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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 16:00

 

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                                                    Un poulailler bien conçu

Un poulailler sert à protéger les animaux du vent, d'un soleil trop ardent, d'une cha­leur excessive, d'un froid rigoureux et per­met aux volailles de disposer d'un endroit pour se nourrir, dans lequel elles trouveront des nids, où elles pourront pondre, et tout cela à l'abri de l'humidité. Dans le sud, en général, il faut prévoir un système efficace de ventilation, en particulier pour laisser les bâtiments frais pendant l'été. En revanche, dans le nord, la ventilation sera utile pour lutter contre l'humidité durant l'hiver et éviter que les oiseaux ne soient soumis à un air trop froid.

On a bâti avec succès des poulaillers dont la largeur et longueur sont variables. Lors­qu'on construit un grand poulailler, il faut l'aménager de fenêtres sur les quatre côtés. Si on réalise un bâtiment peu profond, des fenêtres sur le devant suffiront. Les avanta­ges de locaux profonds sont réels, le froid et la chaleur seront véritablement atténués, le coût est à peine plus élevé et l'on réduit ain­si le travail car un grand nombre de volailles sont nourries en une seule fois.

Une ventilation appropriée et un endroit suffisamment grand réservé aux mangeoires sont les principaux facteurs auxquels il con­vient de veiller quand on désire installer un grand poulailler. Trop souvent, les éleveurs laissent la même surface qu'il s'agisse d'ali­menter 20 volailles ou 5. Il faut donc définir un bon équilibre entre le lieu consacré à la nourriture et le nombre d'animaux, en pre­nant en considération la taille du poulailler et le nombre de sujets.

Dans les grand locaux, on peut consacrer à chaque oiseau un peu moins de surface au sol que dans les petits bâtiments. Plus l'espace réservé sera réduit, et plus les pro­blèmes liés à la ventilation et à l'alimentation se poseront avec acuité. Les ennuis appa­raissent le plus souvent à la suite de trou­bles causés par les affections respiratoires et autres maladies dues à une mauvaise ven­tilation.

Le type de toit choisi, l'importance de la ventilation et l'espace, influencent le coût du bâtiment. Un toit équipé d'un auvent a l'avan­tage de permettre un maximum de ventila­tion durant l'été et, par conséquent, de gar­der le poulailler plus frais pendant cette pé­riode. Il s'agit probablement de la construc­tion la moins chère si on se base sur la somme de travail à accomplir, du moins c'est la plus simple pour le charpentier débutant moyen. La combinaison toit‑maison, par rap­port à une construction dotée d'un auvent, présente l'avantage de réaliser une écono­mie sur le bois de charpente, mais a l'incon­vénient de laisser un espace où l'air passe moins bien, et s'avère plus difficile à main­tenir frais lorsqu'il fait très chaud. Le toit à une pente a connu un certain succès dans différentes régions du pays mais pas autant que le toit à auvent ou équipé d'un pignon. Son principal avantage réside dans le fait de conserver le poulailler frais durant l'été ; par contre, l'hiver, celui‑ci sera généralement hu­mide.

Le toit à pignon avec une soupente, même s'il est plus onéreux à bâtir que les autres, est celui qui maintient le local le plus au sec en hiver et le plus au frais en été. En jouant sur les ouvertures, il est possible de réguler la ventilation afin que le poulailler soit sec ou frais, selon la condition souhaitée. L'objec­tion majeure à ce type de construction est que si on n'y prend pas garde, le grenier risque d'abriter de la vermine (poux, rats, etc...) et de causer ainsi de graves préjudi­ces aux volailles. Si le poulailler est construit selon les normes et s'il est maintenu propre, on évitera ce genre de parasites.

Un plancher en dur est préférable pour un poulailler occupé en permanence. C'est le plus facile à nettoyer, le plus solide, le plus efficace pour tenir éloignés les rats et les souris et s'avère à peine plus cher qu'un plan­cher en bois.

Pour fabriquer un sol en dur, il faut d'abord construire les murs de fondation sur un sol solide pour éviter qu'il ne se soulève ou qu'il ne craque. Certains conseillent d'utiliser du papier bitumé pour stopper tout phénomène d'humidité, mais le plus souvent, celle‑ci est pro­duite par les oiseaux et ne vient pas du sol. Prévoyez d'étaler une couche épaisse de li­tière car un un sol en dur ne doit en aucun cas blesser les pattes des animaux ; en fait, ce type de sol permet aux volailles de con­server leurs ongles en meilleur état qu'ils ne le seraient sur un plancher en bois. Si on ne dispose pas sur un sol en dur une litière suf­fisamment épaisse, les sujets sentiront indis­cutablement la froideur du béton.

Un plancher en bois présente l'avantage de pouvoir être déplacé et doit être utilisé dans tous les petits poulaillers susceptibles d'être bougés. Un plancher en bois est éga­lement intéressant dans la mesure où il main­tient une certaine chaleur, est assez facile à net­toyer et, s'il est correctement conçu, met les volailles à l'abri des rats et des souris. Un poulailler équipé de ce type de plancher doit être surélevé du sol à l'aide de pi­les ou de poteaux et doublé par dessous d'un treillis métallique à mailles fines pour empêcher que les nuisibles précédemment cités n'arrivent à s'introduire à l'intérieur du bâtiment. Les volailles utiliseront l'espace dis­ponible sous le poulailler quand il fera chaud pour se protéger du soleil. Un local avec un plancher en bois bâti très près du sol, repré­sente un endroit idéal pour attirer les rats et les souris.

Un plancher en terre battue ou en sable a l'avantage d’être bon marché et offre les meilleurs conditions aux volatiles pour s'adonner aux joies du grattage. Par contre, il présente l'in­convénient d'être poussiéreux, sale, fréquem­ment humide et nécessite un gros travail de nettoyage. La couche à la surface doit être remplacée tous les printemps. Enfin, le sol risque de devenir rapidement infesté de rats.

Les fenêtres du bâtiment seront assez lar­ges afin de permettre à la lumière d'entrer de façon continue et d'avoir une ventilation adaptée. Au nord, on aura recours à des vi­tres épaisses pour fournir le maximum de lumière et éviter le froid durant l'hiver. Au sud, il vaut mieux ne pas poser de vitres car elles auront tendance à entretenir la chaleur dans le poulailler. Par temps chaud, il devra être possible d’enlever les fenêtres pour per­mettre une ventilation optimale.

La ventilation d'un poulailler constitue un des principaux problèmes à résoudre pour l'éleveur moyen. La plupart des gens essaye de garder le local au chaud plutôt qu'au sec. C'est aussi vrai en été qu'en hiver. En hiver, nous ressentons beaucoup plus le froid si nos vêtements sont mouillés que s'ils sont secs. Une volaille placée dans un poulailler humide aura nettement plus froid que si elle se trouve dans un bâtiment sec. Il est préfé­rable d'avoir un poulailler froid pour le main­tenir au sec. En été, une volaille sera affec­tée par un taux d'humidité trop élevé dans l'air car les oiseaux dans leur ensemble, n'ont pas de glande leur permettant de transpirer. Si, dans un poulailler l'air est saturé, cela va interférer gravement avec la respiration des animaux et la purification de leur sang. La quasi totalité de l'humidité provient de la res­piration et des déjections.

Installez un nid pour 6 poules. Si les nids sont sombres, les oiseaux seront moins ten­tés de manger leurs oeufs et viendront plus facilement y pondre. Prévoyez 20 à 30 centi­mètres de perchoir pour chaque sujet adulte. Acrrochez les perchoirs au plafond avec du fil de fer ou des chaînes pour faciliter le net­toyage.

Enfin, vous placerez les abreuvoirs au‑des­sus du sol afin que les volailles ne puissent projeter de la litière dans l'eau de boisson.

Pour en savoir plus, afin de toujours mieux conduire votre élevage,

cliquez  ICI

 

Poule-Nagasaki-3.jpg

 

 

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commentaires

jean claude 29/10/2015 08:51

Article très pertinent, quelques photos explicatives seraient les bienvenues

abdrahamane kone 23/08/2012 14:12

je suis un jeune agriculteur au Mali et votre site m'a enormement faciné je compte avoir une representation de votre structure ici au Mali .

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