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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:08




 

LES BONNES MESURES DE PROPHYLAXIE EN CUNICULTURE

 

Elles doivent avoir surtout un aspect de pré­vention, le milieu le plus idéal possible étant créé par le bâtiment, le matériel et le ré­gime alimentaire adaptés.

Les meilleures conditions techniques ras­semblées, il faut éviter toute apparition et développement de maladies, par une hy­giène rigoureuse. Cependant, l'action sani­taire ne se limitera pas là, et toutes les me­sures seront prises pour enrayer toute ma­ladie susceptible de se déclarer. Le but de l'action sanitaire globale consiste alors à mettre tout en oeuvre pour produire un ani­mal sain.

Pour maintenir l'animal en bonne santé l'éleveur doit intervenir à différents niveaux :
‑ Contrôle de l'environnement : atmo­sphère, logement, matériel, déchets.

‑Techniques sanitaires proprement di­tes : nettoyage, désinfection, vaccinations.

L'ensemble des mesures prises régulière­ment permettent ainsi une diminution sensi­ble de la mortalité.  

 

LE LOCAL ET LE MATÉRIEL

 

La construction du logement est un fac­teur de garantie contre les maladies. Il faut pourtant effectuer quelques opérations cou­rantes sur le matériel et le local : les cages, trémies, boîtes à nid seront nettoyées cha­que semaine si possible, par trempage dans une solution détergente et antisepti­que. Si les cages ne sont pas amovibles, un badigeonnage à l'aide de ces mêmes produits, puis un brûlage au chalumeau est aussi efficace. Profiter du sevrage pour un nettoyage plus complet.

Les murs internes du bâtiment, qui doi­vent être lisses, seront nettoyés environ tous les mois. En règle générale, il faut que le bâtiment et le matériel soient toujours propres, sans accumulation de poussière, ni de poils.

 

LES ANIMAUX

 

Outre les conditions d'hygiène de l'envi­ronnement des animaux, qui doivent être très bonnes, on doit apporter aux sujets eux‑mêmes le plus grand soin. C'est en effet par un très bon état sanitaire que l'on obtiendra les meilleurs rendements, tant sur le plan prolificité, que sur le plan croissance par la suite. C'est d'ailleurs pour cela que le système de bande unique dans les éle­vages d'une certaine importance, apporte les meilleurs résultats du point de vue hy­giène, les lapins étant habitués à un type de microbisme identique pour tous.

Plusieurs points, dans la prophylaxie des animaux, sont à étudier :

-         l'arrivée des reproducteurs,

-         les traitements systématiques,

-         l'introduction de nouveaux sujets.

 

L'ARRIVÉE DES REPRODUCTEURS

 

Avant l'arrivée : Il faut connaître ce qui a été fait antérieurement sur les animaux li­vrés. En général, lorsqu'on choisit des sou­ches sélectionnées, les renseignements suivants peuvent être obtenus assez facile­ment : âge, mode d'élevage, programme d'alimentation, programme de prophylaxie.

Il sera donc facile de déterminer à partir de quel moment il faudra mettre en service ces reproducteurs, et d'adapter les inter­ventions à faire subir aux animaux, ainsi que de faciliter le changement d'ambiance.


Le local et les cages qui vont accueillir les animaux doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés. Une contamination des nouveaux sujets à la suite d'un micro­bisme ou de germes pathogènes subsistant de la bande précédente, sera donc évitée. De même, les odeurs seront aussi élimi­nées pour faciliter l'adaptation.

 

A la réception des reproducteurs : le la­pin étant un animal inquiet et nerveux, il est préférable, quand cela est possible, d'aller chercher soi‑même les animaux. Dans le cas contraire, le voyage doit s'effectuer dans les meilleures conditions et par le moyen d'expédition le plus rapide, cela pour éviter les stress dus à l'agitation, à la cha­leur, et aussi pour limiter les risques de contamination.

 

Avant de prendre possession des ani­maux, il est recommandé d'examiner soi­gneusement tous les sujets pour constater l'existence ou non de troubles pathologi­ques. Si les troubles sont apparents, l'éle­veur pourra ainsi refuser toute ou partie de la livraison.

 

Dès l'arrivée à l'élevage, les animaux doi­vent être placés dans une ambiance très calme. Il faut, en effet, que les lapins, après le stress du voyage, s'acclimatent au nouvel environnement auquel ils sont con­frontés. Les premiers jours, il est néces­saire de limiter le plus possible, le nombre des visites.

 

Les jours qui suivent la réception : Il faut tout d'abord, habituer les animaux à leur nouveau régime alimentaire. Pour cela, il est recommandé de rationner les lapins les premiers jours, et d'augmenter leur ration progressivement : les trois premiers jours 30 grammes de granulés par kilo de poids vif, puis 40 g. les première et deuxième semaines, et 50 g. les troisième et quatrième semaines.

Il faut aussi examiner soigneusement les animaux pour constater l'apparition de trou­bles susceptibles d’entraîner l'élimination de l'animal. L'extension pos­sible d'une maladie à tout le cheptel reçu, sera ainsi évitée.

 

On doit effectuer les traitements suivants :

‑ Traitement préventif contre la gale des oreilles.

- Vaccination contre la myxomatose : si elle n'a pas été faite par le sélectionneur.

‑ Traitement contre les coccidioses.

‑ Vaccination contre l'entérotoxémie et rappel 3 à 4 semaines plus tard.

‑ Vaccination contre le coryza et la pas­teurellose et rappel 15 jours après ; si nécessaire, traitement spécifique contre le coryza.

 

LES TRAITEMENTS SYSTÉMATIQUES

 

Outre les traitements à effectuer lors de la réception des animaux, d'autres opéra­tions sont à faire régulièrement pour garan­tir le bon état sanitaire du cheptel :

Myxomatose : Vacciner les reproduc­teurs vers mars‑avril, et août‑septembre ; un rappel doit être effectué dans le cas peu probable d'épidémie.

Vacciner les jeunes lapereaux à l'âge de trois semaines.

Entérotoxémie ‑ Entérites : A part les vaccinations d'arrivée, une alimentation ré­gulière et équilibrée, ainsi qu'un bon envi­ronnement doivent prévenir ces maladies. Il est possible, par mesure de précaution, de vacciner tous les quatre mois, les repro­ducteurs.

Coccidioses : distribution mensuelle aux reproducteurs, d'un anticoccidien dans l'eau de boisson trois jours de suite, ou aliment supplémenté.

Mise en place d'un programme de distri­bution aux lapereaux à la mise en cage, après sevrage.

Gale des oreilles : Après le traitement préventif avec un acaricide, lors de l'intro­duction des reproducteurs, il est nécessaire de vérifier, à chaque manipulation des ani­maux, s'il n'y a pas apparition de la mala die, qui normalement ne doit pas avoir lieu avec une bonne prévention hygiénique.

Coryza‑pasteurellose : La vaccination par auto‑vaccin (lorsque cela est possible), ainsi qu'un bon environne­ment, doivent suffire pour éviter ces mala­dies. De plus, il faut supprimer toute source de poussière (exemple : poussière d'ali­ment).

 

L’INTRODUCTION DE NOUVEAUX SUJETS DANS L'ÉLEVAGE

 

Certains éleveurs voudront introduire de nouveaux sujets dans l'élevage en cours, notamment lorsque le nombre de mâles dé­faillants sera trop important. Dans ce cas, les précautions à prendre sont très grandes, car le nouveau sujet est une source de con­tamination pour tout l'élevage.

Il faut alors prévoir un local de quaran­taine, le plus éloigné possible du bâtiment d'élevage. Le nouveau sujet doit être ob­servé très soigneusement, pour déceler la moindre trace de trouble. On peut même mettre à proximité, quatre ou cinq lape­reaux qui viennent d'être sevrés, moins ré­sistants, et qui permettront de déceler une propagation possible.

L'éleveur prendra soin de visiter le ou les animaux en quarantaine en dernier lieu, pour éviter d'être lui‑même vecteur de ma­ladies. Ce n'est que lorsque l'on sera sur de la bonne valeur sanitaire du nouveau venu, que l'on pourra l'introduire dans l'éle­vage.

 

Nous devons cependant rappeler que l'in­troduction d'un nouveau sujet dans un éle­vage, est fortement déconseillé, et qu'il ne sera réalisé que par grande nécessité, avec des précautions importantes.

 

L'ELEVEUR

 

L'éleveur doit faire preuve de grande pru­dence, car il reste, lorsque toutes les bon­nes conditions sont réunies, le principal vecteur de maladies. Il est évident qu'il sera la seule personne à pénétrer dans l'élevage, l'accès étant interdit à tout étran­ger, ainsi qu'à tout animal.

Lorsqu'il entrera, l'éleveur prendra certai­nes précautions : il revêtira une blouse, et chaussera des bottes. La tenue doit rester identique, car un changement de couleur pourrait provoquer un stress chez les ani­maux. L'éleveur devra ainsi se désinfecter les mains, et passer dans un pédiluve.

Il retirera tout lapin malade, et fera l'au­topsie des morts, ainsi qu'un examen des matières fécales, chaque mois. La sur­veillance de l'élevage doit être constante, non seulement sur les animaux, mais aussi sur les différents dispositifs d'ambiance. Pendant le travail dans les locaux d'éle­vage, il faut éviter tout bruit brutal non cou­tumier aux animaux.


 

 

 

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