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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:42

Serin du Mozambique

 

 

AVANT LES ACCOUPLEMENTS

 

Si nos oiseaux doivent se trouver en bonne condition en été afin de réussir l'élevage, cette condition est également indispensable au moment de l'appariement des couples. C'est pourquoi la période de repos, doit servir de préparation au travail qui attend nos oiseaux en tant qu'éleveurs.

Certains amateurs jugent sans importance le fait que leurs oiseaux ne sont pas en par­faite condition en hiver, faute de soins ; ils ne doivent cependant pas oublier que les meilleurs résultats d'élevage seront reportés par ces éleveurs qui auront apporté tous leurs soins, et cela, pendant toute l'année, à leurs sujets, en d'autres termes le succès de la pro­chaine saison d'élevage dépendra surtout de l'état de vos oiseaux en hiver.

L'amateur avisé contrôlera ses oiseaux aus­si bien pendant la période d'hiver qu'en été afin d'avoir la certitude que tous se portent parfaitement. S'il venait à découvrir un sujet dont il douterait, il n'hésitera pas à soumettre l'oiseau en question à un examen minutieux.

Avant de penser à l'accouplement et à l'éle­vage, tous les oiseaux doivent être passés en revue afin de se convaincre qu'ils sont tous parfaitement en ordre, car seuls des parents sains pourront reproduire des jeunes robus­tes : seuls des oiseaux bien portants seront aptes à élever une souche résistante.

Certains éleveurs ont une fausse idée de la notion "bonne condition". Ils ne réalisent pas qu'un pourcentage élevé de graisse n'a rien de commun avec une bonne santé, mais que l'obésité, au contraire, est un handicap sérieux et que tout le fonctionnement de l'organisme peut en être déréglé.

En prévision des prochains accouplements, il faut veiller à avoir des oiseaux fermes, ner­veux et vifs.

Heureux les amateurs possédant de tels su­jets reproducteurs car ils sont certains d'avance que lors des prochains apparie­ments, ils n'auront pas à prendre en compte de trop grandes irrégularités. Pourtant, si le contraire était vrai, il s'agirait de prendre sans tarder les mesures nécessaires, afin de remé­dier à cette situation désastreuse. Nous vou­drions, à ce sujet, vous donner ces quelques conseils :

Une première nécessité pour nos oiseaux est le repos pendant l'hiver. Le repos est in­dispensable afin de leur permettre de se réta­blir de façon suffisante.

Auparavant, nos petites bêtes furent nour­ries abondamment car élevage et mue met­taient leur organisme à dure épreuve. Mais tout ceci étant passé, nous devons composer un menu de graines approprié en diminuant le pourcentage de graines engraissantes. Pour­tant, il faut éviter une nourriture trop peu va­riée.

Nous devons aussi, en tant que mesure de santé, inspecter minutieusement la cage et son environnement. L'air frais ne peut évidem­ment faire défaut et doit être fourni en quantité suffisante, cependant le moindre courant d'air doit être évité.

Nous devons examiner avec encore plus d'attention les excréments qui salissent tou­jours plus ou moins la cage. Ils sont le baro­mètre de la santé de nos oiseaux. Même s'ils sont les témoignages d'une parfaite santé de nos amis ailés, ils seront enlevés tous les jours, sinon la température froide exercera son influence néfaste et d'innombrables éma­nations empesteront l'air dont nos oiseaux ont si grand besoin puisqu'ils ne peuvent profiter qu'au compte‑gouttes de l'air du dehors.

Nous veillerons à changer journellement l'eau de boisson que l'on pourra donner légè­rement tiède lors des grands froids. Par temps de gel, il faudra changer l'eau plusieurs fois par jour.

En suivant uniquement ces quelques direc­tives, vous pourrez accoupler en toute quiétude les oiseaux soignés à ce régime. Ils se­ront robustes et vifs. Il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 17:43

 

   Culbutant Hollandais blanc, type ancien

 

 

BIEN PREPARER LES REPRODUCTEURS

 

La reproduction est évidemment la base de tout élevage et, après les accouplements, c'est l'incubation et surtout l'éclosion qui en est l'issue favorable ou désastreuse, qui cons­tituent le premier cap.

Il n'est sans doute pas inutile de parler de la ponte car, chez le pigeon, l'incubation est na­turelle et exempte des accidents et incidents de l'incubation artificielle utilisée dans d'autres élevages.

L'oeuf porte donc en lui le succès ou l'échec de l'incubation et de l'éclosion.

Ces échecs peuvent avoir pour origine

- l'absence de fécondation = oeufs clairs,

- les carences en vitamines, en protéines, en minéraux;

  ‑ l'infection par un microbe.

Dans tous les cas, les reproducteurs sont en cause directement ou indirectement. La seconde phase de l'élevage commence à l'éclosion et dure tout le temps où les jeunes sont au nid, étroitement dépendants des pa­rents qui les nourrissent et, parfois, en même temps, leur transmettent des maladies.

La troisième phase est celle du pigeonneau sevré, c'est‑à‑dire ses débuts dans la vie in­dépendante. C'est aussi une période critique car il n'a pas la résistance d'un adulte, mais se trouve cependant dans le même milieu et doit faire face aux mêmes " agressions ".

Nous examinerons ces diverses phases, et en premier lieu, le problème essentiel des re­producteurs et de l'oeuf.

 

SOIGNER LA FORME

 

La femelle pond les oeufs et ceux‑ci doivent contenir tout ce qui est nécessaire à l'em­bryon, à sa formation normale, le tout contenu dans une coquille solide. Cela suppose que la femelle pourra faire passer dans l'oeuf des protéines (acides aminés), des vitamines, des minéraux.

On a coutume de considérer que le pigeon est peu exigeant du point de vue alimentaire ;

il est sûr que certaines carences (en vitami­nes A. D ou E par exemple) sont rares chez cet oiseau. Il est certain aussi que, même avec une alimentation simplifiée, les éclosions peuvent être bonnes, dans certains cas. Cela s'explique en partie par le rythme de ponte de deux oeufs par mois environ, qui n'a rien de comparable avec celui de la poule qui en pond 12 ou 13 fois plus.

La pigeonne peut prélever dans son propre organisme ce qui est nécessaire, elle aura un mois pour le reconstituer ; il faut cependant qu'elle et le mâle nourrissent leurs jeunes en les " allaitant " ou presque, ce qui entraîne d'autres besoins ignorés dans les autres es­pèces d'oiseaux.

Faut‑il, parce que le pigeon est peu exi­geant, ignorer tous ces problèmes et mainte­nir son élevage sur la corde raide, à la limite des carences donc des incidents ou des échecs ?

La question est spécialement importante pour les oiseaux qui ne sortent pas et ne peu­vent pas équilibrer eux‑mêmes leur alimenta­tion.

 

Les vitamines doivent être régulièrement apportées aux reproducteurs sous forme d'un supplément utilisable dans l'eau et contenant toutes les vitamines, en titrage important et garanti. Notons en passant que l'huile de foie de morue doit être évitée car elle peut être très nocive pour la reproduction en détruisant la vitamine E par ses matières grasses qui rancissent et deviennent toxiques.

En période de reproduction, un apport d'aci­des aminés est indispensable. Bien entendu, les graines de légumineuses (pois, vesces, fèveroles, etc ... ) de l'alimentation contien­nent des protéines, donc des acides aminés, mais il faut bien savoir que, même s'il y a assez de protéines en quantité, il peut y avoir carence en qualité, car certains acides ami­nés, comme la méthionine, peuvent manquer et ne sont pas remplaçables. Un produit vita­miné et aminé est donc très utile aux repro­ducteurs.

 


Les minéraux ne sont pas moins nécessai­res et sont nombreux : phosphore et calcium en premier lieu, puis chlorure de sodium et, en très petites quantités, les oligo‑éléments.

Il faut dissiper un malentendu : il existe des blocs de sel, largement employés par les co­lombiculteurs ; ils contiennent seulement du chlorure de sodium et souvent des oligo‑élé­ments mais pas de calcium ni de phosphore, si ces éléments sont indiqués sur l'étiquette, ils ne sont présents qu'en quantités très fai­bles, mille fois inférieures aux besoins.

L'emploi de ces blocs de sels ne couvre donc qu'une partie des besoins minéraux et absolument pas ceux entraînés par la forma­tion de la coquille (calcium) ou du squelette (phosphore et calcium).

Ces besoins sont assurés par le phosphate de calcium, mais il est en général plus facile de les satisfaire en apportant phosphore et calcium dans l'eau de boisson sous forme très assimilable.

 

                      Tête noire de Brive

 

 

 

ASSURER UNE BONNE SANTÉ

 

Apporter aux reproducteurs ce dont ils ont besoin du point de vue alimentaire est évi­demment essentiel, mais cela ne suffirait pas si ces reproducteurs étaient en mauvaise san­té.

Il y a les grandes maladies : pararmyxovi­rose, salmonellose, variole, maladies respira­toires, dont il est souvent question. Nous n'en reparlerons pas dans ce texte, car il s'agit de maladies que l'éleveur ne peut igno­rer si elles existent dans son élevage.

A l'opposé, il existe des maladies plus insi­dieuses, ne rendant pas les oiseaux visible­ment malades, mais nuisant à leur bon état général, à cette bonne forme nécessaire plus que jamais au moment de la reproduction ; ces maladies, souvent atténuées sont dues à des parasites externes ou internes.

 

Les parasites externes : poux et acariens qui sont souvent peu visibles car les plus dangereux ne vivent pas sur les oiseaux et vien­nent seulement les piquer la nuit : ce sont les acariens : poux rouges très petits et argas (improprement dénommés punaises) et par­fois les punaises véritables.

Les poux des plumes restent sur les oi­seaux mais ne les piquent pas, ils ne font que les déranger. Contre ces divers parasites, il faut traiter les locaux, les nids, les volières mais pas avec n'importe quel insecticide, car divers produits sont toxiques. Il faut préférer un produit sans danger qui permet de traiter les locaux une fois par trimestre.

 

Les parasites Internes : ce sont surtout les vers intestinaux qui sont à craindre ; les plus gros, les ascaris, sont très fréquents et le traitement vermifuge des reproducteurs doit être fait systématiquement tous les deux mois. même s'ils sont en bonne santé apparente, car, avant de causer des troubles visibles (diarrhée, amaigrissement, troubles nerveux), ces vers affaiblissent les oiseaux.

Les capillaires sont moins fréquents que les ascaris mais sont bien plus dangereux ; de plus, il sont très petits et le colombiculteur peut difficilement les voir, même en faisant l'autopsie d'un pigeon.

Ces deux espèces de vers sont éliminés de façon sure par certains vermifuges donnés dans l'eau pendant une journée. En outre, il est possible d'éviter les infestations massives en donnant régulièrement certains compléments alimen­taires capables de jouer le rôle de répulsifs pour ces parasites.

La coccidiose est une maladie dont les éleveurs parlent beaucoup mais qui est assez rare ; bien qu'on la rende sans raison respon­sable de tous les ennuis, nous ne conseillons de la traiter que dans les colombiers où des examens de laboratoire l'ont décelée.

La trichomonose est, en général, sans grande importance pour les reproducteurs mais est dangereuse pour les pigeonneaux que les adultes vont contaminer. Nous en reparlerons à leur sujet.

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 16:36

Petit Chinchilla 

 

 

APRES LA MISE BAS

 

L'ALLAITEMENT

Les glandes mammaires sont placées sur la face ventrale de la lapine depuis la région pectorale jusqu'à la région abdominale, par paires.  En général, il y a 4 paires (58 % de sujets) parfois 3 (9%) rarement 5 (6%).  Parfois, une mamelle d'une paire est absente. ce qui explique que l'on peut en trouver un nombre impair : 9 (9 % des lapines), 7 (15 %), 5 (3 %).

La sécrétion lactée de la lapine est particulièrement abondante par rapport à son poids et doit permettre une croissance extrêmement rapide d'une portée, dont le poids est très élevé, proportionnellement au poids de la lapine.  Il est sans doute bon de rappeler quelque particularités :

- A la naissance. le jeune perd du poids et retrouve ou dépasse légèrement son poids de naissance au bout de 24 heures (la perte, maximum en 2 à 3 heures, est de 4 à 5 grammes).

- En une semaine, le jeune a doublé son poids de naisssance et son poil a poussé.

- Vers 11 jours, il ouvre les yeux.

- Vers 13 jours, il commence à se servir de ses pattes.

- Vers 15 jours. il commence à y avoir des aliments autres que le lait dans son estomac (jusqu'à 2/5ème du contenu stomacal).

- Vers 3 semaines le poids se situe autour de 350 g. parfois plus (variable selon les races et les souches).

- Vers 25 jours, les dents de lait sont remplacées par les dents définitives.

- Vers un mois. le jeune a atteint environ 8 fois son poids de naissance ; le matin, l'estomac contient jusqu'à 40 % de « pilules fécales » indiquant que la caecotrophie ou pseudorumination a commencé.

En ce qui concerne la lactation, il est important de bien savoir qu'elle commence à décroître, et rapidement, dès le 21ème jour : on peut remarquer qu'à cet âge, il y a déjà huit jours que le lapereau a commencé à manger un peu ; on peut donc en conclure que le sevrage vers un mois peut se faire sans inconvénients majeurs.

Ces diverses données permettent de mieux comprendre l'effort que représente pour la lapine une sécrétion lactée relativement courte, mais très importante en quantité, succédant à une gestation courte, elle aussi. Les foetus, passent en 20 jours, d'un poids de 4 à 5 grammes, à leur poids de naissance se situant entre 50 et 60 gr. par sujet d'une portée moyenne de 6 jeunes.

Outre les besoins protéiques nécessités par la gestation, puis par la lactation. cela implique des besoins minéraux importants pour la formation du squelette des jeunes, tant pendant la gestation que pendant l'allaitement.  Cela explique un certain nombre d'accidents liés à la gestation et à l'allaitement, directement comme la fièvre de lait, ou indirectement comme l'entérotoxémie.

La fréquence de cette dernière chez la lapine allaitante s'explique par les besoins nutritifs de cette période ; la lapine mange beaucoup pour les couvrir et si l'aliment employé est fortement azoté, pour peu qu'il soit complété par un fourrage de luzerne, également riche en protéines, on arrivera rapidement à un excès d'azote qui favorise cette maladie.

 

LA MAMMITE

La mammite est une affection de la mamelle relativement peu fréquente chez la lapine, comparativement aux autres femelles domestiques.  Elle est en général due au staphylocoque ; elle peut rester localisée à une mamelle, ou au contraire, envahir la totalité des glandes mammaires ; les symptômes sont faciles à déceler : il y a enflure de la glande et souvent ulcération avec écoulement purulent épais jaune pâle.  Non soignée, la mammite peut entraîner la mort, mais il peut aussi se former de petits abcès qui s'ouvrent et laissent s'écouler le pus, l'animal pouvant alors survivre.

Les jeunes absorbant du pus ou du lait contaminé de staphylocoque, meurent ou perdent du poids ; si une lapine meurt de la mammite, il ne faut jamais faire nourrir ses petits par une autre, car ils la contamineraient en têtant.

Traitement : Il faut, le plus rapidement possible, appliquer un traitement antibiotique : 2 à 3 injections à 48 heures d'intervalle.  Les pommades antibiotiques, sont peu conseillables, car il est impossible de les introduire dans les canaux.  Le traitement permet la guérison de la lapine, mais, en général, la mamelle atteinte est perdue, c'est pourquoi si la mammite intéresse plus de deux mamelles, le plus sage est d'éliminer le sujet de la reproduction, son avenir de laitière se trouvant compromis.

 

LA MORTINATALITÉ

On désigne sous ce terme, les mortalités qui se produisent chez les tout jeunes animaux, pratiquement dans la première semaine.  Chez le jeune lapereau, deux causes sont à retenir en dehors des cas d'abandon par la mère ou de cannibalisme.  Ce sont la colibacillose et la salmonellose.  Nous reviendrons sur ces maladies, mais nous pouvons déjà dire qu'elles sont susceptibles de provoquer des avortements survenant peu avant la mise bas normale ; si l'avortement ne se produit pas, il peut y avoir mortalité dans le jeune âge, et jusque vers 10 à 12 jours.  Les traitements antibiotiques peuvent être essayés sur la lapine.  Les autovaccins efficaces dans la salmonellose sont plus aléatoires dans la colibacillose.  A ces causes de mortalité d'origine infectieuse, il faut ajouter la staphylococcie ; on trouve parfois du staphylocoque pathogène dans les organes de lapereaux morts dans le nid.  Il y aurait toujours lieu de vérifier si la maladie n'a pas son origine dans une mammite de la lapine, passée inaperçue.

Un certain nombre de malformations des lapereaux, d'origine congénitale, ont été observés par divers auteurs.  Il serait trop long et sans intérêt ici d'en donner une liste, car elles n'ont en général qu'une incidence individuelle. Cependant, les anomalies se répétant avec une certaine fréquence chez une femelle doivent faire suspecter une tare héréditaire et conduire à son élimination ; chez plusieurs femelles, il faudra suspecter une tare d'un mâle reproducteur, ou surtout une carence vitaminique des reproductrices ; en particulier, la carence en vitamine A peut produire des lésions oculaires, des convulsions de l'hydrocéphalie (liquide abondant dans la cavité crânienne avec tête anormalement grosse).  Ces cas d'avitaminose restent rares.

 Nain blanc

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 17:14

 

 OBTENIR DES VOLAILLES ROBUSTES

  

 "Fort, capable d'endurance, résiste aux épreuves et à la fatigue, surmonte le froid de l'hiver", telle est la définition du mot ro­buste trouvée dans le dictionnaire, laquelle se rapproche assez bien de l'idée que l'on peut s'en faire de prime abord. Et pourtant, la manière de produire une race de volailles vigoureuses n'est pas chose si aisée à con­cevoir, même si c'est le souhait de la plu­part des éleveurs de volailles

Coq Barbu de Thuringe, doré caillouté.

 

Pour commencer, il serait bon de rappe­ler que la robustesse, comme n'importe quel autre élément de la constitution d'un homme ou d'un animal se forge à partir des os et jamais d'une autre manière ; de plus, parallèlement à l'élevage proprement dit, il convient de tenir compte de l'environne­ment dans lequel évoluent les animaux car, en général, la robustesse chez les volailles est un facteur de sélection naturelle. Le cli­mat joue un rôle primordial sur la résistance des animaux dans la mesure où un certain nombre d'entre elles ne pourront supporter telle ou telle influence climatique au point de mettre leur survie en péril, chose qui semble avoir été négligée par des éleveurs s'occupant de volailles depuis des années. Cela aura peu d'importance si on transpose un sujet ayant connu des conditions de vie difficiles sous un climat plus propice car cela ne peut qu'améliorer sa croissance, même si d'un autre côté cela affaiblira son pouvoir de résistance, et sa constitution ro­buste deviendra alors plus vulnérable, changement que l'on n'aurait pas remarqué dans l'hypothèse où il serait resté sous l'emprise du même climat et dans des con­ditions identiques.

Nous ne connaissons pas une seule race qui ne dépende à un degré plus ou moins important du climat dans lequel elle évolue, qu'elle soit qualifiée de forte ou de faible car la main de l'homme a permis aux races prétendues faibles de devenir fortes et ro­bustes, mais seulement après des années d'élevage et d'acclimatation.

Si la différence est minime entre des oeufs couvés de façon naturelle ou artifi­cielle, vous ne pouvez cependant pas tri­cher avec la nature. Tout vient de la consti­tution et, petit à petit, on atteint l'objectif de produire une race robuste capable de se développer et de vivre dans des conditions éprouvantes. Il existe des exceptions mais uniquement lorsque l'homme intervient en sélectionnant les sujets les plus faibles du cheptel. Ceux‑ci qui dans d'autres circons­tances auraient succombé, sont conservés grâce à un plumage, une couleur, ou une autre caractéristique bien particulière. Elles font l'objet de toute l'attention de l'éleveur qui, pourtant conscient d'aller à l'encontre de son intérêt et d'hypothéquer ses chan­ces de réussite dans l'avenir s'obstine avec le fol espoir d'inverser la tendance et voit ainsi, année après année, le pourcentage de volailles faibles devenir plus important pour réaliser enfin que son cheptel ne peut plus être qualifié de robuste et de fort, tout cela parce que dame Nature prend sa re­vanche sur les intrus qui enfreignent sa loi.

Il y a une seule et unique manière de pro­duire une race vigoureuse, à savoir l'élimi­nation impitoyable du troupeau de tout ani­mal présentant une constitution déficiente. Cela demande du courage, mais c'est le seul moyen de parvenir à créer un cheptel ou une souche pleine de force, de vitalité et de robustesse.

Certaines volailles provenant de souches spécifiques s'acclimateront difficilement, que le climat soit approprié ou non. Des années d'élevage incohérent les auront ren­dues fragiles à tel point qu'il sera pratiquement impossible d'espérer de leur part une descendance digne de ce nom ; en effet, dès la naissance, les poussins seront ché­tifs et à supposer que grâce à des soins minutieux ils parviennent à vivre, ils ne pourront qu'engendrer leur propre faiblesse pour aboutir finalement à l'extinction de la race, laquelle à l'origine était robuste.

Un élevage en circuit fermé, dans un mi­lieu confiné présente un grand risque lors­que l'on désire produire des sujets d'une grande vitalié. Mieux vaut laisser circuler un air frais, abondant, tout au long de l'année, été comme hiver. Si une volaille ne bouge pas normalement et semble inoccupée par un jour froid d'hiver, c'est le signe que quel­que chose ne va pas. Un sujet robuste se doit d'être actif. Tout ce qui affaiblit l'orga­nisme des parents conduit dans la majorité des cas à fragiliser encore plus la descen­dance et ceci est particulièrement vrai lors­que la femelle est délicate, soit parce que l'ovule possède peu de vitalité, soit parce que la nourriture qu'elle a pu absorber se ré­vèle être insuffisante. Lorsque les germes parentaux sont possesseurs eux‑mêmes de défauts hérités de la sorte, il devient inutile de continuer à pratiquer un élevage basé sur ce type de sujets. Les tenir dans un espace restreint affaiblira même la constitu­tion d'une race solide. Installez vos volailles dans un endroit suffisamment spacieux où elles pourront vivre et s'ébattre à leur aise.

Obtenir des oeufs de manière intensive est une autre cause de constitution fragile et il ne faut jamais avoir recours à une telle méthode quand on veut élever de jolies vo­lailles dotées d'une bonne constitution. Donnez leur une alimentation saine et équi­librée et quand viendra la saison de repro­duction, vous serez en possession d'un grand nombre d'oeufs à couver qui, lors de l'éclosion, ne comporteront qu'une petite minorité de poussins morts dans la coquille.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 16:54

 Pape de Louisiane

 

 

 

LES OISEAUX PENDANT LA MUE

 

Beaucoup d’éleveurs semblent ignorer toute l’importance que joue la mue dans le comportement de la femelle ou du mâle en période d’élevage.

Cette épreuve qui est aussi pernicieuse pour les oiseaux que la croissance ou la dentition pour les jeunes enfants peut s’étaler, suivant le temps, du 15 juillet au 15 octobre et même au-delà pour les reproducteurs.

Donc, le mois de juillet doit fermer la période des couvaisons. Il ne doit plus y avoir des oiseaux en reproduction vers la fin de ce mois, ou au maximum les premiers jours d’août. Les raisons sont les suivantes : ne pas trop fatiguer les reproducteurs et éviter surtout que le début de la mue du plumage surprenne les oiseaux pendant que le sevrage des petits est en cours, ou pis encore, pendant la phase d’incubation.

Au cours de l’année, deux mues se vérifient. Une mue partielle, à peine visible, se produit au mois de mars, au début du printemps : quelques plumes sont changées, mais les rémiges et les rectrices ne se renouvellent pas.

La mue réelle survient vers la fin de l’été entre août et les premiers jours de septembre, en anticipant parfois à la fin de juillet. Par conséquent, au mois de juillet, il faut se préparer à la mue du plumage de ses oiseaux.

La mue est une période critique dans la vie des oiseaux , mais il ne faut pas en exagérer les dangers. Un sujet sain, bien nourri et bien logé, n’aura pas de difficulté à la surpasser.

L’éleveur ne doit se soucier que de donner à ses oiseaux une nourriture convenable, de les protéger contre les courants d’air et contre l’humidité et enfin d’empêcher, ce qu’on a déjà rappelé au commencement, que les oiseaux ne se trouvent encore engagés dans la reproduction.

 

Canaris

La durée de la mue change selon les races et aussi d’un sujet à l’autre ; de règle elle dure un à deux mois. Pendant cette période, les canaris sont assez paresseux et souvent somnolents, particulièrement pendant les heures chaudes. Les mâles ne chantent plus.

Eviter : courants d’air, humidité, froid.

Il est donc bon de loger l’oiseau à une température tempérée.

On peut donner le bain, mais celui-ci est déconseillé les jours de pluie.

Dès le début de la mue, les oiseaux perdent l’appétit. Pour éviter l’amaigrissement possible, il est bon de donner une alimentation substantielle et rafraîchissante.

Donc, en plus des graines habituelles, on augmentera le chènevis et le lin, on donnera de la pâtée, beaucoup de verdure, de préférence hachée ; tel que le cresson qui renferme du soufre, du chou, des épinards riches en fer, du plantain, et des graines sauvages abondantes pendant la saison d’été.

Il est bon de ne point toucher l’oiseau pendant la mue, la peur pourrait arrêter la mue et compromettre l’avenir de l’oiseau. En plus, il faut administrer des fruits et des éléments minéraux abondants (os de seiche, sels minéraux etc...).

 

Exotiques

On peut appliquer aux exotiques le même régime que celui des canaris.

Pour les espèces les plus délicates, il faut prêter une attention particulière à maintenir la température au-dessus de 20°C.

 

Perruches ondulées

La perruche ondulée, différemment des autres oiseaux de cage, ne change pas le plumage à périodes fixes. Les sujets perdent et reprennent un certain nombre de plumes par des intervalles de temps plus ou moins longs et variant beaucoup d’un spécimen à l’autre, sans jamais subir une mue complète. Il n’y a donc pas de soins particuliers à leur prodiguer en ce mois.

 

Chez les jeunes de l’année

Ceux-ci ne perdent que les petites plumes du corps et alors se révèle la belle teinte. C’est pour cette raison que le plumage ne prend son éclat réel que l’année suivante lors de la deuxième mue.

Le système pour obtenir des oiseaux robustes et sains consiste à leur permettre, particulièrement les premiers mois de vie, de voler à leur guise dans une volière.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:24

 

 

 

Mookee rouge : petit pigeon de fantaisie.

 

 

 

CONSEILS AUX COLOMBICULTEURS

 

 ‑ Tout d'abord, construisez un colombier ou une volière de préférence en bois et si possible orientés vers le sud et mieux, vers le sud-­est, pour pouvoir recevoir beaucoup de lumière et une bonne aération, hiver comme été.

‑ Commencez l'élevage par une seule race, facile à élever et produisant bien (à ce propos, demandez conseil à un bon juge ou à un éleveur qui a du métier, méfiez‑vous surtout des charlatans).

‑ Limitez‑vous à une petite colonie :20 ou 30 sujets constituent un grand maximum ; ce con­seil est d'ailleurs valable pour tous les co­lombiculteurs dans le domaine de l'élevage du beau pigeon.

‑ Si vous voulez rester dans ce domaine, essayez de devenir et de rester de ces éle­veurs amateurs et non des éleveurs semi-profes­sionnels qui possèdent plus d’une centaine de sujets ; cela devient alors une indus­trie et se termine par un marché aux puces.

‑ Soyez très sévère dans votre élevage. N'ayez aucune crainte d'éliminer (c'est‑à-­dire de tuer même si cela n’est jamais agréable). Si en fin de saison, vous avez quelques sujets de qualité convenable en surnombre, vous pour­rez alors les vendre à un prix raisonnable.

‑ Evitez à tout prix de vouloir suivre les éleveurs qui présentent un grand nombre de sujets aux expositions toutes les semaines pendant la saison hivernale. Si vous voulez faire plaisir à tous les orgnanisateurs des quatre coins du pays, vous ne tiendrez jamais le coup.

‑ Choisissez vos expositions et vos juges, c'est votre droit.

‑ Lorsque vous ferez l'achat d'un sujet ou deux dans une exposition, ne sautez pas sur le premier prix d'honneur venu ; il est possible que ce dernier n'ait fait que des 2ème et 3ème prix dans le passé, ce qui se voit fréquemment. Il est de loin préférable d'acheter un pigeon qui fait régulièrement son 1er prix, vous serez rarement trompé (consultez les palmarès).

‑ Quand vous aurez obtenu le couple de reproducteurs de vos rêves, laissez-le bien en paix au colombier. Concernant le nettoyage : les nids doivent être nettoyés tous les jours, c'est important; le sol une ou deux fois par semaine suffit, ne vous rendez quand même pas esclave de votre passe‑temps favori.

‑ Instruisez‑vous auprès de bons juges et éleveurs amateurs de renom. Assistez le plus fréquemment possible aux réunions et conférences organisées dans les clubs et sociétés spécialisées. Faites les frais de quelques bons livres, cela améliorera vos connaissances et vous servira d'aide‑mémoire.

‑ Ne distribuez pas trop de médicaments à vos pigeons. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet.

‑ En ce qui concerne la nourriture, toutes les bonnes marques de mélanges se valent. Si vous avez la chance d'être ami avec un agricul­teur, achetez vos graines chez lui. D'une part il vous fournira des produits de bonne qualité, et d'autre part cela fera baisser le prix de revient de votre mélange.

 ‑ Abstenez‑vous de pratiquer de l'élevage en hiver, vous n'aurez que des déceptions. Accouplez vos pigeons à partir du quinze février jusqu'au premier mars, et même plus tard suivant la température. En outre, on trouve de très beaux sujets parmi les tardifs (nés en juillet‑août), évidemment c'est au détriment des expositions (il faut parfois savoir choisir). On obtient souvent de très bons reproducteurs parmi ces naissances d’été.

‑ Lorsque vous effectuerez des travaux, transformations, etc... dans votre colombier, munissez‑vous d'un aimant afin de ramas­ser pointes, clous, vis, fil de fer... qui pourraient être absorbés par les pigeons. Ce genre d’accident qui n’est pas vraiment rare, ne pardonne pas surtout chez les sujets élevés en liberté.

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La valeur des bons reproducteurs

 

Si un amateur possède un ou plusieurs couples de bons reproducteurs, il doit les conserver uniquement pour peupler son co­lombier ; c'est sa force, sa fortune . Pareils reproducteurs ont souvent une valeur très importante.

Lorsque de bons reproducteurs, de même souche, sont appariés depuis deux ou trois ans, il est recommandé de changer les couples pendant une saison car sans cette mesure, les produits deviennent plus petits et tendent à s'affaiblir. Cette observation vient à l'appui d'une thèse concernant les effets produits par l'influence du milieu.

Si l'on doit croiser un couple de pigeons de grande valeur, on les isolera dans un compartiment spécial. Les pigeons se jalou­sent facilement et l'on sait ce qui arrive quand un mâle couvre sa femelle en com­pagnie d'autres pigeons : ceux‑ci s'élancent vers lui et gênent l'accouplement ; il arrive même que l’un des trublions en profite pour s’accoupler  avec la femelle en question, à la place du mâle légitime. Par l'isolement des repro­ducteurs, cet inconvénient disparaît et l'on évite la ponte d'oeufs non fécondés, ainsi que l'abâtardissement de la souche.

La beauté, les formes élégantes et bien équilibrées procurent à l'amateur le plaisir de posséder des sujets de qualité et des types réunissant toutes les aptitudes pour les ex­positions. On visera donc à obtenir, par les accouplements, ce double résultat. Le co­lombiculteur aboutira assurément, s'il pos­sède les éléments nécessaires et si, opé­rant une sélection bien coordonnée, il a la patience d'agir progressivement et avec discernement.

Réaliser des accouplements dans les conditions sus‑indiquées, permet  d’améliorer les qualités physiques car les produits sont, en général, plus vigoureux, plus beaux et plus sains encore que leurs ascendants.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 18:18

 

 

Petit Argenté jaune

 

 

LE CLAPIER EN HIVER

 

 

Lsaison hivernale se manifeste avec ses alternatives si fâcheuses du froid plus ou moins vif, surtout la nuit, et de temps pluvieux et humide, toutes conditions préjudiciables à la bonne marche des élevages.

En lapinière bien aménagée, jouissant d'une bonne isolation et d'un chauffage approprié, d'une ventilation convenable et d'un éclairage satisfaisant, les lapins, protégés des perturbations atmosphériques, nourris rationnellement et abreuvés normalement, connaissent un confort qui permet de poursuivre, à peu près sans heurt, la reproduction et l'élevage des lapereaux.

La consommation de nourriture reste stable, les animaux n'ayant pas à compenser une déperdition excessive de calories.  De plus, le soigneur qui travaille dans d'excellentes conditions, à l'abri du froid et des intempéries, apporte à ses sujets des soins plus assidus qui contribuent à accroître la productivité du cheptel.

Ces nombreux lapereaux ainsi produits en hiver pourront être vendus dès avril, sur un marché encore insuffisamment pourvu.  L'éleveur trouvera là une première compensation, très appréciable compte tenu des investissements qu'il a consentis pour installer et aménager une lapinière moderne.

Cette exploitation du lapin qui tient compte des normes d'élevage représente évidemment les conditions idéales de cette spéculation.  Mais il n'est pas toujours possible, en élevage fermier et surtout en élevage familial d'appliquer - au moins dans l'immédiat - les procédés rationnels de l'élevage industriel.  Ces derniers élevages, de forme encore plus ou moins traditionnelle, ont cependant intérêt à observer des normes d'élevage aussi proches que possible de celles adaptées en lapinière moderne, et à procurer à leurs sujets des conditions de vie répondant à leurs besoins naturels ; ces élevages doivent eux aussi progresser.

Installés le plus souvent en clapiers extérieurs, ou sous abri, les lapins des élevages fermiers ou familiaux vivent en contact direct avec la nature, et il ne se pose pas à leur sujet des problèmes particuliers concernant l'aération ou la lumière.  Par contre, il convient, dans cette situation de les protéger autant que possible des vents dominants, et une bonne exposition (sud-est) est à préférer ; on utilisera les murs existants, au besoin des brise-vents. Ceux-ci ne devront pas présenter un obstacle impénétrable, car dans ce cas, le vent se redresse, passe au-dessus, puis retombe au-delà, sur les lapins, mais il faudra plutôt offrir des interstices dans lesquels le vent se brise, s'atténue.  On devra aussi se méfier du vent qui se glisse à travers une fente ou un trou.

Contre le froid et le gel, on aura recours aux procédés classiques : pose de toiles contre les portes, installation de portes en liteaux lorsque les clapiers possèdent des auvents avancés, protection qui permettra l'abreuvement pendant les heures les moins froides de la journée.  Ajoutons que les lapins devront disposer d'une litière profonde et sèche durant les jours particulièrement froids ; les parois des clapiers, notamment celles des cages en fibrociment seront avantageusement doublées de balles de paille.  Lorsque les clapiers sont installés à l'extérieur d'anciennes dépendances sans plafond, ou de hangars, l'éclairage souvent défectueux dans ces locaux peut être facilement amélioré en incorporant dans la toiture des plaques translucides en polyester.

Pour les mise-bas, les femelles gestantes seront placées dans un local à l'abri du gel, mais de préférence dans une pièce chauffée à une température convenable (température idéale : 16 à 18 degrés - une température de 8 degrés permet toutefois d'obtenir de bons résultats ). Une remarque : un lapin logé à l'extérieur ou dans un local à basse température, souffrant du froid ou malade, ne doit pas être apporté sans transition à proximité d'une source de chaleur.

En cette saison, l'éleveur doit avoir deux objectifs essentiels : faire produire au maximum ses reproductrices en vue de profiter des cours plus avantageux des prochains mois ; choisir et préparer les futures reproductrices, compte tenu de l'importance qu'il veut donner à son clapier.  C'est donc aussi le moment d'acquérir les futurs reproducteurs dans les élevages spécialisés : achetés jeunes (en vue de reproduire au printemps), ils seront à meilleur prix - l'achat d'un mâle reproducteur (pour dix femelles à l'élevage) - suffira souvent à éviter la consanguinité.

Il semble utile de rappeler que les femelles peuvent être affectées à la reproduction dès leur maturité sexuelle, tout retard risquant de provoquer l'envahissement des organes de la reproduction par les tissus graisseux, et de rendre les accouplements difficiles.  L'âge d'accouplement varie selon les races, les animaux des grandes races ne pouvant être accouplés au plus tôt que vers 7 à 8 mois, ceux de petite taille vers 5 mois, tandis que l'âge de 6 mois semble convenir à ceux de race moyenne.

On a souvent tendance à faire reproduire les femelles plus jeunes.  Une sélection orientée vers la précocité, l'emploi des aliments composés peuvent, certes, permettre quelque progrès dans ce sens.  Par exemple, certaines femelles particulièrement précoces et tendant à l'engraissement, présentées au mâle peu après 5 mois, peuvent donner de bons résultats.  Cependant, on constate généralement un arrêt plus ou moins marqué dans le développement des femelles utilisées trop tôt pour la reproduction, et aussi une moindre résistance aux maladies, avec toutes les conséquences qui en résultent, notamment sur la croissance de portées.

En hiver, le pourcentage de conception est certainement le plus faible de l'année, aussi est-il judicieux, tout en évitant les aliments engraissants, d'enrichir les rations des femelles devant être présentées aux mâles, afin d'accroître les chances de fécondation ainsi que l'importance des portées.  Les aliments concentrés, l'avoine germée et les choux fourragers (deux fois par semaine seulement) sont à retenir pour cette préparation.

Dans toute la mesure du possible, les saillies sont groupées afin de permettre, lors des mise-mas, l'égalisation des portées, et pour faciliter le travail d'entretien des bandes de lapereaux, afin de procéder à des ventes simultanées de sujets du même âge.

Une deuxième saillie, immédiatement après la première est inutile, à moins que celle-ci n'ait pas été « bien constatée ». Par contre, on augmente les chances de fécondation en obtenant une deuxième saillie huit ou dix heures après la première, l'excitation ayant alors contribué à provoquer l'ovulation.  Quand le refus de copulation résulte d'une antipathie entre le mâle et la femelle, il faut présenter celle-ci à un autre mâle.

Certains éleveurs augmentent les chances de réussite en présentant la femelle au mâle, maintenue d'une main au niveau des épaules, tandis que l'autre main soulève l'arrière-train.  Le mâle, hésitant au début, se fait bientôt complice de l'opération.  Après constatation de son état de gestation, la lapine sera déparasitée, vaccinée, puis placée dans un endroit tranquille et sain.  Les rations seront progressivement enrichies.  La mise-bas aura lieu dans une loge désinfectée, bien sèche (se méfier de l'humidité provenant des cases supérieures), de préférence située aux étages supérieurs pour éviter les effets néfastes de l'humidité.  Pour la création du nid, la femelle recevra une abondante quantité de foin sec et très propre.

Les précautions à prendre pour la mise bas et les premiers soins à apporter à la nichée devant être examinés par ailleurs, nous traiterons brièvement du problème du sexage à la naissance.  C'est une opération délicate qui exige une certaine pratique et de l'expérience.  Il faut aussi posséder une bonne vue, ou encore employer une loupe oculaire d'horloger.  Le jeune est maintenu doucement d'une main, la tête tournée vers l'éleveur, les pattes postérieures écartées.  Par de légères pressions de chaque côté de l'orifice génital, on fait apparaître le sexe et l'anus.  Chez la femelle, on remarque un point : l'anus et une fente, tandis que chez le mâle, on voit apparaître deux points plus éloignés l'un de l'autre.

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 17:37

 

 Poule Sulmtaler dorée

 

 

UNE BELLE BASSE-COUR

(suite de l'article du 22.11.2008)

 

LES INCUBATIONS

 

S’il s’agit de couvée artificielle, nul doute que les résultats, avec une bonne machine, ne dépendent uniquement de l’éleveur qui peut faire son apprentissage une ou deux fois avec des oeufs ordinaires, avant l’époque des couvées régulières qui doivent assurer le cheptel de race pure. Pour tous ces éleveurs, les conseils donnés pour l’incubation artificielle, sont donc le meilleur guide.

Pour ceux qui font couver par poules couveuses (ils sont nombreux encore parmi les amateurs), on ne saurait trop insister pour que les théories suivantes soient appliquées à la lettre.

1. Nombre d’oeufs - Peu d’amateurs connaissent l’art de faire couver les poules, la grosse majorité d’entre eux perpétuant une erreur grossière, dont l’origine est tellement éloignée que nul ne peut remonter à sa source, mettent régulièrement 13 oeufs sous chaque poule.

Pourquoi treize ?

Vieille superstition qui résiste à la logique et qui, 99 fois sur 100, sauf en été, conduit les couvées à des échecs partiels ou complets, sans jamais perdre ses privilèges, tant il est vrai que l’absurdité, en toutes choses, prime la raison.

Or les poules, ne peuvent normalement couvrir que 8, 9 ou 10 oeufs suivant leur taille et le volume des oeufs. En ne mettant que 8 ou 9 oeufs, selon le cas, on obtient généralement autant de poussins vigoureux que d’oeufs fécondés et les jeunes sujets, d’une vigueur exceptionnelle se développent alors avec rapidité donnant à un mois l’aspect de poulets de 6 semaines.

Une poule couve avec sa chair, non avec les plumes de ses ailes ; en outre, lorsqu’elle cherche à couvrir trop d’oeufs, elle en casse, et toute omelette dans le nid d’une couveuse amène des mortalités en coquille, dans les oeufs refroidis et souillés.

Quelques grosses Orpington, etc., peuvent couver 11 et parfois 12 oeufs, mais à condition que les oeufs ne dépassent pas 58 grammes ; au-dessus de ce poids, 10 oeufs sont un maximum, pour les plus grosses poules couveuses.

Lecteurs, retenez ceci ; si vous achetez les oeufs par 12 ou par 15, n’en mettez jamais plus de 9 ou 10 sous une poule ; confiez le reste à une autre couveuse. N’hésitez pas, si vous n’avez qu’une poule couveuse, à éliminer les oeufs en trop, en commençant par ceux qui n’auraient pas une forme tout à fait régulière, présenteraient une coquille trop mince (ce sont ceux-là qui sont cassés quand il y a trop d’oeufs) également les trop petits.

De plus, ne laissez pas la poule couveuse se lever à volonté ; placez-la dans une grande caisse, s’ouvrant sur un côté, cette porte étant à claire-voie, ou si votre poule couve dans un pondoir, fermez celui-ci au moyen d’un panneau grillagé ou d’un portillon à claire-voie. Matin et soir (pas trop tôt le matin, pas trop tard le soir), levez la couveuse et couvrez les oeufs au moyen d’un chiffon de laine très propre et sec. Essayez cette méthode, vous verrez quels beaux poussins vous obtiendrez : aucune mortalité en coquille. Le cinquième jour, au soir, retrait, après mirage, des oeufs clairs ou faux-germes ; voilà dans les grandes lignes, l’art de faire couver les poules.

Certes, l’industrie a fait de tels progrèsque la couveuse artificielle arrive à remplacer les couveuses naturelles, même dans les plus petits élevages. Permettant de faire éclore les poussins à date fixe, les incubateurs de 40 et 60 oeufs donnent les mêmes bons résultats que les machines plus importantes.

2. L’oeuf à couver - Pour avoir des éclosions nombreuses en poussins vigoureux, ne mettez en incubation que des oeufs très frais. Si vous voulez conserver des oeufs plus de 3 jours, tournez-les deux fois par jour pour que le jaune ne se colle pas à la membrane qui tapisse intérieurement la coquille. Les oeufs de plus de 7 jours incubent mal et les poussins éclosent avec un retard d’autant plus accentué que les oeufs sont plus âgés.

3. Reproducteurs - Les reproducteurs ne doivent pas être consanguins ; on doit éviter non seulement le degré frère-soeur et vice-versa. Aussi, pour éviter des déboires, l’amateur doit toujours acheter ses reproducteurs : le mâle chez un éleveur,les femelles chez un autre.

L’année suivante, l’apport de sang nouveau se fait par l’achat d’un bon coq ou d’un coquelet de bonne ascendance.

Certains éleveurs prétendent que l’introduction de sang nouveau entraîne souvent l’apparition de défauts dans l’esthétique des descendants ; ceci est moins fréquent que l’on peut le penser et il est possible de réduire les risques au minimum en n’introduisant comme sang nouveau que des sujets de choix provenant d’élevages réputés pour leurs succès dans les grandes expositions.

Si elle n’est pas pratiquée par des experts, l’intraculture rend rapidement l’élevage impossible, les déchets étant considérables et les épidémies ravagent les troupeaux lymphatiques, déminéralisés, déglobulisés par la consanguinité. Quels que soient les soins et l’alimentation assurée, l’insuccès est certain. Par contre, le renouvellement du sang avec les reproducteurs de bonnes souches ne peut compromettre la beauté d’un troupeau et l’on est payé au centuple de la petite dépense qui en résulte par le succès des couvées, la vigueur des poussins, la rapidité de développement des jeunes, leur résistance aux maladies, l’augmentation de leur rendement en ponte et en chair ; bref, beaucoup d’avantages.

Cette formule est aussi bonne pour les lapins, les canards, les pigeons et les autres animaux de basse-cour.

Dans les apports de sang nouveau, il faut cependant "aérer" judicieusement, c’est-à-dire en recherchant toujours une ou deux qualités qui semblent faibles dans sa propre souche plutôt qu’un ensemble. Il va sans dire que parmi les jeunes, il y en a plusieurs qui possèdent alors les défauts des deux lignées ; d’autres, les mêmes défauts que chaque souche possédait. Mais il y a aussi des sujets qui héritent des qualités des deux. Ils ne sont pas nombreux ; qu’importe, ils permettent un progrès et tous les amateurs éclairés savent que les très beaux et très bons sujets ne sont qu’une partie de la production, même avec des reproducteurs hautement primés. S’il n’en était pas ainsi, il y aurait des milliers d’animaux de toute beauté et les sportifs, grands lauréats de nos expositions, ne présenteraient pas, un peu partout, les mêmes sujets, primés souvent plusieurs fois déjà.

Amateurs, étudiez bien le type de vos animaux de races pures par rapport à leur standard ; suivez les souches de vos collègues connus pour leur succès. Critiquez, comparez et, par vos achats et votre propre production, recherchez toujours à augmenter les qualités des sujets qui peuplent votre belle basse-cour.

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 18:11

  Bantam de Java, une authentique race naine. Ci-dessus, un coq de la variété noire. 

UNE BELLE BASSE-COUR

  (première partie)

 

Voyons tout d’abord ce qu’il faut entendre par ces mots : une belle basse-cour. La question luxe ou fantaisie coûteuse est tout de suite mise de côté ; il ne s’agit pas de cela, bien loin de là. Une belle basse-cour sera celle dont l’installation simple et surtout pratique offrira toute garantie au point de vue hygiène et confort, dans laquelle un troupeau de pondeuses pourra donner son maximum de rendement. A noter - c’est précisément le point sur lequel nous désirons insister - que telle installation peut être conçue sans grande dépense, ce qu’il convient sans doute d’éviter, par le temps qui court.

 

Sans vouloir nier du tout les nombreux et réels progrès qui se réalisent un peu partout en ce qui concerne le logement des volailles, c’est un fait certain qu’il y a encore beaucoup à faire pour que l’installation d’une basse-cour soit comprise en vue d’une exploitation rationnelle telle qu’on l’envisage aujourd’hui. Et combien n’y a-t-il pas encore de ces vieilles habitudes, de ces croyances mystérieuses dont beaucoup ne peuvent se défaire quand il s’agit de choisir les oeufs à couver, de procéder aux incubations naturelles ou artificielles, d’élever les poussins, de choisir les reproducteurs et non pas tout laisser aller au hasard !

Il est très peu coûteux de transformer une basse-cour médiocre en un superbe élevage d’amateur, de même qu’en consentant une dépense insignifiante, on peut améliorer considérablement une basse-cour peuplée de sujets de races pures, mais de qualité moyenne ou inférieure.

 

Les expositions se succèdent et les amateurs ont un grand choix. Voici comment ils doivent procéder. S’il s’agit de transformer une basse-cour quelconque en un bel élevage tout en augmentant la production, c’est à une race de rapport, que l’on doit s’arrêter et alors l’aviculteur a le choix entre l’achat d’un coq et de deux poules, l’achat d’oeufs à couver, l’achat de jeunes sujets avant l’automne. Si l’éleveur peut se rendre à une exposition et y choisir 1 coq et 2 poules, il peut produire ensuite, au cours de la saison, quelques dizaines de très beaux sujets , s’il met à couver la majeure partie des oeufs pendant la période des incubations et la dépense n’est pas grande.

 

En effet, si le prix du coq et des deux poules n’est pas très élevé, l’éleveur n’engage qu’un très petit capital car il peut se défaire d’un nombre égal de sujets de sa basse-cour.

Avec deux poules, on obtient assez d’oeufs pour monter son premier joli lot de race pure, mais beaucoup de petits éleveurs ne peuvent, pour des raisons diverses, se rendre aux expositions qui se tiennent dans leur région,et c’est l’achat d’oeufs qui s’impose.

Dans ce cas, mieux vaut toujours s’adresser à des élevages avantageusement connus, qu’à des adresses quelconques fournies par des voisins ou amis ignorants de la qualité à rechercher, pour ne pas avoir, en fin de compte, consenti une dépense inutile. Puisqu’il y a des races en nombre suffisant pour satisfaire tous les goûts : races de grand rapport dont on peut sélectionner également les sujets vers leur idéal de beauté, races de rendement moyen mais qui peuvent plaire parfois davantage, enfin races de fantaisie, amusantes à contempler mais d’un élevage souvent difficile, les amateurs n’ont vraiment que l’embarras du choix.

 

Quel que soit le procédé employé, achat de reproducteurs ou achat d’oeufs à couver, bien des désillusions attendent l’ama teur s’il n’applique pas les normes indispensables pour éviter les pertes.

Tant qu’il s’agit de poules communes ou de sujets médiocres, dans une race pure, les petits éleveurs acceptent avec philosophie la perte d’une ou de plusieurs couvées, la mortalité de bon nombre de poussins, etc... mais dès que l’éleveur a fait quelques sacrifices pour cela, il faudrait qu’immédiatement tous les déboires cessent. Tout le monde comprend ce sentiment, mais il faut cependant admettre que le fait de prendre la décision sur la réussite, celle-ci dépendant uniquement des méthodes employées pour les incubations et l’élevage.

Dans le prochain article, nous examinerons attentivement ces points particuliers.

 

 

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Published by Hugues Artèse - dans VOLAILLES
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