Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 11:35

 

Perruche Moineau

 Perruche Moineau

 

L’OISEAU MALADE

Recherche de la cause  -  Application du traitement

 

Le diagnostic d'une indisposition ou d'une maladie est souvent difficile sur l'oi­seau vivant car de nombreuses causes peuvent produire les mêmes effets.

 

S'AGIT‑IL‑D'UNE MALADIE CONTAGIEUSE ?

La crainte de tous les amateurs est de se trouver en présence d'une maladie infec­tieuse et contagieuse capable de s'étendre à tous leurs oiseaux. On sait que de telles maladies sont rares  et nous avons déjà cité les exceptions qui sont la variole, très contagieuse et souvent rapidement mortelle, et les maladies respi­ratoires ("I'asthme" des amateurs) dont l'évolution est lente et sans mortalité notable.

 

Mort ou symptômes subits : Hémorragie méningée

L'amateur est, en général, surtout inquiet devant les décès ou les troubles graves survenant brutalement chez un oiseau en parfaite santé. Il s'agit pratiquement toujours d'hémorragie méningée, affection individuelle et non contagieuse.

 

Éliminons maintenant la variole

Cette maladie, dans sa forme aiguë, peut entraîner la mort en 3 à 4 jours, sans apparition de boutons. L'oiseau présente, en général, des difficultés respiratoires évidentes et l'examen sommaire révèle souvent une hémorragie méningée. C'est donc surtout la répétition de ces cas qui doit faire suspecter la variole et il faut ajouter qu'il est rare de ne pas voir les boutons ou pustules de variole, au moins chez quelques oi­seaux ; on aura recours à la vaccination préventive.

 

Les maladies respiratoires : Évolution lente

Nous n'insisterons pas sur les maladies respiratoires trop connues et dont l'évolu­tion est lente avec des troubles caractéristiques ; 19 fois sur 20 au moins, il s’agit de maladies respiratoires infectieuses à traiter avec des huiles essentielles aromatiques associées à un complexe polyvitaminé ; 1 fois sur 20, c'est l'Acariase (même traitement) et, dans 1 cas sur 100 ou 200, il pourra s'agir d'Aspergillose qui est incurable.

 

Restent enfin les maladies microbiennes

Salmonellose ‑ Colibacillose ‑ Pseudotuberculose.

Leur évolution n'est jamais soudaine et elle dure 3 à 4 jours. Il y a contagion et la mortalité s'étend plus ou moins vite (sur 20 à 30 oiseaux), il est habituel de noter au début un décès chaque jour environ). Un diagnostic certain est du ressort du laboratoire.

 

Voici donc éliminées les maladies infectieuses et les causes de mortalité brutale qui restent heureusement l'exception.

Ne vous arrêtez donc pas à ces hypothèses peu probables. Quand vous avez de la fièvre, vous ne pensez pas immédiatement avoir une typhoïde ; quand vous souffrez de troubles intestinaux, vous ne pensez pas avoir le choléra. Plus sagement, vous pensez à une «grippe» ou à un incident digestif banal ... Faites de même pour vos oiseaux.

 

EXAMINONS DONC L'OISEAU MALADE

 

Il se tient en boule, évidemment, au moins par moments.

Il faut prendre l'oiseau et vérifier:

 

1) L'amaigrissement

Souvent, les amateurs envoient au laboratoire un oiseau en disant qu'ils «ne l'ont pas vu malade» et cet oiseau se révèle être très amaigri. Cet amaigrissement est donc un fait qui échappe souvent à l'amateur et il est important car il résulte de troubles évoluant depuis un certain temps.

 

2) Examiner l'abdomen de l'oiseau

Pour cela, on le tient dans la main et on souffle à «rebrousse plumes» de façon à voir la peau. Si celle‑ci apparaît rouge‑violacé avec parfois des zones bleu‑noirâtre, c'est le signe d'une entérite grave. L'abdomen présente normalement une couleur jaunâtre claire chez un oiseau gras (présence de graisse sous la peau) ou une teinte rose‑grisâtre chez un oiseau peu gras.

S'il y a entérite ‑ ce qui ne veut pas toujours dire diarrhée ‑ il y a probablement hépatite en même temps et l'emploi quotidien d’un produit drainant s'impose d'urgence.

Si la peau apparaît décolorée, rose pâle, c'est le signe d'une anémie qui peut résulter d'une maladie chronique ou de la présence de parasites (poux rouges) qui ne restent pas sur les oiseaux. La présence de ces parasites n'est pas un déshonneur et n'en écartez pas la possibilité parce que votre élevage est propre et bien tenu. On peut en voir dans les élevages les plus propres. Ces minuscules parasites sortent la nuit et c'est donc dans l'obscurité, avec une lampe électrique, qu'il faut rechercher leur présence. Le jour, ils se cachent souvent assez loin des cages. Traitez cages et alentours avec un insecticide efficace et non toxique.

Si vous ne trouvez pas de cause à l'anémie, donnez dans l’eau de boisson, des vitamines associées à des minéraux ;  prévoyez une cure d’environ deux semaines.

 

3) Examiner les pattes

Si elles sont sales, c’est que l'oiseau ne se baigne plus, ce qui est un signe d'indisposi­tion, signe évidemment non caractéristique.


Si elles sont rouges ou enflées, donner de la vitamine E. Rechercher :

‑ les boutons (Variole)

‑ les croûtes et dépôts blanchâtres (Gale).

 

4) État du plumage

Des plumes ternes, hérissées, sont le signe d'un mauvais état général mais ne sont pas typiques d'une maladie particulière. Comme dans l'amaigrissement, l'emploi de vitamines, minéraux et acides aminés est indiqué.

 

LE COMPORTEMENT DE L'OISEAU

 

L'oiseau malade peut présenter certaines anomalies :

 

1) De la diarrhée

Elle n'est pas forcément le signe d'une maladie précise et peut résulter d'erreurs alimentaires. Ne pas accuser systématiquement la verdure, les fruits ... . Un excès de ces aliments peut entraîner des fientes plus liquides mais non une diarrhée inquiétan­te. Celle‑ci résulte souvent de troubles digestifs et de déséquilibres : utilisez un produit drainant. Des agents pathogènes (microbes, protozoaires) peuvent intervenir. Les huiles essentielles aromatiques associées aux vitamines, donnent de bons résultats.

Un oiseau atteint de diarrhée a soif ; cela est normal ; ne le privez jamais d'eau.

 

2) L'oiseau est toujours à la mangeoire mais mange peu

C'est souvent le signe de troubles graves liés à une hépatite. Un produit drainant s'impose pendant 8 à 10 jours.

 

3) L'oiseau respire difficilement

Cette question a déjà été traitée à propos des maladies infectieuses. Il est impossi­ble de différencier les diverses causes de troubles respiratoires à évolution lente et c'est pourquoi il faut, pour le traitement, se fonder sur la fréquence relative des diver­ses causes ; cela conduit à traiter en premier lieu avec des huiles essentielles aromatiques. La plupart des éle­veurs pensent en premier lieu à l'Acariase que l'on rencontre à peine une fois sur vingt ; ne commettez pas cette erreur ! Dans tous les cas, utilisez un produit à base d’huiles essentielles aromatiques + vitamines, en trai­tement prolongé.

 

5) Les oiseaux s'arrachent les plumes

Le Picage est une manie de certains oiseaux qui piquent les plumes des autres. C'est souvent un signe de nervosité ou d'aggressivité. C'est aussi la conséquence de carences vitaminiques ou protéiques ou d'un manque d'aliment dit de «lest» (aliments non digestibles faisant du volume) qui peut apparaître avec une alimentation très riche. Donner des vitamines, des acides aminés, de la verdure et des fruits qui apportent du «lest».

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Basse-cour et volière
  • Basse-cour et volière
  • : Documentation pratique permettant d'élever de façon rationnelle : volailles, pigeons, lapins, oiseaux de parc, de cage et de volière.
  • Contact

Nombre de pages vues 01/07/2014

 

1.373.050 

 

Mois record :

37.034  (05.2012)

Recherche

Visiteurs en ligne

Internat. ouvert le 14.04.09

free counters

Texte Libre

 

Catégories