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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:51

 

Mondain gris

 

BIEN DEMARRER LA SAISON DE REPRODUCTION

Si l'on veut bien excepter l'élevage préco­ce, Février a été le premier mois officiel où la majorité des amateurs ont effectué les accouplements de leurs pigeons.

Bien sûr, il n'y a pas de date fixe pour pro­céder à cet acte d'importance capitale pour l'avenir de chaque colonie, car tout dépend des conditions atmosphériques et météoro­logiques, et des buts poursuivis par tout un chacun.

Cependant, il est généralement admis que c'est à partir de la Chandeleur que se réali­se la plus grande partie des remises en ménage de nos favoris.

Peu importe d'ailleurs la date par elle-­même, pourvu que les moments psycholo­gique et climatique soient favorables. Rien ne sert d'accoupler ses pigeons si le temps n'est pas propice, et s'ils ne sont pas en condition requise; ce serait la meilleure fa­çon de courir vers l'échec.

Un mauvais départ est toujours préjudi­ciable à la bonne marche des plans établis, à la réalisation des projets retenus pour la réussite et de l'élevage. Il faut donc se mon­trer très prudent et agir avec doigté.

Ceci étant dit, nous nous faisons un de­voir de rappeler à nos lecteurs qu'il est né­cessaire, au préalable, de préparer égale­ment les pigeons en vue des accouplements. Ceux‑ci ont besoin d'être en excellent état. Tant pour le physique que pour le psychi­que, il est nécessaire que tout soit en ordre. Pour cela, il faut les préparer.

Comment s'y prendre ? C'est ce que nous allons examiner. Pour commencer, c'est à la nourriture que nous demanderons la meilleure part de secours.

Nous reprendons le régime alimentaire d'élevage au moins quinze jours avant la re­mise en ménage. Nous veillerons à ce que cette ration soit des plus équilibrée et riche en calories et protéines, afin que le poten­tiel des futurs " mariés" soit pres­que au sommet de la perfection.

Il faut ainsi que, grâce à une alimentation rationnelle et un bon programme sanitaire que nous nous efforcerons de toujours maintenir, chaque pigeon soit débordant de vitalité. Plus ces points seront acquis, plus la garantie de réussite est importante.

A propos de la santé des pigeons, il nous faut ouvrir une parenthè­se.

La période préparatoire aux accouple­ments est toute indiquée pour donner aux pigeons une bonne cure d'assainissement. Souvent, les parents sont porteurs de ger­mes de maladies qui, s'ils ne les indispo­sent pas eux‑mêmes ouvertement, sont sou­vent néfastes aux jeunes, d'où mortalités nombreuses en coquilles et lors de la crois­sance des pigeonneaux.

Il ne manque pas dans le commerce, d'excellents poduits pour combattre les troubles possibles. Faisons‑leur donc confiance, et ne manquons pas de procéder à cette cure pré­ventive qui nous évitera bien des déboires.

Prévoyons aussi une bonne cure vitami­née pour nos pigeons, car ils auront besoin de tous les atouts pour mener à bien cette période cruciale des accouplements et de l'élevage qui en découlera.

On objectera que l'on peut très bien réus­sir sans toutes ces préparations diverses. Cela peut être vrai, mais pas souvent exact, et pour les avoir négligées, nous connais­sons de nombreux amateurs qui ont subi de cuisants échecs.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, nous ne courrons pas le risque, et nous aurons soin de veiller à bien suivre la mé­thode ci‑dessus énoncée. Nous aurons ainsi la certitude que nos pigeons seront dans une for­me idéale au moment opportun, et que la remise en ménage sera une chose très aisée, gage de réussite pour l'élevage que nous désirons tous de la meilleure qualité.

Mais il y a encore d'autres règles à obser­ver et à appliquer.

Pour ce qui est des pigeons obligatoire­ment maintenus en volière, et qu'il n'est pas possibie de faire voler, nous veillerons à ce qu'ils ne soient pas trop maigres, ni trop gras.

Nous donnerons à tous nos sujets, au moins une fois par semaine, le bain libre.

La verdure sera aussi donnée en forte pro­portion, une à deux fois par semaine, et sera très variée, selon la disponibilité de l'ama­teur.

Enfin, n'oublions pas de mettre à demeu­re le gravier indispensable contenant la plus grande variété de grit possible, ainsi que les miné­raux habituels.

Et, en attendant les prochaines unions que nous établissons déjà sur le papier depuis un certain temps, nous profiterons de l'ac­croissement des jours pour désinfecter une dernière fois le matériel : plateaux, man­geoires et abreuvoirs individuels, cases, etc.... qui seront nécessaires pour le moment venu.

Un dernier mot encore : c'est aussi le moment, si cela n'est pas déjà fait depuis un certain temps, de donner à chacun de nos mâles, un casier où il pourra et devra créer son « foyer », , dans lequel  il  devra s'habituer à vivre avec sa future compagne. Que de temps gagné pour les accouplements, quand chacun de nos mâles possède sa case, qu'il défend, et où il se sent maître !

En colombiculture, chaque détail revêt une grande importance. C'est de l'observation du moindre d'entr'eux que peut parfois dépendre une bonne campagne d'élevage. Ce que nous souhaitons à tous.

Avant d'aborder la saison d'élevage, il est bon de rappeler qu'on ne doit pas " produire " avec tous ses pigeons, car le tout‑venant en dé­coulant, encombrerait inutilement de trop de sujets médiocres. Comme les " bons " sont rares, c'est avec eux qu'il faut obtenir le plus de produits en confiant les oeufs à des nourriciers.

Afin de repérer le plus rapidement possi­ble les bons producteurs, il est utile de savoir si, dans une lignée, les qualités sont transmises par les mâles ou les femelles. Il faut rechercher le meilleur géniteur dans les deux groupes.

Il est à conseiller que l'amateur enlève les oeufs sitôt pondus, et les remplace immé­diatement par des oeufs postiches, quand ces oeufs sont ceux d'un nouveau jeune couple de valeur.

Souvent, les jeunes mâles trop ardents, et les jeunes femelles trop malhabiles, abandonnent ou cassent leurs premiers oeufs. Le mieux est de les confier à des couples expérimentés.

Après dix jours de couvage à blanc, les oeufs du jeune couple (si celui‑ci a couvé malgré tout), seront enlevés. Une nouvelle chasse à nid, suivie d'une nouvelle ponte, surviendra rapidement une dizaine de jours après.

Ce couple pourra alors élever ses jeunes. Mais il sera encore prudent d'enlever et de remplacer par un oeuf postiche le premier oeuf de la deuxième ponte. Il sera alors re­mis au couple quand le deuxième oeuf sera pondu.

La ponte doit toujours être notée à partir du lendemain du dépôt du premier œuf.

Il faut compter ordinairement un mois et 10 jours pour le début de la ponte suivante, et ce, à dater du premier oeuf de la ponte précédente.

Un test sérieux révélant la vaillance, la volonté et la préparation adéquate des mâ­les, est celui qui concerne la construction du nid.

 Plus un mâle transportera de matériaux dans son casier  pour confectionner son nid et plus cela durera, plus il sera considéré comme volontaire et fin prêt pour aborder le futur élevage.

Ecourtez le plus possible la chasse à nid, car cela est trop débilitant, et pour le mâle, et pour la femelle. Au dixième jour au plus tard, la femelle doit avoir déposé son pre­mier oeuf, sinon, il y a nécessité de séparer à nouveau le couple pendant 2 à 3 semai­nes au moins, en vue d’améliorer sa préparation.

A partir du 5ème ou 6ème jour de chas­se à nid, il est recommandé de jeter sur le sol du pigeonnier, quelques poignées de paille coupée à 10‑15 centimètres maximum.

Cela incite souvent les femelles à la ponte. Elles sont alors plus calmes, et procèdent à la finition du nid dans lequel les mâles viennent déposer les brindilles ramassées sur le plan­cher.

Pour éviter le bris des oeufs, il est con­seillé de mettre, au fond des nids, une poi­gnée de sable sec.

 

Thurgovien

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 11:55

Coq Brahma-copie-1

 

PRENEZ BIEN SOIN DE VOS REPRODUCTEURS

Les rendements de vos reproducteurs sont conditionnés :

- par la manière dont vous aurez réussi l'élevage de jeunes,

‑ par la qualité des bâtiments d'adultes où vous les logerez,

‑ par la qualité de l'aliment que vous leur fournirez,

‑ par la régularité des soins que vous leur apporterez.

Les bâtiments pour loger les reproducteurs doivent répondre à des normes relativement simples et fixées par le bon sens ; il s'agit de créer pour les animaux un milieu qui leur apporte tous les avantages d'une vie libre naturelle et qui supprime tous les inconvé­nients de ce mode de vie. Evidemment, la réalisation parfaite est d'autant plus difficile qu'elle doit tenir compte d'exigences écono­miques et des facteurs de rentabilité. Il faut donc apporter aux poules les avantages de la vie libre, c'est‑à‑dire :

‑ le grand air, et son apport d'oxygène sans impuretés gazeuses (ammoniaque, gaz carbonique) car l'oxygène imprègne littéra­lement l'organisme de l'oiseau, dans les vas­tes sacs aériens, qui communiquent avec la moelle osseuse ;

- l'espace, car c'est en répandant ses excréments sur une grande surface soumise aux intempéries, que la poule libre diminue les risques d'infection ;

‑ la lumière, qui représente une des con­ditions de vie normale de la plupart des êtres vivants.

De plus, on sait l'action directe sur la glande hypophyse du rayonnement lumineux, aussi bien par action sur l'oeil qu'à travers la paroi de la boîte crânienne. L'hypophyse, que l'on a surnommée « le chef d'orchestre des glandes endocrines», secrète à son tour des  "gonadostimulines", hormones chargées d'aller exciter en circulant dans le sang, les ovaires ou les testicules. C'est ainsi que la lumière intervient pour régler la ponte et la fécondation.

Il faut éviter aux poules les inconvénients de la vie libre, c'est-à-dire :

les intempéries : pluie, boue, froid, ex­cès de chaleur, etc., qui diminuent la résis­tance physique et la productivité.

les parasites : qu'elles vont rencontrer sous la forme d'hôtes intermédiaires : escar­gots, limaces, vers de terre, qui véhiculent les larves infestantes des ténias, des capillai­res.

les ennemis naturels : rapaces, chiens errants, belettes, renards, et les autres oiseaux vecteurs de maladies, sans oublier l'ennemi numéro 1 de l'élevage : le rat.

Donc, un poulailler d'exploitation de repro­ducteurs bien conçu retiendra les avantages et supprimera les inconvénients. Et pour cela il sera :

largement ventilé : l'expérience a prou­vé que les meilleurs résultats s'obtenaient dans ce domaine dans des bâtiments à dou­ble pente. Suivant les climats et les dimen­sions on retiendra une ventilation statique par lanterneau à ouverture réglable de pré­férence, ou une ventilation dynamique (pour plus de 12 mètres de large ),

lumineux : suivant l'importance des in­vestissements réalisés dans votre élevage, et suivant le climat de votre région, vous choisirez le bâtiment désormais classique avec plaques transparentes dans la toiture, ou bien le bâtiment plus ou moins obscur, sans fenê­tre et à air conditionné, mais si nécessaire largement éclairé artificiellement. Si vous choisissez les plaques transparentes, il est bon de prévoir pour l'été des panneaux cou­lissants d'obturation en polystirène,

isolé : afin bien entendu, d'éviter des variations thermiques importantes. Mais at­tention, ne confondez pas « isolé » et «confiné ».

N'oubliez pas les grillages à mailles fines pour éviter l'entrée des « nuisibles » y com­pris les moineaux, et les boîtes à dératisation que nous considérons comme indispensa­bles. La planche à déjections, enfin,  compen­sera le manque d'espace et vous permettra d'obtenir plus facilement de bonnes litières sèches. Les litières sans fosses, ne peuvent guère se concevoir que dans des bâtiments à air conditionné.

A partir de 22 semaines, ou dès que la ponte atteint 5 %, vous passez progressive­ment, en huit jours, à la ration normale re­producteurs en supprimant graduellement le rationnement. Ceci dépend d'ailleurs de la formule alimentaire employée, car il existe actuellement suivant la valeur énergétique de l'aliment, des méthodes avec ou sans res­trictions de nourriture.

Donnez des coquilles d'huître concassées.

L'équipement intérieur du poulailler obéit à des normes fort simples: pour l'éclairage: 3 watts au mètre‑carré avec abat‑jour plat de 30 cm de diamètre au moins, et ampoules de 100 watts de préférence, placées de telle manière que l'on puisse les nettoyer facile­ment une fois par semaine, tous les lundis par exemple.

Pour les mangeoires : rapprochez‑vous le plus possible du chiffre idéal, à savoir: 15 cm par poule.

Pour les abreuvoirs : l'animal ne doit pas avoir à parcourir plus de 2 mètres 50 à 3 mètres à partir de la mangeoire pour rencon­trer un point d'eau. Il faut surtout veiller au bon fonctionnement des abreuvoirs automa­tiques et vérifier tous les points d'eau à cha­que entrée dans le poulailler.

Pour les litières : l'épaisseur est leur pre­mière qualité : 30 cm au moins quel que soit le matériau choisi .

 

Coq Amrock

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:22

 

Voliere bridgebird

photo bridgebird 

 

CE QU’IL FAUT FAIRE ET NE PAS FAIRE

EN VUE DE LA SAISON DE REPRODUCTION

A FAIRE

‑ Ceux qui ne l'ont pas encore fait, peu­vent tranquillement amorcer le cycle repro­ductif des canaris, suivant le lieu où ils ha­bitent. De même pour les perruches et pour les exotiques.

‑ Pour les canaris on choisit les nichoirs en plastique ou en fil de fer, qu'il faut appli­quer à l'extérieur de la cage, sur le vasistas spécial. On conseille que ces nichoirs soient du type muni d'une ouverture postérieure ; cela permet d'effectuer des nettoyages som­maires, sans qu'il soit nécessaire de déta­cher le nid de la cage.

Pour les perruches il existe des nids‑boî­tes faits exprès, en bois.

Pour les exotiques, on utilise ou les nids-­boîtes ou les nids en osier spéciaux en for­me de poire ou sphériques, ou même les nichoirs pour canaris convenablement mas­qués avec des rameaux, du papier ou de la toile.

‑ Il faut se rappeler que, même si les oiseaux aiment les pièces éclairées et en­soleillées, les couveuses couchées dans le nid ont besoin, d'instinct, d'un demi‑jour pro­tecteur; autrement il peut se faire qu'elles deviennent nerveuses et qu'elles ne couvent pas bien. Il faut donc que le nichoir à petits barreaux soit dûment masqué à l'aide d'un chiffon ou de rameaux. Cela vaut aus­si pour les femelles canaries, même si elles s'adaptent à couver aussi en pleine lumiè­re.

‑ On doit périodiquement asperger d'un insecticide spécifique les nids et les cages. ‑ Il faudra fournir des matériaux en abondance pour garnir le nid : fétus, copeaux fins à emballage, fragments de toile et de papier, ouate, etc., ou bien le matériau spécial qu'on trouve en vente dans les oiselleries.

‑ Si la femelle se montre incapable de cons­truire le nid, on doit intervenir pour l'aider. Cela peut arriver, non seulement avec les canaris, mais aussi avec quelques espèces d'exotiques. L'éleveur doit soigneusement arranger une forme bien creuse, nécessai­re pour tenir les oeufs réunis sur le fond et pour éviter le risque que les oiseaux ne puis­sent, par mégarde, les faire tomber hors du nid. Il faut solidement fixer ce rembourrage au nichoir, sans cela il pourrait bouger et même se renverser pour s'être empêtré aux ongles d'un reproducteur, avec les consé­quences que cela comporte pour les oeufs ou pour les petits.

‑ Il peut se faire que la femelle, incapable de construire le nid mais poussée par ins­tinct incertain à la nidification, détruise le rembourrage apprêté par l'éleveur. En ce cas, on doit refaire avec patience le travail de rembourrage, plusieurs fois s'il le faut, jusqu'à ce que commence la ponte des oeufs. Dès lors, la femelle très occupée par l'incu­bation, ne défera plus la garniture du nid.

‑ Les oeufs, au fur et à mesure qu'ils sont pondus, seront remplacés par des faux oeufs de sorte que, la ponte terminée, on pourra les remettre tous en même temps dans le nid, pour obtenir une éclosion simultanée. Ce procédé est très utile, surtout avec les canaris et avec quelques espèces d'exoti­ques très domestiques et prolifiques.

‑ On doit conserver dans l'ouate les vrais oeufs, remplacés par les faux ; il faut les retourner une ou deux fois par jour jusqu'au moment où ils seront mis de nouveau dans le nid ; cette opération de retournement est indispensable, autrement le jaune d'oeuf, tenu immobile toujours dans la même pos­ture, finit par adhérer à la coquille, ce qui rend impossible le développement de l'em­bryon. Une fois les oeufs confiés de nou­veau à la couveuse, le débutant se donnant la peine de l'observer quand elle bouge sur le nid, pourra constater qu'elle s'applique de temps en temps à retourner les oeufs avec son bec, parce qu'elle comprend d'ins­tinct la nécessité de cette opération.

‑ On doit ramasser les oeufs avec les pin­ces spéciales ou avec une cuillère en plas­tique. Si on les prend avec les mains, on doit les serrer délicatement aux deux pôles.

 A NE PAS FAIRE

‑ Il ne faut pas employer de nids en osier trop petits pour les exotiques. Même s'il s'agit d'une espèce de petite taille, il vaut mieux employer un nid bien spacieux. Il s'agit en général d'oiseaux très prolifiques ; dans un nid étroit, les petits trop nombreux seraient sacrifiés et les nouveau‑nés pourraient fa­cilement succomber, dominés par leurs frè­res plus vigoureux.

‑ On ne doit pas fournir le matériel à nid aux perruches ondulées, car il s'agit d'oiseaux qui ne garnissent pas leur nid. Sur le fond des nids‑boîtes pour ondulées, il y a un pe­tit creux suffisant à tenir les oeufs rassem­blés. Il n'y a besoin d'aucun revêtement sou­ple pour les oeufs et pour les petits de ces oiseaux.

1 ‑ On conseille de ne pas mettre à la dis­position des oiseaux occupés à la nidifica­tion, des effilochures trop longues qui, outre qu'elles embarrassent les oiseaux qui les emploient, peuvent facilement s'empêtrer dans les petites pattes des reproducteurs.

‑ Il ne faut pas avoir recours au remplace­ment des vrais oeufs par les faux pour les perruches ondulées, car ces oiseaux savent nourrir d'une façon différenciée leurs petits, selon le jour de la naissance. Une éclosion simultanée, loin d'être utile aux petites per­ruches, leur porte préjudice.

‑ Le remplacement des vrais oeufs par les faux est aussi à déconseiller pour tous les oiseaux en général qui ne sont pas tout à fait apprivoisés.

‑ Il ne faut pas manier les oeufs avec les doigts, si l'on n'est pas sùr de sa propre lé­gèreté de toucher. De toute façon, on ne doit jamais prendre les oeufs en appuyant la pulpe des doigts sur les parois latérales qui sont très fragiles.

‑ Si une femelle souffre à cause d'une ponte pénible ou si elle pond des oeufs sans co­que, on ne doit plus l'employer comme re­productrice pour le reste de la saison. Si l'on s'obstine à l'utiliser, il pourrait facilement arriver qu'on la perde définitivement ; en tout cas on obtiendrait une progéniture sans prix, et souvent souffreteuse.

‑ Il ne faut jamais faire usage d'insectici­des utilisés en aviculture industrielle ; seul, un bon produit spécifique peut pleinement correspondre au but recherché, sans présenter de dan­ger pour les oiseaux.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:34

Canard siffleur 3

 

SIGNES DISTINCTIFS

Bec très court, bleuté, onglet terminal noir.

Tête roux vif, large bande blanche ou crème allant du front à la nuque.

Miroir : vert encadré de blanc et de noir.

Poitrine : lie de vin.

   Ailes : pointues, très longues dépassant la queue quand elles sont repliées.

Pattes : grises.

Queue : sous‑caudales noires.

Ce bel oiseau fait son apparition dans notre pays dès le mois de septembre, mais le gros de la troupe ne passe qu'en novem­bre.

La migration de retour débute vers le 15 février pour se terminer, en règle générale, aux environs du 15 mars, bien qu'il puisse passer encore quelques attardés jusqu'à la fin d'avril. Le siffleur accompagne souvent le pilet dans ses déplacements. La nidification a lieu, comme pour la plupart de nos visiteurs, avec un décalage d'envi­ron six semaines sur celle du Colvert, c'est‑à‑dire du début mai à la fin juin. Le siffleur niche en Ecosse, mais surtout en Scandinavie et dans les marais de Sibérie.

Son alimentation est essentiellement végétale et elle se compose tout particuliè­rement de zostères marins ; cette particu­larité témoigne des graves difficultés qu'il a en commun (bien qu'à une moindre échelle) avec la Bernache cravant : la ma­ladie cryptogamique des zostères le prive de son plat préféré et même de la base de son alimentation. Malgré la ponctualité dont il fait preuve dans ses migrations, il reste très instable et irrégulier aussi bien dans ses déplacements que dans son compor­tement. Il peut rester inaperçu pendant plu­sieurs années pour revenir en force brus­quement.

 

Canard siffleur 4

photos : de la poule à l'autruche

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:35

Lynx 2

 

L’ALIMENTATION RATIONNELLE DU LAPIN

DANS LES PETITS ELEVAGES

Ce mode d'élevage, généralement prati­qué dans des conditions d'alimentation anarchiques, présente l'inconvénient d'être presque toujours sous‑protéiné, ou se pré­sente en dents de scie dans ce secteur capital de l'alimentation, génératrices de nombreux accidents intestinaux, d'où une croissance plus lente des lapereaux, un rendement viande moins élevé, tandis que les mères se carencent si l'on n'observe pas l'équilibre des distributions et les sup­plémentations citées plus haut.

Nous recommandons, puisqu'il s'agit d'un travail fait à temps perdu, de ne pas entre­prendre trop, de manière à exécuter bien ; il est, en effet, préférable d'assurer le confort, la propreté, la bonne nutrition, par une ali­mentation distribuée en quantité suffisante, à des heures possibles et régulières dans un clapier de volume limité, mais dont on ne perdra jamais le contrôle, parce que le travail indispensable à son entretien restera faisable, sans être fastidieux. A cette con­dition, mais à cette condition seulement, l'élevage familial demeurera une occupation lucrative et agréable.

A ces éleveurs, nous proposons un ré­gime alimentaire mixte, permettant d'assu­rer une bonne productivité et un rythme de croissance donnant au moment de l'abat­tage, un phénotype correspondant aux nor­mes des qualités exigées. Cette alimenta­tion sera saisonnière.

Nous suggérons, pour la période d'hiver, la formule suivante : orge 40 g. ; avoine 40 g. ; maïs 30 g. ; blé 20 g. ; ce qui donnera, pour 130 g. de graines : 8,3 g. de protéines pour 140 g. de luzerne sèche : 22 g. envi­ron de protéines, une alimentation conte­nant théoriquement 12% de protéines assi­milables, ration suffisante pour des mâles ou des femelles au repos, mais il apparaît clairement que nous devons l'enrichir pour les femelles gestantes, les nourrices et les lapereaux en croissance. Nous proposons d'ajouter, en les incluant proportionnelle­ment, 50 g. de granulés intensifs, à partir du quatrième jour de gestation, en obser­vant le tableau de marche suivant :

‑ 4ème jour de gestation : graines + luzerne + 10 g. de granulés intensifs,

‑ 10ème jour de gestation : graines + luzerne + 20 g. de granulés intensifs,

‑ 20ème jour de gestation : graines + luzerne + 30 g. de granulés intensifs,

‑ 25ème jour de gestation : graines + luzerne + 40 g. de granulés intensifs,

‑ 27ème jour de gestation et jusqu'au 4ème jour après la mise‑bas : graines + luzerne + 10 g. de granulés intensifs,

‑ à partir du 4ème jour suivant la mise‑bas : graines + luzerne + 30 g. de granulés inten­sifs, en augmentant jusqu'à 50 g. au 10ème jour, ensuite, il faut maintenir les propor­tions du mélange, mais en augmenter la quantité, proportionnellement aux besoins de la mère et de la nichée, ceci jusqu'au sevrage qui aura lieu au 40ème jour des lapereaux. A partir de ce moment‑là, la mère sera mise à une alimentation de re­pos, pendant deux jours, présentée au mâle le 42ème jour, laissée à l'alimentation de repos, jusqu'au moment où elle sera saillie, et l'on recommencera le cycle, comme indi­qué plus haut.

En ce qui concerne les lapereaux, la pro­portion d'aliment intensif ajouté sera aug­mentée, jusqu'à atteindre 80 g. pour 130 g. du mélange de graines, la distribution de luzerne augmentera dans les mêmes proportions. Dans le cas où l'éleveur ne disposerait pas de luzerne, mais simplement d'un foin de prairie ou même de paille, la quantité de granulés intensifs devrait être de 60 g. comme ration de base pour une augmenta­tion identique à celle précitée. En été, ou plutôt dès le printemps, la luzerne verte remplacera peu à peu, mais très progressi­vement, la luzerne sèche jusqu'à en distri­buer 200 g. en même temps que du foin de prairie ou de la paille à volonté, les propor­tions de graines et de granulés restant les mêmes que dans le cas de distribution d'hi­ver. Il va sans dire que tous les change­ments de rationnement seront très progres­sifs, particulièrement quand il s'agira d'une augmentation des quantités de granulés, et surtout lorsque l'on passera de la luzerne sèche à la luzerne verte.

Dans tous les cas, la valeur des aliments sera améliorée par une distribution simulta­née et quotidienne de minéraux et vitami­nes. L'eau claire doit être toujours à la dis­position des lapins, car elle constitue un des éléments essentiels de sa nutrition. En ce qui concerne la luzerne, nous recom­mandons de la faire sécher autant que pos­sible à l'ombre, ou dans les meilleures con­ditions, de façon que les feuilles restent ver­tes bien que déshydratées naturellement. Dans la période d'hiver, une distribution de carottes fourragères (100 g. environ par sujet et par jour) suppléerait avec bonheur à la disparition progressive des vitamines que contient la luzerne verte.

 

Japonais 3

 

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Published by - dans LAPINS
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 10:54

Cravate d'Aix la Chapelle

 

CONSEILS PRATIQUES AUX COLOMBICULTEURS

 

‑ Il est préférable que les débutants aient une idée assez précise de la race avec la­quelle ils aimeraient commencer.

‑ La conception ou l'aménagement des volières doit dépendre de ce choix, c'est-à-dire être fonction des caractéristiques et du tempérament des pigeons.

Toujours s'assurer que le pigeonnier est convenablement éclairé et aéré, et que le cas échéant, les ouvertures puissent être réglées pour assurer le confort des oiseaux.

‑ Lors de la construction ou de l'aména­gement du colombier, faire le nécessaire pour que les rats et les sauvagines ne puis­sent jamais pénétrer dans le local d’élevage.

‑ Déterminer à l'avance, la nature de la litière qui sera utilisée, et faire en sorte que l'approvisionnement soit facile.

‑ Les locaux d'élevage doivent toujours être fin prêts avant que soient introduits les premiers habitants. Cela évite d'avoir à ef­frayer inutilement les nouveaux venus.

‑ Ne jamais acheter des reproducteurs pour leur prix avantageux, mais opter avant tout pour la meilleure qualité possible. Ceci est d'une importance capitale.

‑ Il est indispensable de se renseigner le mieux possible sur les techniques d'éle­vage, mais c'est surtout en pratiquant que l'on acquière de solides connaissances.

‑ Il est assez normal qu'avec de jeunes reproducteurs, la première et même la deuxième couvée soient infertiles.

‑ Il ne faut pas s'attendre à ce que tous les jeunes issus d'un couple de valeur, soient de la même qualité que leurs pa­rents,

‑ Dans le cas où aucun des jeunes n'est d'une qualité supérieure à celle de ses pa­rents, il convient de refaire les accouplements ou de se procurer de nouveaux su­jets de qualité, si bien sûr on désire pro­gresser.

‑ Plutôt que de rechercher sans cesse ici et là, des sujets améliorateurs, il est tou­jours préférable de créer sa propre souche, ce qui évite bien des surpises désagréa­bles, aussi bien dans le domaine de la qua­lité que sur la plan sanitaire.

‑ Adhérer à une association active dans le but d'enrichir vos connaissances et d'échanger de saines idées et de bons pi­geons.

‑ Ne présenter dans les expositions que les produits de son propre élevage pour pouvoir être content et fier de son travail, lorsqu'ils feront l'admiration des autres éle­veurs.

‑ Ne faire participer à des concours, que des sujets qui auront été préparés pour cela, si l'on veut qu'ils partent à égalité de chance avec les autres concurrents.

‑ Adopter un comportement sportif dans les expositions. Ouvrir ses yeux et ses oreilles, et s'efforcer de ne retenir que ce qu'il y a de mieux.

‑ En toutes circonstances, c'est à dire dans votre élevage, dans celui de vos amis, ou dans les expositions, ne pas hésiter à prendre des notes.

‑ Dans la mesure du possible, visiter d'au­tres élevages, et comparer les méthodes et la qualité des oiseaux. En tirer les ensei­gnements qui s'imposent.

‑ Quand on n'a pas la possibilité de choi­sir soi-même les animaux que l'on désire se procurer, préciser les qualités que l'on re­cherche en priorité, et éventuellement les défauts que l'on peut accepter, de façon à être aussi bien servi que possible par le fournisseur si bien sûr ce dernier est de bonne foi.

Pour acheter, il vaut beaucoup mieux se rendre chez l'éleveur qui vous fait des of­fres. Dans la grande majorité des cas cela permet d'éviter bien des malentendus.

Éliminer d'emblée les fournisseurs qui parlent plus volontiers des prix que de la qualité. Se souvenir qu'une publicité tapa­geuse n'est pas une garantie quant à la qualité des pigeons proposés.

   Ne jamais oublier que vos pigeons dé­pendent entièrement de vous. Dites-vous bien que rien ni personne d'autre que vous n'est responsable des satisfactions ou des déconvenues que vous pourrez connaître avec eux. Si vous êtes un colombiculteur attentionné, soyez assuré que vos pigeons vous rendront au centuple ce que vous leur aurez donné, et vous apporteront une joie que vous ne soupçonnez peut-être pas.

 

Sottobanca

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 16:36

Canard-Cayuga.jpg

 

LA CONDUITE DU PETIT ELEVAGE

Le petit élevage que l'on appelle parfois l'éle­vage familial (ce qui peut le faire confondre avec l'élevage professionnel artisanal), se situe en majorité dans les banlieues des villes où il occupe une partie du jardin des villas, pavillons ou modestes maisonnettes. On en trouve éga­lement dans les villes-mêmes, lorsque l'habita­tion est dotée d'un jardin. Il est encore fréquent dans les cités ouvrières et nos dépar­tements du Nord, les anciennes régions minières notam­ment, appréciant le vivant décor qu'apporte la petit élevage dans un paysage parfois ingrat.

Il n’y a guère de type précis de petit élevage et il offre, dans sa composition, une grande variété suivant les goûts, les préférences ou les besoins de chacun.

Le plus souvent, il est constitué par des pou­les et des lapins. Le cheptel de pondeuses va généralement de 6 à 12, quelquefois un peu plus. Le clapier comporte de 3 à 6 cases afin de loger une ou deux lapines et leur descen­dance, et souvent un mâle.

A ce cheptel "de base" dirons‑nous, les uns ajoutent quelques palmipèdes, soit 2 à 4 canes et un canard, soit quelques oies, soit les uns et les autres.

A ces sympathiques animaux de basse‑cour s'ajoutent parfois des pigeons, en volière ou en liberté.

Voilà, à peu près, la "matière" du petit éle­vage. Comment cette matière vit‑elle ?

Trop souvent, dans une promiscuité des es­pèces qui porte préjudice à chacune.

Lorsque le petit élevage ne comprend que poules et lapins, encore que l'on voie parfois le poil en liberté se balader parmi les plumes, on peut considérer qu'en général les deux espè­ces font chambre à part et chacune se trouve bien de son chez‑soi. L'hygiène et la propreté y trouvent alors leur compte et la conduite de l'élevage en est grandement facilitée à moin­dres risques.

Mais il en va tout autrement avec l'intrusion des palmipèdes dans le petit élevage. Parfois, lorsque la place ne fait pas défaut, on se rend compte qu'il est préférable d'établir deux parquets séparés, l'un pour les poules, l'autre à l'usage des palmipèdes. Mais, malheureuse­ment, c'est plutôt là l'exception et, trop sou­vent, la cohabitation des deux espèces leur est imposée.

Comme les canards, voire les oies, ont des déjections réitérées et abondantes, le parquet commun devient vite malsain pour les poules et lorsqu'il n'y a qu'un dortoir omnibus. Ces dernières dormant sur leurs perchoirs ne se privent guère de se venger, la nuit, en "crottant" sur les canards sommeillant au rez‑de‑chaussée, de les avoir fait patauger tout le jour dans leurs immondices. Et de part et d'autre, on en souf­fre.

Voici donc un premier principe concernant la conduite du petit élevage : pour prospérer, cha­que espèce de la basse-cour doit être élevée en particulier et non en commun. Si vous n'avez pas assez de place, ou pas les moyens de plusieurs constructions et parquets, renoncez à élever ensemble des espèces différentes. Mieux vaut n'avoir que des poules produi­sant bien et ne donnant pas de soucis de maladies, que d'élever conjointement poules, canards et oies qui se gênent et se nuisent mutuellement.

Car, outre la question d'hygiène que nous venons d’évoquer, il y a le problème alimentaire. Vivant en­semble, vous n'empêcherez pas les poules de picorer la pâtée des canards, ni les canards de goûter à celle des poules. Or, l'alimentation est différente pour les deux espèces et si chacune participe à l'alimentation de l'autre, vous ne savez plus où vous en êtes au point de vue nourriture.

De même, on voit parfois dans un jardin, une grande volière fermée qui abrite ensemble pou­les et pigeons. Cette "combinaison" est moins préjudiciable à l'hygiène, mais tout autant à l'ali­mentation et à la cohabitation proprement dite.

Concluons en disant, à propos des divers hôtes de votre petit élevage : "chacun chez soi, santé pour tous et satisfaction pour l’éleveur". 

 Dinde blanche 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 17:55

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Canaris Gloster Consort à gauche, et Gloster Corona à droite. (photo Bridgebird)

 

LES VITAMINES DANS LA PRATIQUE

Notre intention est de donner ici, les renseignements essentiels concernant les vitamines, leurs sources, leurs rôles. Même exposée succincte­ment, cette question reste très complexe pour des personnes non prévenues et nous voulons les mettre en garde contre certaines idées absolument fausses très répandues, et aussi leur donner quelques indications nécessaires pour éviter des erreurs involontaires mais néfastes.

 IDÉES FAUSSES :

Les fruits assurent les besoins en vitamine des oiseaux.

C'est absolument faux ; ils contiennent surtout de la vitamine C dont les oiseaux n'ont pas besoin et certaines vitamines : B6, K, mais c'est tout.

Certains traitements détruisent les vitamines.

C'est également faux ; les antibiotiques arrêtent le développement des microbes intestinaux producteurs de certaines vitamines (K, PP, Biotine Acide Folique), mais ces traitements ne détruisent pas ces vitamines ; si l'alimentation en contient il n'y a aucun risque. Il en est de même des sulfa­mides et de divers anti‑infectieux. Toutefois la poudre de charbon peut fixer certaines vitamines et les rendre inactives.

Des vitamines trop anciennes sont nocives.

C'est faux, car si avec le temps, certaines vitamines se détruisent, elles ne deviennent pas toxiques. Le produit est moins actif, c'est tout. C'est la vitamine A qui subit le plus de pertes (en général, 10 à 15 % en un an en solution concentrée, mais jusqu'à 50 % en 2 mois, si elle est mélangée dans une farine ou dans des mélanges de minéraux). Les pertes sont ralenties quand le produit est conservé au froid.

L'huile de foie de morue est la meilleure pou un apport en vitamines.

Elle n'apporte que les vitamines A et D3, mais en même temps elle peut contenir des matières grasses nocives ayant un rôle d'antivitamine E et une action toxique. C'était autrefois la seule source de vitamines A et D, elle est restée longtemps la plus économique, mais cela n'est plus vrai maintenant.

Les vitamines naturelles sont préférables.

Cela n’est pas prouvé car les vitamines pures obtenues par synthèse sont identi­ques aux naturelles ; ces dernières sont contenues dans des aliments dont la teneur est variable ; en outre, elles ne sont pas toujours stables. De plus l'utilisation des vitamines suppose une bonne digestion ; les vitamines pures sont plus facilement assimilables, surtout par des oiseaux malades. La vitamine A naturelle (carotè­ne) est bien moins active que la vitamine A pure.

 QUELQUES PRÉCAUTIONS A PRENDRE DANS L'EMPLOI DES VITAMI­NES

 1‑ N'employez pas de biscuits vitaminés, de produits minéraux vitaminés, car beaucoup de vitamines sont détruites par la chaleur et les minéraux, ou plus exactement, si vous les employez, comptez pour nulle leur teneur en vitamines.

2‑ Donnez des vitamines régulièrement ; une à deux fois par semaine est un bon rythme. Certaines vitamines (A, D) pourraient être données une à deux fois par mois, car elles sont stockées dans le foie, mais ce n'est pas vrai pour toutes les vitamines.

3‑ Conservez les flacons de vitamines au frais (réfrigérateur si possible en été) et pas plus de 6 mois une fois entamés. A la longue, certaines vitamines peuvent se détruire partiellement ; elles ne deviennent pas nocives, mais le produit est moins actif ; vous pouvez y remédier en augmentant les doses de 10 à 20 %.

4‑ Evitez le soleil direct sur les abreuvoirs contenant l'eau additionnée de vitamines et dans tous les cas, ne gardez pas cette eau plus de 24 heures ; après ce délai, de nombreuses vitamines seront détruites. Si le traitement doit durer plusieurs jours, faites chaque jour le mélange des vitamines à l'eau.

5‑ En cas de maladie, de diminution d’appétit,  donnez les vitamines plus souvent ou en plus fortes doses, car les besoins sont accrus, et si l'oiseau mange moins, il absorbe moins des vitamines contenues dans ses aliments.

6 ‑N'employez pas une ou deux vitamines comme la B6 ou la B12 ou d'autres en général prises au hasard. Utilisez de préférence un produit polyvi­taminé équilibré, car un excès d'une vitamine B peut, par déséquilibre, équivaloir à une carence de certaines autres vitamines B (carence par déséquili­bre).

   

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:32

faisan6

 

UN PARQUET DE PONTE POUR FAISANS

Les petits parquets de ponte sont très gé­néralement préférés aux grands parquets. Ils permettent une bien meilleure surveillance de la ponte et un contrôle sanitaire beau­coup plus facile.

Tout comme pour les parquets d'attente, on choisira pour installer les parquets de ponte un sol sain et sec ; l'eau ne doit en aucun cas y stagner. Leur exposition au so­leil est un élément important car la lumière et le soleil jouent un grand rôle dans les processus physiologiques qui déterminent chez les oiseaux l'aptitude à la reproduction. En outre, les faisans devront toujours avoir la possibilité de se mettre à l'ombre en cas de forte chaleur.

Cet emplacement devra être isolé afin que les reproducteurs ne soient pas dérangés, tout en laissant à l'éleveur la possibilité d'exercer une surveillance efficace.

Un matériel simple et peu onéreux a été essayé avec satisfaction en Angleterre. Il est constitué par des panneaux démontables et interchangeables de 3 m de long et 1,50 m de haut qui peuvent être facilement reliés entre eux et ligaturés par des bouts de fils de fer afin de former un parquet de 6 m x 3m que l'on recouvre d'un grillage ou d'un filet.

Dans de tels parquets, on peut mettre faci­lement 6 à 7 poules avec 1 coq.

Ils présentent de nombreux avantages ; chaque élément démontable peut être con­fectionné par un amateur sans difficultés et à bas prix. De plus, les parquets après la ponte, peuvent être facilement démontés, lavés et désinfectés puis stockés en piles à l'abri des intempéries.

Enfin, ces parquets peuvent être déplacés au cours de la période de ponte pour donner aux oiseaux un sol neuf. Il est souhaitable de le faire trois fois par période.

On utilisera de préférence du bois résis­tant que l'on traitera pour le préserver con­tre l'humidité. Les planches du bas pourront être en sapin de pays, et seront traitées éga­lement.

Les reproducteurs seront mis en parquets un mois avant le début de la ponte soit, sui­vant les régions et les conditions atmosphé­riques, entre le 15 février et le 15 mars afin qu'ils puissent s'accoutumer les uns aux au­tres ainsi qu'à leur nouvel entourage. 

 

Parquet faisans 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:41

Rex russe-copie-1

 

LA REPRODUCTION AU CLAPIER EN PERIODE HIVERNALE

Dès l'approche de l'hiver, beaucoup de cu­niculteurs imposent à leurs reproductrices une période de trêve. Cette interruption de la reproduction est bien connue chez les la­pins de garenne vivant à l'état sauvage et cela est certes conforme à la nature où l'hi­ver est la grande période de repos. En effet, à  la saison des bourrasques et du brouillard, du froid et de la neige, l'ac­couplement est souvent contrarié : les fe­melles acceptent difficilement le mâle. Pour beaucoup d'éleveurs, l'hiver complique les problèmes de la nourriture qui revient alors plus chère. L’abreuvement par temps de gel ainsi que l'hébergement suscitent d'autres soucis.

Cette trêve hivernale présen­te effectivement des inconvénients certains :

‑ Les reproductrices s'engraissent facile­ment, se montrent souvent réticentes à l'ac­couplement au printemps ou soulèvent des problèmes de gestation, car une interruption du rythme de la reproduction où la régularité est un facteur de réussite, s'avère souvent néfaste.

‑ D'autre part, le fait de nourrir pendant 3 mois des reproductrices en non‑activité sou­lève des problèmes financiers qui, pour un élevage de chair par exemple, peuvent mettre la rentabilité à rude épreuve. Beaucoup d'éle­veurs sont ainsi obligés d'essayer de pro­duire des animaux toute l'année.

‑ En outre, pour avoir une commercialisa­tion régulière et pour garder sa clientèle, l'éle­veur ne peut pas toujours se permettre cet­te trêve qui risquerait de la lui faire perdre.

La situation se révèle donc très différente suivant que l'éleveur essaie de faire de son élevage une reproduction rentable laissant un bénéfice, une source de revenus ou se­lon que pour l'éleveur, c'est simplement un "hobby", un passe‑temps.

Nécessité faisant loi, l'éleveur qui veut faire reproduire ses bêtes en hiver se voit obligé de résoudre un certain nombre de problè­mes soulevés par la reproduction hivernale. Ces problèmes touchent divers domaines tels l'hébergement des reproductrices, l'alimen­tation et l'abreuvement.

 

L'HÉBERGEMENT

Dans les régions montagneuses où les températures négatives de ‑15 degrés sont fréquentes, les clapiers en plein air sont en général peu favorables à la reproduction hi­vernale. On peut créer une bonne installa­tion avec une certaine protection (auvent protecteur qui abritera les lapins, mais aus­si la personne qui soigne les bêtes du vent, de la pluie, de la neige) brise‑vents en paille ou en planche, orientation des clapiers vers l'est, face au soleil levant.

Pour la reproduction hivernale, l'idéal se­rait d'avoir des clapiers installés dans un endroit susceptible d'être chauffé, ce qui résout d'emblée le problème. Cependant, pour beaucoup d'éleveurs, cela n'est ni pos­sible, ni rentable. Néanmoins, le cuniculteur qui veut s'adonner à la production hivernale des lapereaux devra aménager des clapiers à l'abri des intempéries, soit à l'intérieur d'un garage, d'une grange, d'une étable désaf­fectée ou de tout autre local vacant. Mais le transfert du clapier glacé dans un local plus tempéré ne devra pas être brutal, un brus­que changement de température étant suscep­tible de provoquer une infection pulmonai­re. En outre, la femelle doit être installée dans son clapier plusieurs jours avant la parturi­tion pour éviter le stress. Il est préférable d'aménager à l'intérieur du clapier, qu'il soit en bois ou en fibrociment, une boîte à nid confortable de préférence sous la forme d’une nichette, et de mettre à la disposition de la reproductri­ce de la paille ou du foin en abondance.

Peu de jours avant la mise bas, la femelle garnit la boîte à nid de paille, de foin, de poils et bourre l'ouverture, offrant ainsi aux jeunes lapereaux un nid confortable et moel­leux où règne souvent une bonne chaleur alors que la température ambiante est net­tement négative. Certes, il faut veiller à ce que au moment de la parturition, certains lapereaux ne soient pas oubliés dans le cla­pier et qu'ils ne restent pas au dehors au moment de l'allaitement. Sous ce rapport, il est important de surveiller les cages d'une façon plus méticuleuse d'où un supplément de travail.

 

L'ALIMENTATION

Après le problème de l'hébergement, il ne faut pas oublier celui de l'alimentation. L'éle­veur nourrissant ses lapereaux avec des granulés ou des céréales n'aura pas telle­ment de difficultés sous ce rapport ; mais celui qui dispose d'un stock de racines et de tubercules devra veiller à ce qu'elles ne gêlent pas. Il faut donc bien doser la quanti­té distribuée, repasser un quart d'heure après la distribution pour ramasser ce qui n'a pas été consommé. Le problème le plus ardu est cependant celui de la boisson.

 

L'ABRIEUVEMENT

Même si le clapier est installé à l'intérieur d'un bâtiment abrité, si celui‑ci n'est pas chauffé, l'eau risque de geler. Lorsque l'abreuvement est automatique, il y a dan­ger de gel de la conduite. Par période de grands froids, il est donc préférable de cou­per l'eau courante, à moins de pouvoir ins­taller des cordons chauffants électriques et de calorifuger les conduites d'eau. Comme il est indispensable d'abreuver les reproduc­trices, surtout au moment de la parturition, l'apport d'une eau tiède s'avère nécesasire. Après l'abreuvement, il importe de rejeter le reste de l'eau afin qu'elle ne gèle pas. L'abreuvement doit être assuré de préférence pendant les heures les moins froides, vers midi de préférence.

De tout cela, il résulte que la reproduc­tion hivernale dans un élevage cunicole ne s'avère pas impossible, mais qu'elle exige une dépense supplémentaire de main­-d'oeuvre, de surveillance et d'investisse­ments.

 

Hollandais noir

 

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