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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 17:32


Poule naine bottée


L’INCUBATION NATURELLE

Normes de base

Une fois en possession des oeufs à cou­ver, deux possibilités s'offrent pour mener à bien l'incubation. C'est une question de con­venance personnelle et des moyens ; le choix est laissé entre la poule couveuse et l'incu­bateur.

Voici la description du matériel et des ins­tallations constituant l'unité d'élevage néces­saire pour réussir une couvée naturelle de douze oeufs. On multipliera le nombre de ces uni­tés en fonction de la quantité d'oeufs dispo­nibles.

 

LE NICHOIR

Il s'agit d'une boîte en bois, sans fond, d'en­viron 75cm de côté, dont le toît en pente sera recouvert de papier goudronné. La façade, éventuellement doublée par un panneau grillagé à mailles fines pour éviter l'intrusion des rats, sera constituée de barreaux verti­caux, celui du milieu étant amovible, afin de permettre à la poule de sortir pour se nour­rir et prendre de l'exercice. Ce nichoir sera disposé à même le sol, sur un terrain nive­lé, protégé d'une humidité excessive et, bien entendu, des ruissellements éventuels, ain­si que des vents froids du nord et de l'est .

Le fond de ce nichoir, constitué par du grillage à mailles fines, sera garni de terre meuble et humide sur une épaisseur de 5 à7 cm. Cette terre sera tassée, et on façon­nera, au centre, une petite dépression en forme de soucoupe. Le tout sera recouvert d'une petite couche de foin ou de paille fine.

 

LE PARQUET D'ÉLEVAGE

Il peut être installé à même le sol. En fait, il s'agira d'un simple enclos aménagé de­vant le nichoir avec lequel il communiquera. Il aura environ 1,50 m. de long et 0,75 m. de large. Les côtés, hauts de 0,40 m. seront en planches, et le dessus, entièrement grilla­gé, comportera une trappe de visite. Pour plus de facilité, ce parquet pourra n'être mis en place qu'au moment de l'éclosion des oeufs.

A noter que nichoir et parquet devront obligatoirement être orientés face au sud, et pourront être déplacés lorsque les jeu­nes seront nés, pour que ceux‑ci disposent d'un parcours propre parce que fréquemment renouvelé.

 

L'INCUBATION

On pourra s'être assuré, au préalable, que la poule est prête à répondre aux services que nous en attendons, en disposant dans le nid, pendant deux ou trois jours, des oeufs ordinaires que l'on remplacera par les oeufs définitifs, si tout va bien. Lors du premier contact avec le nid, on laissera la poule s'ins­taller d'elle‑même, puis on s'assurera qu'el­le recouvre bien tous les oeufs. A partir de ce moment, le barreau amovible sera mis en place et ne sera enlevé qu'une fois par jour, à l'heure du repas. La couveuse profi­tera de ce moment pour prendre un peu d'exercice, et pour vider son intestin.

S’il s’agit d’oeufs de palmipèdes, on mettra cette occasion à profit pour les asperger lé­gèrement avec un peu d'eau tiède. La meilleure méthode consiste à utiliser un petit pulvérisateur ou à plonger la main dans l'eau et à secouer les gouttes au‑des­sus du nid, en prenant soin d'éviter un ex­cès d'humidité. Cette opération sera, si pos­sible, effectuée chaque jour.

Il ne faut jamais aider à l'éclosion. Pen­dant la durée de celle‑ci, on se souviendra que la poule couveuse ne doit pas être dé­placée et qu'il faut la laisser faire. Dès que les jeunes oiseaux seront secs, le parquet sera installé et le barreau central du nichoir sera enlevé. Si nécessaire, on mettra en place une petite planchette pour permettre aux nouveau‑nés d'entrer et de sortir facile­ment du nichoir.



Poule-Marans.jpg

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 17:55

Gloster corona-copie-1

Gloster Corona.  (photo Canaris couleur et posture - Belgique)

                                    
                                         
NOTES ET CONSEILS D’ELEVAGE


Un oiseau d'élevage, mâle ou femelle, doit être bien en chair quand on le prend en main, et en le portant à proximité de l'oreille, on peut constater si, dans sa res­piration, on entend un léger bruit. Dans ces cas, le sujet ne convient pas à l'élevage car il souffre d’une affection respiratoire qui ne peut que le handicaper et présenter un danger pour ses congénères.

Des oiseaux maigres couvent généralement tard en sai­son.

Des vieux mâles accouplés avec de jeunes fe­melles produisent, de l'avis général, davantage de femelles. Des femelles âgées et de jeunes mâles donnent au contraire de nombreux sujets de sexe masculin.

Un mâle peut être entouré de deux fe­melles, parfois même de trois. Beaucoup d'éleveurs rejettent la polygamie et ne don­nent au mâle qu'une femelle. Ils trouvent contraire à la nature de mettre plusieurs femelles avec un mâle dans une cage d'éle­vage parce que, disent‑ils, chez un oiseau à l'état sauvage on ne trouve pas de sem­blables arrangements.Il y a d'ailleurs, en liberté, plus de mâles que de femelles, ce qui exclut la constitution des «harems».

Le désir de s’accoupler est assez prononcé chez la femelle même si on la tient sépa­rée du mâle.

On peut facilement se passer du mâle quand il s'agit de nourrir les jeu­nes.

Amateurs, ne donnez pas à vos oiseaux des perchoirs trop minces et ronds. Ils doi­vent de préférence être carrés (1,5 cm de largeur avec angles arrondis). L'oiseau est ainsi à même de bien se tenir et de se diri­ger plus aisément.

Des femelles pondent depuis deux jus­qu'à six ou sept oeufs, mais la moyenne varie de trois à cinq. Le dernier oeuf pondu est généralement de couleur soutenue.

Les jeunes femelles pondent plus d'oeufs que les vieilles. Après cinq jours, on peut déjà remarquer si un oeuf est incubé ou non. Les oeufs couvés deviennent plus fon­cés.

Quand la femelle nourrit bien les jeunes pendant les premiers jours d'élevage, cela est de bon augure pour l’avenir de la couvée. Par contre, si après un ou deux jours vous constatez que les jeu­nes ne poussent pas (ou très peu) et que l'intérieur du bec devient jaunâtre, vous risquez fort de les perdre. Si vous avez plusieurs nichées de la même date, vous pouvez partager les jeunes parmi les femelles qui nourrissent bien.

Une fois les jeunes sortis de l'oeuf, l'éle­vage exige des soins spéciaux. Il faut régu­lièrement vérifier les nids, de préférence après la distribution de pâtée. Ne laissez jamais la pâtée trop longtemps dans les godets car elle devient aigre et fermente. Changez‑là chaque jour et même plus souvent par fortes chaleurs.

Dès que les jeunes quittent le nid, net­toyez celui‑ci à fond après avoir brûlé son contenu, ceci afin de détruire éventuelle­ment la vermine et notamment les poux.

Ne séparez pas trop tôt les jeunes de leurs parents, si possible pas avant qu'ils aient atteint l'âge de cinq semaines. Lais­sez les oisillons vivre en paix et soignez-­les régulièrement.

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 16:52

 

Hoki femelleHoki femelle

 

L’ELEVAGE DES FAISANDEAUX

 

Depuis qu'il existe des aliments compo­sés pouvant être donnés seuls dès le deuxième jour, la nourriture des faisandeaux n'offre plus de difficultés. On s'attachera tout au long de l'élevage à observer une hygiène rigoureuse et l'on s'efforcera de suivre la nature d'aussi près que possi­bie.

 

Elevage avec poule meneuse

C'est encore une méthode très répan­due et l'on en rencontre presque autant de variantes qu'il y a d'éleveurs ; chacun d'eux l'adapte à ses nécessités propres notam­ment en fonction de la position de l'éle­vage, de la nature du terrain et de son boi­sement ainsi que de l'importance même de l'élevage, du matériel et du temps dont il dispose.

Certains éleveurs, lorsqu'ils ont des reproducteurs de plusieurs races différen­tes, mélangent les oeufs dans les couvées et font adopter par les poules meneuses des couvées mixtes pour éviter que les poules ne tuent certains des faisandeaux.

 

Adoption :

Au maximum deux jours après l'éclosion,  on fait adopter les faisandeaux par une poule dans une boîte d'élevage en lui don­nant un, puis deux faisandeaux, tout en observant ses réactions (il arrive en effet assez souvent que des poules se révèlent de mauvaises mères et tuent les faisan­deaux).

De grandes précautions devront être pri­ses pour éviter que les faisandeaux ne se refroidissent surtout s'ils viennent d'une pièce chauffée ou d'une sécheuse électri­que.

On donnera à chaque poule, des faisan­deaux éclos le même jour, au nombre de 18 à 20 si c'est une grosse poule. Le pre­mier jour, ils resteront enfermés avec la poule dans la boîte d'élevage.

Si le temps est beau, le second jour les faisandeaux auront la possibilité de sortir au soleil dans un parc en grillage adapté exactement sur le devant de la boîte. En cas de mauvais temps, ou de soleil trop fort, on protègera les faisandeaux en dis­posant sur le parc un carton imperméabi­lisé. Les boîtes devront être fermées cha­que soir avant qu'il ne fasse frais et ouver­tes chaque matin dès la rosée disparue.

Les fonds des boîtes seront laissés pen­dant la première semaine. Le parc s'éten­dra si possible à la fois sur de l'herbe et sur un espace sablonneux. On déplacera les boîtes de manière à conserver un sol toujours propre aux faisandeaux.

Au bout de 8 à 10 jours, on enlèvera le parc en laissant la possibilité aux faisan­deaux de s'écarter dans la verdure envi­ronnante qui doit les protéger aussi bien du vent que des ardeurs du soleil et des rapaces.

 

Élevage en parquets volants:

On dispose souvent de bois brut de scie­rie qui permettra de confectionner un par­quet dans des conditions relativement peu onéreuses.

On peut s'arranger pour faire des pan­neaux démontables qui permettront de stoc­ker facilement les éléments en pile en de­hors de la saison d'élevage.

Ces parquets seront placés sur un ter­rain plat ou en plan incliné, en veillant à ce que le bas adhère bien au sol et ne laisse aucun passage possible aux nuisibles.

On choisira de préférence un sol herbeux. Les premiers jours, on s'assurera que l'herbe n'est pas trop haute afin d'éviter que les faisandeaux ne s'égarent ou ne se mouillent.

L'adoption se fait dans des boîtes d'éle­vage comme précédemment. Chaque boîte d'élevage pourra être fixée à l'ensemble de manière à faciliter les déplacements du parquet. Ceux‑ci peuvent être effectués par un homme, ou mieux, par deux, en prenant toutes les précautions voulues pour ne pas écraser les faisandeaux.

Les premiers jours (pendant une durée qui variera de 3 à 8 jours, suivant le temps et l'époque), on sera obligé de fermer les boîtes chaque soir dans les parquets.

On s'assurera que le sol sous les boîtes (elles sont sans fond) reste propre et l'on déplacera au besoin légèrement les par­quets. En dehors de ces petits mouvements, les parquets n'ont pas besoin d'être dé­placés avant la fin de la première semaine. Au cours de la deuxième semaine, on procèdera à deux déplacements, trois au cours de la troisième, puis un par jour par la suite jusqu'à six semaines.

 

Elevage artificiel

On peut également élever des faisan­deaux d'un jour en salle ou en poussinière, avec une éleveuse chauffante. On adapte au local un parc en grillage couvert (qui pourra être constitué par des panneaux démontables) installé sur l'herbe. Celle‑ci doit être fauchée avant de mettre les fai­sandeaux dans le parc et enlevée afin d'évi­ter qu'elle ne s'acidifie.

Il faut en général élever deux fois moins de faisandeaux qu'on n'élèverait de pous­sins avec le même matériel.

Le parc en grillage jusqu'à deux ou trois semaines aura 6 m x 3 m pour 100 faisan­deaux. Puis il sera porté à 12 m x 3 m jus­qu'à la fin de la cinquième semaine.

Le sol du local peut être constitué par une litière de paille hachée qui doit avoir 6 cm d'épaisseur au moins. Il peut égale­ment être fait d'une couche de 3 cm de gra­villon très fin recouvrant une couche de ci­ment.

Dès que l'on a reçu les faisandeaux d'un jour ou dès qu'ils sont secs (s'ils provien­nent de l'élevage), on les place (encore une fois avec toutes les précautions possibles pour leur éviter d'avoir froid) sous l'éleveuse chauffante. Celle‑ci doit être réglée de ma­nière à donner sous elle une température de 33°environ au ras du sol. Cette tempé­rature sera abaissée progressivement en fonction de la température extérieure de manière à entretenir une température d'une vingtaine de degrés au bout de quelques jours.

Le premier jour, il faudra surveiller les faisandeaux pour voir s'ils apprennent à utiliser l'éleveuse chauffante.

L'aération du local doit être suffisante sans cependant créer de courant d'air.

Un des inconvénients de l'élevage en salle est le picage. On s'efforcera donc de faire sortir les oiseaux le plus souvent et le plus tôt possible, dès le deuxième jour s'il fait beau et chaud ; toutefois pas avant que l'herbe ne soit sèche, les premières se­maines.

On les gardera ainsi tant qu'ils auront be­soin de la chaleur de l'éleveuse soit quatre à cinq semaines.

 

Alimentation des faisandeaux

 

A l'éclosion, les faisandeaux sont pour­vus de réserves alimentaires (restes du vitellus de l'oeuf) qui leur permettent de jeû­ner pendant 24 à 48 heures.

S'ils sont élevés avec poules meneuses, celles‑ci leur apprendront à picorer et pour cela il est bon qu'elles soient elles‑mêmes habituées à l'aliment qu'il est recommandé de leur apporter quelques jours avant la date prévue pour l'adoption.

Lorsqu'ils sont élevés artificiellement, il faut vérifier qu'ils viennent bien tous manger (on placera abreuvoirs, soucoupes et plus tard des mangeoires en dehors de la zone chauffée par l'éleveuse). Le qua­trième jour, il faudra les habituer à manger à l'extérieur de la boîte d'élevage.

Trois mangeoires de 40 cm suffisent pour 100 oiseaux. Les premiers jours on utili­sera l'aliment présenté en semoule (ou miettes).

L'aliment est donné à volonté; les oiseaux se rationnent d'eux‑mêmes. Il faut prévoir, pour les quatre premières semaines pour chaque faisandeau, envi­ron 600 grammes d'aliment.

 

La verdure :

Les faisandeaux doivent avoir très jeu­nes la possibilité de manger de la verdure. S'ils n'ont pas d'herbe à leur disposition, on leur donnera des salades coupées en petits morceaux que l'on changera chaque jour afin qu'elles soient toujours fraîches.

 

L’eau :

L'eau de boisson, claire et propre, doit être tenue à la disposition des oiseaux à volonté car ils boivent beaucoup. On utili­sera de préférence des abreuvoirs à niveau constant, soit des abreuvoirs syphoïdes du com­merce soit des abreuvoirs confectionnés avec une boîte de conserve percée de deux trous sur les côtés et retournée sur une soucoupe creuse. Leur taille sera toujours en rapport avec l'âge des faisandeaux afin que ceux‑ci ne puissent s'y noyer ni même s'y mouiller et qu'ils ne puissent non plus salir l'eau de leurs déjections. Trois abreuvoirs d'un litre sont suffisants pour 100 faisandeaux. Les abreuvoirs seront tenus très propres et désinfectés souvent.

 

Le gravier : 

Les gravillons ou petits silex nécessai­res au bon fonctionnement du gésier des oiseaux devront être distribués, si les fai­sandeaux n'ont pas la possibilité d'en trou­ver par eux‑mêmes dans le sol. On donnera toujours le gravier le plus gros possible eu égard à la taille des oiseaux afin d'éviter que des graviers trop petits ne passent directement dans l'intes­tin.

On évitera que les faisandeaux ne man­gent l'agrainage de la poule en donnant à cette dernière du maïs, dont le grain est trop gros pour eux.



Boite d'élevage

Parquet volant de 3 m x 1,80 m et 1,20 m de haut.
Bois utilisé : montants de 5 x 5 cm, traverses de 2,7 cm x 8 cm. Grillage à mailles de 2 cm
Pourtour en planches sur 0,60 m de haut. Porte : largeur 0,60 ,m ; hauteur 0,90 m.


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 18:29

Nain chinchilla

                   VEILLER A UNE BONNE INSTALLATION DU CLAPIER


L'élevage du lapin obéit à des règles gé­nérales applicables à toutes les formes d'éle­vage, familiales, amateurs et professionnels.

L’éleveur familial qui recherche un joli rôti pour son repas du dimanche. L'amateur qui  élève pour le seul plaisir d'avoir le plus beau sujet à une exposition. Le pro­fessionnel qui produit quelques centaines de sujets par an, doit obéir à ces quelques règles.

Trop souvent, dans de nombreux clapiers, qu'ils entrent dans une de ces catégories, ou bien du fermier qui se rapproche du pro­fessionnel, il se produit des hécatombes de jeunes lapereaux qui peuvent faire croire que le lapin est un animal très difficile à élever, ce qui est absolument faux. Que penserait-on d'un éleveur qui ne nettoierait jamais son étable ou son écurie, qui donnerait à manger n'importe quoi et n'importe quand à ses vaches ou à ses chevaux ?

                                                                   LE LOGEMENT

Il y a plusieurs façons de concevoir le lo­gement.

Construire soi‑même son clapier, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde, soit qu'on n’en ait pas les moyens, le temps, la capaci­té, l’outillage ou la place.

Le plus souvent on aura intérêt à acheter un clapier chez un spécialiste qui vous four­nira du matériel standard permettant de vous agrandir.

Toutefois, il y a trois sortes de clapiers : en bois, fibre‑ciment et ciment. De tous, le meilleur est le bois parce qu'isotherme.

Le ciment présente l'inconvénient d’étre un peu froid l'hiver ; l'humidité de l'air et la res­piration des lapins se condensent sur les parois. L'été, le ciment est trop chaud.

Quelles sont les bonnes dimensions des cases  ?

Pour les races moyennes (Fauves de Bourgogne, Blanc de Vienne, etc.), 60 cm sur 80 cm et 50 cm de haut. Pour les petites races (russes et autres), 60 cm sur 60 cm et 50 cm de haut.

Votre clapier étant acheté, comment  le monter ? Quelle orientation lui donner ?

Si vous disposez d'un hangar éclairé, la question ne se pose pas.

A défaut, il faudra orienter le clapier à l'est ou au sud‑est, jamais au sud, ni à l'ouest. L'orien­tation au nord est préférable aux deux autres car si le lapin ne souffre pas du froid en hi­ver à cause de sa fourrure, on aura la pos­sibilité d'abriter les cases avec des toiles ou des paillassons.

Il est possible d’obtenir des naissances au mois de février sans qu’il y ait des pertes dans les nids. Alors que l'été, le lapin est obligé de su­bir la chaleur souvent à l’origine d’accidents.

Le clapier étant monté à l'est ou au sud-­est, il faudra prévoir un auvent afin de pou­voir assurer le service commodément par temps de pluie. Cet auvent devra protéger la façade sur deux mètres, de façon à pouvoir circuler à l'abri avec une brouette pour faire la distribution de nourriture ou procéder au nettoyage des cases par tous les temps.

Dans l'installation d'un clapier fonctionnel, on aura intérêt à cimenter le sol sur une largeur de deux mètres afin de pouvoir faciliter le service pour le nettoyage du sol et même la récupération du fourrage ou de la paille tom­bée à terre, chose impossible  pour des raisons sanitaires, sur le sol est en terre battue.

Le clapier étant acheté, mon­té, orienté convenablement, avec un abri au‑dessus et s'avançant de deux mètres sur toute sa lon­gueur, le sol étant en dur sur cette même largeur, il nous res­tera à meubler l'intérieur des cases avant de loger nos futurs reproducteurs, afin qu'ils puissent y trouver un confort suffisant pour leur per­mettre de se reproduire dans les meilleures conditions d'hygiène.

Il convient de ne pas oublier que le lapin est un animal  propre et qu'il éta­blira ses toilettes dans un coin de la case. Si celle‑ci n'est pas nettoyée régulièrement, soit au minimum chaque semaine, le fumier s'accumulera et la pauvre bête devra vivre dans ses ex­créments, ce qui entraînera le cycle infernal des maladies.

Il est donc indispensable de mettre en place sur le ciment, un caillebotis dont les lattes seront espacées de 1 cm et rabotées pour un meilleur respect des mesures d’hygiène.

Avec ce plancher, les crottes passeront entre les lattes et le lapin sera toujours au sec ; une poignée de paille complètera sa couche.

On doit maintenant installer sa mangeoire. Evitez les mangeoires en ciment, dont la manipulation n'est pas très commode et la désinfection encore moins.

En plus de la mangeoire, le râtelier est indispen­sable pour les fourrages et surtout les four­rages verts qui fermentent rapidement. Souvent, la mortalité au clapier n'a pas d'autre cause qu'une météorisation (ventre gonflé) due à la fermentation de la verdure ingérée par le lapin. On trouve dans le commerce des râteliers très simples et fonctionnels qui évitent bien des déboires et permettent d’économiser le fourrage.

Il faut évidemment compléter le petit mobilier de case par l'indispensable abreuvoir. Pour obtenir de beaux et nombreux  la­pereaux, il est indispensable que la mère donne beaucoup de lait, et pour ce faire, il faut absolument nécessaire de lui donner à boire à volonté et en permanence.


Rex russe

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 17:47

Pigeon voyageur

                                           L’ETAT PHYSIQUE DU PIGEON

Quelle que soit la race et quel que soit le gabarit du pigeon, c'est toujours l'état phy­sique du sujet qu'il importe de surveiller.

Un bon colombophile se doit de créer une souche de pigeons au physique aussi par­fait que possible, et dont l'état de santé ne laisse en rien à désirer.

Il choisira ses reproducteurs pour la pro­chaine saison parmi les sujets ayant passé les rigueurs de l'hiver, sans qu'il ait eu d'ob­servations à noter au sujet de leur compor­tement et de leur santé.

Le pigeon, par la prise en main et au pal­page doit, en tout temps, avoir le corps bien arrondi et un plumage doux au toucher ; dans la volière, il doit toujours avoir une prestan­ce de vivacité et de santé.

Il est nécessaire pour l'éleveur d'établir un inventaire où tous les pigeons seront ins­crits par leur sexe, le numéro de bague, la couleur du plumage ou le dessin, la forme, la tenue et le port, où tout ce qui est visible sera inscrit. Le bon amateur ne considère pas l'hiver comme une période de repos ou de vacances.

Pendant la période d'hiver, il doit prépa­rer l'avenir. Aujourd'hui l'éleveur doit, par sa patience, sa volonté, son énergie et son savoir dans le but recherché, tendre toutes ses forces pour obtenir le résultat désiré.

A l'avant printemps, il sera temps, d'éta­blir le bilan de l'inventaire et des observa­tions et il faudra être très sévère dans le choix des futurs reproducteurs, qui est lié aux projets d'accouplements. Ce sera pour l'éle­veur la période cruciale, où il doit se déter­miner dans le tri de ses futurs reproducteurs et devra agir très durement en éliminant tout ce qui pourrait provoquer des déficiences dans la génération suivante. Seules, les qualités physiques parfaites au plus haut degré, permettront à l'éleveur d'obtenir une descendance améliorée ou tout au moins, maintenue.

Ainsi, les familles créées par l'éleveur, se reproduiront selon une norme ; une moyen­ne familiale dans les limites de quoi on trou­ve, si l'on a affaire à des reproducteurs d'élite, un pourcentage très faible d'excellents jeu­nes et un pourcentage de mauvais jeunes qui ne tarderont pas à rejoindre la marmite.

Donc seront éliminés de suite tous les jeu­nes pêchant par leur état physique. Pour­quoi vouloir élever des faiblards qui toute leur vie seront plus ou moins déficients, quand il est possible d'élever des sujets sains et vigoureux qui eux, sont seuls porteurs de tous les attributs de leur race, ne l'oublions jamais.

Le succès en élevage est là.

EXAMINEZ VOS PIGEONS

Vos pigeons sont‑ils bien portants ? De nombreux signes extérieurs vous le prouve­ront. Ouvrez leur le bec, regardez la langue : celle ci‑doit être d'un beau rose vermeil. Examinez la gorge : celle‑ci sera d'un beau rose également. Toute manifestation d'in­flammation sera vite décelée, et dans ce cas votre pigeon n'est pas sain. Appuyez sur les narines : si un suintement se produit, ce serait alors un signe de coryza. Les caroncules du nez se­ront bien blanches, couvertes d'une fine pellicule, également blanche.

   Voulez‑vous savoir si vos pigeons respi­rent sans bruit, sans difficulté ? Le soir, ren­dez‑vous au colombier et, dans le calme, vous entendrez les sujets dont la respira­tion s'accompagne de râle.

Examinez les plumes. Celles‑ci doivent être recouvertes d'une légère couche onctueuse et bien blanche. Le plumage doit être brillant. Lorsque les pattes ne sont pas bien rouges et que les fientes adhèrent aux plumes du cloaque, l'appareil digestif ne fonc­tionne pas bien. Les yeux, qui sont le miroir de la santé, seront secs et brillants.

Vous pouvez prévenir et remédier à bien des situations anormales en distribuant des vitamines et en donnant à vos pigeons, dans l'eau de bois­son, les produits appropriés.



Boulant de Hesse 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:19


Coq d'Alsace nain

 

L’ELEVAGE DES COQUELETS

 

Si dans un troupeau de reproducteurs, les coqs ne représentent que 8 à 9% du cheptel, ils sont responsables de 50% de la qualité des poulets produits. En outre, ils créeront à l'éleveur des frais importants qui auront bien entendu une incidence sur le prix de revient de chaque poussin.

Pendant la période de croissance des coquelets, il est recommandé de distribuer un aliment moyennement énergétique (1800 à 1850 calories par kilo), et conte­nant entre 15 et 16% de protéines. Si une nourriture de ce genre est donnée à discré­tion, les sujets s'alimenteront mieux que s'ils disposaient d'une quantité contrôlée d'un aliment à haute énergie. L'utilisation d'aliment en farine plutôt qu'en granulés oblige les coquelets à manger pendant plus longtemps, et diminue les risques de ba­tailles.

Au-delà de huit semaines, il est préféra­ble d'élever coquelets et poulettes séparé­ment. Les poulettes lourdes sont en effet soumises, la plupart du temps, à un pro­gramme de restriction alimentaire; lorsque les mâles font partie du troupeau, ils sont généralement sous‑alimentés.

De l'âge de huit semaines et jusqu'à ce qu'ils soient placés en poulaillers de repro­duction, chaque coquelet doit pouvoir dis­poser d'au moins 15 cm de longueur de mangeoires. Celles‑ci seront très espacées les unes des autres afin que les sujets les plus timides puissent se nourrir normalement. En agis­sant autrement, on risque de perdre un cer­tain nombre de bons coquelets.

Toujours dans le but de réduire les per­tes, il convient d'aménager çà et là des perchoirs qui permettront aux sujets dominés d'échapper à leurs poursuivants.

Si nécessaire, on peut équiper les mâles de lunettes anti‑picage et leur raccourcir les ongles. Ces précautions permettent de ré­duire les pertes par suite de batailles et évi­teront aux poules d'être blessées pendant les accouplements futurs.

On sélectionne les coquelets à l'âge de huit ou neuf semaines. Cela présente deux avantages importants :

1) C'est l'âge idéal pour sélectionner les sujets les plus vigoureux.

2) Les mâles les moins bons pourront être sacrifiés comme poulets à rôtir.

La recherche a montré que la courbe de croissance varie suivant les sujets. Si on estime que les poulets devront être vendus à huit ou neuf semaines, il faut sélectionner les futurs reproducteurs au même âge. C'est l'occasion pour l'éleveur de choisir les individus les mieux conformés et les mieux emplumés.

Il est nécessaire de prévoir le même pro­gramme de vaccination pour les mâles et les femelles qui seront accouplés. On peut citer le cas où les poulettes et les coquelets avaient été élevés dans des élevages diffé­rents. Les poulettes avaient été vaccinées mais pas les coquelets. Lorsqu'ils furent placés ensemble en poulaillers de repro­duction, les mâles subirent une attaque sé­vère de variole. Bien entendu, la fertilité des oeufs s'en ressentit lourdement, et par voie de conséquence, l'éleveur enregistra des pertes importantes.



Coq Mouette de Frise


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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 17:17



Rouge intensif et ivoire rose schimmel

Rouge intensif et ivoire rose schimmel   (photo Les Oiseaux du Faucigny)


POUR REUSSIR UNE BONNE SAISON DE REPRODUCTION

 

Il n'est pas question ici de passer en re­vue toutes les pratiques utilisées pour le logement et l'alimentation des reproduc­teurs mais d'insister sur tous les apports extérieurs de compléments alimentaires et éventuellement de médicaments qui vont leur être nécessaires pour la réussite de la reproduction : cette réussite passe par des accouplements féconds, une ponte sans problèmes, des oeufs qui éclosent bien et qui donnent des jeunes qui s'élè­vent bien et parviennent sans ennuis et sans pertes à l'âge adulte.

Pour l'oiseau sauvage, la saison de re­production est déclenchée par l'allonge­ment de la durée du jour ; cependant elle correspond aussi à un accroissement des ressources alimentaires végétales et aussi, même pour les granivores, animales. L'oiseau qui sort d'une période de froid, d'obscurité et de jeûne relatif reçoit donc du printemps une double sollicitation : hor­monale par la lumière qui agit sur l'hypo­physe et alimentaire qui lui permet de re­constituer ses réserves.

Ces réserves sont faites de graisse mais aussi de protéines dont l'apport permet une reconstitution de ses masses musculai­res souvent réduites par le jeûne.

L’oiseau de cage, lui, n'a pas connu ce jeûne. Il est donc prêt à répondre au pro­cessus hormonal souvent plus tôt dans la saison que l'oiseau sauvage. Il ne faut pas pour autant négliger l'importance des com­pléments alimentaires qu'il faut lui donner , notamment les vitamines, minéraux et protéines.

 

LES VITAMINES

 
Toutes les vitamines sont nécessaires au développement de l'embryon et toute carence en une seule des onze vitamines nécessaires aux oiseaux peut compromettre les éclosions. On pourrait donc en con­clure que toutes sont des " vitamines de reproduction ". On a pourtant réservé plus spécialement cette dénomination à la vita­mine E (ou alpha‑tocophérol) qui agit plus spécialement sur la fécondité des repro­ducteurs. Toutes ces vitamines n'existent pas dans les rations habituelles des oiseaux et il est donc nécessaire de les apporter sous forme de produits polyvitaminés liqui­des ou en poudre soluble. Cet apport doit être régulier mais tout excès est inutile et il suffit de donner ces compléments une ou deux fois par semaine. Ces formules sont étudiées pour une supplémentation alimentaire normale et, en période de reproduction, il est souhaitable de renforcer la dose de vitamine E, donnée en même temps.

De nombreuses idées fausses existent à propos des vitamines. L’huile de foie de morue n'est pas la " meilleure vitamine ". Si elle apporte les vitamines A et D, elle contient en plus des matières grasses très nocives, pouvant jouer le rôle d'antivitamine E, évidemment déplorable chez les repro­ducteurs. On dispose de vitamines A et D pures, bien préférables, qui sont présen­tes dans les produits polyvitaminés.

Les fruits, la verdure ne contiennent pas toutes les vitamines comme on le croit trop souvent et ne mettent pas à l'abri des ca­rences.

Il faut noter aussi qu'un produit vitaminé un peu ancien a seulement perdu une par­tie de son activité, mais sans devenir nocif (exception : l'huile de foie de morue qui ran­cit).

Enfin, il est très difficile ou impossible d'assurer une bonne conservation des vitamines au contact des minéraux et il faut donc se méfier des produits dits " miné­raux et vitaminés " ; ils sont toujours " mi­néraux " quand on les utilise, mais sans doute peu " vitaminés " !

 

LES MINÉRAUX

 

Ils ont une grande importance au mo­ment de la ponte (coquille) et de la crois­sance des jeunes (formation des os). La formation de la coquille ne requiert que du calcium, celle des os, nécessite en plus du phos­phore. Le meilleur supplément est le phos­phate bicalcique qui doit figurer dans tous les aliments pour les jeunes. L'os de seiche et les coquilles d'huîtres ne contiennent que du calcium.

 

LES PROTÉINES

 

Ce sont les matières azotées qui consti­tuent les tissus vivants, les muscles. Il y a des protéines végétales (plus abondantes dans les graines grasses) et des protéi­nes animales apportées par l'oeuf, la viande, le poisson, les insectes ; il faut bien distinguer un besoin quantitatif qui est sou­vent satisfait mais qui ne résoud pas tous les problèmes. En effet, les protéines sont formées d'un complexe enchaînement de molécules d'acides aminés divers. L'ani­mal est capable d'en reconstituer un grand nombre à partir d'autres mais certains doi­vent être présents en l'état dans la ration, car l'animal ne sait pas les fabriquer. En général, les problèmes liés aux carences protéiques s'expliquent bien plus par un manque de certains de ces acides aminés spéciaux, dits essentiels, que par un man­que global de protéines. Cela tient au fait que les sources de protéines ne sont pas assez diversifiées et que ces acides ami­nés essentiels ne sont pas contenus dans tours molécules, ou en quantité insuffisante.

En général, en début de ponte, la femelle puise dans ses réserves et compense cette carence. Cependant, ces réserves s'épui­sent et, en deuxième moitié de saison, on voit les éclosions baisser et souvent deve­nir nulles. La méthionine est l'acide aminé essentiel qui joue le plus souvent ce rôle limitant. Il suffit de l'apporter en faibles quan­tités pour voir les éclosions remonter en flèche. C'est ce que de nombreux éleveurs ont observé avec l'emploi d'un complexe que beaucoup utilisent maintenant pour éviter les déboires si fréquents de fin de saison.

 

LES MALADIES ET LA MORTALITÉ DES JEUNES

 

Nous avons longuement parlé de cette question. On doit seulement retenir que les élevages qui ont subi des mortalités au nid par colibacillose ont tout intérêt à procéder au " blanchiment " des reproduc­teurs, sans attendre les premières morta­lités au nid.

 

LA COLORATION

 

Les éleveurs de canaris lipochromes ont l'habitude de distribuer des pigments dès le début afin d'avoir des rémiges et rectri­ces bien colorées sans attendre la grande mue. De grands progrès ont été faits dans les pigments et l'obtention d'une canthaxanthine soluble a permis de réali­ser un produit que l'on peut aussi bien ajou­ter à l'eau qu'à l'aliment. Sa teneur élevée en principes actifs et la meilleure assimi­lation due à sa solubilité permettent des résultats remarquables tant sur les jeunes que sur les adultes.


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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:10


Faisan 7


 

L’INCUBATION DES ŒUFS DE FAISANES

 

De bons résultats d'éclosabilité ne peu­vent être obtenus qu'en utilisant des oeufs frais, éclos depuis moins de 7 jours. La qualité des oeufs de faisans baisse rapide­ment avec la durée de stockage.

Après un stockage de plus de 6 jours, les pertes à l'incubation peuvent atteindre 14%, après 10 jours déjà 20%, après 15 jours 26%, après un stockage de 20 jours 42% et à 25 jours jusqu'à 94%.

La conservation des oeufs exige une tem­pérature correcte. A + 10°C, une éclosa­bilité de 75 % a été obtenue ; à + 17°C, 52% et à + 26°C les faisandeaux n'éclo­saient plus du tout.

En outre, le transport des oeufs exige beau­coup d'attention. Ils devront être placés dans des plateaux, alvéolés avec le gros bout en haut.

Les travaux préparatoires à l'incubation comportent un nettoyage et une désinfection approfondis de la couveuse. Nous désin­fectons les couveuses en lavant l'intérieur et les plateaux avec une légère solution de permanganate de potasse ou de formol.

L'appareil chauffé et bien fermé est en­suite désinfecté aux vapeurs de formol, que nous versons sur un récipient placé sous l'élément de chauffage. Le ventilateur se chargera ensuite de la répartition et pénétration de ces vapeurs dans toutes les par­ties de la couveuse.

L'humidité relative prescrite est 70% pour le compartiment d'incubation et 95% pour l'éclosoir.

Ce n'est qu'après avoir examiné tous les instruments de régulation et remplacé ceux en mauvais état que nous mettons l'appa­reil en marche.

Nous éliminerons de l'incubation tous les oeufs qui sont trop petits ou trop grands, déformés, ou ayant des défauts de coquille.

Après un examen bien attentif, nous pla­çons les oeufs sur les plateaux.

Pour détruire la microflore sur la surface des coquilles, nous désinfectons les oeufs avant leur admission dans l'incubateur. Dans la couveuse, nous retournons les oeufs à la main ou mécaniquement, et ceci au moins deux fois par jour. A cette occa­sion, les oeufs devront être refroidis.

La durée de ces refroidissements jour­naliers est déterminée par la température ambiante du couvoir, d'une part, et l'avance dans l'incubation, d'autre part. Plus chaud est le couvoir et plus l'incubation se trouve avancée : plus longtemps il faut refroidir. En pratique, la règle suivante s'est confir­mée : autant de minutes de refroidissement que de jours d'incubation.

Les oeufs sont retournés jusqu'au 21ème jour et leur refroidissement journalier est poursuivi jusqu'au moment du début du bêchage, c'est‑à‑dire jusqu'au 23ème jour. Au cours de l'incubation, les oeufs sont mirés deux fois : la première fois, le 6ème jour. A ce moment, sont éliminés tous les oeufs clairs, non fécondés, et les oeufs dont le germe est mort.

Le deuxième mirage a lieu le 18ème jour et là, sont de nouveau éliminés tous les oeufs dont l’embryon mort. Après cet exa­men, les oeufs sont placés dans l'éclosoir,

Pour la conduite de l'incubation d'oeufs de faisans, nous maintenons une humi­dité plus forte que pour celle des oeufs de perdrix, et ceci à cause de l'épaisseur des membranes coquillères qui est plus forte chez les oeufs de faisanes et pour éviter le dessèchement de la membrane coquillère.

Pour cette raison, il est nécessaire que lers bacs d’humidification soient bien garnis.

D’une façon générale, il est nécessaire de prendre en considération le fait que les oeufs de faisanes demandent à être bien refroidis et bien humidifiés.

Les faisandeaux éclosent exactement le 24ème jour. La température maintenue pendant toute la durée de l'incubation en couveuse plane est de 38°5 C ou 102°5 F. Avec une tempéra­ture plus élevée, les faisandeaux sortent un peu plus tôt, mais ils sont plus faibles ; souvent, ils éclosent à sec et ils sont alors chancelants. Les faisandeaux éclos à une température inférieure à la normale naissent plus tard et semblent être de taille plus grande, mais le nombre de morts en coquille, y compris au moment de l'éclosion est plus élevé.

Une humidité excessive «noie» les fai­sandeaux dans l'oeuf. Nous pouvons cons­tater ces pertes le plus souvent entre le 10ème et le 18ème jour de l'incubation. Comme les oeufs de faisanes ont une coquille un peu plus dure, il est bon, afin de faciliter le bêchage, de pulvériser un peu d’eau tiède sur les œufs.

Les recommandations à propos du local devant servir de couvoir, la position et le retournement des oeufs, ainsi que les considérations générales sur la tem­pérature, l'humidité relative et la ventilation, sont celles généralement admises en incubation d'oeufs de poules.

 Au cours des premiers jours de l'incu­bation, les oeufs devraient perdre le moins possible d'eau. Une grande déperdition d'eau du blanc d'oeuf provoquerait des changements qui pourraient agir défavo­rablement sur le développement ultérieur de l'embryon. Plus tard, commencera l'éva­poration du liquide allantoïdien, et c'est pour cela qu'après 13‑15 jours d'incubation, l'hu­midité devrait être plus basse dans la cou­veuse.

Au moment où l'allantoïde termine sa fonction et s'atrophie, c'est‑à‑dire au mo­ment du début du bêchage (22‑23ème jour), l'humidité relative devra être augmentée dans l'éclosoir afin d'éviter une trop grande évaporation qui provoquerait à ce moment un dessèchement complet et une «parcheminisation» des membranes co­quillères.


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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:30


Deilenaar


LE CLAPIER EN HIVER

 La saison hivernale se manifeste avec ses alternatives si fâcheuses du froid plus ou moins vif, surtout la nuit, et de temps pluvieux et humide, toutes conditions préjudiciables à la bonne marche des élevages.

En lapinière bien aménagée, jouissant d'une bonne isolation et d'un chauffage approprié, d'une ventilation convenable et d'un éclairage satisfaisant, les lapins, protégés des perturbations atmosphériques, nourris ration­nellement et abreuvés normalement, connais­sent un confort qui permet de poursuivre, à peu près sans heurt, la reproduction et l'éle­vage des lapereaux.

La consommation de nourriture reste stable, les animaux n'ayant pas à compenser une déperdition excessive de calories. De plus, le soigneur qui travaille dans d'excellentes con­ditions, à l'abri du froid et des intempéries, apporte à ses sujets des soins plus assidus qui contribuent à accroître la productivité du cheptel.

Cette exploitation industrielle du lapin qui tient compte des normes d'élevage représente évidemment les conditions idéales de cette spéculation. Mais il n'est pas toujours possi­ble, en élevage fermier et surtout en élevage familial d'appliquer ‑ au moins dans l'immédiat ‑ les procédés rationnels de l'élevage indus­triel. Ces derniers élevages, de forme encore plus ou moins traditionnelle, ont cependant in­térêt à observer des normes d'élevage aussi proches que possible de celles adaptées en lapinière moderne, et à procurer à leurs sujets des conditions de vie répondant à leurs be­soins naturels ; ces élevages doivent eux aus­si progresser.

Installés le plus souvent en clapiers exté­rieurs, ou sous abri, les lapins des élevages fermiers ou familiaux vivent en contact direct avec la nature, et il ne se pose pas à leur sujet des problèmes particuliers concernant l'aération ou la lumière. Par contre, il con­vient, dans cette situation de les protéger au­tant que possible des vents dominants, et une bonne exposition (sud‑est) est à préférer ; on utilisera les murs existants, au besoin des brise‑vents. Ceux‑ci ne devront pas présenter un obstacle impénétrable, car dans ce cas, le vent se redresse, passe au‑dessus, puis re­tombe au‑delà, sur les lapins, mais il faudra plutôt offrir des interstices dans lesquels le vent se brise, s'atténue. On devra aussi se méfier du vent qui se glisse à travers une fente ou un trou.

Contre le froid et le gel, on aura recours aux procédés classiques : pose de toi­les contre les portes, installation d’un au­vent avancé, protection qui permettra l'abreuvement pendant les heures les moins froides de la journée. Ajoutons que les lapins devront disposer d'une litière profonde et sè­che durant les jours particulièrement froids ; les parois des clapiers, notamment celles des cages en fibrociment seront avantageusement doublées de balles de paille. Lorsque les cla­piers sont installés à l'extérieur d'anciennes dépendances sans plafond, ou de hangars, l'éclairage souvent défecteueux dans ces lo­caux peut être facilement amélioré en incorpo­rant dans la toiture des plaques translucides en polyester.

Pour les mise‑bas, les femelles gestantes seront placées dans un local à l'abri du gel, mais de préférence dans une pièce chauffée à une température convenable (température idéale : 16 à 18 degrés ‑ une température de 8 degrés permet toutefois d'obtenir de bons résultats ). Une remarque : un lapin logé à l'extérieur ou dans un local à basse tempéra­ture, souffrant du froid ou malade, ne doit pas être placé sans transition à proximité d'une source de chaleur.

 En cette saison, l'éleveur doit avoir deux ob­jectifs essentiels : faire produire ses reproductrices ; choisir et préparer les futures reproductrices, compte tenu de l'importance qu'il veut donner à son clapier. C'est donc aussi le moment d'acquérir les futurs reproducteurs dans les élevages spécialisés : achetés jeunes (en vue de reproduire au printemps), ils seront à meilleur prix ‑ l'achat d'un mâle reproducteur (pour dix femelles à l'élevage) ‑ suffira sou­vent à éviter la consanguinité.

Il semble utile de rappeler que les femelles peuvent être affectées à la reproduction dès leur maturité sexuelle, tout retard risquant de provoquer l'envahissement des organes de la reproduction par les tissus graisseux, et de rendre les accouplements difficiles sinon impossible. L'âge d'accouplement varie selon les races, les ani­maux des grandes races ne pouvant être ac­couplés au plus tôt que vers 7 à 8 mois, ceux de petite taille vers 5 mois, tandis que l'âge de 6 mois semble convenir à ceux de race moyenne.

La tendance actuelle consiste à faire reproduire les femelles plus jeunes. Une sé­lection orientée vers la précocité, l'emploi des aliments composés peuvent, certes, permettre quelque progrès dans ce sens. Par exemple, certaines femelles néozélandaises  particu­lièrement précoces, et tendant à l'engraisse­ment, présentées au mâle peu après 5 mois, peuvent donner de bons résultats. Cepen­dant, on constate généralement un arrêt plus ou moins marqué dans le développement des femelles utilisées trop tôt pour la reproduction, et aussi une moindre résistance aux maladies, avec toutes les conséquences qui en résul­tent, notamment sur la croissance des portées.

En hiver, le pourcentage de conception est certainement le plus faible de l'année, aussi est‑il judicieux, tout en évitant les aliments engraissants, d'enrichir les rations des femel­les devant être présentées aux mâles, afin d'accroître les chances de fécondation ainsi que l'importance des portées. Les aliments concentrés, l'avoine germée et les choux four­ragers (2 fois par semaine seulement) sont à retenir pour cette préparation.

  Dans toute la mesure du possible, les saillies sont groupées afin de permettre, lors des mise‑mas, l'égalisation des portées, et pour faciliter le travail d'entretien des bandes de lapereaux.

Une deuxième saillie, immédiatement après la première est inutile, à moins que celle‑ci n'ait pas été " bien constatée ". Par contre, on augmente les chances de fécondation en ob­tenant une deuxième saillie huit ou dix heures après la première, l'excitation ayant alors con­tribué à provoquer l'ovulation. Quand le refus de copulation résulte d'une antipathie entre le mâle et la femelle, il faut présenter celle‑ci à un autre mâle.

Certains éleveurs augmentent les chances de réussite en présentant la femelle au mâle, maintenue d'une main au niveau des épaules, tandis que l'autre main soulève l'arrière‑train. Le mâle, hésitant au début, se fait bientôt complice de l'opération. Après constatation de son état de gestation, la lapine sera dépa­rasitée, vaccinée, puis placée dans un endroit tranquille et sain. Les rations seront progres­sivement enrichies. La mise‑bas aura lieu dans une loge désinfectée, bien sèche, de préférence située aux étages supérieurs pour éviter les effets néfastes de l'humidité. Pour la création du nid, la femelle recevra une abondante quantité de foin sec et très propre.

Les précautions à prendre pour la mise‑bas et les premiers soins à apporter à la nichée ayant été examinés précédemment, nous trai­terons brièvement du problème du sexage à la naissance. C'est une opération délicate qui exige une certaine pratique et de l'expérience. Il faut aussi posséder une bonne vue, ou en­core employer une loupe oculaire d'horloger. Le lapereau est maintenu doucement d'une main, la tête tournée vers l'éleveur, les pattes posté­rieures écartées. Par de légères pressions de chaque côté de l'orifice génital, on fait appa­raître le sexe et l'anus. Chez la femelle, on remarque un point : l'anus et une fente, tandis que chez le mâle, on voit apparaître deux points plus éloignés l'un de l'autre.


Papillon anglais-copie-1




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Published by - dans LAPINS
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 17:35


Culbutant de Hanovre



 EVITER LES RISQUES SANITAIRES

 

Dans un élevage industriel, il y a un cheptel établi, sans introduction de sujets étran­gers ; les animaux qui quittent l'élevage (jeunes pour la consommation, adultes éli­minés) n'y reviennent pas.

En élevage de loisir, au contraire, il y a :

‑ envoi de sujets à l'extérieur (expositions, concours) qui reviennent après contact avec des sujets étrangers ;

‑ achat, chez d'autres amateurs, d'ani­maux qui sont introduits dans l'élevage.

Il ne faut pas cacher que cela comporte des risques énormes de contagion et ex­plique les problèmes sanitaires, bien plus graves en petit élevage qu'en élevage pro­fessionnel ; cela étonne toujours les ama­teurs qui ont conscience de soigner beau­coup plus attentivement leurs animaux que l'éleveur industriel qui en a plusieurs mil­liers.

        
Immunité

Quand un animal est en contact avec un virus ou un microbe, il peut être malade ou guérir ou ne faire aucune maladie appa­rente : il devient cependant résistant à cette maladie, car son sang contient des subs­tances de défense, capables de neutrali­ser ce virus ou ce microbe : ce sont les anticorps. On peut faire apparaître aussi ces anticorps en inoculant au sujet ce vi­rus ou ce microbe atténués et non dange­reux, constituant un " vaccin ". Il ne faut donc pas parler de vaccin ou de vaccination pour tout médicament que l'on applique en pi­qûre, et il faut alors employer simplement le terme de "traitement injectable ".

On constate que les animaux vivant dans un milieu donné ont tous acquis une cer­taine résistance aux microbes existant dans ce milieu ; l'introduction d'un sujet étran­ger comporte donc toujours un double ris­que :

1) pour le cheptel de l'élevage, car il ap­porte des microbes nouveaux ;

2) pour lui‑même, car il arrive dans un milieu où se trouvent des microbes aux­quels il n'est pas habitué.

Ce risque n'est pas toujours un risque grave ; tout dépend du pouvoir pathogène de ces microbes.

Transmission de l'immunité : l'oeuf con­tient les anticorps de la femelle et, pendant 2 à 3 semaines, le jeune est protégé de façon passive contre les microbes habi­tuels. Cela lui donne le temps de produire lui‑même ses propres anticorps (immunité active). Chez le pigeon, les anticorps exis­tent aussi dans le "lait" du jabot des pa­rents.

Parasites et immunité: bien souvent, les parasites produisent aussi une immunité, mais cette immunité n'est pas due à des anticorps du sang ; elle est locale et ne se transmet pas par l'oeuf. C'est le cas pour la trichomonose, la coccidiose.

 
Transmission des maladies

Les microbes, les virus, les parasites peu­vent pénétrer dans l'organisme par diver­ses voies :

1) respiratoire : par les poussières, pour l'ornithose notamment, par les particules liquides rejetées par les malades dans l'air (éternuements, respiration) pour les ma­ladies respiratoires ;

2) digestive : en picorant le sol mouillé par les excréments ‑ salmonellose, tuber­culose, vers, coccidiose, trichomonose - par l'eau de boisson souillée par les ma­lades qui boivent : maladies respiratoires, trichomonose ;

3) inoculation : par blessures, écorchu­res même minimes, piqûres d'insectes (variole).

Il est évident que, dans les expositions où les animaux sont séparés, c'est surtout le premier mode de contagion qui intervient (voie respiratoire).

 
Comment éviter les risques

On ne peut les éviter complètement et même la quarantaine d'un nouveau sujet n'est pas une garantie si elle n'est pas appliquée de façon très stricte, car il peut être porteur de microbes ou de parasites sans être malade. Cette quarantaine est très utile pour un animal revenant d'expo­sition ; elle doit être d'une dizaine de jours au moins. Les autres mesures sont celles qui sont applicables à propos de chaque maladie :

‑ traitement de sécurité systématique de tout nouveau sujet contre les parasistes (vers, coccidies, trichomonas) ;

‑ vaccination régulière (paramyxovirose,variole) des sujet de l'élevage et de tout nouveau sujet s'il n'était pas déjà sûrement vacciné contre ces maladies ;

‑ maintien des animaux en bonne forme : les sujets carencés (en vitamines, en mi­néraux) sont toujours des proies faciles pour toutes les maladies auxquelles résiste­raient des oiseaux en bonne santé : les apports réguliers de vitamines, de miné­raux, les traitements antiparasitaires régu­liers sont les mesures qui permettent de maintenir cette forme parfaite, facteur de résistance aux maladies, mais aussi de beauté et de performances sportives.


Haut-volants de Budapest

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