besoin d'hiverner et pendant la durée de l'hiver il ne faut à aucun prix éclairer les canaris. Le seul éclairage nécessaire et suffisant c'est la lumière du jour. Il y a un besoin physiologique de l'oiseau à cet hivernage aux jours courts. C'est la période préparatoire.

Un problème se pose, c'est celui de l'éle­veur qui a différentes catégories d'oiseaux qui cohabitent dans une même salle, par exemple exotiques et canaris. il y a impos­sibilité de cohabitation car les besoins, du point de vue de la lumière, ne sont pas les mêmes surtout pas au même moment. Il y a donc un choix à faire.

b) La date prévue pour les accouple­ments est en général la nouvelle lune de printemps qui arrive aux environs du 20 mars, il faudra donc prévoir un plan d'éclai­rage pour cette date. Quelle que soit la date retenue, le plan d'éclairage s'adapte à celle retenue.

Comment éclairer ?

D'abord quelques rappels : Le lumen est la quantité de lumière reçue par mètre carré .L'in­tensité de l'éclairage est généralement four­nie en watts par mètre carré.

Avant tout il faut calculer, ou au moins évaluer l'intensité lumineuse d'un local d'élevage. L'idéal serait de mesurer à l'aide d'une cellule photoélectrique exposée aux six plans de l'espace, ce qui est relative­ment facile. Par contre, il est plus difficile de mesurer l'intensité perçue réellement par les oiseaux, par le simple fait que les batteries d'élevage sont plus ou moins éloi­gnées de la source lumineuse, que les parois des murs ont des couleurs différen­tes. Pour les murs il est préférable d'opter pour le blanc. Enfin on sait que les sources lumineuses ont un rendement variable : les lampes à in­candescence ont un rendement croissant avec leur puissance. Une lampe de 60 watts fournit environ 810 lumens, une ampoule de 75 watts environ 1000 lumens.

 Les tubes fluorescents ont un rendement bien supérieur aux ampoules à incandes­cence de 40 à 50 lumens par watt, mais, rendement qui diminue si la température se situe entre 20 et 25°C.

Un tube fluorescent de 40 watts fournit environ 2000 à 2500 lu­mens 20 watts fournit environ 800 à 1000 lumens 75 watts fournit environ 4000 à 5000 lumens. L'intensité lumineuse correcte se situe aux alentours de 10 à 20 lux ; au‑dessus ou au‑dessous cela n'améliore pas l'état général de l'oiseau. L'exposition en batterie crée entre chacun des étages des différences d'exposition car l'éloigne­ment des sources lumineuses n'est pas semblable. Ce phénomène impose donc, à l'éleveur d'accorder une attention parti­culière aux oiseaux situés dans les batte­ries inférieures.

L'installation d'éclairage doit être réali­sée de telle sorte que les oiseaux reçoi­vent au moins une quantité de 10 à 15 lux mesurée au bord de la mangeoire.

On peut donc réaliser l'éclairage d'une salle d'élevage, soit avec des ampoules à incandescence du type verre dépoli blanc, soit avec des tubes fluorescents. Le tube semble plus économique pour un rende­ment meilleur.

Le programme lumineux doit être établi à l'avance en sachant bien que pendant l'hiver les canaris n'ont pas besoin de lu­mière, et qu'il faut les laisser hiverner avec la seule lumière solaire. Suivant le local on procède de deux manières.

1) Le programme total (éclairage toute la journée).

2) Le programme complémentaire (éclai­rage le matin et en fin de journée).

Quel que soit le programme choisi ; il faut procéder par paliers ; prenons par exemple le programme complémentaire.

Eclairer le matin 30 minutes et 10 minu­tes le soir vers 8 h 30 le matin et 17 h 30 le soir, puis on ajoute progressivement 15 minutes tous les 5 à 7 jours de façon à avoir 9 heures d'éclairage de lumière artifi­cielle plus la lumière naturelle par jour au moment de l'accouplement. En faisant le calcul vous vous apercevrez qu'il ne faut pas commencer très tôt.

Dès l'accouplement réalisé, il faut arrê­ter les paliers ou du moins les ralentir très fortement, mais il faut continuer progressive­ment jusqu'à la dernière ronde, de façon à obtenir un éclairement total de 16 heures en phase finale. Il est inutile d'avoir plus, ce serait même nocif.

A partir de là, tout est une question de calcul de temps et tout dépend de la salle : dimensions des fenêtres, orientation, nom­bre de cages, etc. et de la date choisie pour le début des accouplements.

Quelques précautions pour conclure :

Lorsque vous avez fait hiverner vos oiseaux en volière et que vous les transfé­rez en batterie, faites bien attention que la lumière reçue dans deux endroits différents soit la même au point de vue quantité et intensité. Il ne faut pas d'écart dans un pro­gramme lumineux ni en plus ni en moins.

Il serait souhaitable d'avoir deux salles à peu près identiques, l'une pour les fe­melles, l'autre pour les mâles. En effet, on peut faire démarrer un programme lumi­neux un peu plus tôt pour les mâles que pour les femelles, car les mâles sont un peu plus longs à préparer que les femel­les. Cela complique bien les choses : 2 salles, 2 pendules, 2 éclairages, etc.

Attention aussi aux rais de lumière qui pourraient pénétrer dans une salle d'éle­vage. Les petites sources de lumière sont dangereuses ; elles déclenchent de faus­ses mues. Un éclairage irrégulier ou mal réglé provoque l'arrêt de la photosynthèse. Ayez des appareils en état de marche, ayez la patience d'appliquer le programme ré­gulièrement ou renoncez‑y.




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