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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:15

 

Noir et feu-copie-2

 

 

L’IMPORTANCE DU LOGEMENT EN CUNICULTURE

Nous pouvons supposer que les conditions «morales» que requiert l'élevage rationnel du lapin sont bien connues. Venons‑en maintenant aux conditions matérielles en considérant d'abord la question du logement.

Vous savez que si le logement est d'im­portance primordiale dans l'élevage des vo­lailles, il est le point capital en cuniculture. Et le simple bon sens le démontre. La poule en effet ne demeure qu'une partie de son temps au poulailler, sauf dans le cas d'élevage en claustration complète qui n'est guère justifia­ble que dans l'industrie et son poulailler, plus ou moins spacieux, lui assure toujours une certaine latitude de mouvement.

Au contraire, le lapin est confiné dans une étroite loge dont il ne sort que condamné à mort. Cette cellule qui le voit naître et gran­dir, ou il fera naître et grandir sa descen­dance s'il y a lieu, aura donc une répercus­sion constante et tout au long de sa vie sur son bien‑être ou son mal‑être, suivant qu'elle sera plus ou moins confortable, plus ou moins hygiénique, plus ou moins agréable.

C'est du logement, plus peut‑être que de l'alimentation, que dépend la santé et la pros­périté du lapin.

Il faut donc essayer de le loger aussi bien que possible et, dans les conditions où se pose le problème, on n'a guère le choix qu'entre un nombre limité de solutions. La difficulté vient de ce qu'il est plus rationnel de loger le lapin individuellement. On ne peut l'élever en bande, comme les poules, car chaque femelle en gestation a besoin de tran­quillité et plus encore après la mise bas. Les jeunes, eux, peuvent être élevés en grou­pes, mais ça ne vas pas loin. Il faut en effet attendre leur sevrage pour les lâcher en ban­des et même moins, et dès qu'ils ont trois ou quatre mois certains sujets précoces rendent la vie intenable aux autres et sont causes de portées prématurées.

L'élevage « en garenne », qui exige une certaine superficie et une installation plus coûteuse, n'est donc réalisable que durant six semaines environ. On me dira : c'est déjà bien. Pendant ce laps de temps, les jeunes dévelop­pent leurs muscles par l'exercice et acquiè­rent une vigueur qu'ils ne sauraient gagner en loge et qui est particulièrement avanta­geuse pour les futurs reproducteurs.

Mais il reste le point de vue moral que l'on ne doit pas oublier. Croyez‑vous qu'un lapereau, fait pour vivre en liberté d'après son atavisme, à qui vous aurez fait goûter les plaisirs sinon d'une vraie liberté, du moins d'une liberté de mouvements suffisante pour assurer à ses muscles toute l'aise et tout le développement désirables, ne va pas perdre le bénéfice de cet avantage dès qu'il aura réintégré sa cel­lule pour n'en plus sortir ?

A peine vérouillé, le jeune lapin verra tom­ber son appétit avec sa joie de vivre. Il fau­dra qu'il s'accoutume à sa vie de reclus et durant cette longue accoutumance il perdra certainement, et au delà, le bénéfice de ses semaines de vie libre.

C'est pourquoi mieux vaut suivre l'usage et élever le lapin en loge du premier au der­nier jour.

Cependant, il faut que vous lui donniez une loge confortable et non une vulgaire «cabane à lapins», ce qui n’est évidemment pas pareil.

 

Bélier nain Thuringe

 

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