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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:27

 

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LES FAISANS D’ORNEMENT

Elevage  -  Habitat  -  Alimentation

 (1ère partie)

Les nombreuses races de faisans, aux ri­ches couleurs, occupent de plus en plus les volières et les parcs des amateurs d'oi­seaux.

Cet enthousiasme est compréhensible vu la diversité des formes, des plumages et des moeurs de ces gallinacés. De plus, leur éle­vage est grandement facilité depuis que nous trouvons dans le commerce des pâ­tées excellentes pour les faisandeaux.

Dès la fin de l'hiver et même avant, la pa­rade que déploient les mâles à l'intention de leurs femelles, est déjà un spectacle extraor­dinaire, danse à l'occasion de laquelle ils uti­lisent tous les artifices pour séduire en met­tant en valeur les belles couleurs de leur plumage. Ces danses sont très différentes suivant les races ; certaines sont particuliè­rement attractives.

Il est possible de maintenir en semi-liberté dans un parc délimité par une clôture de deux mètres de hauteur, quelques spéci­mens qui s'habitueront à cette semi-captivi­té, en prenant soin pour la première année de couper les grandes rémiges d'une aile. Vous serez charmé par le spectacle qu'of­frent ces oiseaux dans un tel parc ; cepen­dant il faudra veiller à ne pas mettre ensem­ble plusieurs couples de familles rappro­chées, ce qui engendrerait des batailles en­tre mâles pour la possession des femelles. Ou bien ne lâcher que des mâles en sur­veillant les premiers jours, en retirant si be­soin est, les mâles dominateurs et querel­leurs.

Pour obtenir la reproduction des faisans, il est nécessaire d'isoler chaque race et cha­que couple (ou trio suivant les races) dans une volière particulière pour éviter les ba­tailles entre mâles, parfois mortelles.

Il est bon dans le cas de volières dispo­sées en série, de ne pas faire cohabiter les couples de familles trop rapprochées. On installera, par exemple, un couple de Doré, un de Hoki, un de Chinquis, un de Lady, un de Swinhoes, un de Lophophore, etc.... sans cette précaution les mâles se querelle­raient à travers le grillage et délaisseraient leurs femelles, ce qui aurait pour première conséquence des oeufs clairs. On peut con­seiller de séparer les volières par des pla­ques d'éverite plates sur une hauteur de 0,80 m pour obvier cet inconvénient, mais l'esthétique s'en trouve trop compromise, surtout lorsqu'on veut profiter au maximum de ses oiseaux.

Tous les faisans ne sont pas susceptibles de passer l'hiver en volières extérieures. Par grands froids, les Chinquis, Napoléons, Ar­gus géants, pour ne citer qu'eux, sont sensi­bles au froid qui gèle leurs orteils, les ren­dent inaptes à la reproduction et même infir­mes. En général, les exotiques supportent assez bien le froid ; ils souffrent plus particu­lièrement l'hiver des nuits trop longues. Il faut donc leur assurer un éclairage d'appoint leur permettant de se restaurer tard le soir ou très tôt le matin. Ceci est valable pour tous les exotiques, surtout les petits oiseaux exotiques qui meurent souvent, non pas de froid comme on le croit, mais d'inanition à cause des nuits trop longues de nos hivers.

Certaines races, au contraire, comme les Trapogans, supportent bien les grands froids et ne tolèrent pas la grande chaleur, Il sera bon de leur réserver des volières largement plantées d'arbustes et comportant un abri exposé au Nord l'été, au Sud l'hiver.

Quant aux races les plus courantes et les plus rustiques qui comprennent aussi les plus jolies avec le Lady Amherst et le Doré pour ne citer que ces deux, vous n'aurez au­cun problème (ou presque) couchant plus souvent à l'extérieur des abris et même à terre hiver comme été, ce qui, à l'occasion, ne les rendra pas insensibles à un bon cory­za.

D'autres races de faisans, pour ne pas dire toutes et par extension presque tous les oiseaux (hormis les palmipèdes adultes)  craignent particulièrement le froid humide, et une forte humidité facilite la propagation des maladies. Les plus sensibles des faisans étant les Hokis et les Lophophores, il serait préférable de maintenir ces oiseaux pendant la saison pluvieuse en abri couvert avec sol de grave où ils pourront piocher, sans dan­ger de contracter une maladie en retournant le sol avec leur bec.

Les faisans sont essentiellement granivo­res mais consomment aussi beaucoup de verdure et de fruits. Pour obtenir une bonne reproduction et conserver ces oiseaux en bon état, il est indispensable de varier la nourriture.

Bien des gens se plaignent des mauvais résultats obtenus avec leurs oiseaux, ponte médiocre, oeufs mangés, oeufs clairs Si vous demandez à ces mêmes personnes si elles nourrissent bien leurs faisans", la ré­ponse est presque toujours : "Bien sûr, leur mangeoire est toujours pleine de blé et de maïs" et plus souvent de maïs seul.

Comment penser que des reproducteurs soumis à un tel régime et n'ayant pas la pos­sibilité de trouver un complément pour équi­librer leur ration ou plutôt leurs besoins, puissent reproduire normalement ?

Maïs et blé distribués seuls, engraissent les oiseaux qui, de plus, confinés dans une volière exiguë, manquent totalement d'exer­cice. L'avitaminose ne permettant pas la for­mation de tous les éléments constitutifs de l'oeuf, en est une des premières manifesta­tions.

Malgré une nourriture aussi déséquilibrée, il arrive que des oiseaux donnent satisfac­tion la première année (ce qui peut faire penser à leur soigneur que sa méthode est satisfaisante) mais lorsque les réserves de ces oiseaux sont épuisées, les carences se manifestent, résultat : oeufs clairs ou man­gés, ou pas d'oeufs, picage, cannibalisme dans les cas extrêmes.

Il est impossible de donner à ces oiseaux tous les insectes et autres nourritures qu'ils trouvent dans la nature ; on se contentera de donner des granulés adéquats suivant l'âge, des grains divers, des fruits et de la ver­dure, deux ou trois fois par semaine une petite distribution de grain germé. Signalons en passant que la plantule germinative ne doit pas dépasser un centimètre ; passé ce stade la vitamine E (dite de reproduction) ayant tendance à s'atténuer. Il est facile de faire germer les grains en les maintenant dans un local tempéré, par exemple dans des tiroirs sur une épaisseur de dix centimètres envi­ron, et tenus humides ; il convient cependant de se méfier des risques de moisissure capables d’entraîner des troubles graves. Il est encore plus aisé de donner régulièrement dans l'eau de bois­son, un complément polyvitaminé.

 

Pour en savoir plus afin de toujours mieux conduire votre élevage

cliquez  ICI

 

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