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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 18:56



 


                 POUR EVITER SALMONELLOSE ET COLIBACILLOSE,

PEUT-ON « BLANCHIR » LES PIGEONS ?

La salmonellose est généralement consi­dérée comme une des maladies les plus redoutables pour le pigeon. Elle est en ef­fet difficile à guérir, mais aussi à prévenir. Il existe largement plus d'une centaine de souches différentes de salmonelles qui peu­vent provoquer cette maladie, avec d'une part des symptômes qui ne sont pas tou­jours identiques, et d'autre part des répon­ses variables aux médicaments utilisés. Même la vaccination est souvent inopé­rante, du fait de cette grande diversité des souches de salmonelles. Quant à l'auto­vaccin, sa préparation reste délicate, et il n'est possible de l'employer que lorsque la maladie est déclarée puisqu'il ne peut être élaboré au mieux en quelques jours, qu'à partir d'un sujet atteint. Cette perte de temps n'est évidemment pas négligeable, compte tenu de la gravité de l'affection.

LE MÉCANISME DE LA TRANSMISSION

On sait que la salmonellose ou paraty­phose est due à un microbe présent dans l'intestin des pigeons où il ne cause aucun trouble. Contaminant les oeufs ou les jeu­nes dès le début du nourrissage, il cause des mortalités au nid, entre 10 et 15 jours, Passant occasionnellement dans l'orga­nisme des adultes, il se localise à une arti­culation de l'aile ou de la patte, et cause de l'arthrite qui rend l'oiseau inapte au vol ou à la marche, et bien entendu aux concours et aux expositions.

On pourrait penser que les pigeons por­teurs de cette salmonelle dans l'intestin sont immunisés contre elle, et que les jeu­nes sont protégés par les anticorps mater­nels transmis par l'oeuf. Or, ces anticorps n'existent pas, car la présence d'un microbe localisé à l'intestin, ne met pas en route les divers mécanismes de défense aboutissant à la production de ces substances de pro­tection qui sont les anticorps. Dans ces conditions, aussi bien le jeune pigeonneau que l'adulte lui‑même, sont sans défense devant la passage de la salmonelle patho­gène dans leur organisme.

On estime à environ 80% la proportion de pigeons qui sont porteurs de germes capa­bles de causer la salmonellose, sans toute­fois présenter de symptômes caractéristi­ques. Les sujets atteints en priorité par la maladie sont ceux que l'on a nouvellement introduits à l'élevage, ou encore les jeunes dont l'organisme n'a pas encore pu déve­lopper une résistance suffisante contre cette affection.

Mais c'est surtout au niveau de la repro­duction que la salmonellose pose des pro­blèmes souvent sérieux, avec la production d'oeufs inféconds, de la mortalité en co­quilles ou peu après l'éclosion. Une forte proportion des pigeonneaux perdus au nid est due de toute manière à cette maladie, même si celle‑ci ne se manifeste pas de façon évidente chez les adultes.

LA VACCINATION

La vaccination, ou mieux l'autovaccina­tion, permettent de provoquer la formation d'anticorps chez les reproducteurs. Ces anticorps les protègent et sont transmis aux jeunes par la femelle et par ses oeufs. Pourtant, ils n'empêchent pas ces reproduc­teurs de rester porteurs de salmonelles dans l'intestin, et donc de rester contagieux pour des pigeons indemnes qui, à leur con­tact, deviendront eux aussi porteurs de ces salmonelles dans l'intestin, avec tous les inconvénients qui en découlent. C'est la raison de l'opposition des milieux vétérinai­res français à cette méthode de prévention. En effet, de tels oiseaux peuvent contami­ner, non seulement leurs semblables, ce qui pourrait n'avoir que des conséquences limitées, mais aussi d'autres espèces pou­les, dindons, canards et à terme, arriver à poser un problème pour la santé humaine.

L'UTILISATION DES ANTIBIOTIQUES

Utiliser des antibiotiques à titre curatif contre la salmonellose, n'est pas nouveau. On a le plus souvent recours à des traite­ments brefs, et avec des antibiotiques pé­nétrant dans tout l'organisme : cette pénétration limitant la durée du traitement pour des raisons de toxicité. Or, si le traitement est court, des recontaminations sont possi­bles sinon probables, car les salmonelles survivent de 3 à 8 semaines (parfois plus) dans l'environnement : litière, matériel etc .

Il faut donc pouvoir faire un traitement prolongé, et par conséquent, inoffensif. Il existe des antibiotiques qui, donnés par voie digestive (dans l'aliment ou dans l'eau) ne sortent pas de l'intestin ; ils se concen­trent dans le tube digestif, mais ne passent pas dans l'organisme ; de ce fait, utilisés ainsi, ils étaient censés ne pas être toxi­ques. Or, et pour diverses raisons, cette méthode reste délicate d'emploi, et de toute manière, les résultats se sont avérés très variables et souvent décevants à bien des points de vue.

LE RECOURS AUX FERMENTS LACTIQUES

Des essais de prévention ont été effec­tués, notamment au Canada, qui ont permis de doubler, et même davantage, la nombre de jeunes sevrés dans l'année. Cette mé­thode originale porte sur une large utilisa­tion de ferments lactiques dont on attend en particulier qu'ils se substituent au moins partiellement aux salmonelles ainsi qu'aux colibacilles dans le tube digestif, ou en tout cas qu'ils freinent leur prolifération. Il s'agit là d'une théorie bien connue, mais en réali­té, l'action de ces agents microbiens utiles est beaucoup plus complexe.

De nombreux facteurs sont susceptibles d'influencer les interactions qui existent d'une part entre les divers microorganismes de l'intestin, et d'autre part entre ces der­niers et l'animal qui les héberge. Ce sont les effets cumulés de ces interactions qui déterminent la composition et par consé­quent l'activité de la flore microbienne. A un équilibre optimal de celle‑ci correspond un état sanitaire satisfaisant. Il semble évi­dent que, sous certaines conditions, des mi­croorganismes et notamment les ferments lactiques, puissent contribuer à obtenir cet équilibre, et jouer ainsi un rôle prophylacti­que intéressant, de même qu'ils constituent une source d'enzymes indispensables au métabolisme de certains éléments nutritifs.

Dans le tube digestif, il existe deux sortes de flore microbienne, l'une qui peut être considérée comme inoffensive, l'autre qui est potentiellement pathogène. Le rôle prin­cipal de ces microorganismes est de partici­per à la digestion des aliments, qui ne peut se faire dans les meilleures conditions que si l'équilibre de la flore microbienne est maintenue en permanence. Or, il s'agit là d'une difficulté sérieuse, car les animaux sont constamment sujets à des agressions les plus diverses comme la surpopulation, le changement de nourriture, les modifica­tions climatiques, les traitements, etc...

Il a été démontré que le bacille lactique qui est présent à l'état naturel dans l'intes­tin, est particulièrement sensible aux stress que peut subir son hôte. Il en résulte des diminutions importantes de la population de lactobacilles dans l'intestin, et par suite, un déséquilibre de la flore microbienne. Dans ces conditions, les bactéries pathogènes peuvent prendre le dessus, et créer des troubles plus ou moins sévères, qui vont de la mauvaise utilisation de la ration alimentaire, aux affections intestinales graves en passant par des diarrhées banales suscep­tibles d'ouvrir la voie à des maladies redou­tables.

Un apport régulier de ferments lactiques destiné à augmenter dans le tube digestif: la population de microorganismes utiles, permet de maintenir ou éventuellement de rétablir l'équilibre au sein de la microflore.

L'UTILISATION DES ACIDES ORGANIQUES

Certains d'entre eux sont connus depuis longtemps pour contribuer à créer, à l'inté­rieur du tube digestif, un milieu inhospitalier pour certaines bactéries et même pour des parasites, susceptibles de provoquer des problèmes sanitaires graves.

Rejetés dans l'oubli par l'avènement des sulfamides et surtout des antibiotiques qui ont fini par être utilisés de façon abusive, ces acides organiques suscitent  un regain d'intérêt certain, dicté à la fois par la raison mais aussi par la nécessi­té. D'une innocuité totale, ils peuvent être soit intégrés à la nourriture, soit administrés dans l'eau de boisson. Leur utilisation régulière, de préférence en alternance avec fer­ments et levures adéquats que l'on dési­gne de plus en plus souvent par le terme de probiotiques, permet de "blanchir" très cor­rectement des oiseaux porteurs de germes pathogènes. Ceux‑ci sont en effet suscepti­bles de provoquer des affections graves comme la colibacillose et surtout comme la salmonellose, particulièrement redoutée des éleveurs de pigeons.

   Pour être vraiment efficace, cette mé­thode de "blanchiment" doit cependant être appliquée de façon régulière pendant plu­sieurs semaines au moins, et de préfé­rence pendant plusieurs mois. Les éle­veurs ont tout intérêt à commencer à l'appli­quer avant la période de reproduction, et à la poursuivre pendant toute la durée de celle‑ci. Le gros avantage de ce procédé, rappelons‑le, c'est qu'il ne prévoit que l'utili­sation de produits naturels ou identiques, qui ne peuvent qu'être salutaires aux ani­maux, à l'exclusion de susbtances médica­menteuses dont on doit plus que jamais ré­server l'usage ponctuel pour des cas bien particuliers, notamment pour le traitement curatif des maladies infectieuses graves.

 

 

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commentaires

lecomte 06/11/2010 11:47


Bonjour

je voudrais savoir ou trouver ces ferments lactiques pour donner cet hiver à mes pigeons (problèmes d'oeufs clairs ou noirs et pattes qui deviennent faibles sur les jeunes (pas de symptomes sur les
pigeons adultes à part les pattes (coudées)


Faaxaal 27/10/2009 08:53


Bonjour,

J'ai publié sur mon blog une photo d'un pigeon non identifié et on m'a suggéré de me renseigner ici. Peut-être pourrez-vous l'identifier.

Merci d'avance

http://faaxaal.over-blog.com/article-35404575-6.html


Hugues 30/10/2009 18:46



Bonsoir. J'ai déjà répondu sur votre blog, mais je ne suis pas certain que le commentaire soit bien passé. Je renouvelle donc ma réponse : pour autant que l'on puisse voir du pigeon en question,
il semblerait que ce soit un culbutant anglais ; pour confirmation, il faudrait connaître la couleur de ses yeux. A bientôt. 



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