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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 18:42
Prophylaxie sanitaire en colombiculture

PROPHYLAXIE SANITAIRE EN COLOMBICULTURE

 

La prophylaxie sanitaire est l'ensemble des mesures qui permettent d'éviter l'appa­rition ou l'extension des maladies et qui sont autres que les traitements des animaux constituant la prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire comprend les divers traitements du milieu où vivent les animaux et les mesures d'isolement qui permettent d'éviter le contact entre animaux sains et malades.

Les traitements du milieu réunissent toutes les mesures d'hygiène classique : nettoyage, désinfection, désinsectisation.

Les mesures d'isolement, de quarantaine de nouveaux oiseaux prennent une impor­tance toute particulière dans les pigeon­niers sportifs (voyageurs ou races pures) en raison des nombreux contacts des oiseaux avec des sujets de l'extérieur à l'occasion des concours, des expositions et des achats d'oiseaux à l'extérieur. L'élevage industriel ou simplement pour la chair ne connaît pas ces problèmes ou à un bien moindre degré.

 

LA PROPHYLAXIE D'ÉLEVAGE

Avant d'aborder ce problème, il faut bien comprendre ce qu'est une maladie, sa trans­mission et les réactions de l'organisme de l'oiseau atteint. Une maladie, au sens où on l'entend en élevage, c'est‑à‑dire d'origine infectieuse ou parasitaire, est pratique­ment toujours contagieuse. C'est le cas, de toutes façons, pour les grands problèmes qui concernent le pigeon : salmonellose, trichomonose, maladies respiratoires, ornithose.

Quand un oiseau atteint d'une maladie survit soit par guérison spontanée, soit par traitement, il en garde une immunité plus ou moins solide. Cette immunité, la femelle la transmet par l'oeuf aux jeunes pour une période limitée qui couvre les 2 à 3 premières semaines de la vie du pigeonneau. Chez cette espèce, elle est peut­-être renforcée par cet allaitement compa­rable à celui des mammifères, car le lait maternel, au moins tout au début de la vie, apporte un supplément d'anticorps.

Le jeune reçoit donc une protection pour ses premiers contacts avec le milieu où il va vivre et il peut ainsi commencer à cons­truire lui‑même sa propre immunité. Bien entendu, cela ne conduit pas à une protec­tion totale et cette protection par les anticorps maternels n'existe pas pour la salmonellose car le pigeon adulte porteur de salmonelle dans l'intestin ne produit pas d'anticorps. Il n'en est pas moins vrai que, dans un élevage, il se crée dans la population une certaine résis­tance aux agents pathogènes qui y sont présents.

 

LES AGENTS PATHOGENES : NOTION DE SOUCHE

Ce n'est pas parce qu'un pigeon est immunisé vis‑à‑vis de la salmonelle ou vis‑à­vis des trichomonas présents dans le pigeonnier qu'il sera à même de résister à toutes les salmonelles ou trichomonas. Il en est chez les microbes et les parasites comme chez les pigeons : un mondain et un pigeon paon sont tous deux des pigeons, pourtant quelle différence ! Une comparaison simple permet de mieux comprendre : vous élevez des gros mondains et votre voisin a protégé son jardin contre leurs incursions par un filet à larges mailles ; un beau jour, vous vous mettez à élever une petite race : elle passera à travers le filet et pourtant ce sont toujours des pigeons.

On comprend alors qu*une population peut être habituée à vivre avec certains agents pathogènes sans grand dommage sinon sans incident et que l'introduction d'un agent pathogène similaire, mais de souche différente, puisse causer une catastrophe ; l'inverse est également vrai et un pigeon venant de l'extérieur peut se trouver sans défense vis‑à‑vis des microbes qu'il trouve dans le pigeonnier où on l'introduit. A l'extrême, on peut voir ce pigeon être victime d'une trichomonose trouvée dans ce pigeonnier et les pigeons de ce pigeonnier être victimes d'une salmonel­lose apportée par le sujet étranger !

On voit tous les risques que représentent les achats fréquents d'oiseaux et le retour au pigeonnier des sujets ayant participé à des concours ou à des expositions ; alors que, dans les pigeonniers de consommation, les problèmes sanitaires se limitent au para­sitisme et aux maladies respiratoires, on peut dire que 19 cas de salmonellose au moins, sur 20, sont observés dans les pigeonniers dits « sportifs ».

 

LE MODE DE CONTAGION

Il varie suivant les maladies et se ait selon les cas : par l'air (inhalation de poussières, gouttelettes), par l'eau, par le sol (excréments) ou par inoculation (piqûres d'insectes). Chaque maladie a son ou ses modes de transmission principaux :

- par l'air : maladies respiratoires et ornithose ;

- par l'eau (d'un même abreuvoir) : tricho­monose ;

- par le sol et les fientes : salmonellose, vers, coccidiose et tuberculose ;

- par inoculation, variole.

Dans les expositions, le plus grand risque de contagion est par l'air, donc vis‑à‑vis des maladies respiratoires, sans parler de l'orni­those sans doute assez répandue dans ce type d'élevage pour ne pas présenter de risques (le problème des souches ne semble pas jouer pour l'ornithose comme pour la salmonellose ou la trichomonose).

Bien que les cages soient contiguës, la transmission de salmonellose est moins probable, de même celle de trichomonose, les abreuvoirs étant séparés.

L'introduction d'un oiseau dans un pigeonnier permet, par contre, tous les modes de transmission et cela pose la question de la quarantaine.

 

LA QUARANTAINE

Préconisée par certains, elle consiste à laisser tout nouveau sujet séparé des autres oiseaux pendant un temps déterminé avant son introduction dans le pigeonnier. C'est une mesure sage mais qui n'apporte pas de véritable garantie en pratique. Elle permet seulement, en effet, de déceler un pigeon qui serait en incubation d'une maladie, ce qui représente une éventualité assez impro­bable ; elle ne permet pas de déceler un simple porteur de germes ou de parasites qui, par définition, ne présente aucun signe particulier. La quarantaine n'apporte donc qu'une sécurité trompeuse, sauf si elle est assortie de traitements préventifs efficaces contre les affections les plus courantes, ce qui implique une durée de quarantaine relativement longue.

En conclusion, on peut dire que l'élevage sportif, avec ses mouvements continuels d'oiseaux, représente un maximum de risques sanitaires contre lesquels l'amateur a passablement de difficultés à lutter.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 17:48
Par les fortes chaleurs

PAR LES FORTES CHALEURS

 

En concevant votre programme de con­trôle de chaleur, la première chose à consi­dérer est la ventilation ; il devrait y avoir as­sez d'ouvertures à l'arrière du bâtiment pour qu'une ventilation croisée soit possible. Quel­ques poulaillers ont des panneaux à char­nières sur toute leur longueur. Ces panneaux s'abaissent ou se relèvent, ces derniers étant préférables parce qu'ils donnent de l'ombre.

En conjonction avec les fenêtres et les au­tres prises d'air de la façade, de tels pan­neaux, ouverts en grand, sont ordinairement­capables de provoquer quelques mouve­ments d'air, même par des journées chau­des et étouffantes, lorsqu'il semble qu'il n'y ait pas de moindre brise. Adapter de tels panneaux demandera peut‑être une modifi­cation de structure, ce qui peut être gênant. Cependant, on peut poser des fenêtres sup­plémentaires sur l’arrière des bâtiments ; elles peuvent faire l'affaire s'il y en a suffi­samment. Quelques "architectes en pou­laillers" recommandent de restreindre le nombre des fenêtres ouvrantes pour éviter les pertes de chaleur en hiver. C'est parfait s'ils indiquent d'autres arrangements pour ouvrir en grand les bâtiments en été. Par un chaud après‑midi d'août, avec 40 degrés à l'ombre et "pas un brin d'ombre", il n'y a rien de plus important que la ventilation.

Les bâtiments bien calfeutrés sont plus frais en été et plus chauds en hiver. Si vous n'iso­lez pas le bâtiment entier, en tous cas pre­nez soin du toit. Les toits peuvent être isolés avec des lattes, de la garniture isolante ou des panneaux isolants cloués directement sous la toiture ou bien sous la charpente. Le système employé dépendra du type de cons­truction, du coût et d'autres facteurs particu­liers à chaque aviculteur et qui le décideront. La méthode qui consiste à clouer des liteaux de chaque côté des chevrons du toit, de clouer sur ces liteaux des panneaux isolants et de clouer encore par dessus de nou­veaux liteaux pour bien maintenir les pan­neaux, a l'avantage supplémentaire du cous­sin d'air stagnant directement sous le toit. Elle requiert un peu plus de travail mais est plus efficace et durable. L'isolation des côtés est également importante.

Une des méthodes les moins coûteuses et pourtant des plus efficaces pour abaisser la température des parties supérieures du pou­lailler est de peindre le toit avec du blanc de zinc ou de la peinture à l'aluminium qui réflé­chissent les rayons du soleil au lieu de les absorber comme le fait un toit noir. Une dif­férence de 10° et plus a été enregistrée. dans des poulaillers dont les toits étaient et n'étaient pas peints de la sorte. Les toits de zinc ou d'aluminium ont évidemment le même effet que la peinture. Pour les poulaillers de ponte aux toits très inclinés, pour les arches, les poulaillers mobiles ou les autres cons­tructions à inclinaison (du toit) suffisante, ces matériaux sont à considérer. Pour les bâti­ments à toits plats, du type de l'appentis or­dinaire, la couverture métallique ne donne généralement rien de bon.

La bonne conduite de l'élevage intervient aussi dans le contrôle de la mortalité par coup de chaleur. "Poulailler surpeuplé" est synonyme de "troubles certains".

Même après avoir pris toutes les mesures préventives, il est bon d'avoir un programme d'urgence tout tracé. Les premiers besoins, ce sont des abreuvoirs supplémentaires. Plus la chaleur est forte, plus le besoin d'eau se fait impérieusement sentir à vos poules. Aug­menter le nombre des abreuvoirs à eau cou­rante n'est pas nécessaire mais, en cas d'ur­gence, vous devez avoir sous la main des seaux d'eau fraîche, des bassines et tous autres récipients de ce genre.

Le rafraîchissement par évaporation peut souvent abaisser la température de plusieurs degrés. Asperger les murs et le toit à l'inté­rieur et (ou) à l’extérieur est encore un bon moyen. Tout idée doit être étudiée et pré­sente à votre esprit si le temps va de mal en pis.

L'initiative individuelle est aussi importante en ce qui concerne les problèmes posés par les chaleurs estivales que dans n'importe quel autre cas. Ces suggestions, en plus des méthodes qu'un aviculteur bien organisé em­ploie dans son cas particulier, vous aideront à donner plus de confort à vos élèves, à prévenir les pertes, à maintenir la croissance et la ponte. Plus vous vous serez préparé à l'avance, plus efficace sera votre programme lorsque les fortes chaleurs seront vraiment là.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:20
Sevrage et alimentation des lapereaux

SEVRAGE ET ALIMENTATION DES LAPEREAUX

 

La chair de lapin, comme celle de tous les animaux à croissance rapide, a une grande valeur nutritive, due surtout au remarquable pouvoir d'assimilation des ali­ments que possèdent ces animaux ; en outre, les substances composant leur chair sont transformées de façon incomparable moyen­nant une alimentation équilibrée qui influe favorablement sur la croissance, donc sur la production qualitative et quantitative de chair.

Les protéines nobles de cette chair exquise, de haute valeur biologique, les graisses , les hydrates de carbone, les sels rninéraux, les vitamines, etc., sont produits par cet animal très utile qui se nourrit d'ali­ments variés sains et naturels tels que les fourrages, les céréales, les légumineuses et d'autres produits que seul le lapin réussit à utiliser avec de hauts pourcentages.

Les problèmes de nutrition du lapin sont certes les problèmes les plus impor­tants et les plus complexes que les éleveurs doivent étudier et résoudre.

L’état de santé général, la précocité et la rapidité de croissance, le bon indice de conversion de l'aliment en chair avec dimi­nution des coûts de production, l'utilité de l'élevage et surtout les caractéristiques de la chair dépendent surtout de l'efficacité des aliments administrés et des méthodes grâce auxquelles on les prépare.

La ration alimentaire doit être non seulement physiologiquement équilibrée mais aussi zootechniquement optimale, propre à satisfaire les exigences du lapin tant au point de vue plastique, énergétique minéral et vitaminique. Il ne faut pas négliger les besoins de l'animal compte tenu des diverses conditions physiologiques de la race, du sexe, de l'âge, etc. et aussi du facteur économique.

Ainsi, seulement peut‑on éliminer les dommages graves dérivant de déséquilibres alimentaires, tels que croissance lente, ballonnements, rachitisme, pelage terne, constipation, diarrhée, etc...

De plus, dans le but de favoriser la consommation de la ration d'aliments par l'animal, il est conseillable d'administrer des aliments appétissants car cela favorise la sécrétion gastrique et la sécrétion intestinale. En ce qui concerne la ration, les zootechni­ciens parlent d’une ration d'entretien et d'une ration de croissance.

La première pour offrir aux sujets la possibilité de susbsister.

La deuxième pour leur fournir les éléments indispensables à leur fonction éco­noniique, la croissance justement, base essentielle pour la production de chair.

 

LA TENDANCE

Aujourd'hui, on a tendance à alimenter les lapins, surtout dans les élevages semi-­intensifs et intensifs, en leur administrant presque exclusivement des aliments compo­sés granulés.

On obtient ainsi de bons résultats et surtout une baisse de la consommation et du gaspillage ainsi qu'une réduction de main‑d'oeuvre.

Négligeant la discussion sur les besoins en aliments du lapin dans les diverses périodes de production ‑ problèmes déjà traités - passons à l'importante question des sevrages.

 

LE SEVRAGE

La. période d’élevage plus ou moins opportune pour le sevrage des lapereaux peut être divisée en phases distinctes en rapport avec l'âge des sujets :

1. Sevrage très précoce (à 20‑25 jours). 2. Sevrage précoce (à 25‑30 jours). 3. Sevrage normal (à 35‑40 jours).

La croissance très rapide des jeunes lapins allaités par la mère donne à penser que le lait de la lapine est très riche en substances plastiques. C'est ce qu'on montré les analyses de nombreux auteurs.

On sait que plus le temps exigé pour doubler le poids du corps est bref, plus est élevé le contenu en protéines et sels minéraux du lait administré.

On doit en déduire ceci ‑ le sevrage, c'est‑à‑dire le remplacement du lait maternel par d'autres susbtances alimentaires doit toujours être pratiqué en tenant compte surtout du contenu en protéines et sels minéraux de la ration afin de satisfaire les exigences des jeunes sujets en croissance.

Si l'on n'agissait pas ainsi, la courbe de développement serait brisée avec malaises graves de nature consti­tutionnelle et pathologique.

Presque toutes les parties du corps de l'animal : peau, muscles, ligaments, tendons, masse cérébrale ainsi que les organes internes sont en majeure partie composés de substances protéiques.

 

LA RATION DE CROISSANCE

Donc la ration de croissance des jeunes sujets doit contenir de grandes quantités de protéines nobles et de sels minéraux bien plus que pour l'entretien des animaux adultes.

Ces derniers peuvent utiliser assez facilement les hydrates de carbone et les graisses mais ne réussissent pas, aussi bien, à fixer les substances protéiques et les sels minéraux, leurs besoins étant moins élevés, tandis que les jeunes animaux par rapport à leur propre poids et en comparaison des adultes demandent une quantité de nourriture moindre.

Le moment du sevrage est l'une des périodes de stress élevé pour la vie du jeune lapin ; c'est aussi l'époque d’un changement pour la lapine mère.

Aucune période de leur existence n'est aussi difficile et délicate. L’opération doit s'effectuer graduellement, sans passage brusque de ralimentation lactée maternelle à l'alimentation sèche .

Les divers systèmes de sevrage, en relation avec l'âge des lapereaux, demandent donc autant de techniques de sevrage différentes.

Le sevrage très précoce (20‑25 jours) n'est pas tout à fait conseillable pour de nombreuses raisons. Compte tenu du fait que les lapereaux commencent à sortir de leur nid à 16 jours durant l'été et à 21 jours durant l'hiver, qu'ils commencent à chercher de l'aliment mis à leur disposition quelques jours après et qu'ils remplacent leurs premières dents de lait à 21 ‑22 jours.

Le sevrage précoce (25‑30 jours) pourrait être pratiqué aisément par l'emploi de granulés suffiamment riches. Ces aliments doivent contenir le pourcentage nécessaire de subs­tances minérales et vitaminiques.

Le sevrage normal (35‑40 jours) est désormais d’une pratique courante ; ils est d'application plus facile avec les techniques modernes d’alimentation.

Pour en revenir au sevrage précoce, voici quelques considérations utiles : On a constaté que les lapereaux commencent à consommer spontanément l'aliment supplémentaire à 21 jours durant les mois chauds et à 25 jours durant l'hiver.

A partir du moment où ils commen­cent à consommer cet aliment le lait maternel prend pour eux une importance secondaire.

Durant les 4‑5 premiers jours d'ali­mentation mixte, les lapereaux absorbent autant de substances sèches d'aliment supplé­mentaire que de lait maternel.

Au moment du sevrage (30 jours), l'aliment représente 65% de l'aliment consommé et le lait maternel 35%.

De plus, on peut affirmer que les lapereaux consommeront d’autant plus d'ali­ments au moment du sevrage qu'ils ont absorbé plus de lait maternel durant les 25 premiers jours de leur vie, ceci juste au moment où augmentent les besoins en ali­ments de la nichée et où diminue la production lactée de la mère.

 

LA PRODUCTION DE LAIT

Quant à la production lactée de la mère, nous savons qu'au premier jour de lactation elle produit environ 40 g. de lait pour arriver à environ 220 g. après 20 jours, avec une moyenne journalière de 140 grammes.

On observe donc une très forte aug­mentation de la production lactée durant les trois premières semaines, suivie d'une diminution également très nette.

La lapine atteint donc le maximum de la production moyenne journalière de lait à 21‑22 jours après la mise bas avec 220 g ; à 42 jours la production se réduit à 110 g., à 60 jours à 60‑70 g. et à 70 jours à 40‑50 grammes.

En réalité, quand l'allaitement se pour­suit jusqu'à 60 jours de la mise bas, que représente l'apport maternel dans l'alimen­tation dun lapereau d'environ 2 kg. de poids vif ? Quantitativement presque rien, une gourmandise, un vice ou un divertissement.

Au cours de la première semaine de vie, un lapereau peut consommer de 15 à 20% de son poids en lait avec une seule tétée de 5 minutes par 24 heures et dans la période d'alimentation exclusivement lactée (de la naissance jusqu'à 21 jours), il en consomme environ 450 g., consommation qui se réduit au fur et à mesure qu'il absorbe d’autres aliments.

 

LA PERIODE DU SEVRAGE

En réalité donc, il convient d'effectuer le sevrage le plus tôt possible. En effet, il conditionne la mise en marche, dans la physiologie du jeune animal, des mécanismes de la digestion et de l’assirni­lation des aliments dans les autres périodes de sa vie et surtout dans la période qui suit le mécanisme particulier, délicat, difficile, spécifique et temporaire du sevrage.

On est donc amené à conseiller, compte tenu des techniques d'alimentation modernes et rationnelles, de sevrer les lapereaux précocement de façon qu'ils soient le plus tôt possible soumis au même régime d'alimentation que l'adulte, régime qui condi­tionne une croissance rapide dans la seconde partie de leur existence et qui conditionne également une production de chair d'excellente qualité.

Il convient de procéder sans changements brusques, au passage des aliments composés complets en granulés pour sevrage, aux aliments pour engraissement.

Ce programme de reproduction, si l'on envisage une période de 45 jours entre les mises bas, pourrait amener théoriquement à la production de 8 nichées par an, qui en pratique seront en moyenne 6 ou 7.

Enfin l'augmentation de 7 à 8 % du pourcentage de remplacement de l'effectif des reproducteurs par rapport aux femelles soumises à la règle de 4‑5 nichées par an, ne doit pas être considérée comme désavanta­geuse économiquement puisque la lapine, bien qu'ayant une durée moyenne de carrière productive inférieure, mettra bas cependant un nombre supérieur de lapereaux.

Nous pouvons donc affirmer que cette pratique qui rend possible la mise en oeuvre de normes de production plus poussées, permet d'obtenir des poids optimaux tant au sevrage qu'à l'abattage, de garder dans les limites raisonnables le pourcentage de morta­lité, et d’avoir de bons indices de conversion des aliments.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 04:08

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 03:56

POUR DE MEILLEURS RESULTATS

 

Voyons comment nous pourrons, dans nos volières, nos cours, nos jardins, obtenir des pigeons plus beaux, d'une forme plus agréable et d'une couleur plus flatteuse.

Pour être un bon colombiculteur, il faut quelques qualités indispensables : du juge­ment, de l'esprit de suite, de l'ordre, et quel­ques autres vertus, notamment la persévé­rance. On commencera par se procurer de bons pigeons, là où ils sont, s'assurer que l'on n'a pas reçu des « rossignols », ou des su­jets souffreteux, et par‑dessus tout n'en pas trop acheter, car on en serait vite dégoûté. Lorsque vous serez en possession de vos nouveaux élèves, ne craignez pas de leur donner de la place. Le pigeon n'aime pas à être à l’étroit. Si vous le lâchez, que ce soit lorsqu'il aura des jeunes ; vous aurez moins de chances de le perdre, et s'il s'écarte un peu, il reviendra beaucoup plus volontiers auprès de sa compagne.

Une fois installés, vos pigeons se mettent à repro­duire par couples.. Ils donnent alors des jeunes plus ou moins nombreux, plus ou moins beaux. C'est là que les difficultés commencent. L'éleveur devra, d'un oeil exercé, voir, dès le stade du nid, quels sont les meilleurs d'entre eux, pour éviter de garder, si possible pendant quatre ou cinq mois, des sujets sans grande valeur.

L'élevage des pigeons de couleur est en général plus facile, à ce point de vue, que celui des pi­geons dits de forme.

En effet, le plumage, la couleur, les mar­ques s'accusent dès le cri du nid. La forme est, au contraire, une chose fuyante, on­doyante, et plus assujettie à l'évolution de l'animal. Si l'on n'est pas très exercé, on pourra donc garder quelques semaines de plus, quelques mois peut‑être, un pigeon de forme. Mais on ne saurait jamais assez con­seiller à un éleveur de ne jamais garder pour l’élevage des sujets médiocres. Ceux‑ci, pour la re­production, n'ont jamais rien valu, et ne don­neront que par un grand hasard, dû à quel­que lointain atavisme, de rares sujets passa­bles, qui à son tour, ne produiront plus rien de bon.

Trop d'amateurs conservent avec des sujets de valeur des sujets secondaires. Ils en sont issus, disent‑ils. Ce raisonnement est fallacieux, car si des sujets médiocres, nous le savons trop, proviennent de très bons sujets, ce n'est pas une façon conve­nable de sélectionner que de les conserver. Il vaut mieux compter sur l'hérédité de bons pigeons que sur l'atavisme de médiocres. Une autre raison est qu'un sujet médiocre produit souvent plus qu'un bon sujet, mais des sujets presque toujours plus mauvais que lui‑même. Les mauvais auront donc tôt fait de prendre la place des bons. On peut sans aucun doute attribuer une partie des succès remportés par certains co­lombiculteurs, à une plus grande rigueur et davantage de sévérité dans la sélection. Il convient donc de considérer une fois pour toutes qu'un pigeon médiocre est un péril pour l'élevage.

Si l'on veut obtenir de gros et beaux pi­geons, il faut faire des croisements de sang. La taille aura tendance à augmenter si on fait reproduire, pendant la belle saison seulement. En ne laissant qu'un jeune, il sera nourri presque comme deux. Si on accepte d’obtenir des sujets de taille limitée, on élèvera trop tôt, ou en arrière ­saison, et on laissera toujours deux jeunes. On ne s'arrêtera sur cette

pente dangereuse que lorsque quelque si­gne nous montrera que la dégénérescence est là, et qu'il faut la combattre par un renou­vellement de sang.

La ressemblance est une chose essentiel­lement fugace ; c'est cependant un des points les plus dignes d'attention pour l'éle­veur qui veut diriger ses sujets vers un type déterminé qu'il s'est proposé d’obtenir. On a re­marqué maintes fois qu'en ligne directe et immédiate, chez la pigeon, la ressemblance avait une tendance à s'affirmer dans le sexe contraire ou pour mieux dire, qu'en général la pigeonneau mâle ressemblait à la mère, et le pigeonneau femelle au père.

Et comme, en tous cas, si ce n'est pas une loi assez générale, c'est du moins un fait très fréquent, l'éleveur ne devra pas hé­siter, si le type de l'un des deux parents lui convient mieux, à l'accoupler avec le jeune de sexe opposé qui lui ressemble, et à se débarrasser de l'autre type.

Ce faisant, il aura monté la première mar­che de l'escalier qui mène à la salle des ré­compenses. Et les résultats seront, de toutes façons meilleurs, surtout si le type n'est pas très fixé, qu'en accouplant ensemble frère et soeur.

La consanguinité diminue beaucoup la fé­condité, mais tout ce que l'on peut perdre de ce côté‑là (car on ne peut dépasser la limite le la santé), on le regagne sur la qualité et sur le bénéfice qu'il y a à établir un type et aussi bien fixé que possible. On a remarqué, aussi que la tendance des pigeons à res­sembler à leurs grands‑parents était aussi forte que celle qui les amène à ressembler à leurs parents. On aura donc intérêt à addi­tionner ces deux forces dans un élevage bien organisé.

Enfin, rappelons qu’il est toujours préférable de n'élever qu’un très petit nombre de races. Un collectionneur ne saurait être un éleveur et en colombiculture, c'est encore la pratique de l’élevage qui est la plus intéressante.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 18:08

TROUBLES ET ACCIDENTS

DUS AUX CARENCES MINERALES

 

HÉMORRAGIES MÉNINGÉES

La fragilité de la boÏte cranienne la rend plus sensible aux chocs ; à la suite de frayeur ou de bataille, ces chocs peuvent entraîner des lésions graves et mortelles qui sont évitées chez les sujets ayant une bonne ossification. Cette question des hémorragies méningées est du reste, complexe.

 

FRACTURES

Les fractures, chez les oiseaux, peuvent être favorisées par une ossifica­tion défectueuse; en général, cependant, elles restent accidentelles et indivi­duelles C'est seulement leur répétition qui doit attirer l'attention et faire suspecter des troubles de l'assimilation minérale ou des carences en minéraux ; il faut alors intervenir avec phosphate de calcium et vitamine D ou avec des préparations minérales solubles ; ne pas oublier que la vitamine D devra toujours être distribuée à part. en raison de son instabilité relative dans les préparations diverses et en particulier dans les biscuits dont la température de cuisson est incompatible avec une bonne conservation des vitamines en général.

 

OEUFS SANS COQUILLE

Les oeufs sans coquille ou à coquille fragile peuvent provenir d'une carence en calcium ; étant donné les besoins accrus de la femelle pendant la ponte, il est aisé de concevoir qu'un régime satisfaisant en temps normal, peut devenir insuffisant pour permettre la formation des coquilles normales. L'ap­port de calcium et de vitamine D, peut donc se trouver justifié mais il ne faut pas perdre de vue que d'autres carences, des anomalies ou affections de l'oviducte, peuvent aussi entraîner la production d'oeufs à coquille faible ou absente.

 

LE CHLORE ET LE SODIUM

Nous réunissons ces deux éléments car leur importance vient du fait que c'est leur combinaison, le chlorure de sodium qui se trouve dans l'organisme : toute l'eau qui représente les 9/10 de tout organisme animal contient 7,5 pour mille de chlorure de sodium. Un apport de sodium, sous forme de sel est donc nécessaire pour faire face aux pertes dues aux excrétions. les végétaux contiennent du potassium, mais en général très peu de sodium, et ne constituent donc pas une source valable. Les biscuits échaudés sont plus ou moins salés. Une pierre de sel, contenant si possible des oligoéléments, peut être mise, tout comme le calcium sous forme de carbonate, à la disposition des oiseaux ; il existe chez eux un mécanisme physiologique qui leur fait recher­cher le sel, dans la mesure de leurs besoins et cette libre distribution peut donc répondre à ces besoins, tout en évitant un excès, qui pourrait être dangereux.

 

LE MAGNÉSIUM

Ce métal entre pour une part dans la constitution des os ; il est en géné­ral présent dans divers suppléments et aussi dans les végétaux, de telle sorte que les besoins sont habituellement couverts sans que l'on ait à s'en soucier.

 

LES OLIGOÉLÉMENTS

Ce sont les métaux qui sont nécessaires en très faibles quantités ; ils sont représentés par le manganèse, le fer, le zinc, le cuivre et le cobalt. On a voulu y ajouter le nickel mais cela ne semble pas justifié.

 

LE MANGANESE

C'est l'oligoélément qui, en proportion, est nécessaire en quantités assez importantes : 30 à 40 milligrammes par kg de ration totale ; la carence en manganèse peut entraîner certaines anomalies intéressant les pattes, mais chez certaines espèces seulement et chez les nidifuges, car ces anomalies semblent liées à la marche précoce (cailles). Chez tous les oiseaux, la carence entraîne de mauvai­ses éclosions avec malformation du bec, des paupières, des pattes qui sont courtes et grosses.

 

LE FER

Le fer rentre dans la composition de l'hémoglobine, pigment rouge du sang, et c'est à ce titre qu'on le considère comme antianémique. Les besoins sont faibles et en général assurés par une alimentation normale.

 

LE CUIVRE

Nécessaire au même titre que le fer, il joue aussi un rôle antianémique, Les besoins sont de l’ordre du dixième de ceux du manganèse.

 

LE ZINC

Il est présent dans la plupart des tissus mais pas dans le sang. Il est nécessaire à la formation de nombreux enzymes. Les besoins se situent autour de 20 mg par kilo d'aliment.

 

LE COBALT

Ce rnétal existe dans la molécule de vitamine B12. Les doses nécessaires sont extrêmement faibles. Il aurait une action sur la formation des gIobules rouges mais peut‑être indirectement, en favorisant la formation de B12 par la flore intestinale. Le cobalt est présent surtout dans les plumes.

 

LES MINÉRAUX ET L'EAU DE BOISSON

Il existe une influence très importante de la teneur de l'eau en minéraux sur la quantité d'eau consommée par les oiseaux ‑ plus l'eau est minéralisée, plus les oiseaux boivent. Il n'est donc pas logique, bien que la formule puisse paraître séduisante, de donner systématiquement les minéraux dans l'eau de boisson en particulier le chlorure de sodium ; il risque de s'ensuivre une consommation d'eau accrue qui peut entraîner des diarrhées, purement mécaniques et nullement graves d'ailleurs. Le problème ne se pose évidemment pas pour les oligoéléments car la faiblesse des doses nécessaires ne peut avoir de répercussion sur la consoammation d’eau.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 16:46

L’ENTREE EN PONTE

 

VARIATIONS DE LA CONSOMMATION

on observe une modification de la quanti­té de nourriture absorbée, aussi bien par les poulettes sur le point de pondre, que par celle étant déjà entrées en période de ponte, Cette modification ne concorde pas avec le taux de consommation moyen du troupeau entier.

Pendant le mois qui précède son entrée en ponte, la poulette consomme une quantité à peu près égale de nourriture. Quatre jours avant la ponte du premier oeuf, la consommation baisse d'environ 20 % ; elle reste à ce niveau jusqu'à la ponte.

Durant les quatre premiers jours de ponte, la consommation quotidienne aug­mente rapidement ; elle continue à aug­menter à un rythme plus modéré pendant environ quatre semaines. Passé ce cap, l'augmentation est plus lente.

Au regard de ces données. il paraît logique de suivre les recommandations des experts et d'augmenter la quantité de nour­riture distribuée au moment où les premiè­res poulettes entrent en ponte. Seules celles qui en ressentent le besoin augmen­teront leur consommation.

Il convient d*accroître progressivement pendant une période de dix jours la quantité de nourriture distribuée au troupeau ; à la fin de cette période, le troupeau entier doit alors recevoir cette même ration augmen­tée, car à ce moment‑là un grand nombre de poulettes seront sur le point de pondre, et devront avoir suffisamment de nourriture à leur disposition.

 

AUGMENTATION DU POIDS VIF

Le poids vit moyen du troupeau com­mence à augmenter dès que les premières poulettes entrent en ponte. Les augmen­tations sont relativement importantes pendant les deux à trois mois suivants cette période, puis deviennent moins sensibles.

Nous pouvons donc conclure que la pro­duction d'oeufs exige un poids vif élevé ; les besoins nutritionnels des poulettes sont en augmentation durant cette période de gain de poids.

En étudiant chaque individu, nous remar­quons que le poids vif augmente principa­lement pendant les deux ou trois semaines qui précèdent la ponte du premier oeuf, et la semaine qui la suit.

Le poids vif augmente ensuite très lente­ment pendant 10 à 12 semaines. Certaines poulettes peuvent même perdre du poids.

Souvent, les éleveurs tiennent compte de la courbe de gain moyen de poids vif du troupeau entier ; comme nous l'avons vu, elle ne correspond pas à la courbe de gain de poids vif des individus ; ceci justement parce qu'elle n'est qu'une moyenne.

Par exemple : à la fin de la troisième semaine de ponte, le troupeau comportera :

1) Des oiseaux n'ayant pas commencé à pondre, mais dont le poids vif augmente rapidement.

2) Des poulettes entrées en ponte dont le poids vif augmente à un rythme plus lent.

3) Des poulettes dont le poids vif n'a pas encore entamé sa courbe ascendante.

Les gains de poids avant et après le premier oeuf ne correspondent pas à l'aug­mentation ou à la réduction de la consom­mation alimentaire. Pendant les deux se­maines qui précèdent la ponte du premier oeuf, la consommation alimentaire n'est pas en augmentation ; par contre. il y a un gain important du poids vif.

Après la ponte du premier oeuf, la consommation alimentaire augmente, tandis que le poids vif reste constant. ou peut même être en réduction pendant 10 à12 semaines.

Durant cette période, le taux de ponte est très élevé. Il est nécessaire, pour qu'elles atteignent le taux de ponte maximum pendant cette période, que le poids vif des poulettes augmente. L'aug­mentation de la consommation alimentaire est en relation avec un taux de ponte élevé, et non pas avec une augmentation de poids vif.

Un troupeau de poulettes en croissance sera obligatoirement composé d'individus de taille différente. Les poulettes les plus grandes entreront en ponte les premières et atteindront un poids déterminé au moment où le premier oeuf est pondu.

Au fur et à mesure que les plus petites entrent en ponte, elles atteignent un poids sensiblement égal à celui de leurs consoeurs plus précoces. Ceci tient en partie au fait que la période de croissance est relative­ment plus longue pour des pondeuses retar­dataires.

Même après l'entrée en ponte, toutes les poulettes n'auront pas le même poids vif. Parmi les poulettes productives. il y a des grandes, des moyennes, des petites.

Celles qui étaient les plus grandes durant la période de croissance seront les plus grandes adultes. celles qui étaient plus petites resteront plus petites que les autres pendant la période de ponte.

 

LES BESOINS EN CALCIUM SONT TRIPLES

Pendant la période de croissance. les besoins d'une poulette en calcium sont rela­tivement faibles ; la ration de croissance comporte environ 0,9 % de calcium. Lors de l'entrée en ponte ces besoins sont presque triplés ; un supplément de calcium est nécessaire à la formation des coquilles des oeufs.

Le calcium passe directement de l'aliment dans la glande de l'oviducte responsable de la formation de la coquille ; il peut égale­ment être stocké dans certains os, princi­palement dans le canal médullaire du fémur ; des dépôts calcaires se forment éga­lement aux extrémités du fémur et sur le cortex ; ce calcium passe ensuite dans l'ovi­ducte au fur et à mesure des besoins.

Évidemment lors de la formation d'une coquille, ces deux sources sont utilisées, car aucune des deux ne fournirait seule suffi­samment de calcium.

Normalement des dépôts de calcium importants se forment dans les os juste avant la ponte du premier oeuf. De cette façon, la nature assure un stock de calcium suffisant pour la formation du premier oeuf et des suivants.

Ce n'est que durant les deux semaines qui précèdent le premier oeuf que se forme ce premier dépôt de calcium.

Pendant la première période de ponte, il est indispensable que les dépôts de calcium dans le squelette soient suffisamment importants, afin d'assurer un taux de ponte élevé. Cependant, il semble qu'une consom­mation excessive de calcium, soit pendant la période de croissance, soit pendant la période de ponte, puisse freiner la produc­tion.

Il convient donc de ne pas augmenter la quantité de calcium contenu dans la ration plus de 10 jours avant l'entrée en ponte des premières poulettes.

Les dépôts de calcium dans le squelette des premières poulettes risquent certes d'être réduit, mais les dernières poulettes souffriront moins que si elles en avaient consommé trop tôt et excessivement.

 

LE PROGRAMME D'ÉCLAIRAGE

Un taux de ponte élevé pendant les premières semaines dépend entièrement d'une augmentation de la durée d'éclairage. Elle stimulera la fonction de sécrétion hormonale de l'hypophyse ; les hormones à leur tour stimulent la glande ovaire, les ovules mûrissent et la production d'oeufs peut débuter.

En général, cette réaction à la modifica­tion du programme d'éclairage met de 7 à 10 jours, période nécessaire à l'ovule pour atteindre son développement entier. Le nouveau programme doit donc débuter environ 10 jours avant la ponte du premier oeuf.

Le décalage de sept semaines entre l'entrée en ponte des premières poulettes et celle des dernières implique qu'aucun programme d'éclairage ne saurait convenir a l'ensemble des oiseaux. Il convient donc d'augmenter la durée d'éclairage dès l'apparition du premier oeuf dans le troupeau.

Les premières poulettes à entrer en ponte souffriront de cette technique, la modification du programme d'éclairage ne produisant chez elles que peu de réaction hormonale ; mais les dernières ne souffri­ront pas d'une entrée en ponte avant l'éta­blissement d'un poids vif convenable. L'ap­plication de cette technique a un autre avantage, car elle retarde l'entrée en ponte des poulettes précoces tout en avançant celle des poulettes retardataires.

Le prolongement de la durée d'éclairage jusqu'à 14 heures par jour doit être appli­qué brusquement en début de production ; il doit être accompagné d'une consomma­tion alimentaire accrue.

Une plus importante distribution de nourriture avant la modification du pro­gramme d'éclairage provoque des gains excessifs de poids vif, car l'ovulation n'est pas stimulée ; en revanche, le prolonge­ment de la durée d'éclairage sans augmen­tation de la ration alimentaire provoquera une ovulation chez les poulettes ayant atteint la maturité sexuelle, mais le manque de nourriture se fera sentir dans la production des oeufs.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:14

LA CONDUITE D’UN PETIT ELEVAGE DE LAPINS

 

Le lapin se prête particulièrement bien à l'élevage sur une petite échelle. Les échecs ou demi‑échecs que connaissent certains sont dus uniquement à l'ignorance de quelques principes essentiels concer­nant l'alimentation, l'habitat et les traite­ments. Voici des conseils élémentaires, fa­ciles à mettre en pratique.

 

LE LOGEMENT

Trop souvent, dans les petits élevages, le lapin est mai logé. Les principaux défauts sont : le manque de place ; le manque de lumière ; le manque d'hygiène. Pour une lapine qui doit élever ses petits, il faut pré­voir une cage de 1 m x 0,70 m, et jamais moins d'un demi mètre carré (0,70 x 0,80). La petite dimension sera la profondeur de la cage, la grande, la façade. Il est courant que les clapiers préfabriqués soient de di­mensions trop petites, et c'est le cas de nombreux clapiers en ciment : il faudrait souvent faire une cage avec deux ! Le ma­tériau importe peu : ciment, bois ou métal. Il faut connaître seulement quels sont les inconvénients de chacun.

Ciment : il faut mettre sur le sol de la cage un lattis de bois ou un grillage pour garder une litière sèche.

Bois : les lapins sont des rongeurs et at­taquent montants et parois ; il faudra leur donner des branches à ronger.

Métal : les cages en métal ne convien­nent que pour un élevage intérieur ; en plein air, elles sont froides et les petits ne résisteront pas.

L'équipement des cages doit comprendre un râtelier pour herbe et fourrage ‑ une mangeoire pour pâtée et céréales ou granulé ‑ un abreuvoir facile à nettoyer. Si le sol est en grillage sans litière, il faut prévoir une boîte à nid, caisse plate où la lapine pourra faire son nid, et où les petits seront à l'abri du froid.

 

CONDITIONS D'AMBIANCE

Pour les jeunes sevrés, ne pas mettre plus de 10 à 12 lapereaux par mètre carré. Une excellente solution est la cage suspen­due ou " bac à lapins " qui peut mesurer 1 m x 2 m avec 0,50 m de profondeur. Un couvercle est inutile. Le tout peut être sus­pendu au plafond ce qui facilite le net­toyage, en évitant les pieds. Le fond est en grillage à mailles carrées ou rectangulaires de 1 x 1,5 cm. Les côtés sont en grillage ordinaire. Si le bac est suspendu, sans pieds, il est conseillé de le fixer d'un côté à un mur pour éviter le balancement, cause d'insécurité pour les lapereaux.

La lumière n'est pas indispensable à la santé du lapin alimenté correctement, mais elle agit sur la reproduction. La diminution de la durée du jour en automne est la prin­cipale cause des refus d'accouplement, et un éclairage artificiel complémentaire peut être utile pour assurer 15 heures de lumière par jour; il n’est pas nécessaire qu’il soit puissant.

La température : en principe, le lapin adulte passe pour peu frileux et pour redou­ter plus la chaleur que le froid. Cependant, il craint beaucoup les courants d'air, même très faibles, qui peuvent causer le coryza, et cela d'autant plus que la température est plus basse. Une reproduction régulière n'est obtenue que si la température ne des­cend pas au‑dessous de 9 ou 10 degrés.

 

L'ALIMENTATION

Le lapin n'est pas difficile et peut vivre d'herbes variées sans présenter de troubles graves, mais la croissance des jeunes sera lente. La croissance la plus rapide est ob­tenue avec les aliments complets en granu­lé, mais pour les utiliser sans problèmes, les conditions d'élevage doivent être parfai­tes, ce qui est rarement le cas en petit éle­vage.

La meilleure solution, pour le petit éle­veur, est sans doute une alimentation mixte qui assure une croissance assez rapide et permet d'utiliser les produits naturels (herbe, produits du jardin, restes ménagers comme le pain dur, etc ... ), associés à des céréales, du son et bien entendu, foin et fourrage, et même paille. L'herbe ne sera jamais ramassée le long des routes et che­mins où elle est trop souvent souillée par les excréments de chiens porteurs de té­nias (risque de cysticercose). Il est néces­saire de compléter cette alimentation par des vitamines (deux fois par semaine), et des minéraux donnés de préférence dans l'eau de boisson.

Le lapin mange souvent, parfois peu à la fois, et il prend sa nourriture surtout la nuit. Mangeoires et râteliers ne doivent jamais être vides. Un distribution irrégulière d'ali­ments peut être cause de troubles, surtout chez les jeunes. Ne pas donner d'aliment en farine sèche qui a tendance à se coller et à s'accumuler dans les narines. Si l'on emploie des farines, il faut les humecter lé­gèrement (consistance dite " frisée ") mais dans ce cas, il ne faut pas laisser séjourner d'aliment non consommé dans les mangeoi­res (risque de fermentation). Enfin, et mal­gré une opinion très répandue, il ne faut pas croire que la verdure est la cause des diarrhées, du gros ventre et autres acci­dents.

 

LA TRANQUILLITÉ

On sait maintenant que tout ce qui dé­range, inquiète ou effraie le lapin peut être à l'origine de troubles et de maladies diver­ses, et en particulier des diarrhées comme la typhlite. Le lapin est un animal très ner­veux, qui a besoin de tranquillité. Eviter le bruit inutile et surtout inhabituel et inopiné. Ne pas mélanger de jeunes d'âge trop diffé­rent, et proscrire les changements de cages sans nécessité réelle. Ne pas laisser les enfants jouer avec les lapereaux et les at­traper. Il faut cependant reconnaître que, dans les petits élevages, les lapins habitués à voir souvent du monde, s'apprivoisent vite et sont moins farouches. Les cages fer­mées sur plusieurs côtés sont plus sécuri­santes pour eux.

 

L'HYGIÈNE

La coccidiose, ennemi numéro un de tout élevage, se transmet par les crottes et le fumier. Un nettoyage fréquent des cages ou mieux, un grillage ou un lattis de bois qui laisse passer urines et excréments, sont des mesures essentielles. Ne jamais ou­blier qu'aucun désinfectant, malgré certai­nes publicités, ne peut détruire les cocci­dies.

Il faut aussi supprimer les moustiques qui transmettent la myxomatose et un insecti­cide efficace en émulsion, dilué dans l'eau et pulvérisé autour des clapiers, permet cette destruction de façon très convenable.

 

RYTHME DE REPRODUCTION

On voit souvent les petits éleveurs sevrer les jeunes à 2 mois et même plus, et atten­dre parfois encore un mois avant d'accou­pler la lapine. C'est une grosse perte de reproduction, car entre 4 et 5 semaines, la lactation de la lapine se tarit, et il est inutile de laisser les jeunes plus longtemps avec elle. Celle‑ci, entre‑temps, aura été accouplée 16 ou 17 jours après la mise‑bas, ce qui donne une portée tous les 45 à 50 jours.

Cependant, certains éleveurs expérimen­tés estiment que le fait de laisser les lape­reaux avec leur mère plus longtemps est pour eux un facteur de tranquillité pouvant éviter certains accidents. C'est une opinion qui doit être prise en considération.

Attention de ne pas avoir de lapines trop grasses : c'est la cause principale des refus d'accouplement. Eloignez la cage du mâle de celles des lapines. Pendant la fin de la gestation et le début de l'allaitement, don­ner un composé minéral phosphocalcique dans l'eau de boisson des lapines ; cela augmente la sécrétion lactée et évite les accidents de la mise‑bas, tels que la fièvre de lait, les lapines qui mangent leurs petits, l'entérotoxémie etc ...

 

MALADIES ET TRAITEMENTS

Une bonne alimentation, de bonnes con­ditions d'hygiène et toutes les mesures pro­pres à éviter l'inquiétude et les frayeurs constituent la meilleure défense contre les maladies. Cependant, la coccidiose intesti­nale des lapereaux est difficilement évitable sans traitements préventifs corrects. Elle cause souvent des mortalités après le se­vrage, mais elle peut aussi évoluer sous une forme lente, avec amaigrissement et croissance très ralentie. Les jeunes sont seuls atteints, et les adultes se portent par­faitement. La coccidiose intestinale ne cause pas de lésions sur le foie ; ces der­nières sont dues à une coccidiose particu­lière qui ne fait jamais mourir les lapins. La coccidiose intestinale ne provoque pas tou­jours le " gros ventre ", mais seulement la diarrhée et la mort en 3 à 5 jours.

On peut donc perdre, par coccidiose in­testinale, des lapereaux présentant un foie sain, et sans gros ventre. C'est une mala­die que l'on peut heureusement éviter main­tenant, de façon sûre, par un traitement ré­gulier avec un produit moderne. Il faut aus­si noter qu'il n'existe pas de vaccin contre la coccidiose, et ce terme est parfois donné abusivement à des produits injectables an­ciens et peu efficaces, comme l'huile thy­molée qui n'assure aucune protection pro­longée. Les diarrhées qui surviennent par­fois malgré l'anticoccidien ne sont pas dues à la coccidiose. Leur évolution peut être très rapide (mort survenant en 12 en 24 heures), mais leurs causes sont très com­plexes et encore mal connues. L'inquiétude des lapins et leur alimentation jouent un rôle. On peut souvent les éviter en donnant un correctif alimentaire dans l'eau, mais c.est surtout en ajoutant un complément ali­mentaire efficace que l'on aura des résul­tats complets grâce à l'apport de vitamines, de végétaux aromatiques, et surtout d'aci­des aminés dont nos recherches ont mon­tré l'action déterminante sur ces diarrhées.

Le coryza sous sa forme légère d'écoule­ment nasal clair et d'éternuements n'est pas microbien il est dû au froid, aux courants d'air, à la poussière, à l'ammoniaque qui se dégage des litières trop vieilles. Par contre, quand le coryza est purulent, ou dans les troubles pulmonaires, (pasteurellose), l'em­ploi d'un produit spécifique est indiqué.

La gale des oreilles est fréquente et forme des croûtes jaunes et épaisses au fond des oreilles. Traitement simple et très efficace par une ou deux applications d'anti­gale.

La myxomatose ne peut être sûrement évitée que par une vraie vaccination faite en piqûres, avec un vaccin lyophillisé (vac­cin en poudre et solvant en deux flacons). Les produits injectables tout prêts à être in­jectés, ou les produits à donner dans l'eau, sont totalement inefficaces. Il en va de même pour la maladie hémorragique à virus.

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 18:25
L'habitat des aquatiques d'ornement

L’HABITAT DES AQUATIQUES D’ORNEMENT

 

L'eau douce pour nager et boire est indis­pensable aux oiseaux aquatiques d'ornement ; que ce soit de l'eau de canalisation qui se mélange lentement à l'eau de pluie ou bien l'eau d'une rivière, d'un ruisseau, d'un étang ou d'un lac, amenée à leur lieu de séjour, n'a que peu d'importance.

Cette eau doit, évidemment, être aussi pure que possible et ne pas contenir de déchets industriels ; pour les cygnes elle doit avoir au moins 1 m de profondeur, les oies et les canards se contentent de 40 cm.

Le passage subit de l'eau naturelle à l'eau de canalisation et vice versa n'a pas de mauvaises conséquences pour la santé ; les oiseaux aqua­tiques d'ornement sains supportent aussi faci­lement de grands changements de tempé­rature, grâce à leur couche de graisse protec­trice.

Nombreux sont encore ceux qui s'imagi­nent que les oiseaux aquatiques d'ornement doivent disposer d'une grande étendue d'eau ; rien de plus faux. Premièrement, un oiseau aquatique vit souvent dans la nature, sur un terrain très limité où il est obligé de pourvoir lui‑même à sa subsistance ; deuxièmement, la pratique a démontré qu'on peut obtenir d'excellents résultats d'élevage sur des surfaces relativement restreintes, à condition de fournir aux oiseaux de la nourriture variée.

Une nappe d'eau de 16 m2, entourée de quelques mètres de pelouse et/ou d'un taillis suffit à un couple de cygnes. Les oies et les canards se contentent de moins encore mais, comme toutes les espèces d'oies broutent, la superficie de l'herbage importe plus que celle de l'eau. Un petit bassin suffit à un couple de canards d'ornement.

Les oiseaux aquatiques d'ornement n'ont pas besoin d'abris coûteux pour la nuit ; de même qu'à l'état sauvage, ils préfèrent passer la nuit sur l'eau que sur la terre où d'innombra­bles ennemis les guettent. Par gel rigoureux et prolongé, ils doivent pouvoir disposer tous les jours d'eau dépourvue de glace, afin d'entre­tenir leur plumage en bon état. En toute cir­constance, la glande sécrétant la graisse doit fonctionner.

Plus le plan d'eau et son entourage sont vastes, plus grand est le nombre d'espèces d'aquatiques pouvant y vivre, A l'approche de la maturité sexuelle, chaque espèce a cependant besoin de sa propre zone de nidification, que le futur couple défendra âprement. A défaut de possibilités de s'isoler, des combats seront livrés, qui peuvent avoir des consé­quences mortelles. Surtout parmi les oiseaux de la même espèce, la rivalité est souvent acharnée ; bien des fois les cygnes n'impor­tunent pas les canards, mais poursuivent les oies. Les canards sont plus accomodants entre eux que les oies ; celles‑ci, une fois adultes, peuvent se combattre violemment au printemps. Le seul moyen efficace est d'ins­taller des grillages pour séparer les couples ; pour des oiseaux convenablement éjointés, un mètre de hauteur suffit.

Les bassins artificiels en béton ou en caoutchouc synthétique ne doivent pas avoir de rebords trop abrupts ni coupants car, par temps sec, quand le niveau de l'eau baisse, les poussins et même les oiseaux adultes ne pourront pas franchir cet obstacle. Chaque oiseau aquatique, bien qu'il séjourne volontiers dans son élément naturel, veut de temps en temps quitter l'eau pour s'ébrouer, vagabonder dans l'herbe ou s'étendre au soleiL

C'est pourquoi les oiseaux aquatiques d'ornement doivent pouvoir disposer, à côté d'un plan d'eau, d'un lopin de terre ferme, autant que possible planté d'herbe, de roseaux, d'iris et de jeunes arbres. Cette végé­tation les protègera du soleil trop violent en été, des averses, et du vent glacial en automne et en hiver. Cette bande de terre peut aussi servir aux oiseaux de lieu de nidification.

En général, les oiseaux aquatiques d'ornement ne détruisent ni les plantes, ni les fleurs ; ils leur sont, au contraire, utiles, car il dévorent les hannetons, les larves, les limaces, les moustiques et les mouches. Bien que les oiseaux aquatiques d'ornement s'attachent énormément à leur entourage et se rappellent exactement l'endroit fixe de leur nourrissage, leur instinct naturel les pousse souvent à se déplacer vers d'autres réservoirs d'eau. Pour les en empêcher, on peut entourer leur terrain d'un grillage en accordéon. Lorsque les oiseaux ne sont pas pourchassés et ne se livrent pas querelle, ils peuvent, surtout les cygnes, bénéficier d'une complète liberté après avoir bien appris à connaître le milieu ambiant.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 10:32

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Géant papillon

 

 

 

NE  PAS  CONFONDRE

COCCIDIOSE HEPATIQUE  ET  CYSTICERCOSE

 

 

 

Le foie, en raison de son rôle et de ses relations avec de nombreux autres organes, est le siège de lésions dans de nombreuses maladies.

Les lésions les plus fréquentes sont :

‑ des lésions jaunâtres de dimension et d'aspect assez variables, contenant un pus liquide jaunâtre. Elles sont spécifiques de la coccidiose hépatique,

‑ des lésions allongées vermiculaires de 1 mm de large sur 1 /2 à 2 cm de long, blanc jaunâtre, qui représentent des lésions anciennes de cysticercose ;

‑ des vésicules contenant un liquide clair et un point blanc, en suspension dans le liquide. Chaque vésicule est un cysticerque.

 

COCCIDIOSE HÉPATIQUE

 

C'est une forme de coccidiose très fréquente, mais, cliniquement moins grave, en général, que la coccidiose intestinale ; les lésions qu'elle cause sont souvent trouvées à l'autopsie ou à l'éviscération des animaux destinés à la boucherie. Ces lésions, à moins d'être très nombreuses et d'envahir la tota­lité du foie, n'entraînent pas, en général, de troubles visibles, ni même de ralentisse­ment important de croissance . En revanche, elles déprécient gravement les sujets de boucherie, la plupart des personnes non averties les considérant comme des lésions de tuberculose.

 

CAUSE ‑. la cause est une coccidie spéciale eimeria stiedae . les parasites ingérés par le lapin sous forme d'ookystes, s'ouvrent dans l'intestin et libèrent les sporozoïtes qui vont envahir les conduits biliaires. où leur évolution se poursuit pour aboutir aux ookystes qui, par la bile, sont véhiculés dans l'intestin, et éliminés avec les crottes. Tout ce qui a été dit des coccidies de l'intestin, est vrai ici aussi : sporulation, résistance aux antiseptiques, aux conditions exté­rieures, etc...

 

SYMPTÔMES : en général, la coccidiose hépatique passe inaperçue du vivant de l'animal, si les lésions sont peu nombreuses. Tout au plus, peut‑il y avoir un ralentisse­ment de croissance. Dans les formes plus graves, assez rares, il peut y avoir amai­grissement, diarrhée, voire même morta­lités dans les formes très sévères, quand le foie est totalement envahi.

 

LÉSIONS: les lésions de coccidiose sont irré­gulières. souvent en léger relief, jaunâtres : elles contiennent un pus jaunâtre, liquide, qui s'écoule quand on les ouvre ; dans les lésions anciennes, ce pus est plus consis­tant.

 

DIAGNOSTIC : il est facile à l'autopsie, d'après l'aspect caractéristique des lésions, mais on peut le confirmer au microscope, par la découverte des ookystes dans les lésions et dans la bile.

 

PROPHYLAXIE: elle est la même que pour la coccidiose intestinale.

 

TRAITEMENTS ‑ les divers traitements indiqués pour la coccidiose intestinale sont utilisables, mais le traitement préventif systématique est encore plus indispensable contre cette maladie, dont les signes exté­rieurs sont peu précis.

Quand elle est constatée dans un élevage, lors de l'abattage, le traitement préventif doit être fait de façon irrégulière ; comme pour la coccidiose intestinale, c'est surtout le traitement préventif qu'il faut appliquer. Il est d'ailleurs difficile de juger des résul­tats du traitement curatif sur les lésions, car on ignore leur importance avant le trai­tement.

 

CYSTICERCOSE

 

La cysticercose peut entraîner sur le foie deux sortes de lésions :

1 ‑ Présence de cysticerques normaux sous forme de vésicules de 5 à 6 mm de diamètre, renfermant un liquide clair et un point blanc, qui est la larve du ténia

2‑‑ Présence de lésions blanchâtres allon­gées, vermiculaires de 1 à 2 mm de large sur 10 à 15 mm de long. Cette forme allongée fait que certains éleveurs non prévenus les décrivent comme des vers du foie ».

Il s'agit de lésions anciennes, provoquées par le cheminement des larves de ténia à travers le tissu hépatique ou à la surface du  foie ; ces larves ont environ 3 mm et pourraient être prises pour des petites douves ; les sillons qu'elles creusent, d'abord hémorragiques. se remplissent de bile. de débris divers, puis se sclérosent en prenant cet aspect blanchâtre. A ce stade, les larves ont quitté le foie. et ont en géné­ral gagné le mésentère, où elles sont enkystées, sous forme de cysticerques. Quelques unes restent dans le foie, sous la forme de cysticerques déjà décrits.

Le lapin qui absorbe des herbes souillées par des excréments de chiens porteurs de ténias adultes dans leur intestin, ingère des oeufs de ces ténias. Cet oeuf libère une larve qui quitte l'intestin. et passe dans divers tissus et se fixe dans le foie. ou sur le mésentère. en formant une petite vésicule de la grosseur d'un pois, dans laquelle on voit un point blanc de 1 à 2 mm. dans un liquide clair cette vésicule constitue le cysticerque on les trouve souvent très nombreux en grappe, le long de l'intestin, autour de l'estomac et dans le foie ; chez le chien qui absorbe ces cysticeriques, la larve est libérée, se fixe dans l'intestin, où elle donne un ténia adulte, ténia pisiformis ou ténia serrata.

 

Le traitement de la cysticercose est consi­déré comme impossible ; en général d'ailleurs. on la découvre à l'autopsie et à l'éviscération, car, quand elle reste modérée et limitée au mésentère. elle n'entraîne pas de troubles particuliers. Quand elle est intense et atteint le foie, elle entraîne l'anémie et la mort.

Pour le traitement de cette affection, certains auteurs ont proposé, autrefois, l'extrait de fougère mâle. mais sans preuves décisives. Certains éleveurs considèrent que le traitement à la phénothiazine élimine les cysticerques. mais les preuves sont difficiles à apporter.

La prophylaxie découle directement de ce que nous savons du cycle évolutif du parasite, cycle qu'il faut rompre :

1 ‑ en ne ramassant pas d'herbe pour les lapins, le long des chemins fréquentés par les chiens :

2 ‑ en vermifugeant les chiens réguliè­rement (niclosamide 8 ctg par kilo);

3 ‑ en ne donnant jamais à manger aux chiens des viscères crus de lapin.

 

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Nain japonais

 

 

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