Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 17:34





                                L'ELEVAGE DU DIAMANT DE GOULD

 

Suite aux observations du Gould dans son milieu naturel, nous pouvons dire que ce sont des oiseaux qui ont un grand besoin de chaleur, de lumière, de soleil et de calme. Leurs pires ennemis se nomment humidité, obscurité, courants d'air et stress. Ajoutons, ceci est valable pour tous les oiseaux, qui ont également besoin d'une nourriture équilibrée, riche en vitamines et très variée.

Conseils pour l'achat

L'éleveur qui a l'intention d'acquérir des Goulds doit tout d'abord réfléchir où ache­ter. Loin de nous, l'idée de critiquer les oiselleries et autres marchands d'oiseaux, mais l'idéal est de trouver un éleveur ama­teur " à la hauteur." Prenez rendez‑vous chez cet éleveur et demandez à visiter son éle­vage. Inspectez le local d'élevage. Un bon local doit être un lieu agréable où vous vous sentirez à l'aise. Il doit être clair, lumineux, sec, à l'abri des courants d'air.

Avant de procéder à l'achat, observez les oiseaux. N'achetez que des sujets dont les couleurs d'adulte sont achevées et qui en plus possèdent un bon dessin ainsi qu'une robe lisse et brillante. En aucun cas n'achetez un oiseau qui n'a pas ter­miné sa mue. Le simple stress de la cap­ture et la prise en main, les fluctuations de température lors du transport bloqueront cette mue pour une longue période et ne vous amènera que désillusions.

Choisir un oiseau sain

Examinez les yeux, ceux‑ci doivent être clairs et brillants. Attention surtout au cloa­que qui doit être propre et sans excréments. Les oiseaux qui ont les plumes sales autour du cloaque sont des oiseaux malades ou en tout cas pas en pleine forme. Désinté­ressez‑vous de ceux qui font la boule ou qui sont somnolents. Demandez à prendre l'oiseau en main, un oiseau en par­faite santé est bien rond au toucher et il aura tendance à vous piquer les doigts. Soufflez sur les plumes de l'arrière train afin de vérifier si le cloaque est propre et si le ventre est bien rose. N'achetez pas des oiseaux au ventre gonflé ou au bréchet trop tranchant. N'achetez donc des oiseaux que s'ils possèdent toutes ces bonnes carac­téristiques et dites‑vous bien que les dia­mants de Gould sont bien plus robustes que certains veulent bien prétendre. Mé­fiez‑vous des beaux parleurs. Une chose est certaine, ce ne sont pas les Goulds qui sont chétifs, mais ce sont les "mauvais éle­veurs" qui les rendent chétifs.

Informez‑vous

Vérifiez ensuite la température du local, vous veillerez à ce qu'ils retrouvent chez vous cette température, du moins pendant une période d'acclimatisation. Informez-vous encore sur la nourriture (mélange de graines, pâtée, nourriture animale, verdure, vitamines, médicaments ... ), enfin sur les caractéristiques génétiques des oiseaux (purs ou porteurs), sur les caractéristiques des parents. Et surtout, renseignez-vous pour savoir s’il s’agit de l'élevage naturel ou par les moineaux du Japon.

Logement des Goulds

Les diamants de Gould ne devraient ja­mais être logés dans une volière commune surpeuplée. Ils ont besoin de beaucoup de calme, de repos. Ils se sentent mieux à leur aise avec seulement quelques congé­nères. La surpopulation perturbe le calme dont les Goulds ont besoin, elle engendre le stress, lequel favorise l'affaiblissement avec la maladie comme conséquence. Pendant les mois d'hiver, les Goulds doi­vent disposer d'un local chauffé. Au cours de la reproduction la température doit être maintenue aux environs des 20 degrés  alors que pendant la période de repos une température de 10 degrés est suffisante. On surveillera d'encore plus près que la température,  le pourcentage d'humidité. Celui‑ci devrait être toujours inférieur à 70 %.  Beaucoup de Goulds périssent à cause d'un degré d'humidité trop élevé.  Des Goulds qui vivent et se reproduisent en volière extérieure, cela se fait de plus en plus. Le tout est une question d'acclimatisation et de robustesse des oiseaux. Que ce soit en local chauffé ou en volière extérieure, trois critères restent pri­mordiaux : maximum de lumière, absence de courants d'air, et taux d'humidité à sur­veiller.

           La nourriture

Ce serait une utopie que de vouloir faire vivre des Goulds avec uniquement un mé­lange pour exotiques et de l'eau claire.

En plus du bon mélange pour exotiques, l'éleveur veillera de fournir une nourriture riche en vitamines et très variée. A titre in­dicatif nous donnons ici la recette Michel Veya de Courfaivre (Suisse), et la mé­thode Guillaume Timmermans  (Bel­gique).

  Recette "Veya"

‑ Mélange de graines: 1/3 de millet blanc + 1/3 d'alpiste (= millet plat) + 1/3 mélange pour exotiques du commerce.

‑ Pâtée du commerce avec adjonction de vitamines, sel de calcium, graines germées et couscous. Cette pâtée est distribuée 2 à 3 fois par semaine.

‑ Millet en grappe (une grappe par jour).

‑ Eau fraîche renouvelée journellement.

Méthode "Timmermans" ‑ Bon mélange pour exotique du commerce.

‑ Dans bacs séparés alpiste, millet du Ja­pon, autre millet et semences de graminées (pâturin, ivraie).

‑ Millet en grappe mi‑mûr (culture person­nelle),

‑ Pâtée maison.

‑ Mouron, cresson, épinard, endive, choux frisé.

‑ Oeufs de fourmis, pinkies.

N.B. : pas de vitamines synthétiques, l'éleveur estimant qu'une nourriture aussi variée (spécialement le millet en grappe mi‑mûr) et la lumière du soleil apportent suffisamment de vitamines.

              Elevage naturel ou avec des parents nourriciers

Pour de nombreux éleveurs, des oiseaux élevés d'une manière naturelle (par leur propre parent) sont beaucoup plus robus­tes que ceux qui ont été élevés par des parents nourriciers en l'occurrence des moineaux du Japon.

En se servant, génération après généra­tion, de moineaux du Japon comme parents adoptifs, les éleveurs ont, du moins en partie, inculqué aux Goulds "le type de com­portement des moineaux". En d'autres ter­mes, toute activité typique des Goulds, com­portement du couple, nidification ou ma­nière d'élever les jeunes, tout cela est retiré aux Goulds dès leur naissance. Les moineaux du Japon ont non seulement une autre façon de nourrir, mais également une autre façon de vivre. Ainsi les jeunes moi­neaux du Japon sont sevrés vers le 30ème jour alors que les jeunes Goulds le sont seulement vers 40 jours.


Attention à la nourriture

Il est fréquent que les parents adoptifs ne nourrissent que très peu les jeunes Goulds à partir du 30ème jour  alors que c'est justement le moment où la nourri­ture est d'une grande importance. Ce man­que de nourriture constituera un frein dans le développement ultérieur des jeunes Goulds. Armé de patience et de persévé­rance tout éleveur devrait, sauf dans de ra­res cas donner une préférence à l'élevage naturel.



Publié dans : OISEAUX cage et volière
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