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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 17:27

 

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L’EAU DE BOISSON

Une impérieuse nécessité pour le lapin

L'eau représente l'un des principaux problèmes de l'élevage du lapin, qui, comme toute créature vivante a des besoins en liquide très importants.

Il suffit de rappeler que son corps est composé d'eau pour les DEUX TIERS. L'eau est partout dans ce corps ; elle est dans les cellules qui composent les muscles, les os ; elle est dans le sang. Elle joue un rôle considérable dans les phénomènes de nutrition. Les besoins journaliers sont donc élevés, et il est primordial d’en tenir compte.

Cependant, durant de nombreuses années et jusqu'à une époque assez récente, le lapin passait pour pouvoir se passer complètement de boisson. Encore est‑il certainement des élevages familiaux où les lapins ne reçoivent toujours pas à boire de façon régulière. Une semblable illusion est tout de même assez choquante, puisque les mêmes éleveurs avaient depuis longtemps reconnu la nécessité d'abreuver régulièrement leurs autres animaux : gros bétail et aussi volailles. Il est assez important de rechercher l'origine de cette mauvaise idée, parce que nous allons trouver que, comme il arrive souvent, elle repose sur un fond de vérité, mal interprétée certes, mais qui peut tout de même nous conduire aujourd'hui encore à des conclusions intéressantes.

Il nous semble que cette idée provient de la remarque tôt faite par les éleveurs de lapins de la grande susceptibilité de cet animal à l'humidité. Nous savons tous très bien que le lapin est très sensible à l'humidité, et qu'il redoute particulièrement celle‑ci, qui se révèle un facteur à surveiller attentive­ment. Les éleveurs ont ainsi depuis longtemps évité de tenir leurs sujets dans des locaux humides, mal aérés, de leur donner des verdures mouillées, et de les tenir à un régime trop aqueux. Nous savons que l'humidité favorise le développement des coccidies, et que c'est là la cause principale des accidents constatés lorsque les règles concernant l'humidité étaient inobservées. Il nous semble que la mauvaise utilisation de l'eau de boisson ait la même origine que ces règles.

Il faut ajouter que la question était moins importante dans des conditions d'élevage toutes différentes, où le lapin était essentielle­ment nourri de verdures, nécessairement très aqueuses, qui lui apportaient une ration d'eau pouvant passer pour suffisante. On constate d'ailleurs aujour d'hui que les sujets soumis à ce même régime essentiellement « vert », boivent très peu, ou pas du tout.

Cependant, dès que les amateurs commencèrent à s'inté­resser à cet animal, son régime alimentaire se trouva enrichi et amélioré par la substitution pour partie, aux aliments verts, d'aliments plus nourrissants et plus énergé­tiques, mais contenant infiniment moins d'eau que les premiers. Il nous paraît utile de rappeler ici que des aliments comme l'avoine renferme 10 % d'eau seulement, alors que la betterave en contient 88 % et l'herbe de prairie fraîche entre 75 à 80 %.

Les éleveurs constatèrent alors que l'eau contenue dans les rations nouvelles ne pouvait plus suffire aux besoins des sujets et qu'il fallait compléter le régime par des distributions d'eau. Déjà en 1895, dans son livre sur « Le Lapin et ses Races », Pierre Mégnin écrivait que « l'eau est indispensable, surtout quand on nourrit les lapins au sec », et il ajoute que ce serait la soif qui conduirait certaines femelles à dévorer leurs portées, principe encore actuelle­ment admis. A cette époque, nous voyons que par conséquent le principe de l'absolue nécessité de l'abreuvement des lapins n'est pas encore admis de façon tout à fait générale. Il s'est imposé depuis et n'est plus discuté.

L'adoption des aliments composés concen­trés secs, que ce soit à titre complémentaire de verdures ou à titre unique, impose la distribution régulière et abondante d'eau propre et fraîche. Cela est plus indispensable encore en été. C'est exact, mais cette distri­bution doit se faire en toute saison, ce qui ne va pas d'ailleurs sans poser quelques diffi­cultés.

La première d'entre elles concerne le contenant : celui‑ci doit rester propre, et le lapin a tendance à y transporter des débris de litière, des détritus alimentaires, quand ce n'est pas des crottes et quand il ne la souille pas de son urine. Tout cela détermine des alté­rations capables de causer de graves ennuis pathologiques. Cela impose une surveillance quotidienne, et bi‑quotidienne parfois, des récipients, leur nettoyage journalier et leur désinfection périodique énergique. Il en résulte évidemment un accroissement du temps passé pour les soins et dans le cas d'élevage de quelque importance, une aggravation sensible du poste « main d'oeuvre » dans le budget de l'éleveur. Il serait donc utile d'étudier, soit un récipient clos, ne laissant qu'une très petite surface à l'air libre, soit une distribution auto­matique.

Nous touchons là en effet à une notion des plus importantes. Il faut que le lapin puisse boire par petites quantités réparties sur toute la journée, quand il en sent le besoin, et non pas en une ou deux prises au moment du remplis­sage des abreuvoirs, restés vides le reste du temps.

Surtout avec l'emploi d'aliments composés, il est essentiel que le lapin ait en permanence à sa disposition suffisamment d'eau de bonne qualité.

L'observation de cette règle est assez aisée en hiver, encore que l'éleveur débutant puisse être surpris par l'importance de la consom­mation d'eau d'une femelle allaitante, ou d'une bande de jeunes lapins. Elle est parfois plus délicate en été, où la consommation s'accroit de manière sensible. Cela impose des tournées de surveillance et d’approvisionnement si l'on veut éviter de laisser les animaux souffrir.

 De même en été, quand les altérations et fer­mentations sont des processus infiniment plus rapides, la surveillance de la propreté des récipients et leur hygiène doivent être renforcées.

Tous ces principes sont évidemment bien connus des éleveurs pratiquant de longue date l'élevage, et nous sommes un peu confus de les avoir rappelés. Mais ils sont d'importance si grande que ce bref rappel nous a cependant paru utile.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:50

 

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PROPHYLAXIE SANITAIRE EN COLOMBICULTURE

 

La prophylaxie sanitaire est l'ensemble des mesures qui permettent d'éviter l'appa­rition ou l'extension des maladies et qui sont autres que les traitements des animaux constituant la prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire comprend les divers traitements du milieu où vivent les animaux et les mesures d'isolement qui permettent d'éviter le contact entre animaux sains et malades.

Les traitements du milieu réunissent toutes les mesures d'hygiène classique : nettoyage, désinfection, désinsectisation.

Les mesures d'isolement, de quarantaine de nouveaux oiseaux prennent une impor­tance toute particulière dans les pigeon­niers sportifs (voyageurs ou races pures) en raison des nombreux contacts des oiseaux avec des sujets de l'extérieur à l'occasion des concours, des expositions et des achats d'oiseaux à l'extérieur. L'élevage industriel ou simplement pour la chair ne connaît pas ces problèmes ou à un bien moindre degré.

LA PROPHYLAXIE D'ÉLEVAGE

Avant d'aborder ce problème, il faut bien comprendre ce qu'est une maladie, sa trans­mission et les réactions de l'organisme de l'oiseau atteint. Une maladie, au sens où on l'entend en élevage, c'est‑à‑dire d'origine infectieuse ou parasitaire, est pratique­ment toujours contagieuse. C'est le cas, de toutes façons, pour les grands problèmes qui concernent le pigeon : salmonellose, trichomonose, maladies respiratoires, ornithose.

Quand un oiseau atteint d'une maladie survit soit par guérison spontanée, soit par traitement, il en garde une immunité plus ou moins solide. Cette immunité, la femelle la transmet par l'oeuf aux jeunes pour une période limitée qui couvre les 2 à 3 premières semaines de la vie du pigeonneau. Chez cette espèce, elle est peut­-être renforcée par cet allaitement compa­rable à celui des mammifères, car le lait maternel, au moins tout au début de la vie, apporte un supplément d'anticorps.

Le jeune reçoit donc une protection pour ses premiers contacts avec le milieu où il va vivre et il peut ainsi commencer à cons­truire lui‑même sa propre immunité. Bien entendu, cela ne conduit pas à une protec­tion totale et cette protection par les anticorps maternels n'existe pas pour la salmonellose car le pigeon adulte porteur de salmonelle dans l'intestin ne produit pas d'anticorps. Il n'en est pas moins vrai que, dans un élevage, il se crée dans la population une certaine résis­tance aux agents pathogènes qui y sont présents.

LES AGENTS PATHOGENES : NOTION DE SOUCHE

Ce n'est pas parce qu'un pigeon est immunisé vis‑à‑vis de la salmonelle ou vis‑à­vis des trichomonas présents dans le pigeonnier qu'il sera à même de résister à toutes les salmonelles ou trichomonas. Il en est chez les microbes et les parasites comme chez les pigeons : un mondain et un pigeon paon sont tous deux des pigeons, pourtant quelle différence ! Une comparaison simple permet de mieux comprendre : vous élevez des gros mondains et votre voisin a protégé son jardin contre leurs incursions par un filet à larges mailles ; un beau jour, vous vous mettez à élever une petite race : elle passera à travers le  filet et pourtant ce sont toujours des pigeons.

On comprend alors qu*une population peut être habituée à vivre avec certains agents pathogènes sans grand dommage sinon sans incident et que l'introduction d'un agent pathogène similaire, mais de souche différente, puisse causer une catastrophe ; l'inverse est également vrai et un pigeon venant de l'extérieur peut se trouver sans défense vis‑à‑vis des microbes qu'il trouve dans le pigeonnier où on l'introduit. A l'extrême, on peut voir ce pigeon être victime d'une trichomonose trouvée dans ce pigeonnier et les pigeons de ce pigeonnier être victimes d'une salmonel­lose apportée par le sujet étranger !

On voit tous les risques que représentent les achats fréquents d'oiseaux et le retour au pigeonnier des sujets ayant participé à des concours ou à des expositions ; alors que, dans les pigeonniers de consommation, les problèmes sanitaires se limitent au para­sitisme et aux maladies respiratoires, on peut dire que 19 cas de salmonellose au moins, sur 20, sont observés dans les pigeonniers dits « sportifs ».

LE MODE DE CONTAGION

Il varie suivant les maladies et se ait selon les cas : par l'air (inhalation de poussières, gouttelettes), par l'eau, par le sol (excréments) ou par inoculation (piqûres d'insectes). Chaque maladie a son ou ses modes de transmission principaux :

‑ par l'air : maladies respiratoires et ornithose ;

‑ par l'eau (d'un même abreuvoir) : tricho­monose ;

‑ par le sol et les fientes : salmonellose, vers, coccidiose et tuberculose ;

‑ par inoculation, variole.

Dans les expositions, le plus grand risque de contagion est par l'air, donc vis‑à‑vis des maladies respiratoires, sans parler de l'orni­those sans doute assez répandue dans ce type d'élevage pour ne pas présenter de risques (le problème des souches ne semble pas jouer pour l'ornithose comme pour la salmonellose ou la trichomonose).

Bien que les cages soient contiguës, la transmission de salmonellose est moins probable, de même celle de trichomonose, les abreuvoirs étant séparés.

L'introduction d'un oiseau dans un pigeonnier permet, par contre, tous les modes de transmission et cela pose la question de la quarantaine.

LA QUARANTAINE

Préconisée par certains, elle consiste à laisser tout nouveau sujet séparé des autres oiseaux pendant un temps déterminé avant son introduction dans le pigeonnier. C'est une mesure sage mais qui n'apporte pas de véritable garantie en pratique. Elle permet seulement, en effet, de déceler un pigeon qui serait en incubation d'une maladie, ce qui représente une éventualité assez impro­bable ; elle ne permet pas de déceler un simple porteur de germes ou de parasites qui, par définition, ne présente aucun signe particulier. La quarantaine n'apporte donc qu'une sécurité trompeuse, sauf si elle est assortie de traitements préventifs efficaces contre les affections les plus courantes, ce qui implique une durée de quarantaine relativement longue.

En conclusion, on peut dire que l'élevage sportif, avec ses mouvements continuels d'oiseaux, représente un maximum de risques sanitaires contre lesquels l'amateur a passablement de difficultés à lutter.

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Cravate chinois 3

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:37

 

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LE REGIME ALIMENTAIRE

DES JEUNES PONDEUSES

Lorsque les poulettes entrent en ponte, elles doivent être bien développées aux points de vue ossature et muscles, tout en n'ayant que le minimum essentiel de graisse sur le corps. L'alimentation doit satisfaire les besoins particuliers de chaque lignée.

Plusieurs régimes alimentaires ont été suggérés pour la croissance des poulettes de race légère. Ils varient beaucoup de l'un à l'autre et chacun a ses adaptations spécifiques. Si le régime suivi dans le moment donne de bons résultats, il faut y regarder à deux fois avant de changer car le succès n'a pas de substitut.

Certes, il n'y a pas de système parfait pour développer un oiseau. On peut en utiliser plusieurs étant donné que les différentes lignées d'oiseaux actuellement élevées varient beaucoup. Une lignée peut très bien répondre à un régime alors qu'une autre en exige un complètement différent.

Prévoir une bonne charpente

Quelle que soit la lignée, l'objectif est le même dans le développement des oiseaux. A l'âge de 22 semaines, le squelette doit être bien développé. Cela est très important car si l'ossature n'est pas parfaite lorsque les poulettes entrent en ponte, elles présen­teront de nombreux cas d'anomalies au bréchet et aux pattes.

Il importe aussi que l'oiseau ait un bon développement musculaire. S'il ne l'a pas atteint, il faudra qu'il y parvienne une fois entré au poulailler de ponte. Ses besoins en protéines seront plus grands et l'efficience alimentaire peut s'en trouver réduite, car seront détournées à d'autres fins les protéines prévues pour les besoins de la ponte. Il est fort probable alors que la production d’oeufs ne persistera pas aussi longtemps que l'aviculteur le désire.

Maintenir le taux de graisse au minimum

S'agissant de l'embonpoint de l'oiseau, la poulette doit porter le minimum de graisse. Ce point est important car le gras est dispendieux à former, et il n'est pas béné­fique quand la poulette entre en ponte.

La plupart des aviculteurs sont d'avis que leurs poulettes devraient être âgées d'environ 22 semaines lorsque 10 % sont en production. Elles donnent ainsi un minimum de petits oeufs, et pondent au maximum durant une longue période sans arrêts subits.

Toutes difficultés qui surgissent lors de la croissance des oiseaux posent plusieurs problèmes. L'un de ces problèmes réside dans le fait que les poulettes de différents élevages réagissent différemment. Certains sujets ont tendance à faire de la graisse een conséquence de quoi il faut restreindre leur alimentation dans le poulailler de ponte. Les lignées les plus légères ne sont généralement pas enc!ines à faire du gras et on peut leur servir un régime alimentaire complet durant toute la saison de ponte. Il y a lieu de tenir compte de la saison et d'ajuster le régime alimen­taire en conséquence. Il faut traiter diffé­remment les jeunes éclos en automne et ceux éclos au printemps.

Différences entre les lignées

Chez les oiseaux matures, les exigences alimentaires ne sont pas les mêmes chez toutes les lignées si on s’en réfère à la littérature existante. Les besoins en protéine varieraient entre 12 et 18 %. Deux raisons expliquent cette différence :

1 ‑ Les besoins en protéines varient avec les souches.

2 ‑ Les aliments utilisés dans les rations ne sont pas toujours les mêmes.

Besoins énergétiques

Les besoins énergétiques des poules se situent approximativement à 2800 calories, avec une variante de 55 unités en plus ou en moins. A ce niveau, il n'est point nécessaire d'user de restriction avec certaines lignées alors que d'autres la requièrent. Ici, il faut faire preuve de jugement dans le degré de restriction à imposer en optant pour la solution la plus juste et assez stricte pour empêcher les poulettes de devenir trop grasses. En pratique. la restriction ne devrait jamais dépasser 8 % de la quantité consommée librement.

Ajuster le calcium à la saison

On recommande d'ajuster le niveau de cet élément avec la saison. En été, une proportion de 3,75 % est requise alors que 3,25 % suffira en hiver. Même au niveau élevé recommandé en été, la qualité de la coquille de l'oeuf posera des problèmes. Néanmoins, du calcium additionnel ne règlera pas toujours le problème.

 

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Coq New-Hampshire

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:05

 

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Canari frisé

 

  ANOMALIES DE L’OEUF

OEUF SANS COQUILLE

L’absence ou la fragilité de la coquille est sans aucun doute l’anomalie la plus fréquente. Vouloir l’attribuer uniquement à un manque de calcium, comme on le fait souvent, est un peu simpliste car on peut observer ces anomalies chez des sujets recevant du calcium à des doses largement suffisantes ; en outre, le traitement calcique ne suffit pas toujours à y remédier. Il semble qu’il y ait des causes physiologiques comme une fatigue de l’appareil reproducteur, une infection de l’oviducte ou des carences diverses en vitamines et phosphore voire en magnésium.

 La ponte d’œufs sans coquille peut toujours être observée de façon accidentelle et ne doit inquiéter l’éleveur que si elle se répète souvent. Si tous les sujets d’un élevage présentent cette anomalie, une carence est probable ; il faut alors rectifier l’alimentation, et donner des suppléments de minéraux et de vitamines.

Si un seul sujet pond des oeufs sans coquille, il est préférable de l'isoler car il peut s'agir d'une affection contagieuse locale ; la mise au repos (réduction de la durée de l'éclairement) et un traitement antibiotique sont à tenter ; attention, car certaines affections de l'oviducte peuvent être transmises à d'autres femelles, par le mâle.

INFECTION DE L'OEUF 

L’oeuf peut contenir des germes pathogènes provenant de l'ovaire et c'est l'ovule qui est donc infecté avant même qu'il ne quitte l'ovaire. Cela se voit avec certains germes pathogènes dont la transmission peut aussi être héréditaire. C’est ce que l’on peut constater à propos des salmonelles et plus spécialement de la typhose et de la pullorose. Nous voulons surtout parler là d'infections non spécifiques et qui surviennent plus tard, soit dans l'oviducte soit au moment de la ponte ou même après, alors que l'oeuf est complètement formé et pourvu de sa coquille, que certains considèrent, à tort, comme un obstacle infranchissable.

En fait, la coquille est poreuse et dans certaines conditions d'humidité, divers germes souvent banaux et non vraiment patho­gènes pour l'oiseau, peuvent pénétrer dans l'oeuf et s'y développer plus ou moins rapidement. C'est le cas pour le colibacille dont le pouvoir pathogène est très variable selon les souches ; la présence de ce geme dans l'oeuf peut entraîner selon la souche, soit la mort de l'embryon, soit une infection latente qui ne gêne pas l'éclosion mais qui persiste chez le jeune oiseau, d'abord localisée au sac vitellin.

INFECTION DU SAC VITELLIN ‑ OMPHALITE ‑ INFECTION OMBILICALE

On a eu pendant longtemps une idée complètement fausse de l'infection du sac vitellin ; on sait que celui‑ci à l'éclosion, n'est pas totalement résorbé et que peu de temps avant celle‑ci, il rentre dans l'abdomen du jeune oiseau ; il est alors en communication avec l'intestin vers le milieu de celui‑ci, et son contenu assure une première alimentation du jeune. On a voulu attribuer l'infection de ce sac vitellin à la pénétration d'un microbe en général banal, par l'ombilic, peu après l'éclosion.

 En fait, grâce aux recherches effectuées en aviculture sur les poussins, on sait maintenant que, presque toujours,l’infection du sac vitellin provient de l'oeuf où ces germes ont pénétré à travers la coquille. La désirifec­tion de l'ombilic longtemps conseillée.bien qu'il fut reconnu qu'elle était illusoire à l'expérience, est donc une mesure pratiquement inutile.

Les précautions, si tant est que l'on puisse en prendre, doivent surtout viser l'oeuf lui‑même; la désinfection des coquilles avant l'incubation peut être salutaire ; il est possible de la faire en trempant les oeufs dans une solution antiseptique qui doit toujours être plus chaude que les oeufs, car dans le cas contraire, la contraction des liquides internes de l'oeuf risquerait de provoquer, à travers la coquille, une aspiration du produit qui peut‑être nocif pour l'embryon. Une solution à 1 pour 1000 d'ammoniums quaternaires peut être employée. Les oeufs sont laissés à l'air jusqu'à ce qu'ils soient secs, sans les rincer, ni les essuyer. En cas d'infection du sac vitellin, le traitement des jeunes oiseaux aux antibiotiques est en général aléatoire mais peut cependant être tenté.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 12:04

 

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LE PANIER DE PONTE POUR AQUATIQUES

 

Nous ne saurions trop insister sur l'impor­tance des paniers dont l'emploi en France est trop peu usité, alors qu'à l'étranger ils sont à la base de la nidification naturelle, et sont employés de façon intensive. Nous n'en vou­lons pour preuve qu'un exemple venant de Hollande, où, sur un étang d'environ 5 hec­tares, 400 paniers de ponte sont occupés chaque année !

Ces paniers, sont évidemment assez chers, mais leur rendement et leur longévité sont tels qu'ils sont rapidement amortis.

Certains de nos lecteurs penseront qu'il suffit, pour obtenir de bons résultats, de dis­poser d'un milieu favorable à la nidification, c'est‑à‑dire constitué de saules têtards, roseaux, arbustes, têtes de carex stricta (appelées aussi, suivant les régions, têtes de saffre, tignon ou bousin) émergeant de l'eau, bois inondés, etc. Nous leur affirmons qu'il n'en est rien et que l'adjonction judicieuse de pa­niers leur apporterait une augmentation cer­taine et très appréciable du nombre des nids.

En effet, un des gros avantages du panier de ponte est de faire accepter au couple ni­cheur la proximité d'autres oiseaux qu'il re­fuse lorsqu'il utilise un nid naturel. On peut donc obtenir une densité beaucoup plus forte et éviter l'élimination des nouveaux arrivants par les premiers oiseaux installés.

Un autre avantage du panier est la façon parfaite dont le nid est dissimulé et protégé, ce qui donne à la cane couveuse la quiétude et la confiance désirables. La conception du panier, qui comporte un seul orifice, permet à la couveuse de défendre ses oeufs très ef­ficacement contre tous les prédateurs.

Ces paniers peuvent être installés dans tous les complexes aquatiques naturels, que ce soit étang, tourbière, marais, cours d'eau, etc., mais une condition est essentielle : con­naître les différences de niveau d'eau qui seules pourront déterminer la façon de procéder. A notre connaissance, il existe quatre méthodes:

‑ à même le sol, mais à proximité de l'eau, sur les rives ou sur une lie. Dans ce cas, le panier sera fixé entre 4 piquets afin d'éviter qu'il ne roule. Toutefois, cette formule exige l'élimination radicale des renards et surtout des rats, ce qui est rarement possible ;

‑ en pleine eau, méthode certainement la plus employée car elle est la plus efficace. Le panier sera fixé à environ 30 cm au‑des­sus de la surface de l'eau sur 4 piquets dis­posés en croix, ou sur deux branches four­chues ;

 

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-          sur radeau flottant, lorsque l'on redoutera des différences de niveau d'eau. Ce radeau pourra être un de ceux dont nous avons par­lé précédemment. Plus simplement, on aura recours à un dispositif moins important com­posé de trois planches et de deux piquets. La planche centrale, supportant le panier, sera fixée sur 2 planches transversales as­surant la stabilité de l'ensemble, le tout étant maintenu par les 2 piquets qui serviront de guides et permettront au radeau de monter et de descendre ; 

-          dans les arbres ; les bois inondés sont bien souvent d'excellents lieux de nidification et nous ne saurions trop con­seiller d'y déposer des paniers à une hau­teur suffisante au‑dessus du niveau de l'eau. Ils seront fixés soit sur des branches four­chues, soit ligaturés à même le tronc.

 

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Nous Insistons sur le fait que l'orifice de ces paniers doit, dans tous les cas, être orienté au sud, détail qui est une con­dition essentielle de réussite. Enfin il est souhaitable d'en garnir l'intérieur avec de la paille fine ou du foin. Il est aussi possible de remplacer ces paniers en utilisant soit de vieux bidons percés en dessous, soit des cageots à oranges, etc. Il est à noter que ces expédients ne seront valables que s'ils ne comportent qu'une seule issue.

 

Nid colvert 3-copie-1

 

Les paniers de ponte contribuent largement à la réussite

en matière de reproduction  chez certains aquatiques.

Ici des colverts.

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 16:40

 

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QUELLE METHODE D’ALIMENTATION

POUR LE LAPIN ?

 Il n'est pas d'élevage possible d'un animal quelconque sans que soit au préalable réso­lue la question primordiale de son alimenta­tion.

On pourrait dire que cet axiome est particulière­ment exact pour celui‑ci, tant la solution du problème s’avère à la fois délicate et d'une grande importance pour la réussite zootech­nique et commerciale de cet élevage.

Tout problème d'alimentation animale comporte, en effet un double aspect.

Il est tout d'abord un problème de zoo­technie; il s'agit, connaissant les différents éléments que tout être vivant doit trouver dans sa nourriture pour croître, vivre et se reproduire dans des conditions optima, de déterminer quelle est pour une espèce ani­male donnée la proportion de chacun de ses éléments à adopter et quelle quantité de l'en­semble ainsi défini lui est nécessaire chaque jour, compte tenu de son âge, de son état, de son utilisation. Il s'agit, en d'autres termes, d'établir son "équation alimentaire".

Il faut encore, dans l'application pratique de cette "équation", choisir les aliments sim­ples à faire entrer dans le rationnement sans oublier deux points de vue : il faut que ces aliments simples sous le double as­pect de leur volume et des préférences natu­relles de l'espèce soient de nature à satis­faire les exigences digestives et gustatives des animaux. Il faut, en second lieu, que le coût de ces aliments simples soit tel que le prix de revient général de l'alimentation adoptée reste compatible avec l'exploitation que l'on se propose de faire de l'élevage en­visagé.

C'est donc sous ce double aspect qu'il est nécessaire d’étudier le problème de l'alimentation du la­pin, comme celle de tout autre animal, et c'est ainsi que nous procéderons.

Mais ‑ et dès l'abord, nous voici aux pri­ses avec les particularités de cet élevage ‑ il nous faut, avant de rechercher quelles sont les meilleures méthodes d'alimentation mo­derne, effectuer un bref examen de celles précédemment suivies, afin de mettre en lu­mière les limites qu’elles imposent à l'éle­veur soucieux d'efficacité et de productivité.

Ce sont toutes des méthodes d'alimenta­tion dites "naturelles", par opposition à cel­les que l'on peut préconiser aujourd'hui et qui ont le caractère commun de faire appel à des aliments composés et de fabrication "ar­tificielle".

Elles restent encore parfois employées de nos jours. Elles ont pour caractère commun de fournir aux lapins des aliments simples, n'ayant subi que les préparations élémentai­res (cuisson, mélanges). Ces aliments sont choisis et en principe incorporés dans la ra­tion pour que celle‑ci reste équilibrée, c'est­à‑dire que les éléments bio‑chimiques y fi­gurent dans la proportion établie par « l’équation alimentaire ». Néanmoins, dans la plupart des cas, les exigences du rationne­ment et de la commodité conduisent à cher­cher un équilibre de l'alimentation étalé sur une période relativement plus longue que la période idéale, la journée de 24 heures. Au­trement dit, la ration journalière apparaît souvent excédentaire pour certains principes et déficitaire pour d'autres, l'éleveur rétabli­sant l'équilibre le lendemain. En définitive, l'équilibre ne s'obtient que par des séries de déséquilibres quotidiens compensés. De même que la marche d'un homme n'est qu'une série de chutes évitées, de même l'ali­mentation traditionnelle du lapin n'est qu'une suite d'erreurs corrigées.

Ceci peut n'avoir qu'une relativement fai­ble importance dans la mesure où, dans l'ap­plication pratique, l'éleveur s'attache à four­nir à ses sujets une nourriture bien étudiée, saine et suffisamment abondante pour que chaque lapin puisse corriger de lui‑même sur la quantité l'éventuelle insuffisance de la qualité.

Encore faut‑il observer ici qu'il est vrai­ment regrettable de laisser à l'animal le soin de déterminer lui‑même sa propre ration et que cela peut conduire à quelques mécomp­tes...

Mais surtout très vite gagné par la routine, l'éleveur se fie à son "flair" et finit par dis­tribuer les aliments disponibles suivant la saison, sans attacher assez d'importance à l'équilibre de la ration dans laquelle des ali­ments de trop faible valeur nutritive occu­pent rapidement une place trop importante.

Les besoins théoriques, cependant connus, sont perdus de vue, les formules types de repas indiquées par nombre d'ouvrages, bou­leversées par l'absence occasionnelle de tel ou tel élément à laquelle il est remédié par l'introduction d'un remplaçant sans que l'équi­valence nutritive soit respectée.

Cette alimentation, composée d'un nom­bre considérable d'éléments de valeur très inégale, exigerait d'être attentivement étudiée et les principes dégagés scrupuleusement appliqués.

En pratique, ces principes sont l'objet d'une application "pifométrique", si l'on veut ad­mettre cette expression imagée. C'est le rè­gne de l'imprécision et du hasard : l'éleveur fait de son mieux avec les aliments dont il dispose.

On ne saurait, certes, le lui reprocher : il est déjà assez difficile d'établir une ration "d'aplomb" pour un spécialiste habitué, pour que l'on puisse faire grief à un éleveur de ne pas réussir un ensemble "nutritivement" co­hérent avec les éléments disparates dont il dispose.

Et d'assembler alors grains, fourrages verts, foins, racines issues de meunerie, sans qu'un choix raisonné préside à la composition des rations : adieu, alors, la belle équation des besoins théoriques.

Au petit bonheur la chance, au hasard des sarclages du jardin, des restes ménagers, de la réussite des cultures ‑ on a raté le semis de carottes, mais réussi les choux ! ‑ de la hausse du prix de l'avoine et du son, l'éle­vage, et surtout le petit élevage va son train , de petits mécomptes en succès occasionnels, de portées réussies en portées catastrophi­ques, à la merci des maladies, atteintes d'in­suffisance alimentaire chronique, perpétuel­lement au bord de l'avitaminose.

Certes, de nombreux éleveurs, autrefois et aujourd'hui, ont su éviter ces écueils, ils sont parvenus à des résultats souvent remarqua­bles. Mais il n'y sont arrivés que grâce à des qualités qui étaient celles de l'homme et non de la méthode : une grande connaissance pratique du lapin, une grande habitude, une intuition aiguisée leur a fait éviter les pires dangers. Cependant, nous verrons que leurs soins et leurs peines sont payées de résultats inférieurs en moyenne à ceux qu'ils auraient pu en espérer.

En théorie, ce système d'alimentation "na­turelle" est justifié par un certain nombre d’arguments.  (à suivre)

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 11:47

 

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A PROPOS DES PLUMES

La croissance des plumes chez les jeunes oiseaux, et ceux qui ont mué, est une véritable épreuve pour n'importe lequel d'entre eux. Seuls les gens auxquels est familière, la chi­mie des plumes et des créatures vivantes peuvent juger sainement de la signification réelle de tout cela.

La proportion du poids des plumes par rap­port à celui du corps entier varie chez les pigeons de un à vingt ou à vingt‑cinq, selon l'âge des oiseaux ; un pigeon de compétition pesant environ 500 g. porterait sur son corps environ 18 grammes de plumes à 40 jours. Cela paraît bien peu, mais nous ne nous fi­gurons pas combien les plumes sont légères. Nous parlons ici de plumes sèches et non de plumes fraîchement arrachées qui sont beau­coup plus lourdes.

Prenons, par exemple, la plume secondaire de l’aile d’un pigeon ; elle ne pèse qu'un vingtième de gramme. C'est l'hu­midité dans la plume qui rend celle‑ci plus lourde le cas échéant. Tout ce qui vole exige le matériel le plus léger pour les ailes, et la nature a résolu le problème de la légè­reté associée à la force quand elle inventa la plume qui se renouvelle chaque année.

L'étanchéité s'ajoute aux autres qualités. En ce qui concerne la résistance, la nature fait en sorte que les oiseaux perdent leurs plumes tous les ans pour en acquérir rapidement de nouvelles. Il ne semble pas y avoir de solution meilleure pour maintenir le plumage en bon état.

La teneur en eau des plumes fraîchement arrachées varie de 18 à 25%. La plus grande quantité se trouve dans le tuyau. Toutefois, même la teneur en humidité de toute plume varie légèrement, selon qu'elle est encore sur l'oiseau ou détachée. Cela tient au fait que la plume, comme la plupart des choses absorbe l'humidité dans l'air humide, et perd la sienne dans l'air très sec. L'air sec n'est pas bon pour les plumes si la sèche­resse persiste trop longtemps, car elles exi­gent une certaine teneur en humidité pour fonctionner au mieux.

Cela est très important pour un pigeon de compétition chez lequel l'efficacité de l'aile est essentielle. Un excès d'humidité surcharge les plumes (et par conséquent le poids de l'oiseau) et les rend trop souples et flexi­bles, de sorte qu'elles n'offrent plus assez de résistance à l'air, Les plumes humides sont trop molles, surtout aux pointes, et gênent l'oiseau pendant le vol, comme si les extrémités des plumes étaient coupées. Cela handicape les oiseaux dans leurs per­formances. Mais un manque d'humidité ou un excès de sécheresse rend les plumes trop fragiles, de sorte que tout effort, par exem­ple un vol rapide sur une longue distance, provoque la cassure des bords ou de la plume elle‑même, à un endroit vital, ce qui retarde le vol dans une certaine mesure.

La teneur en matières grasses des plu­mes varie de 1 à 2% ; elle est due en grande partie au lissage des plumes par l'huile provenant de la glande sébacée au cours du toilettage. Toutefois, cette huile ne se trouve pas seulement à la surface de la plume, mais également à l’intérieur pour assurer l’étanchéité. Cette graisse n'est pas, toutefois, de la graisse ordinaire. C'est une sorte d'huile spéciale qui absorbe les rayons du soleil pour former de la vitamine D, la même que celle que l’on trouve dans l’huile de foie de poisson, notamment de morue. La vitamine D est indispensable, notamment pour assurer une bonne santé, pour la production des œufs et du lait de pigeon dont ne peuvent se passer les tout jeunes pigeonneaux.

La teneur en protéines des plumes varie de 68 à 76%. Cest donc le principal constituant des plumes. On réalise donc que les plumes sont plus riches en protéines que le régime le plus protéiné destiné aux pigeons. Il n'est pas surprenant que les amateurs de pi­geons soient obligés d’ajouter des pois et des fèveroles à leur mélange de maïs, blé et autres céréales.

Bien que les pois et les fèveroles soient bien plus riches en protéines que les autres graines, ils sont encore loin du pourcentage que l'on trouve dans les plumes.  Les pois et les féveroles accélèrent et sti­mulent la croissance des pigeonneaux bien plus que ne pourraient le faire les céréales seules. Et le facteur temps est vital pour les jeunes car il faut qu'ils soient prêts à quitter le nid avant d’en être éjecté brutalement par les parents pour faire place à la prochaine couvée.

Mais, plus importante encore que la quan­tité est la qualité ou la valeur biologique des protéines dans la nourriture. Et c'est là que l'on s'aperçoit que même les pois et les fève­roles sont insuffisants. Pour accélérer la crois­sance et la production des pigeons ou des plumes pendant la mue ou chez les jeunes, le régime doit contenir certains principes nutritifs en protéines ou en amino‑acides de haute valeur biologique, d'où l'intérêt d'un apport supplémentaire sous la forme de pro­téines concentrées équilibrées en acides ami­nés essentiels.

La teneur en minéraux de la plume varie de 1 à 2 % environ dont la moitié est du soufre organique. Nous pouvons aussi comprendre pour­quoi les oiseaux demandent des protéines de si haute valeur biologique : seules ces pro­têines contiennent des quantités importantes de soufre indispensable à la qualité des plumes. La fleur de soufre don­née artificiellement comme cela se faisait autrefois n'a pas d'effet. On sait maintenant qu’elle peut même être dangereuse. Toute­fois, cette coutume néfaste a la vie dure.

Le calcium et le phosphore ensemble oc­cupent presque la moitié de la place, et le soufre à lui seul, prend presque la moitié du total des minéraux dans les plumes. Le reste est composé surtout de silicate qui, bien qu'en proportion réduite, n'en est pas moins vital. On trouve le calcium dans le grit de coquilles d’huîtres et accessoirement dans la verdure, le phosphore dans le mélange de grains et le silicate, également dans les grains pour autant qu'ils sont absorbés en­tiers. C'est pourquoi les pigeons ne peuvent prospérer avec du riz parce que tous les sili­cates sont dans la partie extérieure, c'est-à-dire dans l’enveloppe (ou son) du grain.

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 17:29

 

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DE L’UTILITE DE PRENDRE EN MAINS

LES VOLAILLES

Un éleveur de volailles peut conserver celles‑ci en parfaite condition s'il manipule chacune d'entre elles toutes les semaines . Avec un nombre réduit d’animaux, cela ne constitue pas une tâche trop importante.

A l'heure des repas, il est facile de les attraper pour vérifier leur forme. Ou alors, on peut les saisir le soir, à la lumière arti­ficielle, lorsqu'elles sont perchées.

Les prendre en mains implique qu'elles soient domestiquées et familières ce qui ne posera donc aucun problème pour les captu­rer au moment des repas. Ne versez pas toute la nourriture dans les mangeoires ; donnez leur ration petit à petit afin que les volailles poussées par la faim viennent vers vous spontanément et sans crainte.

La manipulation varie quelque peu selon l'âge des oiseaux. Les mâles et les fe­melles adultes subiront obligatoirement un contrôle lors de la mue. Tout sujet ne se trouvant pas dans un état correct doit être nourri à part durant une courte période. Il convient avant tout qu'il ne soit pas empêché de manger et si on a prévu à cet effet une cage supplémentaire, on peut y installer au besoin un oiseau afin qu'il reçoive un régime approprié. Il est vrai­ment surprenant de voir comme il peut être facile de garder les volailles en bonne forme grâce à cette simple méthode.

Avec les jeunes poulettes, on vérifiera si elles sont bien en chair. Si on découvre un oiseau dominant dans le groupe, on fera en sorte que chaque sujet reçoive sa quantité exacte d'aliment. Dans ce cas précis, instal­lez deux mangeoires pour que chaque oiseau ait une chance de se nourrir correctement. Il est d'ailleurs préférable que le sujet domi­nant soit mis à l'écart des autres.

Aucune poulette arrivée à maturité ne doit, durant cette période, présenter d’amai­grissement sauf si elle souffre de la présence de vers intes­tinaux, si un coryza la tracasse ou si elle est faible. Une poule qui mange bien et qui perd du poids au niveau de la poitrine peut être victime de vers surtout si ses déjections sont brunes et très liquides.

Les poules qui ont fini de muer sont susceptibles d’avoir une épaisse couche de graisse abdominale, d’où le risque de les voir pondre des oeufs sans coquille ou de les voir confrontées à des problèmes ovariens lors­qu'elles recommenceront à pondre. Il sera alors temps de les débarrasser de cette graisse en leur fournissant une alimentation adaptée et en leur procurant davantage d'exercices et d'occu­pations, ce qui est réalisable en mettant à leur disposition une litière souple qu'elles pourront gratter à leur guise.

La nourriture les aide à gagner un peu plus de corpulence pendant un certain temps lorsqu'elle apporte des éléments qui sont riches en matières grasses. Une ration quotidienne de verdure s'avère très utile. On peut donner de la verdure finement hachée à la mi‑journée par exemple. Des carottes finement râpées ou des oignons hachés constituent également un apport non négligeable.

Ne tombez pas dans la mauvaise habi­tude qui consiste à supposer que les poux rouges sont uniquement dangereux par temps chaud. Inspectez les perchoirs, si possible enlevez-les pour véri­fier qu'il n'y en a pas dessous, et si vous en détectez, pulvérisez un insecticide efficace et non toxique pour les volailles,  dans les fissures là où ils sont présents.

Quand vous manipulez les volailles, examinez le duvet abdominal de chacune d'entre elles, à la base des plumes, pour chercher les poux ou leurs oeufs. Utilisez une poudre insecticide adaptée et répétez l'opération quelques jours plus tard. Lorsque les volailles ont la possibilité de se rouler dans la terre sèche ou de la litière en bon état, elles restent relative­ment exemptes de parasites externes. Otez fréquemment les anciens matériaux de garniture des nids et remettez‑en des nou­veaux.

Manipuler les volaille - en particulier celles destinées aux expositions - constitue un véritable atout lors des concours. Lors­qu'elles sont bien apprivoisées, elles apprennent rapidement à se tenir comme vous le souhai­tez, ce qui est un avan­tage certain. En leur apprenant à se présenter correctement, de nombreuses fautes secon­daires peuvent être corrigées.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 16:59

 

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Canaris Gloster  (photos bridgebird)

 

  CERTAINS ALIMENTS PEUVENT-ILS ETRE DANGEREUX

POUR LES OISEAUX ?

 Les aliments peuvent‑ils véhiculer des germes pathogènes ? Comme pour l'eau, cette question concerne les aliments avant leur distribution aux oiseaux.

Il faut d'abord savoir de quoi on parle : graines ou pâtées ?

Il semble bien que, pour les graines, sauf circonstances fortuites et très exceptionnelles, la réponse soit négative. Ce qui ne veut pas dire absence de nocivité, mais dans ce cas, la nocivité relève de l'intoxication (mycotoxicoses, toxiques divers et accidentels) et non d'une maladie contagieuse.

Restent les pâtées du commerce et celles qui sont préparées par l'éleveur lui‑même à partir d'ingrédients divers.

Les formules du commerce :

Elles font appel à des matières premières végétales (peu suspectes de véhiculer des agents pathogènes) et animales (produits laitiers, poudre d'œuf notamment). Du fait des traitements subis pour leur dessication , les dérivés laitiers et l'oeuf sont peu suspects. Les autres farines animales, également traitées par la chaleur, ne peuvent guère apporter de microbes dangereux pour les oiseaux. Si on les a parfois accusées en alimentation du bétail, c'est à cause de la présence éventuelle de bactéries anaérobies, très résistantes à la chaleur, pouvant causer des entérotoxémies chez les herbivores (lapins, ovins), problème qui, en pratique, n'existe pas chez les oiseaux. On peut donc en conclure que trouver la cause d'une maladie infectieuse dans une pâtée du commerce est exceptionnel et très improbable.

La pâtée de l'éleveur :

Elle peut également être écartée en ce qui concerne les composants végétaux. Le problème le plus souvent Iposé par les éleveurs est celui de l'oeuf, qui vient, en général, de la poule, volatile qui peut être porteur de nombreux microbes potentiellement dangereux pour les oiseaux. On a fait état d'oeufs susceptibles de contenir des salmonelles. La poule est plus spécialement atteinte de typhose et de pullorose dues à des salmonelles spéciales qui, la seconde surtout, à partir de l'ovaire, peuvent être présentes dans le jaune de l'oeuf. Elles semblent peu pathogènes pour l'oiseau de cage.

Si le cas a été signalé chez le canari, cela semble une exception. Les autres salmonelles, en particuler Typhi murium (en cause chez les oiseaux dans 98% des cas) peuvent être présentes dans l'oeuf, mais leur origine est alors intestinale et suppose donc un passage à travers une coquille sale. De plus, quand on parle de salmonelles, il faut considérer la quantité. Quelques germes dans un oeuf frais sont sans danger. Ce danger survient quand, après un séjour à la température ambiante (20 à 25'), ces rares salmonelles se sont multipliées et ont transformé les recettes préparées à base d'oeuf en véritables bouillons de culture : les quelques salmonelles par euf sont devenues des milliards par gramme de produit (mayonnaise, crème, dans le cas de l'homme, pâtée dans celui des oiseaux).

Fort heureusement, ces microbes et les autres germes intestinaux (entérobactéries) sont détruits en 15 minutes à 70°, et l'ébullition de 10 minutes pour obtenir un oeuf dur les neutralise.

Un autre germe est fréquent dans les ceufs de poules de ferme ou d'élevage familial : le bacille tuberculeux aviaire. Peu ou pas pathogène pour l'homme, il l'est pour les oiseaux. Il est pratiquement absent des oeufs d'élevages industriels et la qualité de l'oeuf de ferme est donc souvent un mythe. Il est toutefois admis que, là aussi, une ébullition un peu prolongée assure la sécurité.

Cette ébullition peut‑elle être néfaste du point de vue des qualités alimentaires de I'œuf ? Encore une question souvent posée. La réponse est négative, sauf éventuellement pour certaines vitamines, mais celles‑ci sont apportées par ailleurs dans l'allimentation, en quantités largement suffisantes pour compenser cette destruction éventuelle.

Le cas des graines germées :

Elles sont riches en vitamine E et en carotène, surtout si on laisse verdir le germe à la lumière, et peuvent constituer un complément alimentaire utile. Cependant, les opinions sont partagées à leur sujet ; on trouve en effet des partisans convaincus mais aussi des détracteurs qui ont déploré des accidents dus à leur utilisation. Il semble que ces accidents réels mais relativement rares s’expliquent par le développement de certaines moisissures présentes dans les graines, à la faveur de la chaleur et de l’humidité nécessaires pour obtenir la germination.

En marge des problèmes que nous venons d’examiner, les éleveurs et amateurs posent souvent la question des végétaux « traités » pouvant contenir des résidus de traitements horticoles ou agricoles (traitements phytosanitaires, pour employer le terme technique). Cela ne relève pas des mala­dies infectieuses mais de la toxicologie.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 17:09

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AMELIORATION DES MOYENS DE NIDIFICATION

                          DES AQUATIQUES

 

LES ILES

En raison de la protection qu'elle as­sure contre les prédateurs, une île constitue toujours un excellent emplacement pour l'éta­blissement d'un nid. S'il n'en existe pas, il sera quelquefois possible d'en créer artifi­ciellement, à condition que le plan d'eau soit peu profond et qu'il soit très abrité, faute de quoi les vagues produites par le vent ne manqueraient pas de détruire très rapidement ces aménagements. En tout état de cause, il sera toujours prudent d'entourer les îlots ar­tificiels de fascines tels que des fagots de branchages compacts.

 

LE RADEAU FLOTTANT

Sur les grands plans d'eau où il est presque toujours impossible d'établir des îles artificielles, on aura recours aux radeaux, qui ont sur les îles le grand avantage de suivre les variations de niveau d'eau. Rappelons, en effet, que lors des pluies abondantes du printemps, nombre de nids sont détruits par les crues.

Ces radeaux devront être suffisamment élevés au‑dessus de la surface de l'eau pour ne pas être « lavés » par les vagues les jours de grand vent. Quant à leurs dimen­sions, elles peuvent être variables, étant en­tendu que plus ils seront grands, plus ils pour­ront accueillir de couples nicheurs dont la proximité ne semble pas toujours constituer un handicap : il nous a été donné de voir, sur un étang, en Angleterre, un radeau oc­cupé à la fois par un couple de Grèbes, un couple de Bernaches du Canada et un autre de Cols‑verts. Les dimensions seront donc laissées à l'initiative de chacun, en fonction des matériaux dont il disposera, la moyenne souhaitable étant de 2 x 2m.

 

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 Le radeau se compose de deux parties:

1) La partie inférieure, qui est l'élément flottant, peut être constituée soit par un ba­teau plat, soit par des fûts en bois ou en métal, ou par des cuves diverses, soit par des plaques de polystyrène expansé, corps imputrescible ne nécessitant aucun entretien, extrêmement léger et dont la flottabilité et la tenue à l'eau sont excellentes.

Il convient cependant de protéger le poly­styrène de façon à éviter qu'il soit attaqué et détérioré par les palmipèdes qui, souvent, le consomment volontiers.

2) La partie supérieure ou plate‑forme, fixée sur l'élément flottant, sera constituée d’une surface plane en planches, en tôle, en fibrociment ou en feuilles de matière plastique. On choisira de préférence le matériau qui sera à la fois le plus léger et le plus solide. Cette plate‑forme sera équipée sur tout son pourtour d'une plan­che posée de chant, de 20 cm de haut au minimum, ou de rondins.

L'ensemble sera alors rempli de terre sur une épaisseur d'environ 25 cm. Cette terre devra garder son humidité (au besoin on percera dans le fond quelques trous de faible diamètre), et l'on y plantera une végé­tation appropriée: herbes, carex, joncs, etc.

On pourra très utilement compléter cet aménagement en disposant un ou deux pa­niers de ponte noyés dans cette végétation.

Ces radeaux seront alors conduits en pleine eau et solidement amarrés. D'une manière générale, comme tous les radeaux peuvent ne pas être occupés, on multipliera les chances en augmentant leur nombre ; cette remarque est également valable pour les îles.

 

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