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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 17:35

Cette couleur verte est le résultat de la combinaison entre coquille brune et coquille bleue.

 
LA COULEUR DE LA COQUILLE DES OEUFS


 
La couleur de la coquille est générale­ment considérée comme une caractéristi­que raciale, bien que toutes les races ne puissent se prévaloir de teintes uniformes et caractérisées de leurs oeufs.

Une Leghorn pondant autre chose que des oeufs blancs, ou une Welsumer pon­dant des œufs autres que bruns fon­cés ne peuvent prétendre être représenta­tives de leur race.

Cependant, la majorité des races lourdes nous montrent une variation étendue (une gamme) dans leurs lignées, familles ou in­dividus, entre le presque blanc et le brun moyen.

Notre connaissance de l'hérédité de la couleur de la coquille est loin d'être com­plète et exacte, mais, jusqu'à présent, au­cun témoignage scientifique n'a indiqué que sa transmission soit en rapport avec quel­qu'autre caractère physique.

La plupart des races non couveuses pon­dent des oeufs blancs et la majorité des races lourdes pondent des oeufs teintés ou bruns. Mais il n'y a aucune preuve de quel­que relation génétique entre la coloration de la coquille et la propension à couver.

La plupart des races pondant des oeufs blancs ont les oreillons blancs et l'on croit volontiers que le rouge des oreillons de tel­les autres races indique une tendance à pondre des oeufs teintés. Cependant, il ne semble pas qu’il s’agisse là d’une règle établie. Il n'y a non plus aucune base scientifique à la croyance très répandue selon laquelle des accouplements entre mâles et femelles de races ou lignées différant par les teintes de leurs oeufs, puissent affecter la couleur des oeufs pondus par les poules en question.


LES CROISEMENTS DONNENT DES RESULTATS VARIABLES

Il est bien connu que les croisements en­tre races pondant des oeufs de différentes couleurs, donnent des premières généra­tions pondant des oeufs variant entre les extrêmes de leurs parents, au lieu d'avoir une teinte moyenne intermédiaire.

On a trouvé que la teinte moyenne des coquilles de la première génération d'un croisement est fréquemment plus proche de celle du côté paternel que du côté maternel. Ce qui suggère que quelques‑uns, au moins, des gènes intéressés sont portés par le chromosome sexuel.

Toutefois, cette attente peut être déçue dans les cas de croisements comprenant des oeufs blancs du côté femelle, suggé­rant qu'un gène inhibiteur lié au sexe peut se trouver impliqué dans l'hérédité de la couleur blanche.

Des croisements intéressant la couleur des coquilles brun foncé des Barnevelder, Welsumer, Marans et Croad‑Langhsan, ont démontré que cette couleur est plus ré­sistante à l'affaibllissement (dilution) que ne le sont les teintes claires ou moyennes du brun.

Des croisements entre Leghorn et Bar­nevelder, par exemple, ont donné une pre­mière génération de poules atteignant, en moyenne, une intensité de la couleur brune, du double de celle d'un croisement Leghorn X Rhode Island.

Un croisement Rhode Island X Barnevel­der conserve la pleine intensité de la colo­ration de coquille de la Barnevelder à la pre­mière génération, et même accroît cette in­tensité dans les générations suivantes.


Certaines observations scientifiques sug­gèrent que l'hérédité ou transmission des couleurs intermédiaires d'oeufs teintés, bruns clairs ou bruns moyens, est gouver­née par un nombre de gènes multiples dont les effets sont cumulatifs.

En plus, il paraît vraisemblable qu'il existe au moins un gène majeur et incomplète­ment dominant pour le brun foncé, et un ou plusieurs gènes inhibiteurs, partiel­lement dominants, probablement liés au sexe, pour le blanc.


LIGNÉES CONSANGUINES

Les grandes variations de teintes obser­vées en pratique, même dans les lignées étroitement intracultivées, s'expliqueraient par la similitude d'effet de combinaisons va­riées de gènes.

Ainsi une teinte spécifique de brun pâle, qui peut provenir de la transmission du gène brun foncé en conjonction avec un ou plusieurs gènes inhibiteurs, peut être identi­que, en fait, à celle provenant d'une combi­naison de multiples gènes, en l'absence à la fois du gène brun foncé et des inhibi­teurs.

Les oeufs à coquille bleue sont une ca­ractéristique de races Sud‑américaines, dont l'Araucana.

Cette variation saisissante donne le seul exemple réellement direct de l'hérédité Mendélienne dans l'étude de la coloration des oeufs. Le bleu se comporte comme un simple dominant sur le blanc et se combine avec le brun pour produire des teintes de vert et d'olive variant selon l'intensité du brun.

Exceptionnellement, la pigmentation bleue, contrairement à la brune, se propage directement à travers toute la coquille, ap­paraissant avec presque autant d'intensité à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Les oeufs verts et olive, résultant de croi­sements bleu x brun, montrent le bleu à l'intérieur de la coquille. Ce qui confirme les observations du Dr Morley A. Jull faites sur les oeufs d’Araucana.

L'élevage de sélection pour les oeufs blancs ou colorés, tend ordinairement à sta­biliser une couleur caractéristique de la race ou à éliminer des teintes considérées comme non caractéristiques de la race. Et une sélection effective requiert une obser­vation étroite et un enregistrement pour évi­ter la confusion des différentes teintes pré­sentées à différents stades de production.

Généralement, les oeufs pondus au com­mencement et à la fin d'un cycle de ponte tendent à marquer plus de pigments que ceux pondus dans l'intervalle. Il semble pro­blable que la différence dépende du taux de production, indépendant de la saison, puis­qu'aucun abaissement du taux de ponte au milieu d'un cycle ne tend pas à montrer un retour vers la couleur du débu

COULEUR TYPIQUE

En sélectionnant pour la couleur de l'oeuf, la teinte des premiers oeufs pondus dans un cycle devrait être enregistrée comme représentant le facteur transmissible.

Quand on cherche à fixer la couleur blanche de la coquille, une attention toute particulière doit être portée à la sélection des reproducteurs provenant des poules pondant des oeufs blancs.

Il semble très probable que les gènes in­hibiteurs de pigment qui jouent un grand rôle dans la tranmisssion du caractère blanc de la coquille, soient liés au sexe. Et un emploi constant de tels géniteurs, com­biné avec le rejet régulier des oeufs non blancs pour l'incubation, devrait bientôt as­surer l'uniformité d'une lignée sélectionnée en ligne directe d'une race pour laquelle les coquilles blanches sont caractéristiques.

On ne devrait pas perdre de vue, bien que la plupart des races à oreillons blancs pondent des oeufs blancs, que les généti­ciens n'ont trouvé aucun rapport génétique entre la couleur de l'oreillon et celle de la coquille.

Dans les races produisant normalement des oeufs teintés, brun clair ou brun moyen, la variation est ordinairement suffisante pour donner un accroissement progressif de l'intensité, si on le désire, par sélection sur la base de la teinte pondue au com­mencement d'un cycle de ponte.

Il semble cependant qu'il y ait une limite définie à l'intensité de pigmentation qui peut être atteinte par sélection sans introduction du facteur brun‑foncé provenant de races à oeufs brun foncé se reproduisant à l’état pur, telles que la Croad Langshan, la Barnevel­der, la Welsummer et quelques lignées de Marans.


Ce facteur "coquille brun‑foncé" semble moins sujet à variation, une fois fixé que ne le sont les teintes claires du brun. A la diffé­rence des gènes inhibiteurs de l'oeuf blanc, il semble être transmis d'abord des poules à leurs fille, indépendamment de l'intensité de couleur  de la coquille dans la souche du coq géniteur. Etant donné que seuls les oeufs de la teinte désirée sont mis en incubation, il y aurait peu de difficultés à main­tenir l'intensité de couleur dans une lignée consanguine.


CROISEMENTS EXTÉRIEURS AUXILIAIRES

Si l'on n’a pas la possibilité d’obtenir l'accroissement d'intensité de couleur par la sélection, on peut le rechercher au moyen de croise­ments extérieurs avec des lignées sembla­bles, qui peuvent apporter des facteurs modificateurs additionnels pour l'intensité de la teinte, même lorsque les oeufs de la lignée étrangère ne sont pas eux‑mêmes plus foncés que ceux de la lignée originelle.

Les oeufs brun foncé typiques sont fré­quemment quelque peu plus ronds et moins allongés en proportion que la moyenne des oeufs d'autres couleurs. Plusieurs explica­tions scientifiques ont été suggérées, mais il semble certain que de tels oeufs ont une aptitude à transmettre la plus forte intensité de pigmentation.

Aucune base génétique n'a été mise en évidence pour les caractères coucou ou barré du plumage qui sont sou­vent associés aux coquilles brun‑foncé.

En considération de la demande popu­laire pour les oeufs brun foncé et de l'intérêt accru porté aux races dont c'est la caracté­ristique, on ne devrait pas oublier qu'il n'y a aucune objection génétique connue à ce que les gènes responsables de la couleur brun foncé soient introduits dans le génome de n'importe quelle race existante.

Des croisements extérieurs appropriés et une intraculture sélective subséquente don­neraient des lignées aux oeufs brun‑foncé, se reproduisant purement de n'importe quelle race. Et de telles expériences peu­vent être de nouveau multipliées à l'avenir.

 


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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 11:08

 


Cygne noir  (photo fond-ecran-image.com)


Ce qu’il faut savoir sur l’élevage de ces aquatiques

 

   De plus en plus d'éleveurs se passion­nent pour l'élevage des animaux aquati­ques.

Pour cela, il est important de posséder une surface d'eau qui peut, selon les possi­bilités de chacun, mesurer quelques dizaines de mètres carrés ou plusieurs hectares. La majorité de ces ani­maux exigent également une surface herbeu­se ou mieux encore engazonnée.

Un bassin de quelques mètres carrés, une pelouse de 15 à 20 m2 peuvent très bien convenir pour l'élevage des petites Sar­celles du genre Hottentote, Versicolore à collier, etc... L'avantage de cet élevage est que ces animaux commencent à reproduire vers l'âge de 2 ans.

Pour les canards de taille supérieure, il n'est pas nécessaire d'avoir plus de surface d'eau ou d'herbage. On peut citer les Caro­lins, les Mandarins qui, pour une somme modique à l’achat, procu­rent à l'éleveur les plus grandes joies. Ils sont riches en couleurs et reproduisent parfai­tement. Ce sont certainement les deux espèces les plus courantes que l'on rencontre chez l'éleveur‑amateur.

Pour les mêmes surfaces de terrain, on peut également y loger des Dendrocy­gnes qui sont une variété de canards très calmes et très attachants.

Certains suivent l'éleveur comme un petit chien. Malheureusement, leur repro­duction en France est très rare, sauf pour le Dendrocygne bicolore qui lui, se reproduit assez régulièrement. Le Dendrocygne veuf est sans doute le plus recherché par les amateurs.

Viennent ensuite les variétés deman­dant une surface plus importante comme les Tadornes ou Casarkas. De plus ces canards ayant un caractère agressif, il est recommandé, surtout pendant la période de repro­duction, de les tenir parqués par couples. Le Tadorne de Belon et le Tadorne Radjah peuvent, lorsque les surfaces sur lesquelles ils peuvent évoluer sont assez grandes, rester avec d'autres animaux toute l'année. Le plus riche en couleur est certainement le Tadorne de Belon qui donne, dès sa troisiè­me année, de nombreux jeunes.

Les Bernaches sont des oiseaux qui demandent des surfaces plus importantes en eau et en herbe. Une variété à signaler est la très jolie Bernache à cou roux. Il faut espérer que son prix diminuera au cours des années à venir, car il est généralement très élevé. On trouve de plus en plus de ces Bernaches nées en captivité.

Les races qui demandent une surface encore plus grande sont les cygnes et les oies.

Les oies préfèrent l'herbe, les cygnes l'eau. Certaines oies sont parées de belles couleurs comme l'oie de l'Orénoque et l'oie d'Egypte. L'oie à tête barrée se rencontre souvent. Une variété étonnante : l'oie Cé­réopse qui se reproduit en hiver vers le mois de janvier ne se baigne que rarement. Elle n'a besoin d'eau que pour boire. C'est malheureusement une oie qui a mauvais caractère, qui ne peut vivre en communauté avec d'autres espèces. Elle doit donc être tenue dans un endroit isolé avec une grande surface d'herbe. Au moment de la repro­duction, elle peut s'attaquer aussi bien à l'homme qui la soigne qu'à un chien.

Les cygnes préfèrent les grandes surfaces d'eau.  La mode s'oriente vers les cygnes à cou noir et éga­lement les cygnes noirs, mais ce sont tou­jours les cygnes tuberculés qui sont les plus nombreux sur les plans d'eau.

En ne citant que ces quelques variétés d'oiseaux, nous ne faisons qu'effleurer les races existantes car il y en a évidemment plusieurs dizaines d'autres.

 

L’ACQUISITION DE CES RACES

 

Pour l'acquisition d'une de ces races, nous conseillons, dans la mesure du possi­ble, de se rendre chez l'éleveur, ce qui per­met de choisir le sujet désiré, d'éviter les frais de transport et surtout de vérifier l'état de santé. Il est recommandé d'acheter de préférence des animaux éjointés et surtout bagués, ce qui donne une garantie concer­nant l'âge des sujets, car bon nombre de ces oiseaux ne se reproduisent qu'après leur deuxième ou troisième année. Mais, et ceci depuis l'arrêté paru dans le Journal Officiel du 12 mai 1979, il est interdit de détenir et de mutiler la majorité de ces ani­maux. Leur transport, leur détention, même leur naturalisation sont également interdits. Sont concernés par cette loi : les Flamands roses, les cygnes, les oies des neiges, les Bernaches, les Tadornes, les Fuligules Nyro­ca, les Harles, les Erismature à tête blanche. Sont interdits de commercialisa­tion : l'oie des moissons, l'oie à bec court, l'oie rieuse, l'oie naine, l'oie cendrée, le canard Souchet, le canard Pilet, le canard Chipeau, le canard siffleur, la Sarcelle d'hiver, la Sarcelle d'été, le fuligule Morillon, le fuligule Milouin, la nette rousse, etc...

Peut‑étre une façon d'y échapper est de baguer tous ses sujets avec une bague fermée, de diamètre adéquate, afin de mon­trer que les animaux sont nés en captivité.

Certains éleveurs, et non des moin­dres, conseillent un parcours d'herbe sauva­ge ou herbe folle avec une très forte végéta­tion. Nous conseillons le contraire. Il semble préférable d'élever ces animaux sur du gazon tondu régulièrement, avec des arbus­tes ou de petits buissons assez espacés.

Si l'on choisit la première solution, l'herbe haute risque de former des entraves dans les pattes des canards ou des Sarcelles, ou alors se glisser entre la bague et la patte et blesser le sujet. Lorsque des sujets déjà d'un naturel craintif ou méfiant, comme les jolies Sarcelles de Formose (ou Ukal) seront tenues dans un endroit à forte végétation, l'éleveur ne les verra prati­quement jamais et ceux‑ci resteront tou­jours sauvages.

 

LA NOURRITURE

 

Deux solutions s'offrent à l'éleveur: la nourriture classique composée de blé, maïs, etc., ou une nourriture plus moderne, constituée d’un aliment complet en granulés.

Si la première est parfois la moins oné­reuse, elle a le défaut de ne pas être suffi­samment équilibrée. On trouve également des crevettes déshydratées que la majorité des aquatiques apprécient. Données de façon régulière dans l'eau de boisson, elles contri­buent à l'apprivoisement des animaux les plus craintifs. La nourriture ne doit pas être donnée à volonté, mais de préférence deux fois par jour par l'éleveur qui habituera ainsi les animaux à sa présence.

 

LA REPRODUCTION

 

Pour ce qui est de la reproduction, tout dépend du souhait et des possibilités de l'éleveur. Lorsque celui‑ci possède une grande surface d'eau ou même très grande, il peut, si le nombre des palmipèdes n'est pas trop important, laisser tous ses sujets ensemble, à condition de disposer de nids en nombre plus important que le nombre des femelles, même s’il est difficile d'empêcher plusieurs femelles de races différentes de pondre dans le même nid. Dans ces condi­tions, il est souhaitable de retirer les oeufs et de les confier à un incubateur ou mieux encore à une poule naine.


Notre préférence ira à la mise en parquet par couple un à deux mois avant la période de reproduction avec un ou deux nids par femelle et ensuite, sauf pour les sujets trop délicats ou de très grande valeur, de laisser faire dame nature.

 

 

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:57


Gloster corona.  photo M. Louage (Canaris de couleur et de posture)

 

 LA VARIOLE CHEZ LE CANARI

 

 Cette maladie, due à un virus voisin de ceux qui causent les varioles de tous les animaux et de l'homme, est connue depuis longtemps. Elle est spécialement grave chez le canari et les espèces très proches alors que chez les volailles et le pigeon , elle ne cause qu'une maladie généralement non mortelle.

Dans sa forme classique, elle se mani­feste par des lésions qui apparaissent sur la tête, les pattes sous forme de pustules se recouvrant d'une croûte noirâtre, le tout évoluant en trois semaines si le malade n'est pas mort avant, ce qui, dans 90% des cas, se produit après trois semaines de maladie, parfois moins.

Dans certains cas, la variole peut aussi causer une ophtalmie avec tuméfaction de l'oeil qui est fortement enflé.

Cette forme est dite  « aiguë », mais il existe de plus en plus souvent, une forme surai­guë, sans lésions externes qui, en deux ou trois jours, tue l'oiseau avec des troubles respiratoires aigus.

Tous les ans, on voit la maladie se dé­clarer surtout en fin d'été et automne ; cela paraît être dû au fait que la transmission se réalise surtout par les moustiques, plus abondants à cette période de l'année.

La variole est une maladie extrêmement contagieuse et quand elle se déclare dans un groupe d'oiseaux, tous les sujets sont atteints à l'exception de ceux qui ont sur­vécu à une épidémie précédente ; en effet, la maladie donne une immunité prolongée peut‑être pour la vie entière de l'oiseau. Par contre, elle reste limitée aux canaris et éven­tuellement à des espèces très proches, mais n'atteint pas les divers passereaux exotiques, ni à plus forte raison les perru­ches et autres becs crochus.

 

   Traitement : la maladie étant due à un virus, il n'existe pas de traitement spécifi­que.

 

Vaccination : elle se fait avec un vaccin spécial à base de virus canari atténué. Cette vaccination est simple car elle ne se fait pas en injection, mais simplement en trans­perçant la membrane de l'aile avec une aiguille trempée dans le vaccin. Le plus simple est d'utiliser une aiguille de machine à coudre fine, fixée dans le bouchon. Le chas de l'aiguille qui est près de la pointe permet de retenir une certaine quantité de vaccin. On pique en deux endroits à quel­ques millimètres de distance et, dans les huit jours, il se développe une grosse pus­tule recouverte d'une croûte qui est le si­gne de l'efficacité de la vaccination. En 10 jours environ, l'oiseau est immunisé. Ce­pendant, la réaction au vaccin est assez marquée et il ne faut vacciner que des oiseaux en bonne santé. Le mieux est de vacciner après la reproduction et avant la mue, donc en fin juin/juillet. L'immunité dure environ un an et couvre surtout la période fin d'été/automne, la plus à craindre.

La vaccination en milieu contaminé : beaucoup d'amateurs négligents pensent à vacciner quand la maladie se déclare. Dans la forme externe, c'est inutile. Dans la forme suraiguë, si rapidement et si tota­lement mortelle, la vaccination peut être tentée chez les oiseaux encore indemnes, surtout chez ceux qui sont éloignés des premiers malades. Il n'y a rien à perdre puisque tous les oiseaux sont condamnés. Il sera prudent de flamber l'aiguille entre chaque sujet et de la refroidir dans l'eau avant de prélever à nouveau le vaccin ou de la tremper quelques secondes dans l'eau bouillante, car il faut éviter de répan­dre le virus à partir de sujets déjà en incu­bation de la maladie. Les résultats de cette vaccination d'urgence sont très variables et rarement vraiment bons. En général, dans les cas les plus favorables, la mortalité importante cesse, mais on voit des cas se manifester pendant deux à trois mois, cas souvent non typiques.

 

LA VARIOLE ATTENUEE

 

Certains éleveurs observent parfois sur les pattes des oiseaux, l'apparition de pe­tits boutons rouges qui évoluent lentement sans jamais devenir très gros et sans alté­rer la santé de l'oiseau. Nous avons relevé des cas surtout dans les régions méditer­ranéennes, et les éleveurs qui voient ces petits boutons parlent de piqûres de mous­tiques. lis ont sans doute raison mais ces moustiques ont inoculé un virus variolique peu pathogène pour les canaris et qui semble les vacciner. En effet, nous avons eu l'occasion de soumettre de tels oiseaux à l'inoculation de virus variolique canari viru­lent, inoculation à laquelle ils ont résisté sans même faire une pustule, alors que cette inoculation provoquait chez des ca­naris normaux une énorme pustule et une maladie grave, souvent mortelle.

Il s'agit probablement d'un virus varioli­que d'une autre espèce, peu pathogène pour le canari et qui, cependant, l'immu­nise contre sa propre variole. Cette autre espèce est actuellement inconnue, mais ce virus pourrait être la base d'un vaccin intéressant.

La conclusion est que ces « piqûres de moustiques » ne sont pas à redouter, au contraire, puisqu'elles font office de vac­cin. Normalement, chez les sujets qui les ont subies, le vaccin ne «prend» pas.



 
  

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 17:06



UNE BONNE PREPARATION DES REPRODUCTEURS

 

La reproduction est évidemment la base de tout élevage et, après les accouplements, c'est l'incubation et surtout l'éclosion qui en est l'issue. Favorable ou désastreuse, elle en cons­titue le premier cap.

Il n'est sans doute pas inutile de parier de la ponte car, chez le pigeon, l'incubation est na­turelle et exempte des accidents et incidents de l'incubation artificielle utilisée dans d'autres élevages.

L'oeuf porte donc en lui le succès ou l'échec de l'incubation et de l'éclosion.

Ces échecs peuvent avoir pour origine :

- l'absence de fécondation = oeufs clairs;

- les carences en vitamines, en protéines, en minéraux;

  - l'infection par un microbe.

Dans tous les cas, les reproducteurs sont en cause directement ou indirectement. La seconde phase de l'élevage commence à l'éclosion et dure tout le temps où les jeunes sont au nid, étroitement dépendants des pa­rents qui les nourrissent et, parfois, en même temps, leur transmettent des maladies.

La troisième phase est celle du pigeonneau sevré, c'est‑à‑dire ses débuts dans la vie in­dépendante. C'est aussi une période critique car il n'a pas la résistance d'un adulte, mais se trouve cependant dans le même milieu et a à faire face aux mêmes "agressions".

Nous examinerons ces diverses phases, et en premier lieu, le problème essentiel des re­producteurs et de l'oeuf.

 

SOIGNER LA FORME

 

La femelle pond les oeufs et ceux‑ci doivent contenir tout ce qui est nécessaire à l'em­bryon, à sa formation normale, le tout contenu dans une coquille solide. Cela suppose que la femelle pourra faire passer dans l'oeuf des protéines (acides aminés), des vitamines, des minéraux.

On a coutume de considérer que le pigeon est peu exigeant du point de vue alimentaire ; il est sûr que certaines carences (en vitami­nes A, D ou E par exemple) sont rares chez cet oiseau. Il est certain aussi que, même avec une alimentation simplifiée, les éclosions peuvent être bonnes, dans certains cas. Cela s'explique en partie par le rythme de ponte de deux oeufs par mois environ, qui n'a rien de comparable avec celui de la poule qui en pond 12 ou 13 fois plus.

La pigeonne peut prélever dans son propre organisme ce qui est nécessaire, elle aura un mois pour le reconstituer ; il faut cependant qu'elle et le mâle nourrissent leurs jeunes en les " allaitant " ou presque, ce qui entraîne d'autres besoins ignorés dans les autres es­pèces d'oiseaux.

Faut‑il, parce que le pigeon est peu exi­geant, ignorer tous ces problèmes et mainte­nir son élevage sur la corde raide, à la limite des carences donc des incidents ou des échecs ?

La question est spécialement importante pour les oiseaux qui ne sortent pas et ne peu­vent pas équilibrer eux‑mêmes leur alimenta­tion.


Les vltamines
doivent être régulièrement apportées aux reproducteurs sous forme d'un supplément utilisable dans l'eau et contenant toutes les vitamines, en titrage important et garanti. Notons en passant que l'huile de foie de morue doit être évitée car elle peut être très nocive pour la reproduction en détruisant la vitamine E par ses matières grasses qui rancissent et deviennent toxiques.

En période de reproduction, un apport d'aci­des aminés est indispensable, Bien entendu, les graines de légumineuses (pois, vesces, féveroles, etc ... ) de l'alimentation contien­nent des protéines, donc des acides aminés, mais il faut bien savoir que, même s'il y a assez de protéines en quantité, il peut y avoir carence en qualité, car certains acides ami­nés, comme la méthionine, peuvent manquer et ne sont pas remplaçables. Un produit vita­miné et aminé est donc très utile aux repro­ducteurs.


Les minéraux ne sont pas moins nécessai­res et sont nombreux : phosphore et calcium en premier lieu, puis chlorure de sodium et, en petites quantités, les oligo‑éléments.

Il faut dissiper un malentendu : il existe des blocs de sel, largement employés par les co­lombiculteurs ; ils contiennent seulement du chlorure de sodium et souvent des oligo‑élé­ments mais pas de calcium ni de phosphore, si ces éléments sont indiqués sur l'étiquette, ils ne sont présents qu'en quantités très fai­bles, mille fois inférieures aux besoins.

L'emploi de ces blocs de sels ne couvre donc qu'une partie des besoins minéraux et absolument pas ceux entraînés par la forma­tion de la coquille (calcium) ou du squelette (phosphore et calcium).

Ces besoins sont assurés par le phosphate de calcium, mais il est en général plus facile de les satisfaire en apportant phosphore et calcium dans l'eau de boisson sous forme très assimilable.

 

ASSURER UNE BONNE SANTÉ

 

Apporter aux reproducteurs ce dont ils ont besoin du point de vue alimentaire est évi­demment essentiel, mais cela ne suffirait pas si ces reproducteurs étaient en mauvaise san­té.

Il y a les grandes maladies : paramyxovi­rose, salmonellose, variole, maladies respira­toires, dont il a souvent été question dans ces colonnes. Nous n'en reparlerons pas ici, car il s'agit de maladies que l'éleveur ne peut igno­rer si elles existent dans son élevage.

A l'opposé, il existe des maladies plus insi­dieuses, ne rendant pas les oiseaux visible­ment malades, mais nuisant à leur bon état général, à cette bonne forme nécessaire plus que jamais au moment de la reproduction ; ces maladies, souvent atténuées sont dues à des parasites externes ou internes.

Les parasites externes : poux et acariens qui sont souvent peu visibles car les plus dangereux ne vivent pas sur les oiseaux et vien­nent seulement les piquer la nuit : ce sont les acariens : poux rouges très petits et argas (improprement dénommés punaises) et par­fois les punaises véritables.

Les poux des plumes restent sur les oi­seaux mais ne les piquent pas, ils ne font que les déranger. Contre ces divers parasites, il faut traiter les locaux, les nids, les volières mais pas avec n'importe quel insecticide, car divers produits sont toxiques. Il faut préférer un produit sans danger qui permet de traiter les locaux une fois par trimestre.

Les parasites Internes : ce sont surtout les vers intestinaux qui sont à craindre ; les plus gros, les ascaris, sont très fréquents et le traitement vermifuge des reproducteurs doit être fait systématiquement tous les deux mois. même s'ils sont en bonne santé apparente, car, avant de causer des troubles visibles (diarrhée, amaigrissement, troubles nerveux), ces vers affaiblissent les oiseaux.

Les capillaires sont moins fréquents que les ascaris mais sont bien plus dangereux ; de plus, il sont très petits et le colombiculteur peut difficilement les voir, même en faisant l'autopsie d'un pigeon.

Ces deux espèces de vers sont éliminées de façon sure par le létramisole donné dans l'eau pendant une journée. En outre, il est possible d'éviter les infestations massives en donnant régulièrement certains compléments alimen­taires capables de jouer le rôle de répulsifs pour ces parasites.

La coccidiose est une maladie dont les éleveurs parlent beaucoup mais qui est assez rare ; bien qu'on la rende sans raison respon­sable de tous les ennuis, nous ne conseillons de la traiter que dans les colombiers où des examens de laboratoire l'ont décelée.

La trichomonose est, en général, sans grande importance pour les reproducteurs mais est dangereuse pour les pigeonneaux que les adultes vont contaminer. Nous en reparlerons à leur sujet.

 

 

 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 17:39

CONSEILS CUNICOLES II

 

Les éternuements du lapin

Le lapin éternue pour un oui ou pour un non, pourrait-on dire. Il suffit que les déjections mal éliminées, qu'une ventilation insuffisante provoquent des effluves d'ammoniac par exemple, pour que le lapin ait les muqueuses irritées.

L'aliment est quelquefois trop pulvérulent. Il convient alors de rechercher des granulés plus durs, d'utiliser des mangeoires ou trémies perforées pour que la farine soit éliminée, et de d’utiliser de la paille propre qui n'a pas traîné sur les greniers.

Enfin, périodiquement et après le départ de chaque bande, la cage doit être passée à la flamme (chalumeau) pour détruire les poils qui s'accrochent aux parois.

Quelquefois aussi, il peut s'agir d'un coryza contagieux, si les éternuements se répètent  sur un même lapin, gagnent l'ensemble, dans une ambiance qui paraît saine. Un sujet fortement atteint présentant un écoulement nasal doit être retiré de l'élevage et mis à l'infirmerie. Si on état ne s'améliore pas, il est préférable de le supprimer plutôt que de contaminer tout l'élevage.

Pour éviter cette maladie, très contagieuse, répétons-le, la mise en quarantaine des sujets achetés s'impose pendant une quinzaine de jours. Il faut éviter aussi de réintégrer des sujets apparemment guéris par des antibiotiques qui restent porteurs de germes.

Enfin, les défenses de l'organisme sont à renforcer par des complexes vitaminiques et, la lutte contre les parasites est à renouveler.

L'éternuement doit être pour vous une excellente indication : s'il se manifeste anormalement, vous devez vous poser des questions sur les conditions d'ambiance de votre élevage.

Cannibalisme et pilophagie

Le cannibalisme revêt plusieurs formes chez le lapin  : des animaux s'arrachent mutuellement les oreilles ou la queue, la mère mange ses petits, les mâles tentent de se castrer. Si les sujets avalent leur propre poil ou celui de leur voisin, il s'agit de pilophagie.

Ces deux vices ont de multiples causes.

Le lapin est un animal inquiet par nature et tout motif d'énervement doit être proscrit : pas de bruit, pas de lumière trop forte, pas de visite intempestive et inutile, pas de soigneur brutal. Il ne faut pas dépasser 16 animaux par mètre carré de cage, ni manquer de prévoir une aération suffisante sans courant d'air.

Les interventions trop précoces dans le nid peuvent déplaire à certaines lapines ; certaines d'entre elles ont peut-être été saillies trop jeunes.

Au-delà de 10 à 12 semaines, les jeunes mâles se battent ; il est donc souhaitable de ne pas prolonger l'engraissement au-delà de cet âge, et de séparer les futurs reproducteurs agressifs.

Enfin l'alimentation peut quelquefois être incriminée : insuffisance de cellulose brute, déséquilibre minéral, carence en acides aminés. Le manque d'eau est une cause certaine d'excitation  : elle favorise donc les vices.

Si vous vous apercevez que certains reproducteurs ont tendance à donner des descendants atteints plus fréquemment par ces comportements anormaux, il est préférable de vous en défaire. Si ces vices prennent une allure généralisée, interrogez-vous sur les conditions de votre élevage.

 

L'infertilité de la lapine

Les élevages de lapins qu'ils soient familiaux, fermiers ou intensifs connaissent parfois des difficultés de reproduction. Il peut s'agir d'un refus de saillie, d'une saillie non fécondante, d'avortement ou de mortinatalité.

Les principales causes du refus de saillie sont avant tout représentées par les conditions suivantes :

- les fortes chaleurs qui entraînent une diminution de la spermatogénèse chez le mâle ;

- la baisse de l'intensité lumineuse qui amène une diminution de la fécondité des lapines durant l'automne ;

- l'état d'embonpoint des animaux ;

- l'intervalle entre la saillie et la mise bas : il a été montré, par exemple, que le taux d'acceptation du mâle par les femelles est plus élevé le jour même de la mise bas que plus tard.

Les causes de saillie non fécondante sont les mêmes. Mais il faut y ajouter l'influence néfaste des traitements médicamenteux effectués de façon intempestive au cours de la gestation. Quant aux avortements, il proviennent souvent d'un manque de tranquillité, de mauvaises conditions météorologiques, du voisinage de chiens ou de chats, de rats ou d'oiseaux, et également de la fréquence des visites. Il faut aussi signaler les fortes chaleurs, les sélections mal conduites qui mènent à un taux de consanguinité élevé, les agents infectieux et aussi les interventions réalisées mal à propos.

La mortinatalité est le plus souvent due aux températures froides, à l'engraissement excessif et à l'abreuvement insuffisant. Une lapine à la mise bas doit pouvoir disposer d'un litre d'eau par jour.

Si vous notez des problèmes d'infertilité, passez en revue les principaux éléments que nous venons d'indiquer.

 

Evitez les portées trop nombreuses !

Lorsque l'on rencontre des portées supérieures à 10 lapins vivants, il peut être intéressant de pratiquer l'adoption. SI une lapine a 8 petits, elle devrait pouvoir adopter 2 lapereaux de plus.

Doit-on choisir les plus petits ou les plus gros ? Ceux qui correspondent aux moyennes de la portée d'adoption. Il faut en effet que la portée nouvellement inscrite, ait des animaux de poids homogène pour éviter les brimades. Il semble difficile de faire adopter plus de 3 ou 4 lapereaux par une lapine.

La technique consiste bien sûr à prélever les lapereaux en l'absence de la mère et de les replacer dans la portée d'adoption le plus discrètement possible.


 

Pour prendre connaissance de Conseils cunicoles I, cliquer ICI


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 18:08

PICAGE ET CANNIBALISME

 

   Il y a quelques dizaines d'années, si vous discutiez avec votre voisin aviculteur au su­jet du picage des plumes et des descentes d'oviductes, 9 fois sur 10 il vous assurait que le principal embêtement qu'il avait avec son troupeau était provoqué par le prolap­sus (retournement de l'oviducte). Actuelle­ment, il admettrait généralement que c'est le picage.

Un contrôle expérimental, qui s'est éten­du sur une période de huit années, montre que les cas mortels par descente d'oviducte ne s'élèvent qu'à moins de 1 % en moyenne. En considérant ce chiffre, il ap­paraît clairement que si nous pouvions sup­primer le cannibalisme les pertes mortelles de ce genre seraient assez faibles.

 

LES CAUSES

 

Ordinairement, il y a plus d'un facteur qui mène au cannibalisme. Actuellement, on dit que c'est une accumulation de stress.


A) Races des sujets.
‑ Il est bien connu que certaines races ou lignées d'oiseaux sont bien plus enclines au picage que d'au­tres. Et malheureusement nos lignées les plus fortement productives peuvent mani­fester une certaine tendance à la nervosité. Les races lourdes sont ordinairement bien plus dociles que les races légères.


B) Régime alimentaire.
‑ Les régimes alimentaires à très haute énergie, donnés pendant les périodes de démarrage et de croissance, permettent aux oiseaux de sa­tisfaire leurs besoins en nutriments en un très court laps de temps, ce qui les prive d'une certaine occupation. On peut aggra­ver cette situation en donnant des miettes et des granulés plutôt que de la pâtée pen­dant cette période, spécialement si l'on élève les oiseaux en claustration. Et l'on accentue encore plus cet état en donnant un régime mal équilibré (comme par exemple une trop grande quantité des grains).


C) Elevage des jeunes et des adultes

1) Manque d'un espace vital suffisant.

2) Température dans le local d'élevage des jeunes, plus élevée que nécessaire.

3) Trop de lumière vive.

4) Manque d'une aération ou ventilation suffisante.

5) Humidité ambiante incorrecte.

6) Pas suffisamment de mangeoires et d'abreuvoirs.

7) Négligence dans le service des man­geoires et abreuvoirs mal remplis.

8) Trop grand nombre de sujets dans chaque groupe de jeunes.

9) Elevage commun de lignées différen­tes mises ensemble.

10) Elevage commun de sujets d'âges dif­férents mis ensemble.

11) Ne pas s'être débarrassé des oiseaux éliminés par le tri.

12) Ne pas avoir essayé de supprimer les causes de troubles extérieurs (chats et chiens dans les poulaillers, bruits anormaux,etc.).

13) Manque de grit dans l'alimentation.

14) Négligence dans le traitement antipa­rasitaire (vers, poux, gale, etc.).

15) Nombre insuffisant de pondoirs ; ne pas les avoir installés en temps voulu, man­que d'obscurité suffisante pour ces nids­-pondoirs.

16) Ne pas avoir prévu une garniture de pondoirs de bonne qualité ou en quantité   suffisante.

17) Ne pas avoir installé les oiseaux en pou­lailler de ponte au bon moment.

18) Les facteurs ci‑dessus indiqués sont de ceux qui peuvent provoquer le canniba­lisme ou même l'aggraver.

 

LA PRÉVENTION

 

Lorsque vous achetez des poulettes, por­tez votre attention vers leur tendance au prolapsus ou au picage. Vous en appren­drez beaucoup en bavardant avec des éle­veurs qui ont été clients du fournisseur chez qui vous voulez commander. Il y a des lignées qui se comportent mieux que d'au­tres.

Donnez une nourriture bien équilibrée. Dans la plupart des cas, une pâtée de dé­marrage à énergie moyenne est bien préfé­rable. Si le picage vous a déjà causé des embêtements dans le passé, essayez plutôt la pâtée que les granulés ou les miettes.

Pendant la période de croissance, il vous faut un programme d'alimentation que vous maîtrisez correctement. Vous pouvez y arriver de deux façons, en contrôlant le degré énergétique de la ration : soit en donnant du volume à la ration (aliments à forts pour­centages de fibres, c'est‑à‑dire de cellulose), soit en réduisant la quantité (environ 80 %) de la ration de croissance. Ce faisant, vous évitez à vos poulettes de devenir trop gras­ses. En conséquence, lorsque vos pre­miers oiseaux commencent à pondre, ils n'ont pas cette épaisse couche de graisse abdominale et, par là, les difficultés occa­sionnées par les descentes d'oviductes et par le picage sont bien amoindries. Assu­rez‑vous que vos oiseaux aient du grit inso­luble et des coquilles d'huîtres en abon­dance. Si nécessaire, vous pourriez vous aider en donnant des compléments alimentaires, en augmentant le taux de cellulose (avoine supplémentaire, etc.) ou même en ajoutant du sel à l'occa­sion.

Donnez suffisamment d'espace vital à vos oiseaux, tant en poussinière qu'en pou­lailler de ponte. En cela, vous ne pouvez être que seul juge. Dans certaines conditions, la surface communément acceptée comme étant la moyenne normale n'est pas suffisante; dans d'autres cas la moitié de cette surface suffira largement. Car cela dépendra aussi de la façon dont vous serez capable de contrôler l'aération, ou la venti­lation, le degré d'humidité relative et la tem­pérature. Si l'un de ces facteurs dévie de la ligne normale à n'importe quel moment de la vie de vos pensionnaires, les risques de picage augmentent grandement.

L'excès de lumière peut aussi provoquer réellement des troubles. Et ceci est tout spécialement vrai lorsque vos élèves sont tout petits et ensuite lorsqu'ils commencent tout juste à pondre. Dans les zones où se trouvent les pondoirs, il ne doit y avoir au­cune lumière vive et directe.

Mettez en service un nombre très suffi­sant de mangeoires et d'abreuvoirs, et as­surez‑vous qu'ils sont toujours en bon état de fonctionnement. Si toutes vos poules peuvent boire et manger en même temps, c'est que vous avez suffisamment d'espace vital aux mangeoires et abreuvoirs. Si ce n'est pas le cas, c'est que l'espace accordé n'est pas suffisant.

Essayez d'élever des oiseaux de même lignée et de même âge ensemble. Dans les très grandes exploitations, les pou­laillers, peuvent être divisés en plusieurs parquets.

Combattez les maladies et les parasites. Un mauvais cas de coccidiose intestinale ou une infestation de gros vers ronds peut provoquer chez vos poulettes une véritable furie de picage qui se transformera en can­nibalisme. Mettez vos poulettes en pou­lailler de ponte avant qu'elles ne commen­cent à produire.

Installez toujours un nombre suffisant de pondoirs (au moins un pour 5 sujets). Ces pondoirs doivent être posés dans le pou­lailler de ponte au moins 3 ou 4 semaines avant que vos poulettes ne commencent à produire. Assurez‑vous qu'à tout moment vos pondoirs sont garnis de paille ou de tout autre matériau souple et propre, en quantité suffi­sante. Si vous avez des pondoirs avec râteliers couverts qui escamotent les oeufs, ou si vous avez des difficultés à faire pon­dre vos poulettes dans les nids, posez d'abord vos pondoirs sur le sol, dans la li­tière, puis élevez les graduellement dès que tous vos sujets ont pris l'habitude d'y pon­dre. La plupart des cas de picage se décla­rent autour des pondoirs. Car lorsque vos poulettes commencent tout juste à pondre, il y a très souvent un petit filet de sang qui reste sur le bord du cloaque après la ponte de l'oeuf. Et cela est suffisant pour que toutes vos difficultés commencent.

Si l'on peut arriver au premier mois ou aux six premières semaines de ponte sans picage, il y a de très grandes chances pour que tout aille bien par la suite. Certains éleveurs procèdent avec succès, à la pose de lunettes anti‑picage.

Rappelez‑vous que le picage est une ha­bitude. Parfois, il suffit d’éliminer 2 ou 3 poules et éviter ainsi que ce vice se déclare. Ordinairement il est provoqué par un stress. Comme dans beaucoup d'autres situations, il est vrai de dire que dans ce cas " un gramme de prévention vaut mieux qu'un kilo de traitement".



L’OVOPHAGIE

 

La casse et l'absorption des oeufs par les volailles elles‑mêmes est souvent une source d'ennuis et de perte pour l'éleveur, surtout pendant les périodes de raréfaction des oeufs. Si les oiseaux reçoivent une ali­mentation bien équilibrée, il y en aura bien peu qui prendront l'habitude de casser et de manger délibérément les oeufs, mais si un oeuf est cassé, le contenu est promp­tement absorbé par une bonne partie du troupeau.

Il faut donc veiller à procurer aux volailles un nombre suffisant de nids convenables avec la garniture appropriée pour éviter que les oeufs soient pondus sur le sol. Si l'on s'aperçoit que les poules brisent les œufs de façon délibérée, en perçant la coquille avec le bec, il n'y a pas d'autre solution que de découvrir les coupables et de les éliminer du troupeau.

On peut y arriver en plaçant un oeuf dans le parcours et en exerçant une surveillance pour saisir la poule qui attaque l’œuf d’emblée. Beaucoup de poules s'approchent des œufs qui peuvent se trouver au sol sans les attaquer, et même les font seulement rouler avec leur bec, alors que l'ovophage, la mangeuse d'oeufs, ne perd pas une minute avant de les briser  et, naturellement, les autres se joignent à la fête.



 



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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 17:32

 

  Faisan Lady Amherst

     
INSTALLATION DES JEUNES FAISANS

 

Nous n'envisageons que la méthode de l'élevage artificiel qui donne actuellement des résultats supérieurs à ceux obtenus par la méthode traditionnelle utilisant les poules meneuses.

Dans les élevages d'une certaine importance, elle est la seule à pouvoir être conseillée.

 

LES INSTALLATIONS DE DEMARRAGE

On distingue deux types d'installation.

1) Installation pour les élevages de petite dimension

Les oiseaux sont répartis dans des cabanes d'élevage, à raison de 150 à 300 sujets par éleveuse. Les cabanes donnent accès à un vaste parcours extérieur qui sert de volière d'accueil jusqu'à 6 à 8 semaines ou de volière définitive jusqu'à la vente.

 2) Installation pour les élevages de grande dimension

Il s'agit d'une poussinière dans laquelle se succèdent  des compartiments qui donnent accès à des parcours extérieurs. Ces compartiments sont isolés les uns des autres et peuvent être munis de plusieurs éleveuses. On peut ainsi démarrer des bandes uniques de plusieurs milliers d'oiseaux.

La poussinière offre l'avantage d'une mécanisation de la distribution des aliments.

L'éleveuse artificielle.

Elle est constituée d'une source de chaleur, abritée par un chapeau conique situé à environ 50 cm du sol. Les modèles les plus couramment utilisés fonctionnent au gaz. La température mesurée au niveau des faisandeaux doit atteindre 37 à 38° le premier jour, 36° pendant la première semaine pour baisser ensuite d'environ 3° chaque semaine jusqu'à la 7ème semaine.

Température de l'éleveuse pour 300 faisandeaux :

- première semaine :           36°

- deuxième semaine :          34°

- troisème semaine :            31°

- quatrième semaine :          28°

- cinquième semaine :          25°

- sixième semaine :              22°

L'éleveuse est allumée 24 à 48 heures avant la réception des animaux. Les jeunes y sont placés par bande de 100 à 300. Il est recommandé de ne pas dépasser 300 à 500 faisandeaux même dans des éleveuses conçues pour 500 sujets. Les jeunes y sont alors généralement moins vifs.

Que les faisandeaux soient dans l'un ou l'autre type d'installation, au sol ou sur grillage, ils passeront leurs premiers jours sur un tapis de papier. Ils seront d'autre part maintenus sous l'éleveuse en limitant leur espace disponible au moyen de feuilles de carton disposées en cercle.

C'est en général après huit jours que les faisandeaux ont accès à l’ensemble du local d’élevage.

 

LE PARQUET D'ELEVAGE ET SA VOLIERE

A partir de 6 semaines d'âge et suivant les conditions météorologiques, le chauffage est supprimé. On transfère alors les jeunes dans les parcs d'élevage.

Elevage de petite dimension

Chaque lot d'oiseaux est élevé dans une cabane isolée, de forme carrée ou rectangulaire (4 X 4) ou (3,5 X 5). L'isolation doit être suffisante pour empêcher de gros écarts de température avec l'extérieur. Le plancher est généralement en bois. Elle possède en outre une aération réglable afin d'assurer un renouvellement de l'air satisfaisant.

 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:07

Photo Martine Van Poucke - canaris couleur et  posture (Belgique)


A PROPOS DES CANARIS DE COULEUR

 

En règle générale, la majorité des éleveurs débutants de canaris sont tentés, pour obtenir de beaux jeunes, d'acheter un couple d'oiseaux à couleur intensive de préférence. En effet, à première vue, il paraît tout à fait naturel que l'accouplement de deux sujets à coloration intensive produise les plus beaux jeunes.

Dans la réalité, cette façon de faire est la base de déceptions et de déboires ; car, pour des raisons non encore déterminées, la progéniture de deux sujets fortement colorés a un plumage dur, clairsemé et cassant ; en outre, ces oiseaux sont souvent petits de taille ou semblent petits à cause de leurs plumes sèches et peu fournies.

Le but de l'élevage de canaris de couleur doit être non seulement l'obtention de belles couleurs, mais également, et avant tout, l'obtention d'un plumage riche, lisse et soyeux, qualités qui sont indispensables et primordiales pour la beauté d'un oiseau. On admet volontiers que, pour beaucoup d'éleveurs, la tendance ci-dessus est souvent irrésistible et rares sont ceux, même initiés, qui ne s'y laissent pas aller, mais le résultat ainsi obtenu est médiocre.

Il est vrai qu'en accouplant des sujets mal emplumés à des oiseaux possédant un plumage abondant, il nous est possible de corriger ce défaut de plumage ; mais serait-il logique - et cela en toute connaissance de cause - de créer des défauts  pour essayer de les corriger ensuite ?

A tout mâle fortement coloré, qu'il soit vert mousse, vert bronzé, vert cuivré, citron ou orange intensif, il convient de donner une femelle plus pâle à plumage lisse et abondant. Ces accouplements produiront 2/3 de jeunes à coloration intensive et 1/3 de jeunes à coloration normale.

Un moyen sûr de pouvoir corriger un plumage rude et clairsemé, c'est le recours à un sujet à fond blanc, comme par exemple un canari blanc, un bleu, un isabelle argenté, tous ces oiseaux à fond blanc possédant, en général, un plumage abondant et soyeux. Un autre moyen serait l'utilisation de partenaires pâles, fortement panachés. Nous aurions ainsi supprimé un défaut pour en créer un autre. Car, tout en corrigeant la rudesse du plumage, nous produirions un très grand pourcentage de jeunes panachés. Cette façon de procéder est donc moins recommandable, car l'idéal de l'amateur de canaris de couleur doit être obligatoirement l'obtention de sujets purs et non de sujets panachés.

L'emploi dans notre élevage, de sujets panachés ne se justifie qu'à seule fin d'obtenir quelques sujets et d'éliminer les autres. Un oiseau pur à pigmentation foncée, moins beau en couleur, prime toujours sur un sujet intensif, possédant des taches ou bien des plumes blanches ou jaunes dans l'aile ou la queue.

 

 


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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 18:31


COMMENT DETERMINER L’AGE DES PIGEONS

 

Les pattes des vieux sujets sont couvertes d’écailles blanches, au lieu d’être d’un beau rose comme celles des jeunes ; l’oeil est terne, la paupière émaillée, le bec est plus fort, plus allongé et recourbé à l’extrémité, le plumage fané.

La femelle qui a pondu, a les os du bassin suffisamment écartés pour qu’on puisse aisément y passer le doigt, ce qui ne peut se faire chez celle qui n’a pas pondu.

Le nombre de plumes des ailes permet d’indiquer l’âge du pigeon avec précision ; nous ajouterons que le moyen qu’il préconise et que nous détaillons ci-dessous,a déjà été expérimenté bon nombre de fois  et qu’il ne nous a jamais trompés.

L’aile du pigeon est composée de vingt plumes dont cinq grands “couteaux”, trois plus petits et deux plumes arrondies formant ensemble les dix premières plumes ou rémiges primaires qui tombent et sont remplacées par d’autres semblables, régulièrement chaque année ; viennent ensuite dix plumes se ressemblant à peu près toutes (rémiges secondaires), dont la nervure est légèrement inclinée en sens opposé à celui de la nervure des dix premières ; elles sont arrondies et terminées par un petit crochet d’autant plus accentué que la plume est plus approchée du corps.

De cette dernière série de dix plumes, la première, c’est-à-dire la onzième de l’aile, en commençant par les grands couteaux, est remplacée, après la première mue, par une plume qui ne devra plus tomber désormais et qui reste un peu plus courte et un peu plus arrondie que les suivantes. En outre, sa nervure est placée plus au milieu et elle est terminée par une petite pointe un peu saillante.

A la deuxième mue, soit à l’âge de deux ans, la plume suivante, deuxième de la seconde partie de l’aile, est remplacée par une semblable et ainsi de suite, de sorte qu’un pigeon de trois ans présente au milieu de l’aile trois plumes un peu courtes et un peu plus arrondies que les autres. A quatre ans, il en aura quatre, cinq à cinq ans, et ainsi de suite juqu’à dix ans, limite à peu près extrême de l’âge du pigeon.

Pour faire l’examen de l’aile, il faut s’assurer qui ne manque aucune plume arrachée ou tombée par accident. Du reste, il n’est pas besoin de compter effectivement les plumes : en tenant le pigeon dans la main, la tête vers soi, et en dépliant  l’aile, celle-ci se divise nettement en deux parties, tranchées par le sens des nervures des plumes.

On peut expérimenter ce moyen avec des pigeons dont on connaît l’âge exact et l’on constatera qu’il est infaillible et que l’on peut compter sur l’exactitude des indications que nous venons de donner.


 

 

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 17:26


CONSEILS CUNICOLES I 

 Le lapin exige de l'aliment granulé

Il est facile de remarquer que le lapin a de l'aversion pour l'aliment en farine à tel point que la consommation peut baisser très rapidement. C'est pourquoi on lui offre de l'aliment granulé.

Les résultats obtenus jusqu'à présent montrent que des diamètres de 2,5 et de 5 mm conduisent  à des consommations comparables. Par contre une diamètre plus gros favoriserait le gaspillage qui d'ailleurs est lié aussi à la longueur du granulé. En effet, le lapin en croque une partie ; le reste  qui tombe dans la litière ou à travers le grillage est perdu. C'est pourquoi la longueur du granulé ne devrait pas dépasser 10 ou au grand maximum 12 mm.

 

L'élevage du lapin demande beaucoup de temps

Le lapin réclame un somme considérable de manipulations et d'interventions. En se limitant  aux simples opérations liées à la reproduction, sans parler de la distribution des aliments, de l'enlèvement des déjections, de la tenue des fichiers... une unité de cent mères demande 2 heures de présence par jour. Il faut mener la femelle au mâle, assister à la saillie, la ramener dans sa cage, faire renouveler l'opération en cas de refus, c'est-à-dire deux fois sur trois. Près de 15 jours après la saillie, vous devez palper, représenter au mâle les femelles vides, vérifier le nid de mise bas. Et comme la saillie doit être prévue le jour même ou au plus quelques jours après la mise bas, le cycle recommence sans même que vous vous en soyez aperçu.

Pour cent mères, certains comptent ainsi le temps passé par jour pour surveiller la reproduction :

- l'accouplement 1 heure,

- la palpation 10 minutes,

- l'aménagement des boîtes à nid 30 minutes,

- le sevrage 25 minutes,

soit 2 heures par jour.

Cette répartition toute théorique qu'elle est a le mérite de montrer qu'une unité de cent mères prend chaque jour une fraction non négligeable de temps. Et cet exemple nous prouve que contrairement  au poulet de chair, les lapins se conduisent comme des individus, non pas comme un troupeau.

Augmentez donc prudemment vos effectifs de lapins en fonction de vos disponibilités en main-d'oeuvre.

 

Si vous désirez loger des lapins dans un bâtiment existant

Des bâtiments anciens devenus inutilisés peuvent être aménagés pour recevoir des lapins dans la mesure où :

- le plafond se prête facilement au nettoyage et à la désinfection. Ceux qui sont en paille et en fourrage sont à proscrire en raison de la réserve microbienne qu'ils finissent par constituer ;

- les murs sont exempts de crevasses et lisses pour assurer un lavage commode et efficace ;

- les ouvertures (portes, fenêtres...) ferment correctement pour éviter les courants d'air, auxquels le lapin est particulièrement sensible, et la pénétration des insectes, vecteurs de certaines maladies, comme la myxomatose. Au besoin, il est nécessaire de prévoir des moustiquaires au niveau des entrées d'air ;

- la ventilation naturelle est suffisante sans être excessive ;

- le sol est imperméable pour être lavé à grande eau.

Dans l'affirmative, vous pouvez alors compter 2 mètres carrés  par reproductrice.

L'eau est évidemment indispensable pour le nettoyage et l'approvisionnement des animaux réalisé par des tétines automatiques à double clapet ou par des abreuvoirs à niveau constant à flotteur.

Il vous suffit alors de disposer vos cages de telle sorte qu'elle ne se balancent pas sous l'influence des mouvements animaux. Sachez qu'elles doivent  être amovibles, indépendantes les unes des autres pour pouvoir être sorties à mesure qu'elles sont sales, lavées dehors sous pression d'eau, passées à la flamme pour en faire disparaître les poils.

Elles doivent être placées de manière à permettre l'évacuation des déjections à leur aplomb et l'examen de celles-ci. Un coup d'oeil sous les cages permet  à l'éleveur de repérer les diarrhées, de même que les manques d'eau ou les fuites d'abreuvoir ou le gaspillage excessif de granulés. Plus tôt on s'aperçoit de ces anomalies, plus tôt on peut y remédier.

 

Si l'appétit de vos lapins diminue ...

Des baisses brutales de consommation s'observent parfois sur tous les lapins d'un élevage. Plusieurs causes peuvent être invoquées :

- Tout d'abord le changement de livraison, et c'est pourquoi vous devez mélanger le reste de la livraison précédente avec la nouvelle  pour que le changement inévitable de goût soit progressif.

- C'est peut-être un manque d'eau ou la présence d'une eau de mauvaise qualité. N'oubliez pas que les lapins boivent beaucoup et qu'ils doivent avoir de l'eau en permanence à leur disposition.

- Le sens gustatif et l'odorat du lapin sont très développés et il est à même de repérer dans un aliment la présence de moisissure. En particulier, un tourteau d'arachide pollué à l'aflatoxine suffit à faire baisser la consommation immédiatement, de façon très brutale. C'est pourquoi il faut réserver au lapin des aliments fabriqués avec des matières premières d'excellente qualité.

Le lapin est naturellement névrosé, mais il devient encore plus capricieux lorsqu'il est placé dans des conditions de production très intensives.

 



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